AFRIQUE/ ECONOMIE/ FINANCES PUBLIQUES/ INVESTISSEMENTS : des avancées certaines malgré la persistance des détournements et la mauvaise gouvernance économique

Publié le 9 décembre, 2016 0 Commentaire »
AFRIQUE/ ECONOMIE/ FINANCES PUBLIQUES/ INVESTISSEMENTS : des avancées certaines malgré la persistance des détournements et la mauvaise gouvernance économique

 

0.1 – « L’Algérie déplore la faiblesse du commerce interafricain : Les échanges commerciaux interafricains stagnent à un niveau trop bas, l’Afrique consommant ce qu’elle ne produit pas, a déploré samedi le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal à l’ouverture d’un forum africain d’investissements à Alger. Le commerce intra-régional “ne représente que 10 à 12% du total du commerce du continent alors qu’il atteint 40% en Amérique du Nord et 60% en Europe de l’Ouest”, a souligné M. Sellal. L’une des principales carences du continent africain dans ce domaine “réside dans le fait que l’Afrique ne consomme pas ce qu’elle produit et consomme ce qu’elle ne produit pas”, a-t-il diagnostiqué. “Plus de 80% des exportations africaines partent” ainsi hors du continent.

“Les échanges interafricains n’ont presque pas progressé cette dernière décennie malgré un taux de croissance moyen de 5% sur la même période”, a ajouté le Premier ministre. Il a appelé les hommes d’affaires africains à “chercher la croissance dans l’espace de l’entreprise, à travers les partenariats gagnant-gagnant” en soulignant que même une hausse des cours du pétrole dans les pays producteurs ne suffirait pas à couvrir les besoins de développement. »

 

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0.2 – « Guinée/ Plus de 500 milliards de FG détournés chaque année : La Guinée renforce ses capacités de lutte contre la corruption. Elle met en place un numéro vert le 147 et un site web « le www.controle guinée.org ». C’était à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la corruption qui inquiète aujourd’hui tous les Etats. Et pour l’occasion, le secrétariat spécial en charge des services spéciaux et du crime organisé a signé un protocole de partenariat pour lutter contre ce fléau qui gangrène notre société. Le ministre du contrôle économique et des audits a saisi l’opportunité pour annoncer la perte de plus de 500 milliards de franc guinéen sous forme de pots de vin. Une situation qui contribue à maintenir les populations dans un état de pauvreté extrême aggravée par les détournements de fonds publics par des cadres véreux. »

 

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1 – Algérie : Forum africain d’investissements et d’affaires

 

L’Algérie accueille, du 3 au 5 décembre 2016, le Forum africain d’investissements et d’affaires. Une initiative louable qui rentre dans le cadre de l’urgence d’une nouvelle politique socio-économique 2017-2020, loin d’une économie rentière et du redéploiement de la diplomatie économique algérienne. L’Afrique, enjeu du XXIe siècle et continent à fortes potentialités, doit revoir sa gouvernance. Ce continent s’étend sur 30,353 millions de km² et compte une population qui est passée de 966 millions d’habitants en 2009 à plus de 1,075 milliard, avec sept pays regroupant 51% de la population. En 2020, la population africaine devrait passer à 1,3 milliard et à 2 milliards en 2040. Cependant, il existe non pas une Afrique, mais des Afriques.

 

Certains pays notamment le Nigéria, le Gabon, le Tchad, la République démocratique du Congo, l’Algérie, la Libye sont spécialisés dans le pétrole, le gaz et les matières premières, qui connaissent une forte demande et un prix élevé sur le marché mondial leur permettant une relative aisance financière mais artificielle en fonction des cours mondiaux et donc de la croissance de l’économie mondiale, notamment des pays développés et émergents.

A l’inverse, des pays comme le Bénin, le Malawi, l’île Maurice, le Swaziland, l’Éthiopie, le Togo, le Mali sont pénalisés dans des produits qui connaissent souvent une détérioration en termes d’échange, la misère, la famine et souvent des conflits internes et externes, où les budgets des dépenses militaires en Afrique dépassent l’entendement humain au détriment de l’allocation des ressources à des fins de développement. Malgré cette diversité et ses importantes potentialités, l’Afrique est marginalisée au sein de l’économie mondiale, mais un avenir prometteur existe comme l’atteste la majorité des rapports internationaux. 

 

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_ Booster le commerce interafricain

Pour l’instant, selon l’IRES de Paris, l’Afrique représente seulement 1,5% du PIB mondial, 2% du commerce mondial et 2 à 3% des investissements directs étrangers. Selon un rapport de la Banque africaine de développement (BAD), de 2013, le commerce interafricain n’est que de 15% sur tout le continent, les échanges intermaghrébins représentent également moins de 3%. Les raisons sont multiples : manque de capitaux, d’infrastructures et mauvaise gouvernance. Sans compter les taxes douanières qui coûtent très cher. Tous ces problèmes de logistique associés au manque de compétence des ressources humaines constituent un sérieux frein à la fluidité des échanges, alors qu’une entreprise a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée.

 

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Selon Amath Soumare, président fondateur de Sopel International et président du Centre africain de la Nouvelle économie, CANE Executive, l’Afrique voit s’échapper chaque année 192 milliards de dollars causés par des flux illicites contre seulement 30 à 40 milliards d’aide au développement, a révélé Amath Soumare, le 30 novembre 2016 à Dakar. Ainsi, les dirigeants africains portent une lourde responsabilité devant leurs populations et doivent favoriser l’État de droit, la bonne gouvernance, donc la lutte contre la corruption et les mentalités tribales, la protection des droits de l’Homme et s’engager résolument dans la réforme globale, donc la démocratisation de leur société tenant compte de l’anthropologie culturelle sans pour autant plaquer des schémas déconnectés des réalités sociales.

 

Le développement de l’Afrique sera profitable à l’ensemble des autres espaces économiques évitant cette migration clandestine avec des milliers de morts. Dans le cas contraire, il est à craindre des crises politiques à répétition.

