AFRIQUE/ ECONOMIE : turbulences, difficultés et perte de croissance (extinction des signaux favorables)

Publié le 10 mars, 2017 0 Commentaire »
AFRIQUE/ ECONOMIE : turbulences, difficultés et perte de croissance (extinction des signaux favorables)

 

0.1« Famine au Yémen, Soudan du Sud, Nigeria et Somalie : l’appel à l’aide de l’ONU : Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, lance un appel à l’aide : ses agences ont besoin d’un peu plus de 4 milliards de dollars d’ici la fin du mois de mars pour endiguer une famine qui touche le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen. Les conflits armés et le changement climatique sont les premiers responsables. Mais l’ONU accuse aussi les parties au conflit de bloquer l’aide humanitaire. En tout ce sont 20 millions de personnes qui sont menacées de mort dans les six prochains mois. C’est la première fois en plusieurs décennies que quatre alertes à la famine sont lancées en même temps. Elles touchent le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen.»

 

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0.2 – « Économie/ pourquoi 2017 est un tournant majeur pour l’Afrique : Après une période euphorique, l’Afrique a connu en 2016 des performances en berne. Entre redressement et émergence, les défis ne manqueront pas pour 2017. L’année 2016 restera comme celle de la déstabilisation de la croissance du continent africain au sommet depuis plus de quinze ans. Avec un taux de 2 % ou moins, selon les dernières perspectives économiques mondiales, certaines économies africaines débutent l’année avec de sérieux handicaps, tandis que d’autres se sont bien armées pour consolider leurs acquis. La chute des cours des matières premières a fait plonger les géants d’Afrique comme le Nigeria, l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie, sans oublier l’Angola, le Ghana et l’Égypte. »

 

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1 – Economie : la croissance décroche pour l’Afrique pétrolière

 

De 5,3 % en moyenne entre 2010 et 2014, la croissance en Afrique subsaharienne est passée à 3,4 % en 2015. Elle devrait plafonner à 1,4 % en 2016, sans perspective de reprise en 2017, selon le Fonds monétaire international (FMI). En cause, la mauvaise conjoncture internationale et la baisse des cours des matières premières, pétrole en tête. Le bilan s’avère cependant contrasté : paradoxalement, ce sont les pays les moins bien nantis en minerais qui tirent le mieux leur épingle du jeu. Avec une moyenne de 1,4 % en 2016, le fléchissement de l’activité marque la plus faible expansion depuis 1994 selon le dernier rapport de l’institution financière internationale sur les perspectives de l’Afrique subsaharienne, publié le 31 octobre.

 

Le Nigeria est entré en récession, avec une croissance négative de -1,9 % prévue pour 2016, selon la Banque centrale du Nigeria. L’Afrique du Sud stagne, avec 1 % de croissance au premier semestre, de même que l’Angola, avec une prévision de croissance de 0,9 % pour 2016 (contre 3 % en 2015), en raison de sa forte dépendance au pétrole (95 % des exportations et les deux tiers des recettes fiscales). « Ces trois pays, qui représentent la moitié du PIB de l’Afrique subsaharienne, chutent nettement », souligne Roger Nord, directeur adjoint du département Afrique du FMI, en charge de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique de l’Ouest francophone. Ils voient s’envoler les espoirs de croissance soutenue et de développement durable nourris pour l’ensemble du continent par les investisseurs du Nord comme du Sud, ces dernières années.

 

La baisse du pouvoir d’achat pourrait sonner le glas de la vogue afro-optimiste. Pour la première fois depuis 22 ans, le PIB par habitant devrait en effet se contracter, à cause de la dépréciation des taux de change et de la reprise de l’inflation dans plusieurs pays (à hauteur de 18 % en 2016 au Nigeria, un niveau inégalé depuis dix ans, et de 40 % en Angola).

 

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_ Deux Afriques

« Mais de fait, deux Afriques se côtoient », nuance cependant Roger Nord. Les pays dépourvus d’importantes réserves de minerais, tels que la Côte d’Ivoire, le Sénégal, l’Ouganda, le Rwanda, l’Ethiopie, Madagascar et le Kenya vont continuer d’afficher un dynamisme enviable, avec des taux de croissance supérieurs à 3,8 %, tandis que les pays exportateurs de pétrole vont plonger, Nigeria, Angola et Ghana en tête.

Clairement, cette évolution confirme l’analyse prospective intitulée « Lions en mouvement », faite en 2010 et réactualisée chaque année par l’économiste camerounais Acha Leke, du bureau d’études McKinsey à Johannesburg. Cette étude montre l’existence de quatre groupes de pays en Afrique, en fonction de leur degré d’extraversion (exportations par habitant) et de diversification de leur économie.

 

D’un côté se trouvent les pays pétroliers peu diversifiés avec des économies étroites, de l’autre des lions historiques (Afrique du Sud, Egypte, Maroc et Tunisie, dans une étude qui englobe l’Afrique du Nord) confrontés à d’importants problèmes sociaux. Vient ensuite un groupe de pays pauvres et non diversifiés en situation de conflit armé, puis des pays de taille intermédiaire avec des économies diversifiées (reposant à 70 % sur l’industrie et les services), ayant pour la plupart connu des transitions démocratiques (Kenya, Côte d’Ivoire, Ghana, Sénégal, Mozambique, Tanzanie).

 

D’où l’inévitable question de la gouvernance, de plus en plus centrale pour la croissance économique des différentes régions d’Afrique. Prudent sur ce sujet sensible, Roger Nord rappelle qu’une étude du FMI a passé en revue les pays non pétroliers ayant connu la plus forte croissance sur les 20 dernières années. « Les raisons des bonnes performances observées au Mozambique, en Tanzanie, en Ouganda, au Rwanda, en Ethiopie et au Burkina Faso tiennent en effet à des politiques économiques et des institutions renforcées sur cette période, explique le directeur adjoint du département Afrique du FMI.

