AFRIQUE/ PAUVRETE ET MISERE/ DEVELOPPEMENT SOCIAL : vaincre la pauvreté et sortir du sous-développement sont des objectifs accessibles

Publié le 29 novembre, 2014 0 Commentaire »
AFRIQUE/ PAUVRETE ET MISERE/ DEVELOPPEMENT SOCIAL : vaincre la pauvreté et sortir du sous-développement sont des objectifs accessibles

 

1 – « Des progrès constants et des réussites notables : «À ce jour, dix des 54 États membres de l’UA ont atteint l’objectif consistant à consacrer au moins 10 % des investissements publics à l’agriculture. Parmi ces pays figurent le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Sénégal, qui ont déjà dépassé cet objectif», a précisé la présidente de la Commission de l’UA.

«D’après l’Agence de planification du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), à ce jour, dix pays ont dépassé l’objectif du PDDAA de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie) et quatre autres ont atteint une croissance de 5 à 6 %», a ajouté Mme Dlamini-Zuma. En juin, la 38e Conférence de la FAO a distingué 38 pays dans le monde, dont 11 pays d’Afrique, pour avoir atteint l’Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire la faim entre 1990 et 2015, et ce trois ans avant l’échéance impartie. Ces pays sont l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, Djibouti, le Ghana, le Malawi, le Niger, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe et le Togo. Trois de ces pays –  Djibouti, le Ghana et Sao Tomé-et-Principe – ­ ont également atteint l’objectif plus ambitieux du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, consistant à réduire de moitié le nombre total de personnes souffrant de la faim.

D’après le Secrétaire Exécutif du NEPAD, M. Ibrahim Mayaki, à ce jour, neuf pays ont dépassé l’objectif de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie), quatre autres ayant atteint une croissance moyenne de 5 à 6 pour cent. »

  

2 – « Selon les dernières statistiques officielles, le taux de Rwandais vivant dans l’extrême pauvreté a chuté à 24% en 2011, contre 40 % une décennie plus tôt. Selon les prévisions de la Banque mondiale, le Rwanda devrait voir sa croissance économique s’accélérer pour atteindre 7,5% en 2014. Grâce à sa stabilité politique et à une série de réformes visant à améliorer le climat des affaires et à attirer les investisseurs, le Rwanda espère accéder au rang de pays à revenu intermédiaire à l’horizon 2020. »

 

 

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1 – L’Ouganda découvre les bienfaits de l’eau courante

 

Pour la plupart des habitants de Mubende, Hoima et Masindi, devoir parcourir de longues distances à pied à la recherche d’eau potable relève du passé. Une habitante de Hoima nous parle de ce changement et des conséquences qu’il a eues sur sa vie: «Auparavant, je ne pensais qu’à l’eau, de l’instant où je me réveillais jusqu’au moment de m’endormir. La vie, autrefois si difficile, est devenue plus douce!», explique-t-elle.

 

Le projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement des villes du centre-ouest a permis à cette habitante de Hoima ainsi qu’à 25 000 autres personnes de jouir d’un accès direct à l’eau potable. Garantir un accès à l’assainissement, à l’hygiène et à l’eau potable est une des priorités de la Commission européenne, pour qui il s’agit d’un élément essentiel vers l’amélioration de la santé et des sources de revenu. Chaque année, les programmes d’accès à l’eau et d’assainissement reçoivent de l’Union européenne une enveloppe avoisinant les 400 millions d’euros, permettant la construction d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable, de collecte des eaux usées, d’assainissement et d’hygiène de base. Depuis 2004, 31 millions de foyers ont ainsi pu être raccordés à l’eau potable, et 9 millions à des infrastructures sanitaires.

 

Le projet d’approvisionnement en eau et d’assainissement de villes de l’Ouest central a reçu de la Commission européenne un financement à hauteur de 14,75 millions d’euros pour la période 2001-2007. Ce projet fait partie intégrante de la contribution de la Commission au septième objectif du Millénaire pour le développement – préserver l’environnement.

 

Le partenariat Afrique-UE sur les objectifs du Millénaire pour le développement repose sur les buts suivants :

– améliorer l’approvisionnement en eau et les infrastructures sanitaires;

– garantir la durabilité grâce à la participation de la communauté;

– soutenir la capacité institutionnelle à gérer et préserver les infrastructures.