 

ABDERRAHMANE MEBTOUL, ALGER/ 05-12-2016

 

http://www.lesafriques.com/actualite/algerie-forum-africain-d-investissements-et-d-affaires.html?Itemid=89

 

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2 – L’Algérie déplore la faiblesse du commerce interafricain

 

Les échanges commerciaux interafricains stagnent à un niveau trop bas, l’Afrique consommant ce qu’elle ne produit pas, a déploré samedi le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal à l’ouverture d’un forum africain d’investissements à Alger. Le commerce intra-régional “ne représente que 10 à 12% du total du commerce du continent alors qu’il atteint 40% en Amérique du Nord et 60% en Europe de l’Ouest”, a souligné M. Sellal.

 

L’une des principales carences du continent africain dans ce domaine “réside dans le fait que l’Afrique ne consomme pas ce qu’elle produit et consomme ce qu’elle ne produit pas”, a-t-il diagnostiqué. “Plus de 80% des exportations africaines partent” ainsi hors du continent. “Les échanges interafricains n’ont presque pas progressé cette dernière décennie malgré un taux de croissance moyen de 5% sur la même période”, a ajouté le Premier ministre. Il a appelé les hommes d’affaires africains à “chercher la croissance dans l’espace de l’entreprise, à travers les partenariats gagnant-gagnant” en soulignant que même une hausse des cours du pétrole dans les pays producteurs ne suffirait pas à couvrir les besoins de développement.

 

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L’Algérie qui souffre de la baisse des prix de l’or noir et cherche à diversifier son économie encourage ses entreprises à se lancer à la conquête de l’Afrique où leurs rivales du Maroc ont pris de l’avance. Le Maroc est ainsi devenu le deuxième investisseur africain sur le continent après l’Afrique du Sud. Selon un rapport du centre de réflexion marocain OCP Policy Center, il a conclu avec les pays du sud du Sahara près de 500 accords de coopération depuis 2000.

 

L’Afrique subsaharienne a représenté 62,9% des investissements directs étrangers marocains dans le monde. De son côté, l’Algérie a exporté vers l’Afrique subsaharienne pour seulement 42 millions de dollars (40 millions d’euros) sur les neuf premiers mois de l’année en cours, soit 0,25% de l’ensemble de ses exportations, selon des chiffres officiels. L’Afrique est le continent avec lequel l’Algérie a le moins d’échanges commerciaux.

 

Copyright © 2016 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés./ AFP/ le 03/12/2016/

 

http://www.boursorama.com/actualites/l-algerie-deplore-la-faiblesse-du-commerce-interafricain-29bfed51a010cab6b1f69120fc8c9426

 

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3 – Burkina / Conférence des donateurs de Paris : Plus de 12,7 milliards d’euros de promesses

 

Le Burkina-Faso vient d’obtenir à Paris, 12,7 milliards d’euros, soit plus de 8000 milliards de francs Cfa de promesses, pour le financement de son plan de développement quinquennal 2016-2020. C’était à l’occasion de la conférence des donateurs, ouverte ce mercredi 7 décembre dans la capitale française devant un parterre de partenaires multilatéraux et bilatéraux, menés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. 

 

La conférence des donateurs pour le financement du Plan national de développement économique et social (Pndes 2016-2020), est aujourd’hui à sa deuxième journée. Mais rien que pour la journée d’hier, mercredi 7 décembre, le pays a frappé un grand coup, avec la promesse de 12,7 milliards d’euros obtenues des partenaires, alors que les autorités ne tablaient que sur 8 milliards. Un grand soulagement pour le pays des hommes intègres qui ambitionne de relancer son économie, pour reculer les frontières de la pauvreté.

 

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Dans cette dynamique, les autorités burkinabé ont entrepris depuis peu, des réformes pour plus d’orthodoxie dans la gouvernance financière et économique, avec des mesures strictes pour réduire les dépenses et augmenter les recettes fiscales. Résultat, le Burkina-Faso a pu apporter pour le financement de son plan, une contribution propre de 64%, à la grande satisfaction des donateurs, qui n’ont pas hésité à casser leur tirelire. En tête, la Banque mondiale, avec une mise de 3,5 milliards d’euros.

 

Au nombre des grands axes de ce plan, figurent en bonne place  des travaux d’infrastructures mais aussi de grandes réformes de l’administration et de l’économie. Le secteur privé entre en scène ce jeudi 8 décembre, au titre des 80 projets structurants élaborés par le gouvernement burkinabé pour booster l’économie. Ces projets sont centrés sur des secteurs stratégiques, allant des infrastructures, aux mines, en passant par l’agriculture, l’éducation, etc. 

 

BRUNO O. OTEGBEYE / 9 DÉCEMBRE 2016

 

http://beninmondeinfos.com/index.php/plus/economie/4563-burkina-conference-des-donateurs-de-paris-plus-de-12-7-milliards-d-euros-de-promesses

 

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4 – Côte d’Ivoire : un budget 2017 en hausse

 

Le gouvernement ivoirien réuni en conseil des ministres le 28 septembre autour du Président Alassane Ouattara a adopté un budget de l’État en hausse de 12%. Le projet de budget 2017 présenté par les autorités ivoiriennes mercredi 28 septembre à Abidjan est estimé à 6501,4 milliards F CFA (9,9 milliards d’euros) en hausse de +12% par rapport à 2016 où le dernier rectificatif début septembre fixait le budget à 6 165 milliards F CFA. Il s’agit de la même progression que celle envisagée lors de la présentation du budget 2016. 

“Le budget a été élaboré sur la base d’une croissance soutenue de +8,9% contre +8% en 2016”, a expliqué Bruno Koné, le porte-parole du gouvernement. Le projet de budget table sur une mobilisation des ressources intérieures de 5 248 milliards F CFA composées à 63,7% de ressources fiscales, d’emprunts sur les marchés monétaires et financiers pour 23,4%, de ressources non fiscales pour 2,6% et de recettes du trésor pour environ 10,3%.

