AFRIQUE DU SUD/ LEADERSHIP/ ECONOMIE ET RESILIENCE : les avancées politiques et économiques occultées par les crises socio-économiques et les violences

Publié le 12 février, 2016 0 Commentaire »
AFRIQUE DU SUD/ LEADERSHIP/ ECONOMIE ET RESILIENCE : les avancées politiques et économiques occultées par les crises socio-économiques et les violences

  

0.1 – « Afrique du Sud/ Jacob Zuma reconnaît diriger un pays en crise : Le président sud-africain Jacob Zuma a reconnu jeudi la gravité de la situation économique de son pays, lors de son discours annuel au Parlement perturbé par les députés de l’opposition radicale qui ont quitté l’hémicycle en chantant des slogans hostiles au chef de l’État. De nombreux journaux sud-africains qui font état du discours à la nation prononcé en 2015 par le même Jacob Zuma alors en pleine tourmente : il avait tenu neuf promesses pour améliorer l’économie et créer des emplois.

La crise financière de 2008 mise à l’index : « Nous allons traverser une période difficile pendant un moment », a déclaré un président affaibli politiquement en accusant la crise financière de 2008 et le ralentissement de la croissance mondiale. « Notre pays court le risque de voir sa note souveraine dégradée par les agences de notation », a-t-il reconnu. »

  

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0.2 – « Afrique du sud/ Economie/ Principaux secteurs d’activité : L’Afrique du Sud a un sous-sol riche en ressources minérales. C’est le plus grand producteur et exportateur mondial d’or, de platine et de chrome, et le 4ème plus grand producteur de diamants. Le pays détient 80% des réserves mondiales de platine et possède aussi 60% des réserves globales de charbon. Le pays compte diverses industries de fabrication et est le leader mondial dans plusieurs secteurs spécialisés, dont celui des matériaux roulants ferroviaires, des combustibles synthétiques, des équipements et machines pour mines. Le secteur industriel emploie un quart de la population active et représente plus du quart du PIB. »

 

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1 – Afrique du Sud : l’ANC fête ses 104 ans, Jacob Zuma prône l’unité

 

En Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC) fête, ce samedi 9 janvier, ses 104 ans. Le parti de Nelson Mandela est au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, en 1994. Le président Jacob Zuma a prononcé un discours que l’on disait très attendu. Il s’agit, en effet, de son premier discours, cette année, alors que le parti est profondément divisé et lui-même hautement contesté. « L’unité avant les élections », c’est en substance le message du président Zuma qui s’adressait à des militants réunis dans un stade à l’occasion de la célébration annuelle de la naissance de l’ANC, le parti au pourvoir. Le chef de l’Etat a appelé les alliés de gauche, syndicats et parti communiste qui se sentent marginalisés dans le gouvernement, à se rallier derrière l’ANC.

 

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Il a également appelé les jeunes, surtout ceux qui ont été particulièrement critiques l’année passée, à aller s’inscrire sur les listes électorales et à voter. Un message du président sud-africain alors que des élections locales doivent se tenir dans quelques mois et que le parti au pouvoir, l’ANC, est sérieusement menacé dans plusieurs grosses villes. « Unité raciale  » également. Le président Zuma est ainsi revenu sur les incidents des derniers jours et sur les commentaires racistes postés sur les réseaux sociaux. « Il est clair qu’une minorité idéalise toujours l’apartheid mais ils vivent dans le passé. Nous devons travailler ensemble pour lutter contre le racisme », a-t-il déclaré.

 

Jacob Zuma a également appelé à plus de transformation, notamment dans le secteur privé qui reste dominé par des travailleurs masculins et blancs. L’année 2015 a été marquée par de nombreuses manifestations dans les universités avec notamment les étudiants se plaignant de la lenteur des changements, vingt après la fin de l’apartheid, et surtout des coûts, inabordables, pour une grande majorité d’étudiants noirs. Enfin, à moins de six mois des élections locales, le président sud-africain a évoqué la possibilité d’instaurer un salaire national minimum en 2016. Une promesse de l’ANC qui perdure depuis vingt ans.

 

Par RFI Publié le 09-01-2016 Modifié le 09-01-2016 / 

 

http://www.rfi.fr/afrique/20160109-afrique-sud-anc-104-anniversaire-zuma-

 

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2 – Afrique du Sud : Zuma dit non au racisme

 

Le parti au pouvoir entend lancer une grande campagne contre le racisme. L’annonce a été faite par le Président Jacob Zuma lors de la commémoration du 104e anniversaire de l’ANC. Le pays de Nelson Mandela connait des tensions suite à des propos racistes ayant circulé sur les réseaux sociaux. Dans son discours, le président sud-africain a dénoncé ce qu’il qualifie de “démon du racisme” dans son pays. Jacob Zuma faisait allusion aux violentes insultes à connotation raciste qui ont circulé sur les réseaux sociaux. La nation arc-en-ciel revit depuis quelques jours le spectre de la période de l’apartheid.

 

 

Au cours des cérémonies de Rustenburg, au nord-ouest du pays, Jacob Zuma a dénoncé un groupuscule de personnes animées d’un esprit de division et d’un désir de voir s’installer un système ségrégationniste comme à l’époque de l’apartheid. Le chef de l’état a tenu à souligner que cette minorité ne reflétait pas la vraie nature de la nouvelle Afrique du Sud, 20 ans après la fin de l’apartheid. En début de semaine, le parti au pouvoir, l’ANC a porté plainte pour outrage contre une personne ayant comparé les Noirs à des singes. La plainte de la formation politique vise également un analyste économique blanc qui a dénoncé dans un tweet la “haine” croissante envers les minorités” en faisant référence à la minorité blanche.

 

Vendredi, un fonctionnaire noir a par ailleurs été suspendu de ses fonctions en raison de ses prises de position sur Facebook. Il a déclaré dans son post que les blancs devraient être chassés d’Afrique du sud. L’ANC s’est déjà montré favorable à un changement de la loi incluant la criminalisation des actes pouvant susciter le racisme et glorifier l’apartheid.