Grâce à ce projet, les résultats suivants ont pu être enregistrés :

– la possibilité de jouir 24 heures sur 24 et sans interruption d’un approvisionnement en eau à un prix abordable;

– la présence de sources d’eau potable à plus courte distance de marche, avec pour principale retombée positive la possibilité pour les jeunes filles de se rendre à l’école plutôt qu’aux puits;

– d’après le ministère ougandais de la santé, une diminution de la mortalité infantile;

– le drainage des eaux pluviales, réduisant ainsi le niveau des eaux de surface en cas de pluie torrentielle.

  

Les habitants des trois villes ont aujourd’hui la possibilité d’économiser du temps et de l’argent grâce au coût moins élevé de l’eau et à son accès simplifié. Leur qualité de vie s’améliore elle aussi petit à petit et la pauvreté recule doucement, particulièrement à Mubende. «Depuis que je suis connectée à l’eau, je peux produire plus de jus pour mes clients et mes revenus ont augmenté. Je peux maintenant payer les frais d’inscription scolaires de mes enfants. Notre eau est potable, et ma famille ne souffre plus de diarrhée», rapporte Joyce Namutebi, gérante d’un commerce local.
Mettre l’eau à la portée de chacun

 

http://www.africa-eu-partnership.org/fr/success-stories/louganda-decouvre-les-bienfaits-de-leau-courante

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2 – La réussite socio-économique de l’Éthiopie

 

Selon une récente publication de la Banque africaine de développement (BAD), intitulée « AfDB and Ethiopia – Partnering for Inclusive Growth », l’une des grandes réussites de l’Afrique d’aujourd’hui se trouve dans le redressement socio-économique qu’a connu un certain nombre de pays, dont l’Éthiopie, au cours des dix dernières années.

 Avec un taux de croissance annuel moyen de 11 %, l’Éthiopie a réalisé des progrès considérables pour devenir l’une des économies qui se sont développées le plus rapidement au monde. Elle est en passe d’être la plus grande économie d’Afrique de l’Est. En investissant dans des projets et programmes dans divers secteurs de l’économie éthiopienne, la BAD apparaît résolument comme le partenaire de choix de l’Éthiopie en matière de développement.

Comme il s’agit d’une économie qui repose dans une large mesure sur l’agriculture, l’aide en faveur des pauvres que fournit la BAD est essentielle dans le soutien d’une croissance inclusive et le renforcement de l’intégration économique avec les pays voisins. Avec une population dont près de la moitié a moins de dix-huit ans, la croissance inclusive est axée sur la création d’emplois et une meilleure répartition des revenus en vue d’éradiquer la pauvreté. A cet égard, la BAD a visiblement joué un rôle majeur. Les orientations politiques doivent être les bonnes. Le partenariat de la BAD avec l’Éthiopie a été effectivement marqué par de telles orientations, basées sur un dialogue franc, une sélectivité stratégique et une forte focalisation sur les résultats. À cet égard, l’Éthiopie a su tirer son épingle du jeu.

 

La série de réformes actuellement menées contribue non seulement à accélérer la croissance, mais aussi à améliorer la prestation des services de base dans son ensemble, favorisant ainsi la capacité enviable du pays à réaliser plusieurs objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Parmi ces réformes, on notera la privatisation des entreprises publiques et la rationalisation des réglementations gouvernementales qui ont commencé à attirer les investissements étrangers tant espérés.

En fin décembre 2012, les activités du Groupe de la BAD en Éthiopie s’élevaient à un montant cumulé de 2,5 milliards d’UC, soit environ 3,8 milliards de dollars EU, représentant quelque 119 prêts et subventions. Ce niveau d’engagements fait de l’Éthiopie le sixième plus grand bénéficiaire de prêts du Groupe de la BAD,  après le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Nigéria. Elle est de loin le plus grand bénéficiaire d’Afrique de l’Est, devant la Tanzanie (environ 3 milliards de dollars EU), l’Ouganda (environ 2,6 milliards de dollars EU) et le Kenya (environ 2 milliards de dollars EU).