 

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Le déficit budgétaire projeté en 2016 est autour de 3,8% et devrait atteindre 3,4% en 2017, légèrement au-dessus de l’objectif de 3% du PIB que s’était fixé l’exécutif en octobre 2015. Le taux d’imposition globale sera contenu à 16,8% et l’inflation à 1,5% en convergence avec les normes communautaires. Le gouvernement prévoit des investissements de 2 216 milliards F CFA en 2017 contre 1 998 milliards F CFA en 2016. Les dépenses d’investissements passent de 10% en 2011 à environ 20% en 2017. Le gouvernement envisage de déposer le budget devant le parlement en octobre pour son entrée en vigueur au 1er janvier 2017.

 

29 septembre 2016/ Par Baudelaire Mieu/ Abidjan

 

http://www.jeuneafrique.com/361293/economie/cote-divoire-budget-2017-hausse-de-12/

 

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5 – Côte d’Ivoire : Paris va reprendre les prêts souverains en faveur d’Abidjan

 

L’Agence française de développement aidera notamment à financer l’électrification rurale. L’aide financière française passait jusqu’ici principalement par les C2D, les contrats de désendettement et de développement, qui se poursuivront jusqu’en 2020. Après plusieurs années de gel des prêts entre la Côte d’Ivoire et la France, le gouvernement français va recommencer à émettre des prêts souverains au profit d’Abidjan. Premier concerné par cette reprise : le secteur de l’énergie. Côte d’Ivoire Énergie, l’entreprise publique dédiée à la gestion et à la régulation de ce secteur devrait bénéficier d’une enveloppe comprise entre 100 et 150 millions d’euros de financement, en provenance de l’Agence française de développement (AFD).

 

Les fonds serviront à financer le programme d’électrification rurale et le renforcement du parc énergétique. « Les prêts souverains ne pouvaient pas reprendre parce que le FMI jugeait que la situation de la Côte d’Ivoire était encore faible », déclare Georges Serre, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire qui co-animait une conférence de presse à Abidjan avec Théophile Ahoua N’Doli, directeur de cabinet de la primature.

 

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_ Désendettement et développement

Le conseil d’administration de l’AFD qui se tient ce mois-ci à Paris se penchera sur l’approbation de ce prêt souverain. En attendant, la France continue sa collaboration financière avec la Côte d’Ivoire sur le contrat  de désendettement et de développement (C2D) pour un montant de 1900 milliards de francs CFA (2,8 milliards d’euros).

 

« Le principe du C2D est tout simple : la Côte d’Ivoire continue d’honorer le remboursement de sa dette vis à vis de la France, explique Théophile Ahoua N’Doli. Une fois le remboursement constaté, la France reverse sous forme de subvention pour financer les projets multi-sectoriels ». Selon lui, le C2D d’un montant de 738 milliards de francs CFA en est à sa deuxième phase pour la période 2014-2020, après un premier C2D de 413,25 milliards de francs CFA pour la période 2012-2015.

 

08 décembre 2016/ Mis à jour le 08 décembre 2016/ Par Baudelaire Mieu

 

http://www.jeuneafrique.com/381921/economie/paris-reprend-prets-souverains-abidjan/

 

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6 – Le Nigeria est officiellement entré en récession

 

L’économie du Nigeria est entrée en récession après deux trimestres consécutifs de croissance négative durant la première moitié de l’année, a annoncé mercredi le Bureau national des Statistiques (NBS). « Au deuxième trimestre de 2016, le produit intérieur brut (PIB) réel du Nigeria a diminué de -2,06% (sur un an) », a indiqué le Bureau national des Statistiques (NBS) dans un rapport rendu public le 31 août.

« C’est 1,7 point de moins que le taux de croissance de -0,36 % enregistré au premier trimestre et 4,41 points de moins que le taux de croissance de +2,35 % enregistré au deuxième trimestre 2015 », a expliqué l’institution publique nigériane dans son rapport. Le pays le plus peuplé d’Afrique souffre de la faiblesse des cours du pétrole, de la dévaluation de la monnaie nationale, le naira, et d’une inflation à son plus haut niveau en 11 ans.

 

DR

 

_ Analyse sectorielle

Le déclin enregistré au Nigeria durant le deuxième trimestre tient en grande partie au recul du secteur pétrolier qui a été en baisse de -17,48 % sur un an, après un recul de -15,59 % au premier trimestre 2016 et de -10,68 % au dernier trimestre 2015, selon les chiffres divulgués par le Bureau national des Statistiques. Ce secteur, qui n’a représenté officiellement que 8,26 % du PIB réel du pays au deuxième trimestre 2016, reste la principale source de devises et de recettes publiques.

 

Entre avril et juin, la production pétrolière du pays, affectée par les attaques contre les infrastructures, a été de 1,69 million de barils de brut par jour, contre 2,11 millions au premier trimestre 2016 et 2,16 millions au dernier trimestre 2016. Le recul enregistré dans le secteur non-pétrolier (91,74 % du PIB réel du pays au deuxième trimestre) est moins élevé : -0,38 % au deuxième trimestre 2016, contre -0,18 % au premier trimestre 2016 et +3,46 % au dernier trimestre 2015.

 

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_ Signes positifs pour le second semestre, selon le gouvernement

Les autorités d’Abuja ont reconnu que les indicateurs macroéconomiques du deuxième semestre confirment « un déclin temporaire » de l’activité, selon un communiqué du bureau du vice-président Yemi Osinbajo, qui affirme toutefois apercevoir des signes positifs pour la seconde moitié de l’année. « Il est probable que le second semestre sera meilleur que le premier semestre 2016. Ceci parce que plusieurs des challenges du premier semestre n’existent plus ou sont moins importants », souligne le communiqué de la vice-présidence.