 

D’autres pays, et la Côte d’Ivoire en est le meilleur exemple, où un changement de régime politique s’est produit, ont retrouvé le chemin de la croissance. Les pays pétroliers, de manière générale, traversent des phases de croissance forte et de déclin, d’où la nécessité de mieux gérer ces cycles, pour les éliminer complètement. »

 

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_ Des ajustements structurels préconisés partout

Le retard dans la riposte des gouvernements des pays pétroliers a aggravé la situation, selon le FMI. « Les politiques ne sont pas à la hauteur de la situation », poursuit Roger Nord. Les déficits budgétaires se sont creusés et la dette monte, faisant pression sur les réserves en devises. L’inflation s’est en 2016 emballée au Nigeria, en Angola, en Zambie au Ghana. Sans surprise, le FMI préconise donc des ajustements structurels partout, pour reconstituer les réserves de devises, mieux mobiliser les recettes intérieures, réduire les déficits budgétaires, mieux gérer la dette, améliorer le climat des affaires et rendre la croissance plus inclusive.

Autant d’impératifs étroitement liés à des questions de gouvernance et de vision politique à long terme, en premier lieu dans les pays pétroliers. Au Congo, au Gabon, en Angola et au Nigeria, le développement paraît tout sauf durable, tant que la dépendance à l’égard de la manne pétrolière reste aussi forte.

 

Par Sabine Cessou / Publié le 25-11-2016 / Modifié le 25-11-2016/

 

http://www.rfi.fr/hebdo/20161125-afrique-petrole-decrochage-croissance-economie-fmi

 

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2 – Egypte : la livre dévaluée de 50%, le prix du carburant augmente de 40%

 

L’Egypte a dévalué la livre de 50% et augmenté le prix du carburant de 40% en moyenne dans la journée de jeudi 3 à vendredi 4 novembre. Des mesures qui étaient exigées par le FMI pour débloquer un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans, indispensables pour une économie égyptienne chancelante. « Deux coups sur la tête le même jour, ça fait mal ! » C’est ainsi que les médias sociaux devenus la vox populi égyptienne ont résumé le sentiment général. Jeudi 3 novembre, les Egyptiens se sont réveillés avec la perte de la moitié de leur pouvoir d’achat face au dollar, devise étrangère de référence.

 

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Au moment où ils se couchaient en cette veille du vendredi, le prix de l’essence et du diesel s’était envolé de près de 40 %. Pour contrebalancer les hausses de prix généralisées qui découleront de ces mesures, le gouvernement a annoncé une augmentation de 15 % des subventions sur les produits de première nécessité et une hausse conséquente des taux d’intérêt bancaire. Des mesures insuffisantes, selon la gauche égyptienne qui estime que les classes les plus défavorisées devront faire face à des hausses de prix insupportables. Pour l’instant, les mesures n’ont pas provoqué de vrais remous, ce qui n’est pas vraiment étonnant puisque les Egyptiens sont en week-end, dans ce pays où la semaine commence le dimanche.

 

Par RFI Publié le 04-11-2016 / Modifié le 04-11-2016/ Avec notre correspondant au Caire,  Alexandre Buccianti

 

http://www.rfi.fr/moyen-orient/20161104-egypte-livre-devaluee-50-le-prix-carburant-augmente-40

 

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3 – Économie : pourquoi 2017 est un tournant majeur pour l’Afrique

 

Après une période euphorique, l’Afrique a connu en 2016 des performances en berne. Entre redressement et émergence, les défis ne manqueront pas pour 2017. L’année 2016 restera comme celle de la déstabilisation de la croissance du continent africain au sommet depuis plus de quinze ans. Avec un taux de 2 % ou moins, selon les dernières perspectives économiques mondiales, certaines économies africaines débutent l’année avec de sérieux handicaps, tandis que d’autres se sont bien armées pour consolider leurs acquis. La chute des cours des matières premières a fait plonger les géants d’Afrique comme le Nigeria, l’Afrique du Sud ou encore l’Algérie, sans oublier l’Angola, le Ghana et l’Égypte.

 

De l’autre côté, certains pays comme la Tanzanie, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou l’Éthiopie ont pris le chemin d’une croissance soutenue (à 5 % en moyenne) par une diversification de l’économie. De leur côté, les institutions internationales, telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement, même si cette dernière est plus optimiste dans sa prospective, tirent la sonnette d’alarme pour que l’Afrique retrouve en 2017 une croissance durable, forte et équilibrée. Voici les pays qui seront scrutés tout au long de l’année et les nouveaux qui font rêver…

 

 

_ Le Nigeria en récession va devoir diversifier absolument son économie

Avec 193,3 millions d’habitants, le Nigeria du président Buhari a plongé en 2016 dans une crise économique sans précédent. C’est l’effondrement des prix du baril qui a entraîné le géant pétrolier africain jusqu’à la récession en septembre dernier. Mais la politique économique du président nigérian soulève aussi de nombreuses critiques. Le cours du naira continue de dégringoler face au dollar sur le marché noir et l’inflation s’est envolée à plus de 18 % maintenant. Buhari tente d’emprunter 30 milliards de dollars aux institutions internationales, mais les députés et les sénateurs ont mis leur veto. Pour s’en sortir, le pays doit absolument diversifier pour transformer l’économie, favoriser la création d’emplois. Dans ses plans, l’agriculture apparaît de nouveau pour être propulsée devant le secteur des hydrocarbures comme première source de revenus du pays en 2017.

 

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_ L’année de tous les dangers en Afrique du Sud

L’Afrique du Sud conserve sa note financière, mais reste menacée de dégradation. Depuis des mois, l’ombre d’une dégradation plane avec insistance sur le pays le plus développé du continent. Fitch prévoit une croissance de 1,3 % en 2017 et 2,1 % en 2018. Depuis des années, la machine économique sud-africaine tourne au ralenti, victime notamment de la chute des cours des matières premières. Après + 1,3 % en 2015, la croissance de son produit intérieur brut (PIB) ne devrait guère dépasser 0,5 % cette année. Vingt-deux ans après la fin officielle de l’apartheid, le pays reste perclus d’inégalités, avec un taux de chômage au plus haut depuis treize ans qui frappe 27,1 % de sa population active. Les investisseurs étrangers doutent de plus en plus de la capacité du président Zuma à faire redémarrer son économie.

 

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_ L’Algérie mise sur les taxes pour relancer son économie

Alger a adopté mercredi un budget 2017 avec des hausses de taxes afin de compenser la baisse des prix du pétrole, principale ressource du pays. La TVA va ainsi passer de 7 % à 9 % et de 17 % à 19 % selon les catégories, et la taxe intérieure de consommation – sur les tabacs et alcools notamment – sera relevée, comme celle sur le foncier et l’immobilier. Le gouvernement a renoncé à plusieurs investissements publics, à recruter de nouveaux fonctionnaires et à augmenter les salaires dans le secteur (para)public. Le régime des retraites va aussi être réformé pour lui éviter la « faillite ».