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Les engagements provenant des ressources concessionnelles du Fonds africain de développement (FAD) ont représenté environ 85 % des engagements cumulés, car l’Éthiopie est actuellement classée comme pays à faible revenu, tout comme 36 autres pays de la catégorie A de la Banque. Selon le président de la BAD, Donald Kaberuka, « la Banque maintiendra son partenariat afin que l’Éthiopie réalise son ambition de parvenir au statut de pays à revenu intermédiaire d’ici à 2025 et de s’intégrer davantage dans la sous-région ».

Pour atteindre cet objectif, la BAD, conformément à son principe de sélectivité, met actuellement plutôt l’accent sur des projets moins nombreux, mais de plus grande envergure, d’un montant moyen de 80 millions de dollars EU, qui auront plus d’impact sur le développement. La BAD joue par ailleurs un plus grand rôle de coordination de l’aide pour attirer des ressources supplémentaires. Le maintien de l’efficacité de son bureau d’Éthiopie, rouvert en 2001, sera déterminant pour promouvoir les activités et le programme de transformation du Groupe de la BAD dans ce pays.

 

10/10/2013/ AfDB and Ethiopia – Partnering for Inclusive Growth

 http://www.afdb.org/fr/news-and-events/article/ethiopia-a-socio-economic-success-story-12354/

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3 – Stimuler l’agriculture, éradiquer la faim

 

Le développement agricole en Afrique est essentiel pour remédier à la pauvreté et éradiquer la faim: l’agriculture reste la principale source de revenus des pauvres sur ce continent et représente environ un tiers du PIB. Le programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) a été mis en place afin de favoriser un développement fondé sur l’agriculture sur le continent africain. Il a pour objectif d’atteindre un taux d’expansion agricole moyen de 6 % par an afin de réduire la pauvreté rurale.

Les différents sous-programmes et activités ont été répartis en quatre domaines appelés «piliers» du PDDAA :

–         gestion durable des terres et des ressources en eau;

–         accès aux marchés;

–         approvisionnement alimentaire et réduction de la faim;

–         recherche agronomique.

  

Lancé conjointement par l’Union africaine (UA) et le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le PDDAA est entièrement géré et mis en œuvre par des Africains. Reconnaissant l’importance et la valeur du programme, l’UE soutient le PDDAA aux niveaux continental, régional et national.

 

Dans le premier plan d’action (2008-2010) pour la mise en œuvre du partenariat stratégique Afrique-UE figuraient les sept mesures de coopération suivantes relatives à l’agriculture et à la sécurité alimentaire :

–         accélérer le développement et la mise en œuvre du troisième pilier du programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA);

–         renforcer la recherche agronomique, ainsi que la coopération et la coordination institutionnelles entre les systèmes nationaux de recherche agronomique (SNRA) et les programmes de recherche régionaux et internationaux;

–         éliminer les obstacles aux échanges intra-africains de produits agricoles, y compris d’aliments de base;

–         inclure dans les programmes d’aide budgétaire des indicateurs liés à l’agriculture et à la sécurité alimentaire;

–         renforcer les représentations régionales et continentales des organisations de producteurs et des associations professionnelles, en les dotant d’une capacité réelle de défendre leurs intérêts et d’agir en tant que groupes de pression;

–         renforcer les capacités nationales et régionales de contrôle des niveaux de malnutrition aiguë et chronique;

–         renforcer les systèmes et moyens continentaux et régionaux d’information en matière de sécurité alimentaire pour lutter contre les famines.

  

Un certain nombre d’initiatives mises en œuvre dans ce cadre, et conformes au PDDAA, ont obtenu un soutien de la Commission européenne au cours des trois dernières années. Plusieurs mesures ont d’ores et déjà été lancées avec succès. Il s’agit notamment d’un projet visant à promouvoir le renforcement des capacités des institutions et processus du PDDAA (financé par la Commission à concurrence de 5 millions d’euros), de divers programmes de recherche agronomique (contribution: 26 millions d’euros), d’un soutien axé sur les organisations d’agriculteurs et les processus inhérents à la politique agricole (contribution: 5 millions d’euros) et d’une aide au Forum africain pour les services de conseil agricole (contribution: 1,5 million d’euros).

 

http://www.africa-eu-partnership.org/fr/success-stories/stimuler-lagriculture-eradiquer-la-faim

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4 – Horizon 2025 : approche unifiée pour l’éradication de la faim en Afrique

 

La réunion de haut niveau adopte une déclaration en faveur d’une action commune et ciblée pour mettre un terme à la faim et à la malnutrition d’ici 2025.