 

« L’image qui se dessine, saufs chocs imprévus, est celle d’un début de reprise dans les domaines jugés prioritaires par le gouvernement fédéral […]. En effet, à mesure que l’accent mis sur les dépenses en capital commence à donner des résultats et que le volume des investissements en part du PIB se rétablit, le taux de croissance de l’économie nigériane est susceptible de s’améliorer encore plus », poursuit la même source. Signe rassurant, selon le gouvernement, sur l’ensemble du premier semestre, le recul de l’économie nigériane « est de -1,23 % contre une estimation moyenne de -1,8 % attendue par le FMI« , rappelle le communiqué du bureau du vice-président nigérian.

 

31 août 2016/ Mis à jour le 02 septembre 2016/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/353182/economie/nigeria-entre-officiellement-recession/

 

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7 – Nigeria : pour la ministre des Finances, la « récession » sera de courte durée

 

Selon Kemi Adeosun, ministre des Finances du Nigeria, la situation économique du pays devrait être de courte durée. Un rebond est attendu avant la fin de l’année. « Pas de panique ». C’est le message qu’a voulu adresser Kemi Adeosun, la grande argentière du Nigeria, jeudi 22 juillet, devant la presse. La ministre des Finances a reconnu que la situation économique actuelle du pays était difficile. Au premier trimestre, le PIB du Nigeria était en recul de -0,36 %. Si les chiffres du second trimestre ne seront pas diffusés avant le mois d’août, tous les signes pointent clairement un nouveau recul consécutif de l’activité économique, ce qui correspond à la définition technique d’une récession.

 

Selon les nouvelles prévisions du FMI, publiées mardi, le Nigeria devrait connaître une récession en 2016, avec un recul de -1,8 % de l’activité économique. Le Fonds, qui tablait encore en avril sur une croissance supérieure à +2 % cette année, attribue cette mauvaise passe « aux pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, à la faible production d’énergie électrique et à une perte de confiance des investisseurs ».

 

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_ Un coup de fouet à l’économie

Kemi Adeosun s’est, elle, voulu rassurante. « Je pense que si nous sommes en récession, ce que je souhaite vous dire c’est que nous allons en sortir et qu’elle va être de courte durée », a-t-elle déclaré, rapporte Reuters. Selon la ministre des Finances nigérianes, les mesures prises par le gouvernement, telles que la suppression des subventions sur les carburants et le renforcement de la production non-pétrolière, donneront un coup de fouet à l’économie durant les prochains mois.

 

« Nous subventionnons environ 45 millions de litres de carburant par jour », a-t-elle rappelé. La fin des subvention permettra de faire « des économies réelles […] que nous redirigeons maintenant vers les infrastructures essentielles qui soutiendront [la croissance]. » « La production agricole semble en hausse », a ajouté Kemi Adeosun.

 

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_ Rebond au second semestre

S’exprimant quelques heures après Kemi Adeosun, Udoma Udo Udoma le ministre nigérian du Budget a affirmé à la presse que l’économie du pays « sera en territoire positif » à la fin de 2016. « Nous auront une croissance économique d’environ +3,3 % à +3,5 % d’ici la fin de cette année », a-t-il affirmé, rappelant que les recettes non-pétrolières, en particulier les taxes, semblaient en passe d’augmenter. « Nous nous attendons à ce que l’économie recommence à croître à nouveau du troisième trimestre au quatrième trimestre », a affirmé Udoma Udo Udoma.

 

Rien ne laisse penser que les réassurances du gouvernement aient calmé les frayeurs des marchés. Le naira nigérian a chuté à un plus bas historique jeudi, franchissant pour la première fois la barrière des 300 unités pour 1 dollar américain, pour atteindre 309 unités avant de redescendre à 292,04 unités.

 

22 juillet 2016/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/343954/economie/nigeria-ministre-finances-recession-sera-de-courte-duree/

 

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8 – En Afrique, les « budgets des citoyens » rendent la vie publique plus transparente

 

Loi de finance, budget de l’État, programmation budgétaire sont des instruments d’une grande complexité. Face à des concepts abstraits et une terminologie étrange, la plupart des citoyens (et contribuables) se sentent mal informés sur les actions et priorités de leur gouvernement. Pourquoi ? Parce que, au-delà du jargon budgétaire, avoir accès aux informations dans ce domaine signifie pour le public accéder à des informations formulées dans un langage et dans des formats que les citoyens lambda peuvent comprendre.

 

Pour limiter cette asymétrie d’information, des groupes de la société civile dans des pays en voie de développement ont élaboré et diffusé des informations sur les budgets de leurs gouvernements dans des formes simplifiées. Objectif : expliquer aux citoyens comment le gouvernement utilise l’argent de leurs impôts. Ils ont lancé des projets libellés « budgets des citoyens » (BDC), pour augmenter la transparence budgétaire en utilisant des formats simples que les citoyens ordinaires peuvent comprendre et discuter.

 

Malgré le fait que ces documents ne soient pas les dossiers officiels du gouvernement, ils aident à traduire la politique budgétaire de façon accessible, afin de permettre aux citoyens de participer plus facilement aux affaires gouvernementales. Par sa nature même, un budget des citoyens est accessible à un lecteur qui ne possède ni les connaissances économiques ni a fortiori l’expertise technique budgétaire.

 

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_ Comment faire un « budget des citoyens » ?

Un budget des citoyens est normalement produit par le gouvernement mais en consultation avec les citoyens, surtout à travers des groupes de la société civile. Il sert de « porte d’entrée » à davantage d’informations sur le budget et se concentre sur les documents de planification budgétaire. Il est publié au même moment que le budget lui-même. Pour remplir vraiment sa fonction et avoir du sens pour tous, le « budget des citoyens » doit être publié dans les langues officielles du pays, au minimum ; et doit être largement diffusé, de préférence dans de multiples formats.

 

En pratique, les contenus présentés dans le « budget des citoyens » varient beaucoup d’un pays à l’autre. Ils dépendent de facteurs tels que le taux d’alphabétisation et la complexité de l’économie (et donc la complexité du budget). En général, les éléments qu’on y retrouve sont : les hypothèses économiques retenues pour calculer le budget ; une description du processus budgétaire ; la façon dont les recettes sont perçues ; et une description des priorités dans les allocations.