 

Dans la liste des pays à surveiller de près : la République démocratique du Congo, dont la crise politique n’en finit plus d’affecter une économie moribonde. Autre pays en crise, le Ghana, autrefois cité en exemple de croissance économique, le pays a dû recourir à l’aide du Fonds monétaire international (FMI) en 2015 en raison de la baisse générale des prix des matières premières. Selon la Banque mondiale, 25 % des 27,4 millions de Ghanéens vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. Le pays manque également d’infrastructures, notamment sanitaires, tandis que l’inflation et les coupures de courant à répétition plombent l’économie. Mais, selon la Banque africaine de développement, la croissance économique devrait repartir à la hausse, aidée par une bonne transition démocratique.

 

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_ Le Sénégal trace sa trajectoire de croissance

Selon les chiffres officiels du FMI, en quatre ans, le Sénégal aurait retrouvé la voie d’une croissance stable et pérenne pour faire enfin décoller son économie : 6,6 % en 2016 et 6,8 % en 2017. Les chiffres sont éloquents. Et tout s’accélère depuis l’arrivée au pouvoir de Macky Sall. Portée par l’agriculture, la croissance du Sénégal est très soutenue par des subventions de l’État, mais l’investissement public dans les infrastructures urbaines n’est pas en reste, comme l’atteste la liste impressionnante des projets lancés, tels que ceux de la ville nouvelle de Diamniadio, à 40 kilomètres de Dakar, l’autoroute Dakar-Mbour-Thiès-Touba, l’aéroport de Ndiass.

Sans compter que le gouvernement avec son plan Sénégal émergent veut doter les zones rurales de forages, de pistes, etc. Mais rien n’est gagné pour autant, car le pays doit réformer en profondeur l’environnement des affaires pour renforcer le secteur privé, tout en continuant de diversifier l’économie, et obtenir que l’électricité soit plus disponible et moins chère.

 

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_ La Côte d’Ivoire s’acharne pour confirmer ses bons résultats

La Cote d’Ivoire devrait connaître en 2017 une croissance de 8,5 %. Depuis deux ans maintenant, les investisseurs saluent les multiples réformes engagées par le pays devenu champion de la croissance en Afrique francophone. La position de la Côte d’Ivoire s’est améliorée grâce à sa croissance économique, l’inflation stable et les récentes élections. Ces éléments favorisent un environnement fertile pour l’investissement.

 

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_ La Tanzanie, championne d’Afrique de l’Est

Le gouvernement tanzanien table sur une croissance économique de 7,5 % en 2017 et de 7,9 % en 2018. Comme les années précédentes, le pays continue sa trajectoire, par l’augmentation des dépenses publiques de 11,5 %. Ces dépenses seront notamment orientées vers les secteurs de l’éducation, de la santé et des services publics ainsi que vers des projets d’infrastructures. Le PIB de la Tanzanie a progressé de 7 %, en 2015 et 2016, tiré essentiellement par les secteurs des transports, du BTP, des télécommunications et de la finance. Quatrième producteur d’or en Afrique, ce pays d’Afrique de l’Est possède aussi de vastes gisements de gaz naturel, de charbon, de diamants, d’uranium et de pierres précieuses.

 

Par Viviane Forson / Publié le 05/01/2017/ Modifié le 08/01/2017/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/les-defis-economiques-qui-attendent-l-afrique-en-2017–05-01-2017-2094874_2258.php

 

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4 – Classement des pays africains les plus prospères en 2016, selon Legatum Institute

 

(Agence Ecofin) – Intitulée «Africa Prosperity Report 2016», l’étude classe 38 pays africains en fonction de la prospérité qui y règne.  L’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère en Afrique, selon ce rapport publié le 1er juin par le think tank londonien Legatum Institute. Legatum Institute établit son classement en se basant les niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs qu’il regroupe en huit grandes catégories: l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social. La catégorie «liberté personnelle» inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard les minorités.

 

Bien qu’elle n’occupe actuellement que le rang de 3è puissance économique du continent derrière le Nigeria et l’Egypte, la nation-arc-en ciel doit sa suprématie en matière de prospérité à ses bonnes performances dans les catégories éducation, capital social, santé, gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat et liberté personnelle. L’économie la plus industrialisée du continent réalise cependant des performances moyennes dans les domaines de l’économie avec un score de 12  points et de sécurité avec un score de 19 points. Plus le nombre de points attribués est important, plus la catégorie est problématique pour le pays.

 

Le Botswana est le deuxième pays le plus prospère du continent, Et c’est ce sont les catégories éducation,  gouvernance, présence d’opportunités d’entrepreneuriat,  sécurité et  liberté personnelle qui ont tiré ce pays vers le haut. Le Maroc occupe la troisième position dans ce classement devant la Namibie, l’Algérie, la Tunisie, le Sénégal, le Rwanda et le Ghana. Le Burkina Faso ferme le Top 10.  (Voir le classement des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

 

Legatum Institute souligne, que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption. Le Sénégal et le Burkina Faso ont aussi réalisé de belles progressions du fait de l’amélioration de leurs performances dans les domaines de la liberté personnelle et de la gouvernance.

 

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Classement des pays africains les plus prospères :

1-Afrique du Sud

2-Botswana

3-Maroc

4-Namibie

5-Algérie

6-Tunisie

7-Sénégal

8-Rwanda

9-Ghana

10- Burkina Faso

11-Kenya

12-Bénin

13-Egypte

14-Mali

15-Zambie

16-Niger

17-Ouganda

18-Cameroun

19-Tanzanie

20-Côte d’Ivoire

21-Mozambique

22-Djibouti

23-Mauritanie

24-Malawi

25-Sierra Leone

26-Nigeria

27-Ethiopie

28-République du Congo

29-Zimbabwe

30-Togo

31-Guinée

32-Liberia

33-Angola

34-Soudan

35-RD Congo

36-Burundi

37-Tchad

38-Centrafrique  

 

 

Lire aussi

20/03/2016 – Classement des pays africains selon le Rapport mondial sur le bonheur : l’Algérie en tête

04/03/2016 – Classement des pays africains dans l’indice de la mondialisation 2016 établi par l’ EPF-Zurich  

08/12/2015 – Le classement de 74 villes africaines ayant le plus fort potentiel en matière de croissance inclusive  

01/02/2016 – Classement des pays africains dans l’édition 2016 de l’indice de liberté économique

18/12/2015 – La RD Congo gagne 11 rangs dans l’indice mondial de développement humain

 

jeudi, 02 juin 2016/

 

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0206-38560-classement-des-pays-africains-les-plus-prosperes-en-2016-selon-legatum-institute

 

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5 – UBA et Orange s’unissent pour la promotion des services de Mobile Money sur leurs marchés communs

 

(Agence Ecofin) – Le groupe bancaire panafricain United Bank for Africa et l’opérateur de mobile français Orange, ont signé un accord de partenariat en vue de promouvoir les services de Mobile Money sur les marchés où ils sont tous les deux présents en Afrique, a appris l’Agence Ecofin, de sources proches des deux acteurs.