 Les Chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine, les représentants d’organisations internationales et de partenaires issus de la société civile, du secteur privé, des coopératives et du monde universitaire, mais aussi des représentants des exploitants agricoles et des jeunes ont adopté à l’unanimité une Déclaration pour éradiquer la faim en Afrique d’ici 2025.

Cette déclaration appelle à conjuguer diverses actions politiques pour promouvoir un développement agricole durable associé à la protection sociale; elle préconise une dotation budgétaire axée sur les pauvres et reconnaît l’importance des acteurs non étatiques pour garantir la sécurité alimentaire.
Le texte réaffirme également la détermination de ses signataires à accélérer la mise en œuvre de la Déclaration de Maputo (juillet 2003) sur l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique, et ce dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA).

Les Chefs d’État et de gouvernement africains se sont réunis à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 1er juillet pour décider de mesures innovantes et concrètes visant à vaincre la faim en Afrique. La réunion de haut niveau des responsables africains et internationaux sur de Nouvelles approches unifiées pour mettre un terme à la faim en Afrique d’ici 2025 dans le cadre du PDDAA s’est tenue à l’initiative de l’Union africaine, de la FAO et de l’Institut Lula, soutenus par de nombreux acteurs non étatiques. Les décisions prises lors de cette réunion de haut niveau seront discutées par l’Assemblée de l’Union africaine, a indiqué Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine.

 
Des progrès constants et des réussites notables
«À ce jour, dix des 54 États membres de l’UA ont atteint l’objectif consistant à consacrer au moins 10 % des investissements publics à l’agriculture. Parmi ces pays figurent le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger et le Sénégal, qui ont déjà dépassé cet objectif», a précisé la présidente de la Commission de l’UA.

«D’après l’Agence de planification du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), à ce jour, dix pays ont dépassé l’objectif du PDDAA de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie) et quatre autres ont atteint une croissance de 5 à 6 %», a ajouté Mme Dlamini-Zuma.

En juin, la 38e Conférence de la FAO a distingué 38 pays dans le monde, dont 11 pays d’Afrique, pour avoir atteint l’Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire la faim entre 1990 et 2015, et ce trois ans avant l’échéance impartie. Ces pays sont l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, Djibouti, le Ghana, le Malawi, le Niger, le Nigéria, Sao Tomé-et-Principe et le Togo. Trois de ces pays –  Djibouti, le Ghana et Sao Tomé-et-Principe – ­ ont également atteint l’objectif plus ambitieux du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, consistant à réduire de moitié le nombre total de personnes souffrant de la faim.

D’après le Secrétaire Exécutif du NEPAD, M. Ibrahim Mayaki, à ce jour, neuf pays ont dépassé l’objectif de 6 % de croissance de la production agricole (Angola, Burkina Faso, Érythrée, Éthiopie, Gambie, Guinée-Bissau, Nigéria, République du Congo, Sénégal et Tanzanie), quatre autres ayant atteint une croissance moyenne de 5 à 6 pour cent.

L’ancien Président du Brésil, M. Luiz Inácio Lula da Silva, a insisté sur l’importance de l’engagement politique pour mettre un terme à la faim: «Les personnes qui ont faim, souvent, ne sont pas organisées, pas syndiquées, elles n’ont pas la force de manifester. Elles n’ont pas la force de dire qu’elles ont faim.»

«Si l’État ne prend pas soin de ces populations, les budgets nationaux seront entièrement affectés aux secteurs organisés de la société. Les pouvoirs publics doivent donc réserver une partie du budget aux pauvres. S’ils ne le font pas, le problème de la faim ne pourra pas être résolu – ni aujourd’hui, ni en 2025, ni jamais.»

 

Mobiliser le formidable potentiel de l’Afrique
La réunion de haut niveau des responsables africains et internationaux a reconnu que l’Afrique, dotée de vastes ressources naturelles et forte d’une population jeune, connaît une croissance économique sans précédent. Les participants à la réunion se sont engagés à mettre en œuvre une feuille de route, en s’appuyant principalement sur les ressources africaines et sur l’aide technique. Ils ont appelé à renforcer les partenariats de développement.