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2016/01/160109_zuma_racism_anc

 

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3 – Afrique du Sud : Jacob Zuma reconnaît diriger un pays en crise

 

Le président Zuma se retrouve une nouvelle fois au pied du mur, mais ses détracteurs sont renvoyés dos à dos. Au menu de son discours à la nation : la crise économique. Les membres du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF) de Julius Malema ont une nouvelle fois perturbé le discours de Jacob Zuma, le 11 février 2016.)  Le président sud-africain Jacob Zuma a reconnu jeudi la gravité de la situation économique de son pays, lors de son discours annuel au Parlement perturbé par les députés de l’opposition radicale qui ont quitté l’hémicycle en chantant des slogans hostiles au chef de l’État. De nombreux journaux sud-africains qui font état du discours à la nation prononcé en 2015 par le même Jacob Zuma alors en pleine tourmente : il avait tenu neuf promesses pour améliorer l’économie et créer des emplois. En somme, les mêmes promesses qu’il tient ce 11 février :

  

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_ La crise financière de 2008 mise à l’index

« Nous allons traverser une période difficile pendant un moment », a déclaré un président affaibli politiquement en accusant la crise financière de 2008 et le ralentissement de la croissance mondiale. « Notre pays court le risque de voir sa note souveraine dégradée par les agences de notation », a-t-il reconnu. Auparavant, les députés du parti de la gauche radicale EFF (Combattants de la liberté économique) avaient empêché pendant une heure le président de prononcer son discours sur l’état de la nation en multipliant les rappels au règlement. « Zuma ne mérite le respect de personne, il nous a volés, il a corrompu l’économie de l’Afrique du Sud, il a transformé ce pays en blague », a martelé Julius Malema, dirigeant de l’EFF, ignorant les injonctions de la présidente de la chambre, Baleka Mbete.

 

Les parlementaires EFF, vêtus de leurs traditionnelles combinaisons rouges, sont finalement partis en cognant leurs casques d’ouvrier sur les bancs de l’Assemblée et en scandant « Zupta doit tomber », jeu de mots en référence aux liens étroits entre le chef de l’État et les Gupta, de richissimes hommes d’affaires d’origine indienne soupçonnés d’avoir une influence directe sur le pouvoir sud-africain. L’année dernière, les mêmes députés avaient été expulsés par la sécurité après avoir déjà perturbé la session.

  

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_ Pas un mot sur les scandales

Dans l’après-midi, la police sud-africaine a dispersé à coups de grenades assourdissantes des manifestants réunis au Cap (sud), à proximité du Parlement. Des échauffourées ont éclaté environ deux heures avant l’intervention du président entre quelques centaines de partisans de l’EFF et la police. Une accusation d’abus de biens sociaux – le scandale Nkandla, du nom de la résidence privée du chef de l’État – et les répercussions économiques catastrophiques du limogeage de deux ministres des Finances en décembre alimentent depuis des semaines une campagne « Zuma doit tomber ». Le président n’a évoqué aucune des deux affaires dans son discours.

  

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_ La question du racisme à peine effleurée

Le mécontentement politique et populaire, qui se transforme régulièrement en polémiques raciales, est aggravé par la crise économique que traverse la première économie industrialisée d’Afrique, avec un taux de chômage très élevé (plus de 25 %) et des inégalités criantes. « Notre démocratie est fonctionnelle, solide et stable », a cependant assuré le président au début de son discours. « Mais notre voyage vers une société non raciale n’est pas terminé. La nation a été secouée le mois dernier quand le racisme a montré son affreux visage sur les réseaux sociaux », a-t-il dit, soulignant qu’il fallait « faire face au démon du racisme ».

En janvier, une membre blanche du parti d’opposition libéral Alliance démocratique (DA) s’est plainte sur Facebook des Noirs qui jettent des déchets sur les plages, les comparant à des « singes ». Une employée du gouvernement avait répliqué sur les réseaux sociaux que les Noirs devaient se comporter avec les Blancs « comme Hitler avec les juifs ».

  

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_ Les étrangers interdits de posséder des terres agricoles

Jacob Zuma a annoncé une loi pour interdire aux étrangers de posséder des terres agricoles. « Nous devons verrouiller la propriété terrienne et interdire aux citoyens étrangers de posséder des terres » agricoles, a-t-il dit, précisant que les étrangers seraient « éligibles pour des baux à long terme ». La question de la réforme agraire est l’un des points essentiels du débat sur la compensation des inégalités créées par l’apartheid, qui avait interdit aux Noirs de posséder des terres. L’EFF réclame l’expropriation sans compensation des grands propriétaires terriens blancs pour redistribuer la terre aux fermiers noirs.

Ce discours sur l’état de la nation, un moment fort de la vie politique sud-africaine, intervient deux jours après une audience de la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition, dans l’affaire Nkandla. L’EFF et la DA ont exigé que Jacob Zuma rembourse une partie des frais de rénovation de sa résidence privée (20 millions d’euros de l’époque), payés par les contribuables.

 

Le Point Afrique/ Publié le 12/02/2016

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/afrique-du-sud-jacob-zuma-reconnait-diriger-un-pays-en-crise-12-02-2016-2017342_2365.php

 

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4 – Afrique du Sud : Le président Zuma, (dont l’opposition réclame la démission), s’adresse à la nation

 

Les forces de sécurité devraient être massivement présentes jeudi aux abords du parlement pour éviter une répétition de ce scénario humiliant pour le président, alors que des manifestations anti-Zuma sont prévues dans plusieurs villes du pays, notamment au Cap et à Pretoria. Le président sud-africain Jacob Zuma prononce jeudi soir devant le parlement son discours annuel à la nation, au moment où il encaisse coup sur coup des attaques de l’opposition au parlement, au tribunal et dans la rue pour obtenir sa démission.

 

Une affaire d’abus de biens sociaux – le scandale Nkandla, du nom de sa résidence privée – et les répercussions économiques catastrophiques du limogeage de deux ministres des Finances en décembre ont alimenté une campagne “Zuma doit tomber” (#ZumaMustFall). Le parti radical d’opposition des Combattants de la liberté économique (EFF) a promis de perturber le solennel discours sur l’état de la nation si le président ne s’expliquait pas sur ces départs qui ont fait plonger la monnaie sud-africaine.