 

De plus, un budget des citoyens, document politique, doit annoncer les nouvelles mesures importantes, et les informations spécifiques au secteur et aux programmes ciblés. Les grandes organisations internationales liées à la transparence fiscale, tels que le FMI et l’OCDE, ont reconnu l’importance des « budgets des citoyens ». Parmi les gouvernements « pionniers » de ce système, qui présentent déjà un historique de plusieurs années, on trouve le Salvador, le Ghana, l’Inde, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud.

 

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_ Des idées créatives pour engager les citoyens

Plusieurs pays ont inventé des stratégies intéressantes pour associer leurs citoyens à la vie publique. À Hong Kong, le gouvernement a produit une bande dessinée qui raconte l’histoire de jeunes qui identifient les problèmes qui doivent être abordés, et comment ils apprennent et tentent d’influencer le budget en vue de résoudre ces problèmes. La bande dessinée peut être téléchargée ou être lue en ligne. Au Guatemala, le budget des citoyens commence par quelques pages de dessins colorés qui présentent les informations budgétaires de base. Les autres pages sont moins colorées, mais comprennent plus de renseignements sur le cycle budgétaire et les grands domaines de dépenses publiques.

 

Au Ghana, le gouvernement a utilisé son budget des citoyens pour diffuser une éducation de base sur le budget, l’exercice budgétaire et le cycle budgétaire. En plus de se pencher sur les priorités dans les différents secteurs, il encourage également les citoyens à s’impliquer, suggère comment le faire et fournit les numéros de téléphone des responsables du ministère des Finances et de la planification économique.

 

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_ Les pays en voie de développement font du progrès

Selon l’Indice du budget ouvert, l’enquête internationale la plus complète sur la transparence budgétaire, quelques-unes des meilleures initiatives en matière de réforme de la transparence budgétaire se produisent actuellement dans les pays avec les institutions fiscales moins développés tels que le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun et la République démocratique du Congo.

 

C’est une nouvelle encourageante car une petite amélioration dans la transparence budgétaire peut avoir d’importantes répercussions positivespour les pays en développement, en termes de : réduction de la mauvaise utilisation – ou du détournement – de l’argent public par des puissants intérêts particuliers ; une hausse du niveau de confiance du peuple dans le gouvernement ; et une motivation pour les citoyens de contribuer correctement à l’assiette fiscale. Du point de vue des gouvernants, un « budget des citoyens » est aussi une occasion pour le gouvernement d’améliorer la culture du public en matière de budget, et c’est également un moyen qui permet au gouvernement de communiquer ses priorités budgétaires à un large public.

 

Pour les autres pays, ce qui est encourageant est que, selon l’Indice des Budgets ouverts, les gouvernements partout dans le monde augmentent la quantité d’information budgétaire à la disposition du public. Si le public se sent davantage concerné par le processus budgétaire, cela peut avoir des répercussions positives sur le développement économique ; en clair, ce genre d’initiative pro-transparence serait un facteur intéressant pour la croissance économique.

 

May 31, 2016/

 

http://theconversation.com/en-afrique-les-budgets-des-citoyens-rendent-la-vie-publique-plus-transparente-59983

 

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President Uhuru Kenyatta signs the 2014 Value Added Tax (VAT) and Pubilc Finance Management ammendment Acts into law at State House, Nairobi. Looking on from left is Solicitor General Njee Muturi, Clerk of the National Assembly Justin Bundi, Cabinet Secretary National Treasury Henry Rotich, Majority Leader Aden Duale and Speaker of National Assembly Justin Muturi.

 

9 – Réduire la dette publique n’est pas toujours la bonne solution

 

Par Raphaël A. Espinoza, assistant professor en économie à University College London (UCL), Atish R. Ghosh, chef de la division risques systémiques au département de recherche du Fonds monétaire international (FMI) et Jonathan D. Ostry, directeur adjoint du département de recherche du FMI. Cet article est publié dans le cadre d’un partenariat avec la revue Regards croisés sur l’économie.

 

Avec la crise financière de 2008 puis la crise de la zone euro s’est répandue l’idée selon laquelle il était urgent de réduire la dette publique. Dans les pays développés, la dette publique a en effet atteint des niveaux sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Entre 2007 et 2013, elle a par exemple augmenté de près de 30 % en moyenne dans la zone euro. Et la question fut alors moins de savoir s’il fallait réduire la dette publique, ce qui était tenu pour acquis, que la vitesse à laquelle il convenait de la faire diminuer.

 

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_ Il est généralement préférable de maintenir la dette publique constante plutôt que de la réduire

Réduire la dette publique quand elle atteint un niveau élevé ne va pourtant pas de soi. Face à une augmentation de la dette publique, il existe en effet plusieurs possibilités :

1/ retourner au niveau d’endettement d’avant la crise, ainsi qu’en dispose par exemple le Pacte de stabilité et de croissance ;

2/ réduire la dette sans pour autant retourner aux niveaux historiques ;

3/ décider de ne rien faire et de vivre avec un niveau d’endettement plus élevé.

 

Il n’est pas clair a priori qu’une option soit préférable aux autres. Lorsqu’un gouvernement est endetté, la dette publique implique des coûts et ce, quelle que soit la décision du gouvernement, réduire la dette publique, la maintenir à niveau ou la faire croître. La dette publique comporte autrement dit des coûts incontournables. En fonction de la stratégie de remboursement de la dette, les coûts peuvent être supportés immédiatement ou dans le futur, mais dans tous les cas, il n’est pas possible d’y échapper. Par exemple, réduire la dette implique une hausse des recettes fiscales ou une baisse des dépenses publiques, ce qui pénalise l’économie. Mais ne jamais réduire la dette est aussi source de coûts car cela signifie en payer les intérêts à perpétuité.