S’inscrivant dans le prolongement du Défi Faim zéro lancé par le Secrétaire général de l’ONU M. Ban Ki-Moon en 2012, les Chefs d’État et de gouvernement et les acteurs non étatiques ont reconnu le formidable potentiel de développement de l’agriculture africaine. Le continent compte une population jeune, en augmentation, et de vastes ressources terrestres et hydriques qui peuvent bénéficier à sa production agricole, à ses cultures, à son élevage, à sa pêche et à sa foresterie.

S’adressant à l’assemblée d’Addis-Abeba, le Directeur général de la FAO M. José Graziano da Silva a souligné la nécessité de recourir à une approche globale pour promouvoir la sécurité alimentaire. «Pour atteindre une sécurité alimentaire durable, nous devons travailler avec les petits producteurs, les aider à accroître leur production et leur productivité, mais nous devons aussi faciliter l’accès à l’alimentation et nous assurer que les familles pauvres ont les moyens de produire les aliments dont elles ont besoin ou d’acheter leur nourriture.»

«La FAO est prête à se ranger derrière l’Afrique pour s’efforcer d’éliminer la faim sur le continent», a affirmé M. Graziano da Silva.

«Cette réunion a constitué une occasion unique et fructueuse de nous engager aux côtés des responsables africains, sur les thèmes de l’alimentation et de la sécurité nutritionnelle», a indiqué Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial de l’ONU. «J’ai été très impressionnée par l’évidente détermination à relever les défis de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, essentiels pour réaliser l’objectif Faim zéro fixé par le Secrétaire général.»

«Comme les autres agences basées à Rome, nous continuerons d’aider l’Union africaine et le PDDAA à mener des programmes de sécurité alimentaire sur le continent. Je suis heureuse que nous ayons eu l’occasion de renouveler notre engagement lors de cette réunion de haut niveau », a-t-elle ajouté.

  

 

Feuille de route
Conformément à cet objectif Faim zéro, l’Union africaine a déclaré 2014 l’année de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. Tous les trois ans, les pays ayant accompli des progrès significatifs en vue d’une éradication de la faim d’ici 2025 seront récompensés lors du Sommet de l’Union africaine.

En reconnaissance du rôle de l’agriculture en général et de l’agriculture familiale en particulier dans la sécurité alimentaire, l’Assemblée générale des Nations Unies a quant à elle déclaré 2014 l’Année internationale de l’agriculture familiale.
Mme Dlamini-Zuma a également salué le partenariat entre la Commission de l’Union africaine, la FAO et l’Institut Lula en faveur de la sécurité alimentaire en Afrique.

«La Commission de l’Union africaine juge très précieuse sa collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Institut Lula pour un partenariat renouvelé visant à vaincre la faim en Afrique d’ici 2025. Ce n’est pas la première fois que l’Union africaine collabore avec la FAO», a ajouté devant l’Assemblée Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine.
«En outre, l’Afrique entretient depuis longtemps des liens culturels et historiques avec le Brésil. Ces dernières années, ces liens se sont prolongés dans le domaine scientifique, dans la mesure où nous partageons des environnements agro-écologiques similaires», a-t-elle ajouté.

 1er juillet 2013, Addis-Abeba/

 

http://www.fao.org/news/story/fr/item/179304/icode/

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5 – Rwanda : 70 millions $ de Banque mondiale pour la lutte contre la pauvreté

 

La Banque mondiale a approuvé, le 19 mars, le déblocage d’un financement 70 millions de dollars, destinés à financer un programme de lutte contre la pauvreté au Rwanda. Ces fonds seront en partie utilisés pour améliorer l’efficacité du programme national en matière de lutte contre les catastrophes naturelles, a-t-on ajouté de même source.  Le financement, qui comprend un prêt de 46 millions de dollars et une subvention de 24 millions de dollars, a été approuvé quelques semaines seulement après les pluies diluviennes et les glissements de terrain qui ont fait 77 morts et des milliers de déplacés en février dernier au Rwanda.

 

Le directrice des opérations de la Banque mondiale au Rwanda, Carolyn Turk, a expliqué à la presse que ce financement de 70 millions de dollars représente la dernière tranche d’un  programme triennal de soutien au plan de lutte contre la pauvreté au Rwanda d’une valeur de 650 millions de dollars qui s’achève en juin 2014. Elle a également précisé dans ce cadre que la taille du prochain programme similaire n’a pas  été encore déterminée.