 

La même formation du populiste Julius Malema avait utilisé la même stratégie l’an dernier, mais cette fois au sujet du scandale Nkandla. Elle avait exigé que le président s’explique devant les députés sur l’affaire. Mais Jacob Zuma était resté muet et, après de longues minutes de chaos et d’échanges de coups de poing, les députés de l’EFF avaient été expulsés de l’hémicycle manu militari. Les forces de sécurité devraient être massivement présentes jeudi aux abords du parlement pour éviter une répétition de ce scénario humiliant pour le président, alors que des manifestations anti-Zuma sont prévues dans plusieurs villes du pays, notamment au Cap et à Pretoria.

  

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Le discours sur l’état de la nation devant le parlement au Cap intervient deux jours seulement après une audience de la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition, dans l’affaire Nkandla. L’EFF et la formation libérale de l’Alliance démocratique (DA) ont exigé de Jacob Zuma qu’il rembourse une partie des frais de rénovation de sa résidence privée (20 millions d’euros de l’époque), payés par les contribuables.

 

En un mot qu’il se soumette aux injonctions de la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, qui avait rendu en 2014 un rapport accusant M. Zuma d’avoir “indûment bénéficié” des travaux. Mardi devant la cour, la défense du président a reconnu, à la surprise générale, que l’affaire avait “traumatisé la nation” et concédé que Jacob Zuma devait se soumettre à la décision de la médiatrice.  – ‘Année dangereuse’ -Ses avocats ont toutefois mis en garde le tribunal contre un jugement “qui pourra être utilisé en réalité (…) pour une procédure de destitution (du président) au parlement”. La Cour doit rendre sa décision ultérieurement.

  

L’EFF a d’ailleurs promis, après l’audience, de profiter d’un éventuel jugement défavorable au président pour tenter de le faire chuter au parlement.  La procédure de destitution n’a cependant quasiment aucune chance d’aboutir, le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), disposant d’une écrasante majorité de députés. Mais les critiques espèrent que la lame de fond de mécontentement et de possibles résultats décevants pour l’ANC aux élections municipales cette année pourraient conduire le parti au pouvoir à rappeler le chef de l’Etat, élu et révocable par le parlement, selon la Constitution.

 

Le mécontentement politique et populaire s’explique aussi par la grave crise économique que traverse la première économie industrialisée d’Afrique, avec un taux de chômage très élevé (+ de 25%) et des inégalités criantes. Une situation économique difficile qui alimente de violentes attaques raciales. Selon des commentateurs politiques, l’Afrique du Sud entre dans son année la plus difficile depuis la fin de l’apartheid en 1994 et l’arrivée au pouvoir de l’ANC de Nelson Mandela. Même l’avocat de Jacob Zuma, Jeremy Gauntlett, a reconnu mardi devant la Cour constitutionnelle que l’Afrique du Sud traversait “une période délicate dans une année dangereuse”.

 

Jeudi, 11 février 2016 / © 1994-2016 Agence France-Presse

 

http://www.fratmat.info/news-en-continu/afrique-du-sud-le-president-zuma-dont-l-opposition-reclame-la-demission-s-adresse-a-la-nation-09-20-11-02-2016

 

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5 – Afrique du Sud : rixes entre police et manifestants anti-Zuma

 

La police sud-africaine a dispersé jeudi à coups de grenades assourdissantes des manifestants réunis à proximité du Parlement au Cap où le président Jacob Zuma, très affaibli politiquement, doit prononcer dans la soirée son discours annuel sur l’état de la nation. Des rixes ont éclaté environ deux heures avant le début de l’intervention du président entre quelques centaines de partisans du parti de gauche radicale des Combattants de la liberté économique (EFF, opposition) et la police qui les a repoussés. Plus tôt, les forces de l’ordre avaient érigé des barbelés dans plusieurs rues menant au Parlement pour prévenir tout débordement contre le chef d’Etat. Jacob Zuma est sous le coup d’attaques de l’opposition à l’Assemblée, au tribunal et dans la rue pour obtenir son départ.

  

Une affaire d’abus de biens sociaux – le scandale Nkandla, du nom de sa résidence privée – et les répercussions économiques catastrophiques du limogeage de deux ministres des Finances en décembre alimentent depuis des semaines une campagne “Zuma doit tomber” (#ZumaMustFall). L’EFF a promis de perturber, dans l’hémicycle, le solennel discours du président s’il ne s’expliquait pas sur ces remaniements qui ont fait plonger la monnaie sud-africaine. La formation du populiste Julius Malema avait utilisé la même stratégie l’an dernier, mais cette fois au sujet du scandale Nkandla. Elle avait exigé que le président s’explique devant les députés sur l’affaire. Jacob Zuma était resté muet et, après de longues minutes de chaos et d’échanges de coups de poing, les députés de l’EFF avaient été expulsés de l’hémicycle manu militari.

 

L’Alliance démocratique (DA, libéral), principal parti d’opposition, s’est engagée à ne pas interrompre le discours, mais veut profiter de l’occasion pour appeler Jacob Zuma à quitter sa fonction. “La meilleure annonce que pourrait faire le président Zuma dans son discours sur l’état de la nation ce soir serait de dire qu’il démissionne”, a déclaré le chef de la DA Mmusi Maimane dans un communiqué. Jacob Zuma “rebondit d’un scandale à l’autre, pour se protéger lui et ses acolytes (…) alors que notre pays est au bord de la crise économique”, a-t-il ajouté.

 

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– Nation traumatisée –

Ce discours sur l’état de la nation, un moment fort de la vie politique sud-africaine, intervient deux jours seulement après une audience de la Cour constitutionnelle, saisie par l’opposition, dans l’affaire Nkandla. L’EFF et la DA ont exigé de Jacob Zuma qu’il rembourse une partie des frais de rénovation de sa résidence privée (20 millions d’euros de l’époque), payés par les contribuables. Mardi devant la cour, la défense du président a reconnu, à la surprise générale, que l’affaire avait “traumatisé la nation” et concédé que Jacob Zuma devait se soumettre à la décision de la médiatrice de la République, qui avait rendu en 2014 un rapport accusant le président d’avoir “indûment bénéficié” des travaux.