Grâce à ce partenariat, Orange vise d’accroître le nombre de ses abonnées de Mobile Money, en misant sur la base des 14 millions de clients du groupe bancaire basé à Lagos et présent dans une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne, dont une dizaine des pays de l’Afrique francophone. « UBA et son vaste réseau sur le continent ainsi que sa grande clientèle, représente le groupe bancaire de choix pour nous dans ce projet, et nous sommes ravis de ce partenariat », a commenté Marc Rennard directeur d’Orange pour l’Afrique et le Moyen Orient.

 

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Dans une région où le taux de bancarisation demeure faible et l’accès aux services de banques de qualité encore difficile, le Mobile Money est devenu une véritable niche de croissance pour les opérateurs et, de plus en plus, pour les banques qui y trouvent une solution pour étendre leurs services sans investir dans de lourdes infrastructures technologiques. Selon une récente étude du Global System Mobile Association (GSMA), l’encours des transactions bancaires via le Mobile Money a progressé de 120% entre septembre 2015 et juin 2016.

 

Le même document informe de ce que l’Afrique subsaharienne comptait à elle seule 277 millions d’abonnés au Mobile Money au 31 décembre 2016, dont 118 millions actifs sur les 30 derniers jours. Toutes choses qui laissent entrevoir de grandes possibilités de croissance pour les banques qui n’ont pas le même volume de clients. United Bank for Africa n’est pas le premier partenaire bancaire de l’opérateur de téléphonie mobile français. Orange a précédemment signé des accords analogues avec Ecobank, l’autre groupe bancaire panafricain très présent en Afrique, et avec les filiales africaines du groupe BNP Paribas.

 

Idriss Linge/ jeudi, 09 mars 2017

 

http://www.agenceecofin.com/banque/0903-45546-uba-et-orange-s-unissent-pour-la-promotion-des-services-de-mobile-money-sur-leurs-marches-communs

 

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6 – Changement climatique : une facture salée pour l’économie africaine en 2017

 

Sur les 20 économies les plus dépendantes de l’agriculture à travers le monde, 17 sont en Afrique subsaharienne, selon le Climate Change Exposure Index 2017. Et parmi elles, 15 présentent un risque « élevé » ou « extrême » de changement des températures, d’inondations, ainsi que de sécheresse à partir de l’année prochaine. Mais ne disposant pas de moyens financiers et techniques suffisants pour y faire face, ces pays sont ainsi exposés à de véritables chocs économiques et humains !

2017 ne sera pas de tout repos pour certaines économies du sud du Sahara. L’Afrique subsaharienne est la région du monde la plus vulnérable aux chocs économiques causés par les changements climatiques, révèle le Climate Change Exposure Index 2017 publié ce lundi 19 décembre par la société britannique de gestion des risques Verisk Maplecroft.

 

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_ Risque « élevé » ou « extrême » pour 15 pays

Selon rapport, cette vulnérabilité repose essentiellement sur la place qu’occupe l’agriculture dans l’économie de ces pays. En effet, 17 des 20 pays à travers le monde les plus dépendants de l’agriculture se trouvent en Afrique subsaharienne, indique la même source, le secteur contribuant à hauteur de 650 milliards de dollars à l’économie d’Afrique de l’Est, de l’Ouest et du Centre. Sur ces 17 pays, 15 présentent un risque « élevé » ou « extrême » de connaître les changements de température et de précipitations, et des extrêmes météorologiques tels que la sécheresse et les inondations. C’est le cas notamment du Rwanda, du Burundi, de la Guinée-Bissau, la Sierra Leone, le Liberia ou encore la République Centrafricaine où l’agriculture représente plus de 30% du PIB national.

 

La situation devient encore plus complexe pour ces pays parce que, comme l’explique le rapport, la majorité de ces gouvernements ne disposent pas de moyens financiers ou techniques nécessaires à une planification des 20 ou 30 prochaines années, afin de résister les effets du changement climatique. A noter que le peu de ressources dont ils disposent aujourd’hui sert déjà à faire face aux problèmes de sécheresse dont souffrent certains.

 

Et alors que l’agriculture reste un pilier économique pour ces pays, la majorité des acteurs du secteur sont des petits exploitants qui – usant de méthodes agricoles traditionnelles- n’ont pas la capacité financière nécessaire pour l’investissement dans de nouvelles cultures permettant d’améliorer les rendements dans les années à venir, a expliqué Outre ces petits agriculteurs, c’est toute la chaîne agricole qui en serait touchée, y compris les détaillants de produits alimentaires notamment.

 

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_ Urgence

Par ailleurs, les changements climatiques rendent les marchés volatiles. Du coup, les pays exportateurs de matières agricoles peuvent également voir leurs activités lourdement affectées. Parmi les plus exposés, le Kenya qui exporte 1,2 milliard $ de thé par an, soit 22% de ses exportations globales. La Guinée-Bissau aussi, pourrait voir ses 180 millions $ de ventes à l’étranger de noix de cajou (72% des exportations) régresser. Idem pour le coton au Mali (43% des exportations), le tabac au Malawi (47% des exportations) ou le café en Ethiopie (19% des exportations).

 

C’est dire l’urgence d’une solution pour ces pays. Laquelle ne saurait être efficace sans un certain nombre de préalables. « Adapter avec succès le secteur agricole au changement climatique exige des données solides sur la façon dont les modèles météorologiques changeront ; Cultures de diversification des cultures ; Et des améliorations dans les pratiques de gestion de l’eau », a déclare le Dr Richard Hewston, analyste environnemental principal chez Verisk

D’ici 2020, les pays en développement pourront devraient pouvoir compter sur les 100 milliards de dollars que les pays développés se sont engagés à mobiliser, à Copenhague en 2009 et à Cancun en 2010, pour les aider à faire face au dérèglement climatique. Mais en attendant, ils devront pouvoir gérer 2017, 2018 et 2019.