Selon les dernières statistiques officielles, le taux de Rwandais vivant dans l’extrême pauvreté a chuté à 24% en 2011, contre 40 % une décennie plus tôt. Selon les prévisions de la Banque mondiale, le Rwanda devrait voir sa croissance économique s’accélérer pour atteindre 7,5% en 2014. Grâce à sa stabilité politique et à une série de réformes visant à améliorer le climat des affaires et à attirer les investisseurs, le Rwanda espère accéder au rang de pays à revenu intermédiaire à l’horizon 2020.

 

(Agence Ecofin)/ jeudi, 20 mars 2014

 

http://www.agenceecofin.com/aide-au-developpement/2003-18545-rwanda-70-millions-de-banque-mondiale-pour-la-lutte-contre-la-pauvrete

 

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6 – Le réchauffement climatique pourrait rendre «hors de portée» l’éradication de l’extrême pauvreté d’ici 2030

 

La Banque mondiale a estimé, dans un rapport publié le 23 novembre, que l’éradication de l’extrême pauvreté à l’horizon 2030 pourrait être «hors de portée» en cas de hausse de 4°C du thermomètre mondial par rapport à l’ère pré-industrielle. «Une hausse de la température de 4°C assècherait les récoltes agricoles et menacerait la sécurité alimentaire de millions de personnes», a-t-elle souligné. Dans l’hypothèse d’une hausse de 4°C, les «événements climatiques extrêmes» (sécheresse, inondations, cyclones…)  pourraient devenir la «nouvelle norme», affirme l’institution, qui sonne particulièrement l’alarme sur trois régions du globe (Amérique latine, Moyen-Orient et Europe orientale).

  

La Banque mondiale a aussi précisé que son objectif d’éradiquer de l’extrême pauvreté  à l’horizon 2030 s’annonce déjà «compliquée» dans un contexte de hausse du  thermomètre mondial de  +2°C.«Sans une action forte et rapide, le réchauffement […] et ses conséquences pourraient considérablement aggraver la pauvreté dans de nombreuses régions du globe», a-t-elle mis en garde.

Les conséquences pour le développement seraient graves avec un recul des ressources aquatiques, une montée des eaux, un déclin des récoltes et la vie de millions de personnes mises en danger, selon l’institution. Ainsi, le rendement des cultures de soja par exemple, pourrait chuter de 30 à 70% au Brésil tandis celui du blé risquerait d’être amputé de moitié en Amérique centrale ou en Tunisie, avance le rapport.

 

(Agence Ecofin)/ mercredi, 26 novembre 2014

 

http://www.agenceecofin.com/institutions-internationales/2611-24645-le-rechauffement-climatique-pourrait-rendre-hors-de-portee-leradication-de-lextreme-pauvrete-d-ici-2030

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7 – Le coût économique d’Ebola pour l’Afrique sera beaucoup plus faible que prévu, à 3 ou 4 milliards $

 

La Banque mondiale s’attend  désormais à ce que le coût économique d’Ebola pour l’Afrique subsaharienne s’élève à 3 ou 4 milliards de dollars, soit un niveau  beaucoup plus faible que prévu précédemment, a annoncé l’économiste en chef de l’institution le 19 novembre. «Le risque d’un impact économique élevé du virus Ebola a été réduit en raison du succès de confinement dans certains pays. Il n’est pas cependant descendu à zéro, car un grand niveau de préparation et de mise au point est toujours nécessaire», a déclaré Francisco Ferreira à Johannesburg.

La Banque mondiale avait  estimé, le 8 octobre, que le coût économique d’Ebola pour l’Afrique pourrait dépasser 32 milliards de dollars d’ici à la fin 2015 si l’épidémie venait à s’étendre hors des pays foyers de l’épidémie (Liberia, Guinée, Sierra Leone). L’épidémie de fièvre Ebola a fait 5420 morts depuis le début de l’année pour un nombre total de 15 145 cas, selon le dernier bilan communiqué le 19 novembre par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Depuis le début de l’épidémie, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée sont les trois principaux pays touchés par le virus. Le Sénégal et le Nigeria ont été officiellement déclarés «délivrés de l’épidémie». Au Mali, sixième pays d’Afrique touché par la maladie, les autorités ont recensé désormais six cas, dont cinq mortels, selon l’OMS. Des cas isolés de contamination ont également été enregistrés en Espagne et aux Etats-Unis.