 

Ses avocats ont toutefois mis en garde le tribunal contre un jugement “qui pourra être utilisé en réalité (…) pour une procédure de destitution (du président) au Parlement”. La Cour doit rendre sa décision ultérieurement. L’EFF a d’ailleurs promis, après l’audience, de profiter d’un éventuel jugement défavorable au président pour tenter de le faire chuter au Parlement. La procédure de destitution n’a cependant quasiment aucune chance d’aboutir, le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), disposant d’une écrasante majorité de députés. Mais les critiques espèrent que la lame de fond de mécontentement et de possibles résultats décevants pour l’ANC aux élections municipales cette année pourraient conduire le parti au pouvoir à rappeler le chef de l’Etat, élu et révocable par le Parlement, selon la Constitution.

 

Le mécontentement politique et populaire s’explique aussi par la grave crise économique que traverse la première économie industrialisée d’Afrique, avec un taux de chômage très élevé (plus de 25%) et des inégalités criantes. Une situation économique difficile qui alimente de violentes attaques raciales. Selon des commentateurs politiques, l’Afrique du Sud entre dans son année la plus difficile depuis la fin de l’apartheid en 1994 et l’arrivée au pouvoir de l’ANC de Nelson Mandela. Même l’avocat de Jacob Zuma, Jeremy Gauntlett, a reconnu mardi devant la Cour constitutionnelle que l’Afrique du Sud traversait “une période délicate dans une année dangereuse”.

 

Par Lawrence BARTLETT/ AFP/ © 2016 AFP/ Mise à jour 11.02.2016

 

http://information.tv5monde.com/en-continu/afrique-du-sud-rixes-entre-police-et-manifestants-anti-zuma-88076

 

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6 – Afrique du sud : le discours sur l’état de la Nation, l’occasion pour Zuma de faire montre de leadership

 

Les analystes politiques et avec eux tout le peuple sud-africain attendent le discours que prononcera jeudi le président Jacob Zuma sur l’état de la Nation pour voir comment ce dernier compte gérer une crise économique qui ne cesse de se renforcer dans le pays le plus industrialisé du continent africain. Le discours, qui sera prononcé devant le parlement dans la ville du Cap, intervient cette année dans une conjoncture particulièrement difficile, marquée notamment par une accentuation des pressions sociales sur fond d’un malaise économique profond qui suscitent de sérieuses interrogations au sujet de la trajectoire future de la Nation arc-en-ciel.

 

Selon les dernières prévisions de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International, le Produit Intérieur Brut sud-africain devra enregistrer une croissance quasi-nulle cette année.Il s’agit d’un ralentissement grave et porteur de tous les problèmes sociaux pour un pays où le chômage touche 25,5 pc de la population active, selon les chiffres officiels, et plus de 60 pc des jeunes dans les zones défavorisées, selon des sources indépendantes. Le pays se bat également pour alléger une pauvreté endémique qui frappe 39 pc de la population, un taux qui explique la frustration de larges franges d’une population qui s’impatiente de voir se réaliser les rêves d’une véritable émancipation sociale 22 ans après l’affranchissement du régime raciste de l’apartheid.

 

Selon les analystes, la tension sociale ne cesse d’augmenter dans le pays pour offrir un environnement propice pour un populisme dangereux qui risque d’accentuer les divisions dans une société qui ne s’est pas complètement affranchie des démons d’un passé raciste douloureux. M. Zuma, dont la popularité a été sérieusement entamée par la crise économique et par sa gestion jugée catastrophique des affaires du pays, a donné le ton mardi lorsqu’il a convoqué une réunion avec les dirigeants des principales compagnies sud-africaines.

 

L’objectif majeur de cette rencontre a été de mobiliser le puissant secteur privé sud-africain pour éviter une dégradation de plus en plus envisageable par les plus grandes agences internationales de notation, notamment Fitch Rating et Standard & Poor’s. Lors de cette réunion, M. Zuma a reconnu que le climat économique dans le pays était difficile, appelant le gouvernement et le secteur privé à travailler ensemble pour redynamiser la croissance économique.

 

Le ralentissement économique est couteux pour le secteur privé et pour le gouvernement, a-t-il dit, s’engageant à redorer le blason de l’Afrique du sud en tant que destination privilégiée des investissements en Afrique. Au-delà des déclarations d’intention officielles, les analystes estiment que l’opinion publique s’attend à des mesures concrètes qui se répercutent immédiatement sur la vie quotidienne. Il s’agit, selon ces analystes, d’une situation à haut risque pour l’African National Congress (ANC) surtout dans une année qui sera marquée par la tenue d’élections municipales.

 

Selon des sondages récents, l’ANC devra essuyer de sérieux revers lors de ce scrutin, attendu durant cette première moitié de 2016, en particulier dans les grandes métropoles de Johannesburg et Pretoria. Dans son discours de jeudi, M. Zuma devra tout faire pour éviter une accentuation de la désaffection déjà palpable, estiment les analystes. Les principaux journaux du pays argumentent dans des éditoriaux réservés au discours sur l’état de la Nation que l’intervention du chef d’Etat devant le parlement n’apportera rien de nouveau. D’après eux, le président Zuma semble avoir perdu toute crédibilité.

 

La crédibilité représente le défi le plus important pour M. Zuma, estime l’éditorialiste du Business Day, journal de la communauté des affaires. Le discours sur l’état de la Nation intervient, en effet, seulement deux jours après une nouvelle audition à la cour constitutionnelle réservée à l’affaire Nklandla, dans le cadre de laquelle le président sud-africain est accusé d’avoir utilisé des fonds publics pour financer la rénovation de sa résidence privée.

 

L’opposition, qui a saisi l’occasion de la nouvelle audition pour rehausser le ton contre M. Zuma, a juré d’interrompre le discours présidentiel si le président ne donne pas des explications au sujet du limogeage en décembre dernier de l’ancien ministre des Finances, Nhlanhla Nene. Cette décision avait provoqué une dégringolade dangereuse de la monnaie sud-africaine et engendré des pertes évaluées à des milliards de dollars à la bourse de Johannesburg.