 

Par Ristel Tchounand/ 20/12/2016/

 

http://afrique.latribune.fr/entreprises/green-business/2016-12-20/changement-climatique-une-facture-salee-pour-l-economie-africaine-en-2017.html

 

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7 – Pourquoi la famine frappe la Somalie en 2017

 

Pour la première fois en 6 ans dans le monde, on reparle de famine pour deux pays africains : la Somalie et le Soudan du Sud. Pourquoi ? Explications. Soyons clairs, l’état de famine « n’est pas un mot que nous utilisons à la légère », explique Erminio Sacco, expert en sécurité alimentaire au Fonds pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Depuis 2007, le terme est employé dans le cadre d’un système mondial de classification, l’échelle IPC, élaboré par plusieurs agences humanitaires.

 

_ Définition scientifique

Pour l’IPC, la famine est déclarée dès lors que plus de 20 % de la population d’une région a un accès très limité à la nourriture de base, que le taux de mortalité est supérieur à deux personnes pour 10 000 par jour et qu’une malnutrition aiguë touche plus de 30 % de la population. « Cette méthodologie scientifique aide à éviter que la famine ne devienne un terme manipulé à des fins politiques », explique Sacco. Lors du siècle écoulé, hors Afrique, des famines ont frappé la Chine, l’Union soviétique, l’Iran et le Cambodge. Elles ont souvent été le résultat de l’action humaine.

 

L’Europe a connu plusieurs famines au Moyen Âge. Les plus récentes ont eu lieu lors des deux guerres mondiales, en Allemagne, en Pologne et aux Pays-Bas, à la suite de blocus militaires. En Afrique, il y a eu plusieurs famines ces dernières décennies, de celle au Biafra (Nigeria), dans les années 1970, à celle en Éthiopie en 1983-1985. Cette dernière avait suscité une forte émotion dans le monde, relayée par les médias et marquée par la mobilisation d’artistes pour collecter des fonds. La dernière famine dans le monde s’était déroulée en 2011 en Somalie, et avait tué environ 260 000 personnes.

 

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_ Pourquoi y a-t-il encore des famines ?

Si le Soudan du Sud est pour l’instant le seul pays où la famine est déclarée, l’ONU a averti qu’elle menace aussi le Nigeria, la Somalie et le Yémen, et que plus de 20 millions de personnes pourraient être concernées. « Le dénominateur commun, c’est un conflit armé qui dure et son impact négatif sur la nourriture, l’agriculture et le bétail (…), les moyens de subsistance, le commerce, et enfin, ce qui n’est pas le moins important, la distribution de l’aide humanitaire », relève Erminio Sacco. Des quatre pays précédemment évoqués, la Somalie est le seul où la famine soit causée par la sécheresse et non par un conflit.

 

_ Peut-on encore éviter le pire en Somalie ?

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé le 7 mars la communauté internationale à se mobiliser massivement pour « éviter le pire » en Somalie, pays de la corne de l’Afrique sur lequel plane l’ombre d’une nouvelle famine. Car une énième sécheresse ravage l’est de l’Afrique et la Somalie est au bord d’une troisième famine en 25 ans. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que plus de 6,2 millions de Somaliens – soit la moitié de la population – ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont près de trois millions qui souffrent de la faim.

 

Les nouvelles autorités de ce pays rongé par deux décennies de guerre et de crises humanitaires à répétition ont décrété fin février l’état de « catastrophe nationale », et les images de corps émaciés émergent dans les médias, faisant ressurgir le spectre de la famine de 2011. « Il est possible d’éviter le pire », a déclaré à la presse Antonio Guterres après s’être entretenu à Mogadiscio avec le nouveau président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, élu le 8 février et plus connu sous son surnom de Farmajo. « Nous avons besoin d’un soutien massif de la part de la communauté internationale pour éviter une répétition des événements tragiques de 2011. »

 

Le président de ce pays privé depuis 1991 de pouvoir central et dont le gouvernement est soutenu à bout de bras par la communauté internationale et la force de l’Union africaine (Amisom), a souligné que la Somalie fait « face à une sécheresse qui pourrait devenir une famine si nous n’avons pas de pluie dans les deux prochains mois ». Après sa rencontre avec le président Mohamed à Mogadiscio, Antonio Guterres a visité un camp de déplacés à Baidoa, capitale de la province de Bay (Sud).

 

Cette ville, qui, selon l’ONU, abrite 42 000 déplacés, est dans la zone la plus affectée par la sécheresse. Les militants islamistes shebabs, affiliés à Al-Qaïda et qui contrôlent la majeure partie du Sud somalien, refusent de laisser les humanitaires venir au secours des populations. « Nous avons l’obligation morale de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider ces gens », a déclaré M. Guterres dans le camp, avant d’affirmer : « C’est la situation dramatique dans laquelle se trouvent des pays tels que la Somalie qui produit le terrorisme. »

 

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_ Au Soudan du Sud, la famine devient chronique

Le camp est surtout peuplé d’éleveurs, qui ont perdu leur bétail et n’ont eu aucune récolte lors des trois dernières saisons de moisson. Les femmes et enfants représentent 80 % des nouveaux arrivants, selon l’ONU. « Nous n’avons plus de vivres, et notre bétail est mort », a déclaré à l’AFP Mainouna, venue avec trois de ses six enfants depuis la région de Middle Juba, au sud de Baidoa. « Là-bas, nous ne pouvions pas obtenir d’aide. » La Somalie n’est pas le seul pays africain actuellement menacé par la famine. Elle a été officiellement déclarée le 20 février au Soudan du Sud, où elle touche 100 000 personnes.

 

Né en 2011 après sa séparation d’avec le Soudan, le Soudan du Sud a sombré fin 2013 dans une guerre civile meurtrière. Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), environ 32 000 Sud-Soudanais ont trouvé refuge au Soudan depuis le début de l’année et des dizaines de milliers d’autres devraient les imiter dans les mois à venir. Le Soudan, qui compte déjà 330 000 réfugiés sud-soudanais, a mis en place des centres de transit à la frontière et des camps de réfugiés à travers tout le pays.