 

En réalité, la théorie économique néoclassique recommande de suivre l’option 3, même si elle peut paraître radicale : ne rien faire avec la dette. La littérature suggère en effet que la perte de bien-être liée aux distorsions fiscales croît plus que proportionnellement au taux d’imposition. Ainsi, pour un même niveau de recettes fiscales sur une période donnée, il est plus coûteux de faire varier le taux d’imposition que de le maintenir constant. En supposant que les dépenses publiques restent constantes au cours du temps, la stratégie la moins coûteuse revient alors à choisir le taux d’imposition qui permette de maintenir le budget à l’équilibre et la dette publique constante.

 

En comparaison, si le gouvernement choisit un taux d’imposition plus élevé afin de dégager un excédent budgétaire et de réduire la dette publique, celle-ci finira par être totalement remboursée, le gouvernement commencera à accumuler des actifs à l’infini et il sera alors incité à réduire le taux d’imposition, non à le maintenir constant. La décision optimale pour un gouvernement endetté ne serait donc pas de réduire la dette publique mais de la maintenir constante.

 

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_ Une réduction de la dette publique ne se justifie que lorsque celle-ci atteint un niveau extrême

En fait, seules deux situations justifient une réduction de la dette publique. La première situation est celle d’une crise de financement. Il se peut, lorsqu’un gouvernement est très endetté, que ses créanciers n’aient plus confiance en sa capacité à rembourser sa dette, et qu’ils décident d’ajouter une prime de risque au taux d’intérêt ou de ne pas renouveler leurs prêts. Cette situation est particulièrement dommageable car elle oblige à lever rapidement des recettes fiscales importantes, avec un taux d’imposition élevé source de distorsions accrues, pour honorer ses engagements. Il convient donc pour un gouvernement de ne pas dépasser un certain niveau d’endettement critique au-delà duquel la confiance des créanciers n’est plus assurée.

 

Des économistes ont cherché à estimer quantitativement ce niveau critique. Dans un article publié en 2013 dans l’Economic Journal, Atish Ghosh et ses coauteurs ont par exemple essayé d’estimer une fonction de réaction du solde budgétaire primaire, soit hors paiement des intérêts sur la dette, au niveau d’endettement. Quand le niveau d’endettement est faible, le gouvernement se préoccupe peu de sa dette et le solde primaire est trop bas pour compenser l’accroissement de la dette due au cumul des intérêts, si bien que la dette augmente.

 

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Une fois atteint un certain niveau d’endettement, la politique budgétaire devient plus prudente et le solde primaire augmente, ce qui permet de stabiliser la dette, voire même de la réduire. Toutefois, le solde primaire ne peut augmenter indéfiniment, car tout gouvernement finit par être confronté à un phénomène de « fatigue budgétaire » (fiscal fatigue en anglais), soit à une capacité limitée, administrative ou politique, à réduire les dépenses publiques et à augmenter les impôts ou autres recettes fiscales.

 

À partir d’un certain niveau d’endettement, le solde primaire ne permet plus de compenser l’accumulation autonome de la dette. Ce niveau, critique, peut être considéré comme le seuil à ne pas dépasser pour ne pas risquer de perdre la confiance des créanciers. Dans beaucoup de pays développés, ce niveau estimé par Atish Ghosh et ses coauteurs est toutefois très élevé, par exemple de 154 % du PIB pour l’Allemagne, 171 % pour la France et même 263 % pour la Norvège.

 

La seconde situation, proche de la première, concerne les gouvernements dont le niveau d’endettement n’a pas encore atteint le niveau critique, mais qu’un choc exogène, tel qu’une crise financière impliquant une recapitalisation par le gouvernement du secteur bancaire, pourrait porter au-delà du niveau critique. Pour ces gouvernements, il est alors judicieux de conserver une marge d’endettement raisonnable par rapport au niveau critique pour ne pas risquer de perdre la confiance des créanciers en cas de choc exogène. Le niveau critique étant très élevé pour beaucoup de pays développés, le souhait de conserver une marge d’endettement ne devrait toutefois pas conduire à une réduction de la dette publique lorsque son niveau est encore loin du seuil critique.

 

February 17, 2016 7.44am SAST

 

http://theconversation.com/reduire-la-dette-publique-nest-pas-toujours-la-bonne-solution-54714

 

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10 – Gabon: 500 milliards de F CFA détournés chaque année

 

« Tous les indicateurs de finances publiques sont au rouge et les auteurs des détournements de deniers publics et de la corruption sont situés à toutes les échelles de l’administration publique ». C’est en ces mots que le président de l’ONG « On ne m’achète pas »  Pierre Ndong Aboghé, a dénoncé jeudi, à Libreville, les détournements des deniers publics et toutes les formes de corruption ayant cours au Gabon.

 

C’était à l’occasion d’un atelier de sensibilisation à l’intention des étudiants de l’Ecole de préparation aux carrières administratives (EPCA), un établissement qui forme les futurs responsables de l’administration publique, que Monsieur Ndong Aboghé a tiré la sonnette d’alarme sur le phénomène de corruption qui gangrène l’économie gabonaise. Citant un rapport de la banque mondiale, l’orateur a révélé que la corruption ferait perdre au budget du Gabon chaque année, 400 à 500 milliards de FCFA, précisant que ce gâchis de l’argent public apparaît comme un accélérateur de la pauvreté.

 

Les secteurs du Trésor, des Douanes, des Impôts et des Mines constituent, selon ce magistrat de haut rang, le repaires par excellence des prédateurs de l’économie gabonaise. Les magistrats gabonais ne sont pas passés entre les mailles du filet. Le Gabon bénéficie certes d’un excellent environnement juridique, mais, l’action des institutions contre la corruption est très timide. « On voit que ces instruments ont du mal à aller rapidement ou aller plus loin. Elles piétinent, font du surplace, au point que la société les caractérise comme des machins qui ne servent à rien, qui ne poursuivent et n’arrêtent personne », a ironisé M. Ndong Aboghé.