 

Mercredi, 10 février, 2016/ Par Abdelghani AOUIFIA/ Johannesburg, 10 févr. 2016 (MAP)

 

http://www.mapexpress.ma/actualite/opinions-et-debats/afrique-du-sud-discours-letat-nation-loccasion-zuma-faire-montre-leadership/

 

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7 – Morose bilan 2015 pour l’Afrique du Sud

 

En Afrique du Sud, on ne sera pas mécontent de tourner la page de 2015. Le pays a vécu une année très tendue sur le plan social, avec beaucoup de mouvements de contestation, dans un contexte économique plus que morose. Les critiques sont de plus en plus virulentes contre l’ANC, le parti majoritaire au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994. La situation économique de l’Afrique du Sud y est pour beaucoup : vingt et un an après la fin de l’apartheid, la société sud-africaine est toujours marquée par de profondes inégalités et le chômage endémique touche au moins un quart de la population active. Une situation qui crée des frustrations et de grosses tensions sociales dans le pays.

 

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_ Valse des ministres des Finances et chute du cours de la monnaie

Au début du mois, le gouvernement sud-africain a fait face à une nouvelle fronde populaire, lorsque le président Jacob Zuma a décidé de limoger sans préavis son ministre des Finances Nhlanhla Nene, un partisan de la rigueur budgétaire. A la place de cet homme respecté, le président sud-africain a nommé l’un de ses proches, inconnu et inexpérimenté. Une décision unilatérale qui a fait scandale et provoqué une chute du cours du rand. La monnaie nationale sud-africaine a chuté de 5 % face au dollar dès le lendemain.

 

Le président Jacob Zuma a été sévèrement et unanimement critiqué pour cette décision. Des manifestations ont eu lieu à travers tout le pays pour appeler à la démission du président sud-africain, jugé incompétent et corrompu. Après 4 jours d’intenses polémiques, Jacob Zuma a finalement fait marche arrière en nommant Pravin Gordhan au ministère des Finances, un poste que celui-ci avait déjà occupé entre 2009 et 2014. Mais cette valse de ministres des Finances a affaibli durablement la monnaie nationale et fait monter d’un cran les inquiétudes des investisseurs et des analystes.

 

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_ Croissance en berne et tensions sociales

En plus des problèmes monétaires, le pays doit faire face au ralentissement de sa croissance : seulement 1,4 % attendu cette année. Un chiffre qui inquiète aussi les agences de notation, qui remettent en cause la capacité du gouvernement sud-africain à entreprendre les réformes nécessaires pour stimuler la croissance.  ​Autre facteur négatif : les grèves à répétition dans le secteur minier mais aussi la vétusté des infrastructures, alors que le pays peine toujours à produire suffisamment d’électricité pour répondre à la demande. Pour ne rien arranger, l’Afrique du Sud connait sa pire sécheresse depuis 30 ans. C’est un coup dur pour l’agriculture, qui va entrainer une hausse des prix de la nourriture dans les prochains mois. 

L’année 2016 s’annonce donc pleine de défis pour l’Afrique du Sud, sur le plan économique comme sur le plan politique, puisque les élections municipales du mois de mai pourraient donner un  nouvel avertissement au Congrès national africain (ANC).

 

Par Alexis Morel / Mardi 29 décembre 2015

 

http://www.franceinfo.fr/emission/en-direct-du-monde/2015-2016/en-direct-du-monde-2015-2016-du-29-12-2015-29-12-2015-04-12

 

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8 – Afrique du Sud : baisse historique du rand

 

Dans la nuit de dimanche à lundi 11 janvier, la devise sud-africaine a chuté de 9 % pour atteindre son niveau le plus bas depuis octobre 2008. A la clôture des marchés internationaux, un dollar s’échangeait contre 17,91 rands (1 euro). En 2015 déjà, face à la baisse des cours des matières premières, la monnaie sud-africaine avait perdu un quart de sa valeur par rapport au dollar. « Une monnaie plus faible implique en général une hausse de l’inflation, rappelle Carmen Nel, une économiste à la Rand Merchant Bank. On ne peut pas exclure le risque d’une augmentation des taux d’intérêt jusqu’à 50 points de base en janvier. » Pour contrer l’inflation, la Banque centrale sud-africaine avait relevé le taux de référence d’un quart de point en novembre 2015. Mais elle pourrait décider d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion, courant janvier.

  

 

_ Ralentissement de l’économie chinoise

La fragilité du rand sud-africain se poursuit donc. La devise avait déjà perdu plus de 8 % de sa valeur après le limogeage par le président Zuma, en décembre 2015, dans la même semaine, du ministre des finances puis de son successeur. Le ralentissement de l’économie chinoise a aussi affecté la devise sud-africaine. Depuis la première dévaluation du yuan en août 2015, les exportations de charbon vers Pékin ont ralenti.

L’économie sud-africaine connaît une période difficile. Début décembre 2015, l’agence de notation Fitch avait dégradé d’un cran sa notation de BBB à BBB-, un échelon tout juste au-dessus des catégories spéculatives. Avec une croissance affaiblie et un taux de chômage supérieur à 25 %, la confiance des patrons est au plus bas depuis 1994, révèle une enquête de la Chambre sud-africaine du commerce et de l’industrie publiée début janvier.

 

Le Monde.fr avec AFP/  Le 12.01.2016 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/01/12/afrique-du-sud-baisse-historique-du-rand_4846020_3212.html

 

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9 – Afrique du Sud : incertitude économique en Afrique du Sud après le limogeage du ministre des Finances

  

La décision surprise du président Jacob Zuma de limoger mercredi soir son ministre des Finances plonge l’économie sud-africaine, déjà fragile, dans l’incertitude, la devise nationale évoluant jeudi à des niveaux historiquement bas et de nombreux analystes considérant ce mini-remaniement comme dangereux. « Le renvoi d’un ministre des Finances décent, travailleur, respecté en Afrique du Sud et à l’étranger, conservateur sur le plan budgétaire mais réformiste est un sérieux choc », estime Peter Montalto, économiste spécialiste des marchés émergents chez Nomura. Selon le communiqué du président sud-africain publié mercredi soir, Nhlanhla Nene doit être réaffecté « à un autre poste stratégique », sans qu’aucune raison officielle n’ait été invoquée pour expliquer son remplacement. L’opposition estime qu’il a payé ses critiques envers le chef de l’Etat.