 

Par Le Point Afrique (avec AFP) / Publié le 09/03/2017/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/pourquoi-la-famine-frappe-la-somalie-en-2017–09-03-2017-2110522_2365.php

 

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8 – Famine au Yémen, Soudan du Sud, Nigeria et Somalie : l’appel à l’aide de l’ONU

 

Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général de l’ONU, lance un appel à l’aide : ses agences ont besoin d’un peu plus de 4 milliards de dollars d’ici la fin du mois de mars pour endiguer une famine qui touche le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen. Les conflits armés et le changement climatique sont les premiers responsables. Mais l’ONU accuse aussi les parties au conflit de bloquer l’aide humanitaire.

 

En tout ce sont 20 millions de personnes qui sont menacées de mort dans les six prochains mois. C’est la première fois en plusieurs décennies que quatre alertes à la famine sont lancées en même temps. Elles touchent le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen. Antonio Guterres, le nouveau chef de l’ONU, demande l’aide des Etats membres pour financer un plan d’urgence de 4 milliards de dollars d’ici fin mars. « La vie de millions de personnes dépend de notre capacité à agir, a insisté le secrétaire général des Nations unies. Dans notre monde d’abondance, il n’y a pas d’excuse pour l’inaction ou l’indifférence. Nous avons entendu les alertes. Maintenant, il n’y a pas de temps à perdre ». Mais l’ONU ne dispose actuellement que de 90 millions de dollars.

 

C’est au Yémen que la situation est la plus critique avec plus de 7 millions de personnes qui meurent de faim. Sans la nommer, Antonio Guterres lance un appel à l’Arabie Saoudite qui bombarde les rebelles houthis et est accusée de bloquer l’aide humanitaire. « La situation est critique. C’est le moment où le droit international humanitaire doit être respecté par tous et l’accès doit être accordé dans toutes les zones ». Des quatre pays menacés par la famine, seule la Somalie connaît une sécheresse. « Cette conférence humanitaire est une opportunité à saisir pour obtenir les fonds et pour faire prendre conscience qu’une réponse militaire, sécuritaire n’est pas suffisante. Il faut vraiment avoir une approche de long terme à cette crise. Et que les investissements sont nécessaires pour agir sur les causes.

 

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_ Le nord-est du Nigeria, quand le terrorisme se mêle à la crise

L’ONU demande spécifiquement 1,5 milliards de dollars pour financer les programmes d’urgences dans la région du lac Tchad, notamment dans le nord-est du Nigeria, zone déstabilisée par le groupe islamiste Boko Haram. La situation perdure et les indicateurs sont de plus en plus alarmants: 17 millions de personnes sont touchées par cette crise. Dans le nord-est du Nigeria, les populations manquent de tout: de médicaments, d’électricité, d’abris décents, d’eau courante et surtout de nourriture. A l’origine, l’accès aux services de base était défaillant dans les trois Etats de l’Adamawa, de Borno et de Yobe. La crise liée à Boko Haram n’a fait qu’amplifier cette situation.

 

D’après le Programme alimentaire mondial, 5,1 millions de personnes font face à la faim, dont 4,7 millions ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. Avec un indicateur très inquiétant: un taux de 28% de malnutrition enregistré dans ces trois Etats du nord-est du pays. Selon le PAM, cette situation est liée au conflit qui a lieu au nord-est du Nigeria. Les populations ont dû fuir les violences, ce qui a créé une grande vague de déplacés et de réfugiés. A l’insécurité, s’ajoute l’arrêt des activités agricoles de ces populations ainsi que la forte baisse du commerce transfrontalier. Sur le terrain pourtant, le PAM distribue des aliments de base et de l’argent. Fin 2016, cet organisme des Nations unies a fourni des kits nutritionnels à 100 000 enfants. En janvier 2017, il a aidé plus d’un million de personnes.

 

Difficile pour les humanitaires d’assister les quelques 17 millions de personnes affectées par la crise, car ils sont eux-mêmes peu protégés des attaques. « La situation est très compliquée car l’accès est complexe », constate le Dr Serge Breysse, directeur de l’expertise et du plaidoyer chez Action contre la faim. « Il n’y a pas de respect du droit humanitaire, les ONG peuvent aussi être des cibles », déplore ce médecin, qui décrit une situation de chaos dans le nord-est du pays.

 

Par RFI / Publié le 23-02-2017 / Modifié le 24-02-2017/

 

http://www.rfi.fr/general/20170223-famine-yemen-soudan-sud-nigeria-somalie-appel-aide-onu-guterres

 

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9 – Côte d’Ivoire : les TIC pour améliorer la productivité agricole

 

Le Salon de l’agriculture de Paris se poursuit jusqu’à dimanche dans la capitale française. Depuis plus de 20 ans, la Côte d’Ivoire est présente à ce grand rendez-vous international. Le secteur agricole est crucial à l’économie éburnéenne. Il représente 22% du produit intérieur brut, plus de la moitié des recettes d’exportation du pays et emploie les deux tiers de la population. Dans son Programme national d’investissement agricole, la Côte d’Ivoire a fixé comme priorité l’amélioration de la productivité et mise sur les technologies de l’information pour y arriver.

 

Adrienne N’Guessan est la présidente d’une coopérative agricole de la région de Daloa, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Elle produit café, cacao, manioc, bananes ou encore attiéké. Comme les autres femmes, Adrienne travaille à la main, avec des techniques très rudimentaires. Pour améliorer sa productivité, sa coopérative est suivie par l’ANADER, l’Agence nationale d’appui au développement rural.

 

« Chaque fois que l’on nous prodigue des conseils, on les suit, reconnaît l’agricultrice. Mais il faudrait quand même qu’on ait plus de soutien pour mieux faire. Il nous faudrait des formations pour apprendre les bonnes pratiques. C’est ce que fait l’ANADER, mais les agents n’ont pas toujours le temps de s’occuper de tout le monde. Nous les producteurs, même au champ on a besoin d’informations. On en a toujours besoin. »

 

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_ E-extension

Et c’est justement pour toucher le plus de producteurs possible, même dans les endroits les plus reculés que l’ANADER a mis en place l’année dernière le système E-extension. Il s’agit d’un centre d’appel, relié à un laboratoire, que peuvent joindre à tout moment les agriculteurs pour poser des questions techniques.