 

Publié le 21 juin 2016/

 

http://www.courrierdafrique.com/gabon-500-milliards-de-f-cfa-detournes-annee/

 

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11 – Plus de 500 milliards de FG détournés chaque année en Guinée

 

La Guinée renforce ses capacités de lutte contre la corruption. Elle met en place un numéro vert le 147 et un site web « le www.controle guinée.org ». C’était à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la corruption qui inquiète aujourd’hui tous les Etats.

Et pour l’occasion, le secrétariat spécial en charge des services spéciaux et du crime organisé a signé un protocole de partenariat pour lutter contre ce fléau qui gangrène notre société. Le ministre du contrôle économique et des audits a saisi l’opportunité pour annoncer la perte de plus de 500 milliards de franc guinéen sous forme de pots de vin. Une situation qui contribue à maintenir les populations dans un état de pauvreté extrême aggravée par les détournements de fonds publics par des cadres véreux.

 

Bah Sékou

 

http://www.africatoday.eu/fichiers/videos2.php?langue=fr&idc=fr_Plus_de_500_milliards_de_FG_d_tourn_s_chaque_ann_e_en_Guin_e_

 

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12 – En Afrique, la difficile lutte contre le détournement de l’aide au développement

 

La fraude et la corruption coûtent chaque année 148 milliards de dollars à l’Afrique, selon des estimations de la Banque mondiale. L’affaire a agité le Landerneau politique béninois au printemps 2015, après que les Pays-Bas ont découvert qu’une partie de leur aide publique au développement à destination du Bénin avait été détournée. Une dizaine de hauts fonctionnaires et deux hommes d’affaires sont accusés d’avoir distrait en 2014 plus de 4 millions d’euros au détriment d’un programme d’appui à l’aménagement hydraulique d’un montant global de global de 66 millions d’euros.

 

Selon les Pays-Bas, la manœuvre n’a pu se faire qu’avec l’implication sinon l’assentiment du ministre de l’énergie et de l’eau d’alors, Barthélemy Kassa, l’un des piliers du régime de l’ancien président Boni Yayi. Ils exigent que toutes les personnes épinglées soient traduites devant la justice et suspendent leur coopération avec le Bénin. Ce scandale a été disséqué lors d’un séminaire jeudi 9 juin à Paris sur le thème : améliorer la lutte contre le détournement de l’aide internationale au développement. Le colloque était organisé par les cabinets DLA Piper, Kroll et Crowe, qui ont réalisé l’audit ayant permis de mettre au jour le détournement de l’aide néerlandaise au développement ainsi que le vaste réseau de fraude et de corruption dans l’administration du Bénin.

 

Jos van Aggelem était en poste à Cotonou au moment des faits. Il est à la retraite depuis dix mois. L’ancien ambassadeur des Pays-Bas a longuement rappelé la genèse de l’affaire ainsi que la bataille menée par son pays pour que la justice béninoise s’empare du dossier. M. Aggelem a également pointé les nombreux obstacles politiques qu’il a fallu lever : Barthélemy Kassa, le principal accusé, était un proche du président béninois.

 

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_ Pressions des bailleurs de fonds

Sous la pression, il a dû démissionner de son poste de ministre de l’eau mais il a réussi à se faire élire député et son immunité parlementaire n’a jamais pu être levée. Néanmoins, estime Jos Van Aggelem, « ce scandale a pu être révélé parce que la question de l’aide au développement était devenue une question cruciale aux Pays-Bas ». Une manière d’indiquer que, sur ces questions, les pressions doivent d’abord être exercées par les bailleurs de fonds eux-mêmes. Les Pays-Bas sont l’un des plus gros contributeurs au Bénin. Entre 2003 et 2014, le royaume a débloqué 120 millions d’euros dans des projets d’aménagement hydraulique.

 

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Aux bailleurs eux-mêmes donc de « faire la police ». L’idée est soutenue par Olivier Frémond, conseiller à la Banque mondiale où il est responsable du département des partenariats publics-privés, également présent lors des débats. « C’est une responsabilité morale quand on connaît le coût de la corruption en Afrique : environ 148 milliards de dollars par an dont 50 milliards de dollars de flux financiers illicites. C’est beaucoup », indique M. Frémond. L’expert de la Banque mondiale a ensuite esquissé quelques idées pour renforcer la lutte contre la fraude et les détournements de l’aide: plus de transparence, un renforcement des institutions et une plus grande implication de la société civile.

 

« Il faut une vraie révolution des mentalités mais aussi, pour les bailleurs, repenser les mécanismes d’octroi de l’aide de manière à ce qu’elle soit directement gérée par les cibles elles-mêmes », a tempéré Michel Dognon. M. Dognon est l’ancien auditeur général du Bénin, une instance créée en 2015, après le scandale du détournement de l’aide néerlandaise, pour vérifierenquêter et auditer la gestion des organisations publiques. L’expert s’est appesanti pendant les débats sur les difficultés qui peuvent survenir pour concilier la position des Etats et des bailleurs de fonds dans la lutte contre la fraude.

 

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_ Nécessaire impunité

En l’occurrence, M. Dognon regrette « l’excès de méfiance et de suspicion des Pays-Bas dans la capacité du gouvernement béninois à réaliser un audit après les révélations du détournement de l’aide ». Or, selon l’expert, la volonté politique y était. Puisque « des sanctions ont été prises ». Seulement à moitié, a-t-il oublié de dire. Puisque l’ancien ministre de l’énergie et de l’eau n’a jamais été traduit devant la justice. Et les fonctionnaires incriminés, un temps suspendus, ont réintégré l’administration.

 

Les Pays-Bas eux-mêmes ont partiellement repris leur coopération avec le Bénin, en septembre 2015 après l’avoir interrompue quatre mois plus tôt. Ceci, sur la base du vœu que « les autorités béninoises continuent à suivre l’avancement de la procédure judiciaire à l’encontre des personnes impliquées », comme l’indiquait le communiqué du gouvernement néerlandais annonçant cette décision. Les fraudeurs béninois, eux, courent toujours. L’équipe du nouveau président élu le 6 avril, n’ayant pas encore rouvert le dossier. Impossible de garantir que le scandale de l’année dernière ne se reproduira pas.