 

« Cette décision intervient à un moment où notre économie a de graves problèmes, à un moment où nous sommes sous la menace d’une baisse de notre note souveraine. C’est quelque chose d’irresponsable », estime Dawie Roodt, analyste chez Efficient Group, une société de conseil financier. « Nous avons un président qui accorde clairement très peu d’importance aux dégâts que causent ses actions », poursuit-il, interrogé par l’AFP. Le rand sud-africain, sous pression depuis le début de l’année, a franchi un nouveau cap mercredi soir au moment de l’annonce du limogeage de Nhlanhla Nene, brisant pour la première fois la barrière de 15 rands pour un dollar. Jeudi, à la mi-journée, un dollar s’échangeait contre 15,10 rands et un euro contre 16,52 rands, des niveaux encore jamais atteints.

 

M. Nene, premier noir africain à occuper le poste de ministre des Finances en Afrique du Sud, avait été nommé en mai 2014 après la réélection de Jacob Zuma à la tête du pays. Il va être remplacé par David van Rooyen, un député de l’ANC, le parti au pouvoir, qui doit prêter serment jeudi après-midi et qui n’a jamais exercé de fonctions ministérielles par le passé. « Nous sommes en crise et on décide de se séparer de notre ministre des finances pour le remplacer par quelqu’un qui n’a aucune expérience », se désole Dawie Roodt.

  

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– “Décision politique” –

La semaine dernière, M. Nene avait refusé la renégociation d’un contrat entre la compagnie aérienne para-publique South African Airways et Airbus, jugeant que la transaction n’était pas viable financièrement. Ce projet de renégociation était porté par Dudu Myeni, la présidente du conseil d’administration de SAA qui est une amie très proche de Jacob Zuma. « Nous ne pensons pas que Nene a été limogé à cause de sa politique budgétaire. Ce sont les personnalités des entreprises para-publiques qui sont intervenues pour demander son départ », souligne Peter Montalto, de Nomura.

 

« M. Nene a été limogé par Jacob Zuma car il a voulu exercer un contrôle sur SAA et qu’il avait douté de la possibilité de financer le projet nucléaire », poursuit-il. Plus tôt cette année, Nhlanhla Nene avait montré des réticences face au coût du gigantesque projet nucléaire de l’Afrique du Sud qui souhaite construire six à huit réacteurs (9.600 MW), ce qui pourrait coûter jusqu’à 50 milliards de dollars. « Cela ne peut être qu’une décision politique. L’ANC admet elle-même que Nene faisait du bon travail. Cette décision est liée aux critiques qu’il avait émises contre les compagnies para-publiques comme SAA », renchérit Mmusi Maimane, le leader de l’opposition au Parlement, interrogé par l’AFP.

 

« C’est le modus operandi: si vous critiquez Zuma, vous êtes remplacé. Le président est en train de capter et de prendre contrôle des institutions-clés de l’Etat », ajoute t-il. Ce limogeage intervient à deux mois seulement de l’annonce du budget pour l’année fiscale 2016/2017 et ajoute un peu plus d’incertitude à une économie sud-africaine déjà morose. La croissance ne devrait pas dépasser 1,4% en 2015 selon les prévisions de la Banque centrale sud-africaine, le chômage est toujours au-dessus de la barre des 25% et l’économie, affectée par la chute des cours des matières premières, souffre également des coupures d’électricité récurrentes. « Sur le long terme, ces problèmes pourraient conduire l’Afrique du Sud à la récession », craint Dawie Roodt.

 

Par AFP / 10 décembre 2015/ Mis à jour le 10 décembre 2015

 

http://www.jeuneafrique.com/depeches/285885/economie/afrique-sud-incertitude-economique-afrique-sud-apres-limogeage-ministre-finances/

 

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10 – Afrique du Sud : économie et perspectives socio-politiques

 

_ Population 54 millions

_ PIB par habitant 6483 $US

  

_ Principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 1,9 1,4 1,3 1,2
Inflation (moyenne annuelle) 5,8 6,1 4,8 5,7
Solde budgétaire / PIB (%) -4,3 -3,9 -3,8 -3,9
Solde courant / PIB (%)  -5,8  -5,4  -4,0 -4,7
Dette publique / PIB (%)  43,3 46,0 48,4 49,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

 

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_ POINTS FORTS

. Puissance économique et politique

. Richesses en ressources naturelles (or, platine, charbon, chrome…)

. Secteur des services (financiers notamment) développé

. Environnement législatif protecteur pour les investisseurs.

 

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_ POINTS FAIBLES

. Pauvreté, inégalités sources de risque social (criminalité, manifestations)

. Chômage élevé (26 %, 50 % pour 15- 24 ans),) et pénurie de main d’œuvre qualifiée

. Carences en infrastructures (transport, énergie)

. Dépendance aux flux de capitaux étrangers volatils.

 

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_ Appréciation du risque

_ Une activité économique au ralenti

La croissance sud-africaine devrait rester très faible en 2016. La production industrielle devrait demeurer handicapée par les problèmes persistants d’approvisionnement en énergie et les prix bas des produits miniers. L’agriculture, très touchée par la sécheresse en 2015, pourrait à nouveau souffrir des conséquences d’El Niño en 2016. L’activité des services (finance, commerce) pourrait être plus porteuse que celle des autres secteurs.

La consommation des ménages devrait être freinée par l’endettement et l’inflation, ainsi que la hausse plus modérée des salaires et des dépenses sociales. L’investissement privé devrait rester faible, contraint par le niveau des taux d’intérêt (relevé à 6,25 % en novembre 2015), le manque de dynamisme de la demande (interne et externe) et des marges réduites, notamment par le renchérissement des intrants lié à la dépréciation du rand. En revanche, le gouvernement devrait poursuivre ses projets d’infrastructure. Enfin, les exportations devraient être peu soutenues compte tenu de la faiblesse de la demande, limitant leur contribution à la croissance. 

 

L’inflation, relativement modérée en 2015 pourrait accélérer en 2016. La hausse des tarifs de l’électricité et des prix des biens alimentaires (conséquence de la sécheresse), ainsi que la dépréciation persistante du rand devraient accentuer les pressions inflationnistes, malgré les bas prix du pétrole. La modération de la demande interne et une politique monétaire stricte pourraient cependant éviter le dépassement du plafond fixé par la banque centrale (6 %).