 

« Les opérateurs parlent 7 langues différentes, s’enthousiasme le Dr Sidiki Cissé, directeur général de l’ANADER. Les agriculteurs peuvent donc poser leurs questions dans leur dialecte. Ensuite, dans le centre d’appel, des techniciens peuvent leur donner une réponse immédiatement. Le centre dispose aussi d’une base de données avec des informations sur diverses problématiques, à laquelle peuvent se référer les opérateurs pour répondre au plus vite. »

 

Les questions qui préoccupent le plus les agriculteurs sont celles qui ont trait à la de productivité : « la terre, les semences, les intrants… poursuit le directeur général. Il y a les maladies aussi. Parfois ils ne connaissent pas un insecte, alors ils le prennent en photo et nous l’envoient. Certains déterrent les racines d’une plante pour nous en envoyer une photo aussi. Et quand le problème est plus complexe, on envoie un agent sur place pour se rendre compte de la situation. »

 

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_ Un suivi durable

Un système apprécié des agriculteurs. Lydie Rachel Kambou est la présidente de la société des productrices de karité de Bounkani, au nord-est de la Côte d’Ivoire. Organisées en coopérative depuis 2015, grâce à l’ANADER, les 2 000 productrices ont encore besoin d’un suivi régulier. « 99% des femmes dans le secteur du karité sont analphabètes donc nous avons besoin d’un renforcement de capacité avec entre autres l’alphabétisation. Nous sommes maintenant légalement constituées, mais nous n’avons pas encore tous les contours de l’organisation coopérative donc il faut nous donner la méthodologie, nous former pour que nous soyons aguerries sur le terrain, et puis nous aider en gestion financière. »

 

Par Gaëlle Laleix/ Diffusion : jeudi 2 mars 2017

 

http://www.rfi.fr/emission/20170302-cote-ivoire-tic-ameliorer-productivite-agriculture

 

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10 – Côte d’Ivoire : les autorités veulent un contrôle plus rigoureux de la filière cacao

 

En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, des planteurs ont récemment manifesté leur colère à la suite de la mévente de leurs récoltes. Des milliers de sacs destinés à l’exportation n’avaient pas trouvé d’acheteur pour un total de 350 000 tonnes de fèves. La faute à des opérateurs locaux qui n’ont pas les moyens de faire face aux fluctuations des cours sur le marché international. Le gouvernement ivoirien a annoncé la semaine dernière qu’il allait lancer un audit de la filière cacao.

 

« Ce problème, nous l’avons réglé. Vous savez que nous sommes dans un système de vente anticipée. Pour que vous puissiez exporter du cacao en Côte d’Ivoire, il faut que vous bénéficiiez du contrat d’exportation. Et ce contrat d’exportation, vous ne pouvez l’avoir que si vous avez participé à la vente anticipée aux enchères. Ce qui s’est produit, c’est qu’il y a un certain nombre d’opérateurs qui ont pris des engagements et qui n’ont pas pu les honorer parce que les cours ont brutalement chuté. Ce sont des opérateurs qui malheureusement étaient à défaut. Donc c’est pour cela que nous avons demandé un audit du système pour que nous nous assurions que tous ceux qui participent à cette vente anticipée ne puissent pas mettre le système à risque. Nous allons nous donner les moyens d’un contrôle beaucoup plus rigoureux. »/ Mamadou Sangafowa Coulibaly

 

28-02-2017 – Par Stanislas Ndayishimiye / Par RFI/ Publié le 28-02-2017 / Modifié le 28-02-2017/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20170228-cote-ivoire-autorites-veulent-controle-plus-rigoureux-filiere-cacao

 

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11 – Réalisation du Projet Grand Inga : Des risques avec la météo politique congolaise

 

S’il y a un projet dont la réalisation peut sortir l’Afrique de sa pauvreté énergétique et partant du sous-développement, c’est bien le Grand Inga, notamment Inga III doté d’un potentiel inégalé de plus de 42 000 MW. Naturellement il en a été question lors de la deuxième semaine du Programme de développement des infrastructures (PIDA) tenue du 21 au 25 novembre 2016 à Abidjan. 

 

Pour Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission de l’ Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (ADPI RDC), logée à la présidence congolaise à Kinshasa ; il ne fait pas de doute : le gigantesque projet hydroélectrique, dit-il, est la solution pour le continent. Et qu’une fois réalisé, ses impacts devraient être perceptibles du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de l’Afrique. Sur la question par exemple de l’emploi qui a été au cœur de cette deuxième semaine du PIDA, l’ancien ministre de l’énergie et ex-secrétaire permanent du Pool énergétique de l’Afrique centrale estime que pour chaque pays qui sera traversé par une ligne d’interconnexion, ce sont des milliers d’emplois qui seront créés directement ou indirectement.

 

L’on estime pour chaque pays traversé, «des retombées économiques de l’ordre de 3 milliards de dollars». «Inga, c’est un potentiel de 44 000 MW. Cela n’existe pas ailleurs. Trois Gorges (le plus grand barrage hydroélectrique au monde à l’heure actuelle)  font 26 000 MW. En plus sa réalisation n’aura pas grands d’impacts socio-environnementaux parce qu’il n’y a pas de villages à déplacer».

 

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_ Besoins de financements colossaux

Si le projet Grand Inga en lui-même ne pose pas problème, son financement est resté pendant longtemps problématique. En effet, les bailleurs ont traîné les pieds à apporter les fonds nécessaires à sa réalisation. L’on estime à 12 milliards de dollars les fonds nécessaires pour la réalisation seulement de la première phase de Inga III, prévu pour être réalisé en huit phases. Pour cette première phase, rien que pour construire la ligne électrique jusqu’à en Afrique du Sud, 3 milliards de dollars US sont indispensables.

 

Il est attendu de la réalisation de cette première phase d’Inga III, quelques 4 800 MW. 2 300 MW sur les 4 800 MW resteront en République démocratique du Congo : 1 300 MW iront aux entreprises minières du Katanga et 1000 MW au Sud du pays. L’Afrique du Sud est preneur des 2 500 MW restants. Mais, à en croire le ministre Kalala, il n’y a pas que l’Afrique du Sud qui est intéressé par les mégawatts du Grand Inga. Il a parlé d’un protocole signé avec le Nigeria qui permettra à ce plus grand producteur d’énergie électrique ouest-africain d’acheter 10 à 15 000 MW. Il y a également l’Autorité économique du Canal de Suez en Egypte qui est partante pour acheter 15 000 MW.