 

jeudi, 20 novembre 2014/ (Agence Ecofin)

 

http://www.agenceecofin.com/aide-au-developpement/2011-24492-le-cout-economique-d-ebola-pour-l-afrique-sera-beaucoup-plus-faible-que-prevu-a-3-ou-4-milliards

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8 – Botswana : une économie dépendante du secteur minier ?

 

Bien que confronté à d’importants problèmes découlant de sa structure économique étroite et de sa dépendance vis-à-vis du secteur minier, le Botswana s’affiche aujourd’hui comme un modèle de réussite en matière de développement. Il se démarque en Afrique par le dynamisme de son économie et sa stabilité politique. Pour les conseils en intelligence économique d’Africa Diligence, le Botswana est un exemple à suivre sur le continent africain.

 

L’économie du pays est particulièrement dépendante du secteur minier, qui représente près de 80% de ses exportations et 30% du PIB. Ce qui la rend vulnérable aux chocs extérieurs. Le secteur public est prédominant dans l’économie. Il représente 40% des emplois formels. Les distorsions engendrées par cette prépondérance freinent l’émergence du secteur privé. Le gouvernement a ainsi entrepris une privatisation et une diversification de l’économie, notamment via les programmes NPD 10 et EDD.

L’inflation demeure importante en raison de la hausse du prix des matières premières importées par le pays. Elle est cependant baissière en 2013 (5.8%). Pour renforcer le tourisme (qui représente 12% du PIB), l’interdiction de la chasse au grand gibier a été levée. Le Botswana reste fortement dépendant de l’importation énergétique et alimentaire.

 

Le gouvernement a lancé pour l’exercice budgétaire 2013-2014, un programme de consolidation fiscale visant notamment la réduction des dépenses improductives et la maîtrise de l’augmentation des salaires dans la fonction publique. Les dépenses en salaires, transferts et subventions (qui représentaient 53.4% des dépenses totales lors de l’exercice 2012-2013) verront ainsi leur part fortement réduite. Cet assainissement des comptes publics devrait permettre au Botswana de dégager un excédent budgétaire en nette progression. Dans ce contexte, la dette publique restera sur une tendance baissière.

 

Un programme de relance budgétaire soutenue par la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale a été lancé. Dans le cadre d’une politique de diversification économique, le Botswana veut développer les services, via la création de « hubs » dans la santé, l’éducation, l’innovation, les services financiers et le tourisme, grâce auxquels le pays entend renforcer l’intégration régionale.

La balance commerciale du pays est restée déficitaire en 2013. Le ralentissement des exportations de diamants et l’augmentation des importations d’électricité, le pays ne produisant que 20% de ses besoins, sont les principales raisons de cette tendance. Toutefois, grâce à l’augmentation des transferts officiels, et notamment des revenus substantiels de l’Union Douanière d’Afrique Australe (SACU), le déficit du compte courant s’est partiellement résorbé. La position extérieure du Botswana est donc favorable, les réserves officielles couvrant 11 mois d’importations de biens. Néanmoins, elle reste dangereusement dépendante des exportations de diamant et des revenus de la SACU. En 2014, le déficit courant continuera de se résorber. Le rebond des exportations de diamants, couplé au frein à l’endettement des ménages et à l’entrée en activité de la centrale électrique Morupule B, entraînant un ralentissement des importations énergétiques réduiront le déficit commercial du pays.

 

La situation politique est relativement stable au Botswana. L’actuel président de la République et chef du gouvernement, Ian Khama, ne souffre pas de réelle contestation et devrait donc se maintenir au pouvoir jusqu’aux élections législatives d’octobre 2014. Le Botswana Congress Party (BCP) et l’Umbrella for Democratic Change (UDC) formé en novembre 2012 suite à la coalition de trois partis d’opposition, peinent en effet à fédérer. La persistance de fortes inégalités, d’un chômage important (17.5% en 2012) et d’un taux de pauvreté supérieur à 20%, sont néanmoins susceptibles de devenir sources de tension

 

Bien qu’il soit un pays à revenu intermédiaire, le Botswana est confronté à d’importants problèmes découlant de sa structure économique étroite et de sa dépendance excessive vis-à-vis du secteur minier en général et des diamants en particulier. L’Etat est réputé pour sa gestion prudente des recettes minières, il a fait ses preuves en matière de gouvernance et de stabilité de la démocratie. Cependant, la diversification de l’économie demeure essentielle.