 

Par Raoul Mbog/ LE MONDE Le 10.06.2016/ Mis à jour le 10.06.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/06/10/en-afrique-la-difficile-lutte-contre-le-detournement-de-l-aide-au-developpement_4947709_3212.html

 

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13 – Côte d’Ivoire : vers une enquête sur les milliards disparus de la noix de cajou

 

La Haute Autorité pour la bonne gouvernance a décidé d’ouvrir une enquête sur la gestion du Conseil du coton et de l’anacarde. Mais celle-ci tarde à démarrer. En Côte d’Ivoire, les règlements de compte dans la filière de l’anacarde se poursuivent autour des milliards de francs CFA évaporés. Suite aux conclusions du rapport du cabinet de conseil Deloitte, la Haute Autorité pour la bonne gouvernance a décidé d’ouvrir une enquête sur la gestion du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). C’est ce qu’indique l’ancien premier ministre, Seydou Diarra, à la tête de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance, dans une missive datée du 30 mai.

 

Toutefois, pour le moment, l’enquête, qui n’a pas pu démarrer le 31 mai, a été repoussée à la date du 7 juin. Elle n’a néanmoins toujours pas commencé. C’est désormais le secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, qui a le dossier entre les mains et donnera le top départ des investigations.

 

Dans le rapport définitif de mai 2016 consulté par Le Monde Afrique, les auditeurs de Deloitte relèvent une myriade de dysfonctionnements au sein de la filière anacarde, la coque qui abrite la noix de cajou : marchés de gré à gré, règlements en espèces des fournisseurs à hauteur de 826 millions de francs CFA en 2014 (1,2 million d’euros), chèques impayés à hauteur de plusieurs milliards de francs CFA, retraits en cash injustifiés, transactions bancaires douteuses et gestion calamiteuse. Le tout sur fonds de soupçons de corruption et de détournements importants.

 

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_ Héritage toxique

Le 26 mai, à l’issue du conseil des ministres, le directeur général du CCA, Malamine Sanogo, et son adjoint, Adama Coulibaly, ont été suspendus de leurs fonctions. Pour se défendre, le CCA explique l’héritage toxique de son prédécesseur, l’Autorité de régulation du coton et de l’anacarde (Areca), et notamment une dette fiscale et sociale de plus de trois milliards de francs CFA. A cela s’ajoute une « fuite massive de la noix brute de cajou par voie terrestre vers les pays limitrophes que sont le Ghana et le Burkina Faso », peut-on lire dans sa réponse adressée à la Haute Autorité pour la bonne gouvernance.

 

Quid des nombreux marchés passés en gré à gré ? « Face aux cycles de productions et saisons, les appels d’offres posent problème en ce qui concerne les délais des procédures », se défend le CCA. Quant aux règlements en espèces, « le secteur agricole est un secteur hautement informel », se justifient les dirigeants de cette institution. Et le prêt de 1,9 milliard de francs CFA octroyé au CCA par le Conseil du café-cacao le 3 juin 2014 ? Seulement 2 % de cette somme a été dépensée correctement, selon le rapport de Deloitte. « La campagne a été ouverte le 15 février 2014 (…) Ainsi, ne pouvant attendre que s’achève la campagne de commercialisation de la noix de cajou 2014 sans qu’on ait eu à exécuter les dispositions de la réforme comme convenu dans le prêt. »

 

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_ Dysfonctionnements majeurs

De son côté, le ministère de l’agriculture, auquel est rattaché le CCA, affine une défense qui semble être une contre-attaque. Pour le ministère, « le problème de fond, c’est d’avoir recruté un des acteurs actifs de la filière pour la réguler ». Et de pointer ainsi la responsabilité de Mamadou Berté, directeur général adjoint du CCA, auparavant responsable des achats du groupe singapourien Olam. Ce géant du négoce achète plus de 15 % de la production ivoirienne d’anacarde qui s’élève à 625 000 tonnes en 2015. Plusieurs fonctionnaires soupçonnent M. Berté « d’avoir monté des affaires autour de cette filière »avec plusieurs sociétés d’achat et d’exportation d’anacarde dirigées par ses proches dont son épouse, la femme d’affaires Mariam Sylla, et par des hauts responsables de la Haute Autorité pour la bonne gouvernance.

 

Faisant fi des dysfonctionnements majeurs pointés par le rapport du cabinet de conseil Deloitte, certains au ministère de l’agriculture accusent M. Berté « d’être en affaires » avec le secrétaire général de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, Yves Yao Kouamé. Il évoque notamment une société de Mme Sylla, SNPA. « Comment pouvais-je savoir que la société SNPA appartenait à Mme Sylla ? Et puis j’ai obtenu l’agrément pour vendre moi-même ma production au prix fixé par l’Etat, se défend M. Kouamé qui se sent visé par des acteurs de l’anacarde soupçonnés de corruption. Jamais mes décisions n’ont servi mes intérêts privés. Au contraire, sinon aurai-je souhaité une enquête sur le CCA pour savoir si oui ou non il y a eu des détournements ? Tout le monde sait que je dispose de 170 hectares d’anacarde et que ma société K-Agro Industrie fait de la transformation ».

 

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial d’anacarde, voit ce secteur crucial transformé en un champ de bataille politico-économique sur fonds de rivalité entre clans. La lutte contre la corruption, priorité du président Alassane Ouattara, et l’aboutissement des enquêtes y mettront peut-être un terme.

 

Par Joan Tilouine/ LE MONDE Le 09.06.2016/ Mis à jour le 09.06.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/06/09/cote-d-ivoire-vers-une-enquete-sur-les-milliards-disparus-de-la-noix-de-cajou_4944917_3212.html

 

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