 

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_ Absence de marge de manœuvre budgétaire et persistance du déficit courant

Le gouvernement sud-africain souhaite maîtriser son déficit budgétaire et stabiliser son endettement afin d’éviter une nouvelle dégradation de sa notation par les agences, qui pourrait le priver de son « investment grade ». Le défi est de taille compte tenu de la faiblesse de l’activité qui pèse sur les recettes fiscales alors que toute nouvelle hausse d’impôts, après celle de 2015, ralentirait encore davantage la croissance. Des économies pourraient provenir de l’augmentation plus modérée des salaires de la fonction publique, après l’accord triennal conclu en mai 2015.

 

Toutefois, les engagements de dépenses d’infrastructure pourront difficilement être revus, en raison des immenses besoins du pays (production d’électricité) et la charge de remboursement de la dette s’accroît. Le soutien de certaines entreprises publiques, dont la situation financière est fragile (Eskom) pourrait également peser sur les finances publiques, même si une partie des dépenses devrait être financée par la vente de participations de l’Etat (dans Vodacom par exemple). La dette de ces compagnies alourdira la dette publique déjà élevée, dont la structure (essentiellement locale et à long terme) atténue toutefois le risque de surendettement.

Le solde courant pourrait se dégrader en 2016. Les exportations devraient être freinées par une demande extérieure, qu’il s’agisse de la Chine (premier partenaire commercial) ou de l’UE, peu dynamique, le manque de compétitivité de l’industrie et le prix bas des produits miniers (plus de 50 % des exportations, en particulier or et platine). La baisse des importations, contraintes par une demande interne peu vive, pourrait néanmoins plus que compenser l’évolution des exportations. La hausse des taux d‘intérêt américains pourrait, en accentuant les sorties de capitaux, peser sur le solde courant et le cours du rand, qui a déjà abandonné 20 % face au dollar entre janvier en novembre 2015. Le secteur bancaire, fragilisé par la concentration des crédits sur les ménages souvent fortement endettés, pourrait souffrir du ralentissement de l’économie.

 

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_ Tensions politiques persistantes et environnement des affaires dégradé

Malgré une victoire confortable de l’ANC aux élections de mai 2014, des incertitudes continuent à peser sur l’évolution politique et sociale du pays. J. Zuma doit composer avec les autres membres de l’alliance au pouvoir (COSATU, parti communiste) alors que son autorité est de plus en plus contestée, ce qui réduit la capacité du gouvernement à définir et à mettre en œuvre des réformes. L’absence persistante de réponse aux attentes de la population en matière de lutte contre le chômage, la pauvreté et la corruption, demeure une source d’instabilité sociale. Les grèves et les manifestations, qui concernaient surtout le secteur industriel (mines, métallurgie…), s’étendent (étudiants en octobre 2015), témoignant d’une généralisation du mécontentement.

 

L’Afrique du sud dispose de systèmes juridique et financier modernes et son classement selon certains indicateurs de la Banque Mondiale en matière de gouvernance (respect des lois, liberté politique) s’améliore. Le manque de qualification de la main d’œuvre, la criminalité et la corruption handicapent toutefois l’environnement des affaires.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Afrique-du-Sud

 

 

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11 – Afrique du sud/ Données Générales : économie et perspectives socio-politiques

 

_ Conjoncture économique

L’Afrique du Sud abrite 75% des plus grandes sociétés d’Afrique. Le pays a connu une croissance moyenne de 4,2% entre 2000 et 2008, avant de subir la crise internationale. En 2013, la croissance n’a pas dépassé 1,9%, avant de diminuer en 2014 (+1,4%). Le PIB a même diminué pendant une grève dans le secteur minier au premier trimestre 2014. En outre, le Nigeria est devenue la première puissance économique africaine devant l’Afrique du Sud en avril 2014. L’Afrique du Sud demeure cependant le pays africain le plus industrialisé. Néanmoins, son taux de croissance ne suffit pas à absorber les flux de nouveaux travailleurs. L’économie repose sur le secteur minier et le dynamisme des secteurs agricoles et financiers.

 

L’année 2014 a été marquée par une grève des mineurs de platine, alors que cette ressource représente plus de 50% des recettes d’exportation. Les mineurs ont obtenu une timide revalorisation salariale alors que l’inflation a atteint 6,3% en 2014. La note souveraine de l’Afrique du Sud a été dégradée en 2014, à cause de la récurrence des conflits sociaux et de l’absence de réelles réformes. Le pays souffre d’un manque de population qualifiée, de la corruption et du sous-investissement dans les infrastructures. Par ailleurs, les importations sont pénalisées par la faiblesse de la monnaie locale. Face à cette situation, le gouvernement a plafonné les dépenses publiques et augmenté les impôts. Le bilan de l’ambitieux plan de développement visant à créer six millions d’emplois, annoncé en 2011, est décevant. Un foyer blanc gagne en moyenne six fois plus qu’un foyer noir et la réforme agraire n’a pas avancé.

 

Les habitants des township manifestent régulièrement pour une amélioration des services publics. Pour calmer les revendications, le gouvernement augmente régulièrement les prestations sociales. Le système électrique est insuffisamment développé. La construction de centrales à charbon a pris du retard. Le gouvernement envisage également de développer les énergies renouvelables et de construire plusieurs centrales nucléaires dès 2015. L’Afrique du Sud entend également exploiter du gaz de schiste, des champs d’hydrocarbures maritimes et d’importer de l’énergie hydraulique.

 

Le président Jacob Zuma a été largement réélu en mai 2014, mais il fait face à des critiques grandissantes. Plusieurs partis d’opposition ont progressé en 2014, l’un d’eux appelant à nationaliser le secteur minier. Sur le plan international, l’Afrique du Sud a renforcé ses liens avec la Chine et la Russie en 2014. Ses troupes sont actives sur plusieurs théâtres d’opération en Afrique. Compte-tenu des limites du marché intérieur, les grandes entreprises nationales accroissent leurs investissements sur le continent.

 

Selon les définitions du chômage, 25 à 40% de la population active sont concernés. Le pays souffre du sida (six millions de personnes séropositives), mais la distribution de traitements antirétroviraux s’est améliorée. En 2014, 13% de la population vit avec un euro par jour. L’Afrique du Sud est le pays le plus inégalitaire au monde, la majorité noire étant laissée pour compte. Enfin, le braconnage de rhinocéros, espèce protégée, connait un essor tel que l’État envisage de légaliser cette activité pour mieux la contrôler.