 

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_ Les bailleurs de fonds bougent

Au vu de cet engouement pour les mégawatts du Grand Inga, les bailleurs de fonds ont commencé à bouger. Déjà en octobre 2015, la Banque mondiale a annoncé au cours des assemblées annuelles de Lima au Pérou sa contribution d’un montant d’un milliard de dollars US pour le financement du projet. Les bailleurs chinois ont aussi fait preuve d’intérêt pour le projet, sans oublier la Banque africaine de développement (BAD) qui est résolument engagée dans le financement des infrastructures sur le continent. Et la participation de la délégation congolaise à la deuxième semaine du PIDA n’est pas fortuite. Elle participe de la recherche des financements au niveau africain en faveur du projet. En plus de la BAD, plusieurs pays africains dont l’Afrique du Sud sont en effet intéressés par le projet et pourraient donc participer à son financement.

 

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_ L’inquiétante situation politique congolaise

Bruno Kapanji Kalala se veut rassurant quant à l’avancement d’Inga III. «Le projet connaît un avancement avec le soutien des Africains et des institutions financières. Nous sommes dans le temps». Un appel d’offres a déjà permis aux autorités congolaises de présélectionner trois consortiums. Il s’agit du canadien SCN-Lavalin, de l’espagnol ACS et du chinois Three Gorges Corporation. Dans les prévisions, le consortium concessionnaire devrait être choisi avant la fin de l’année 2016 et les travaux devraient démarrer dès 2017 pour une durée de 5 à 6 ans.

On le sait, le pouvoir congolais, en particulier le président Joseph Kabila est pour beaucoup dans les avancées que le projet Grand Inga a connues ces derniers mois. Il en a fait une affaire personnelle. Ainsi il décide le 13 octobre 2015 de créer par ordonnance au sein de son cabinet l’Agence pour le développement et la promotion du Grand Inga (ADPI RDC). Il nomme dans la foulée, et toujours par ordonnance, Bruno Kapanji Kalala, chargé de mission avec rang de ministre.

 

Avec cette prise à bras-le-corps du projet au sommet de l’Etat congolais, les choses ont commencé à bouger dans le bon sens certes ; mais il y a lieu de craindre pour la suite car la météo politique à Kinshasa pourrait bientôt entrer dans une zone de turbulence-touchons du bois- avec la fin du mandat constitutionnel du président Kabila le 19 décembre 2016. Rejetant l’accord politique qui prolonge le second mandat de Kabila, ses farouches opposants n’entendent pas le laisser gérer après cette échéance.

 

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Les récentes manifestations de l’opposition et la violente répression des manifestants par les forces de l’ordre semblent donner un avant-goût de ce que pourrait devenir la RD Congo après le 19 décembre 2016. Conscients des risques, les occidentaux (Européens et Américains) ont pris les devant en procédant à des sanctions ciblés dans les rangs du président Kabila. Cela suffira-t-il à calmer leurs ardeurs et à pacifier l’opposition. Rien n’est moins sûr. Dans ce contexte, l’on se demande bien si Joseph Kabila aura encore la tête à la réalisation du grand Inga.

 

Par ailleurs, en Afrique du Sud, Jacob Zuma qui a également été en pointe aux côtés de Kabila sur l’ambitieux projet, va lui aussi quitter ses fonctions dans quelques années. Autant dire que le Grand Inga pourrait encore accuser des retards avant de reprendre sa vitesse de croisière. Pendant ce temps l’Afrique restera embourbée dans sa pauvreté énergétique, le sous-développement, avec le piteux taux d’électrification de 30%.

 

Grégoire B. Bazié/ Burkina Demain/ Posted on Déc 16 2016 / by B-Demain

 

http://burkinademain.com/2016/12/16/realisation-du-projet-grand-inga-des-risques-avec-la-meteo-politique-congolaise/

 

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12 – La puissance du barrage hydroélectrique de Kaléta suscite des interrogations

 

Selon les informations publiées le 16 décembre 2016 par le site de l’hebdomadaire jeune Afrique ; le barrage hydroélectrique de Kaléta, inauguré en grande pompe par le président guinéen, Alpha Condé, et son ministre de l’Énergie, Cheick Taliby Sylla, à la fin de septembre 2015, ne tient pas ses promesses. En effet, ce barrage situé sur le fleuve Konkouré, à 150 km au nord-est de Conakry, dans la préfecture de Dubréka, a été inauguré le 28 septembre 2015 en présence du président guinéen Alpha Condé en compagnie de ses homologues nigérien, Mahamadou Issoufou, et congolais, Denis Sassou Nguesso.

 

L’ouvrage d’une capacité de 240 mégawatts (MW) a coûté 446 millions de dollars conjointement financés par l’État guinéen à 25 % et China Exim Bank à 75 %. Selon les estimations en ce moment, cette centrale devait permettre de résorber une bonne partie du déficit énergétique du pays, estimé à 400 MW. Cependant, sa capacité de production, censée être de 240 mégawatts (MW), se situerait plutôt entre 30 et 100 MW pendant la saison sèche. En cause, le manque d’anticipation du manque d’eau chronique. Cette situation serait due en partie à l’absence de retenue d’eau en amont (ce qui sera réglé vers 2020), mais aussi à des « erreurs techniques » durant la phase d’étude de ce site construit par China International Water and Electric Corporation pour 446 millions de dollars (420 millions d’euros).

 

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Par ailleurs, la question de savoir si le réseau électrique est assez puissant pour extraire l’énergie produite divise les experts. Aujourd’hui, au vu de cette situation l’on de pose de nombreuses questions dans la mesure où l’entreprise China International Water and Electric a dû ramener le délai d’exécution des travaux lancés en avril 2012 de quatre à trois ans, à la demande de Condé, expliquent les autorités guinéennes. «Jamais un barrage d’une telle capacité n’a été réalisé en un temps pareil », a affirmé en ce moment, le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Cheick Taliby Sylla, qui précise que 2 500 jeunes guinéens et 850 Chinois avaient travaillé sur ce chantier.

 

Par l’Agence islamique internationale de presse (IINA)/ in Société 1 janvier 2017/

 

http://www.visionguinee.info/2017/01/01/la-puissance-du-barrage-hydroelectrique-de-kaleta-suscite-des-interrogations/

 

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