 (Africa Diligence)/ 24 juin 2014/ (Knowdys Database, Avec la Banque mondiale, le FMI, CIA et Coface)

 

http://www.africadiligence.com/botswana-une-economie-dependante-du-secteur-minier/

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9 – Cameroun : le royaume des entrepreneurs fauves

 

Calé au fond du golfe de Guinée, le Cameroun occupe une place léonine dans la zone CEMAC. Pour devenir émergent en 2035, le pays s’emploie à structurer un environnement des affaires propice à la création d’entreprises. L’imagination fertile des acteurs économiques locaux a fait des vert-rouge-jaune la forêt des entrepreneurs fauves.

 

Des formalités simples pour créer des richesses

La création des entreprises au Cameroun est régulée par des textes et des procédures officiels dictés par le Traité de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA). Pour exister juridiquement, les entreprises doivent remplir des formalités en cinq (05) étapes et quinze (15) jours. D’après le rapport Doing Business 2015, le coût de création d’une entreprise au Cameroun est estimé à 34,3% du revenu par habitant contre 56,2% pour la moyenne sub-saharienne. Des coûts favorables et incitatifs pour les investisseurs.

  

Cinq étapes pour ouvrir une société au Cameroun

. Établir un certificat de projet public auprès d’un notaire pour ouvrir le compte bancaire de la nouvelle société

. Déposer le capital initial dans une banque et obtenir un reçu

. Signer les statuts de la société devant le notaire

. Enregistrer les fichiers de l’entrepreneur auprès du notaire

. Publier l’incorporation de la société dans la revue juridique (ou Cameroon Tribune).

 

Un cadre incitatif au développement des affaires

La nouvelle politique de développement du Cameroun fait du secteur privé le moteur de la croissance, projetée à 5,5% sur la période 2010-2020. La promotion d’un secteur privé incitatif apparaît incontestablement comme le gage des performances satisfaisantes d’une croissance économique forte et durable.

Dans cette optique, le Gouvernement a fait de l’amélioration du climat des affaires, un des piliers essentiels de la mise en œuvre de sa stratégie de croissance. Il a ainsi prévu de renforcer le dialogue entre le secteur privé, notamment à travers la prise en main et l’appropriation du Business Climate Survey (BCS) et la mise en place du Cameroon Business Forum (CBF). Le BCS et le CBF sont respectivement un instrument de suivi du climat des affaires et d’identification de nouvelles réformes nécessaires à son amélioration, et une plateforme d’échanges entre les acteurs publics et privés pour le développement des affaires.

 

Des réformes spécifiques ont été mises en œuvre pour faciliter la création d’entreprises au Cameroun. Dans ce vaste chantier, Yaoundé a entrepris de réduire les délais du processus d’immatriculation. Depuis l’institution du Centre de Formalités de Création d’Entreprises (CFCE), la procédure a été réduite, passant de 11 étapes pour une durée de 30 jours en 2009 à une procédure de 5 étapes pour une durée de 15 jours en 2012. Désormais, il est théoriquement possible de créer une entreprise au Cameroun en 72 heures.

 

Des opportunités d’investissement diverses et variées

Le pays dispose d’un potentiel sylvicole et agricole riche et diversifié en raison de sa situation géographique et climatique. Son sous-sol regorge du pétrole, des diamants, du nickel, de la bauxite, de l’uranium, de l’or et du fer. Le Cameroun dispose également d’un potentiel hydroélectrique et gazier estimé à environ 20 000MW, soit près de 115 milliards de KWh. Profitant de ce contexte, l’imagination fertile des acteurs économiques locaux a fait du Cameroun la forêt des entrepreneurs fauves. Il faut être bien accompagné pour jouer et gagner.

[Africa Diligence]/ 28 novembre 2014/ (Avec Knowdys Database, BM et CFCE)

 

http://www.africadiligence.com/cameroun-le-royaume-des-entrepreneurs-fauves/

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