 

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_ Principaux secteurs d’activité

L’Afrique du Sud a un sous-sol riche en ressources minérales. C’est le plus grand producteur et exportateur mondial d’or, de platine et de chrome, et le 4ème plus grand producteur de diamants. Le pays détient 80% des réserves mondiales de platine et possède aussi 60% des réserves globales de charbon. Le pays compte diverses industries de fabrication et est le leader mondial dans plusieurs secteurs spécialisés, dont celui des matériaux roulants ferroviaires, des combustibles synthétiques, des équipements et machines pour mines. Le secteur industriel emploie un quart de la population active et représente plus du quart du PIB.

Le secteur des services est florissant. Il emploie près de 70% de la population active et représente près des deux tiers du PNB. Le tourisme devrait continuer de croître après l’impulsion donnée par la Coupe du monde de football. L’Afrique du Sud possède une structure financière sophistiquée, avec une bourse active qui se classe parmi les 20 premières au niveau mondial en terme de capitalisation boursière. L’agriculture ne représente qu’une petite partie du PNB (2,4%), et n’emploie que 5% de la population active du pays. L’Afrique du Sud est le 6ème producteur de vin au monde.

 

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_ Commerce extérieur

L’Afrique du Sud est très ouverte aux échanges internationaux. La part du commerce international dans le PIB du pays dépasse 60% (moyenne OMC 2011-2013). Les trois plus grands partenaires commerciaux de l’Afrique du Sud sont les États-Unis, le Japon et l’Union européenne. L’Afrique du Sud exporte essentiellement des métaux et minéraux précieux et importe des machines et équipements, produits chimiques et pétroliers et des produits alimentaires.

 

Depuis la crise économique mondiale, les exportations restent faibles tandis que les importations augmentent régulièrement, la balance commerciale affichant un déficit croissant. En 2013, le déficit commercial s’est creusé, passant de près de 35 milliards R en 2012 à près de 70 milliards R en 2013. En 2014, le volume du déficit commercial a encore progressé, les importations ayant augmenté fortement. L’Afrique du Sud est pénalisée par la faiblesse de sa monnaie pour financer ses importations.

 

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_ Le contexte politique

. Le pouvoir exécutif

Le président est à la fois le chef de l’état et le chef du gouvernement. Le président est élu par le parlement (chambre inférieure), c’est en général le leader du plus grand parti, pour un mandat de 5 ans. Le président est le commandant en chef des forces armées, il déclare la guerre ou la paix et nomme le gouvernement.

  

. Le pouvoir législatif

L’Afrique du Sud a une législature bicamérale. Les membres du parlement sont élus au suffrage universel sous un système de représentation proportionnelle pour un mandat de 5 ans et le Conseil national des provinces (la chambre supérieure) compte 90 sièges, chacune des 9 provinces en élit 10 membres pour un mandat de 5 ans. La branche exécutive du gouvernement est directement ou indirectement dépendante du soutien du parlement, souvent exprimé par un vote de confiance. Le président peut dissoudre le parlement si une majorité des membres de l’Assemblée nationale veulent sa dissolution et que trois années se sont écoulées depuis la dernière élection.

  

. Les principaux partis politiques

– Le Congrès National Africain (ANC) : Parti fondé par Nelson Mandela; au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994; emporte régulièrement au moins 60 % des suffrages, bien que sa popularité ait chuté de plusieurs points entre 2004 et 2014; Positionné entre gauche et centre-gauche, mais allié aux aux groupes d’extrême gauche suivants : Le Congrès des Syndicats Sud-africains (COSATU) et le Parti Communiste Sud-africain (SACP)
– L’Alliance Démocratique (DA) : opposition officielle, soutient la démocratie libérale et les principes du libre-échange, gagne progressivement en popularité.
– Les Combattants de la Liberté Économique (EFF) : extrême-gauche, marxiste
– Le Parti Inkatha de la Liberté (IFP) : Dominé par les zoulous ruraux de la région du KwaZulu-Natal; fait campagne sur la justice sociale et l’importance des communautés traditionnelles.

  

. Les leaders politiques au pouvoir

Président : Jacob ZUMA (depuis mai 2009) – ANC
Vice-président exécutif : Matamela Cyril RAMAPHOSA (depuis mai 2014) – ANC

  

. Les prochaines élections

Présidentielles : 2019
Assemblée nationale : 2019
Conseil national des provinces : 2019

  

_ Les conditions de vie : Santé et sécurité (…)

 

http://www.lemoci.com/fiche-pays/afrique-du-sud/

 

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12 – Afrique du Sud : emplois menacés

 

Le président Jacob Zuma a convoqué une réunion avec toutes les parties concernées pour se pencher sur la crise. D’ici la fin 2015, quelque 12 à 19 000 emplois pourraient être supprimés dans les mines en Afrique du Sud. Les autorités inquiètes tentent donc de prendre des mesures. Mardi déjà une réunion d’urgence a eu lieu et seules quelques pistes de solution ont été évoquées : notamment la réduction d’effectifs, le gel des salaires, l’arrêt des grèves ou la formation à d’autres métiers. La semaine prochaine, patrons, représentants des syndicats et de la chambre des mines et du gouvernement vont à nouveau se retrouver pour réfléchir à des solutions pour sauver l’industrie minière, cruciale pour l’économie du pays.

 

Le secteur souffre de la baisse des prix des matières premières. Mercredi, le géant minier Anglo Américain Platinum a annoncé la vente de trois mines de platine en Afrique du Sud à Sibanye Gold, le plus gros producteur d’or du pays, pour un montant de 4,5 milliards de rands, soit 292 millions d’euros. Les deux entreprises avaient entamé des discussions la semaine dernière à un moment où l’industrie du platine souffre de la chute des cours du métal et des grèves qui paralysent régulièrement le secteur.

 

Anglo American, numéro un mondial du platine, basé à Londres, a expliqué que cette vente faisait partie d’une stratégie d’optimisation des coûts qui permettrait à la compagnie de se débarrasser de ses investissements les moins rentables. Le secteur minier sud-africain est aussi affecté par le ralentissement de la croissance chinoise qui a affolé les bourses mondiales ces dernières semaines et particulièrement touché les devises des pays émergents, dont le rand sud-africain.

 

10 septembre 2015/

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/09/150910_afsud_mine

 

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