AFRIQUE/ POLITIQUE/ CONFLITS : Ici en Afrique, l’amélioration de la gouvernance ne conduit pas toujours à la paix (Ces hommes qui se battent pour eux-mêmes à travers des conflits)

Publié le 22 octobre, 2016 0 Commentaire »
AFRIQUE/ POLITIQUE/ CONFLITS : Ici en Afrique, l’amélioration de la gouvernance ne conduit pas toujours à la paix (Ces hommes qui se battent pour eux-mêmes à travers des conflits)

 

0.1 – « Soudan du Sud/ les élites s’enrichissent de la guerre : L’élite politique et militaire du Soudan du Sud a profité de la guerre qui ravage le pays pour s’enrichir, accuse un rapport lundi, dénonçant notamment le Président Salva Kiir et son ex- vice-président et leader de l’opposition Riek Machar. La rapport compilé par un groupe d’investigation (“The Unit”) co-fondé par l’acteur américain George Clooney et qui documente le financement  des conflits en Afrique relève que ” les leaders politiques en fin de compte responsables des atrocités au Soudan du Sud ont en même temps réussi a accumuler des fortunes, en dépit de leurs modestes salaires de membres du gouvernement”. “Certains ont également été mêlés à des affaires douteuses tandis que d’autres ont apparemment reçu des sommes importantes de grandes compagnies faisant des affaires au Soudan du Sud”,  indique le rapport intitulé “Les crimes de guerre ne devraient pas payer”. Les familles de l’élite gouvernementale notamment “vivent souvent à l’étranger dans des villas de luxe de plusieurs millions de dollars, passent leurs vacances dans des hôtels cinq étoiles, et récoltent les bénéfices de ce qui semble être un sytème de népotisme et de contrats douteux,  roulant dans des voitures de luxe alors que la population du pays souffre les conséquences d’une guerre civile brutale, et dans de nombreux endroits. »

 

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0.2 – «COTE D’IVOIRE/ Projet de constitution : L’esprit de l’avant-projet de la Constitution est l’occasion de tourner définitivement la page des crises successives que notre pays a connues », a déclaré le président Ouattara aux députés la semaine dernière. Ce projet prévoit la création d’un poste de vice-président « élu en même temps » que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. « En cas de vacance de la présidence, le vice-président garantit la stabilité et la continuité du fonctionnement de l’exécutif d’une part et le respect du calendrier électoral d’autre part », a expliqué M. Ouattara, soulignant qu’il « s’agit de mettre le pays à l’abri d’incertitude pouvant déboucher sur une crise ou à un ralentissement économique liée à l’organisation d’élections anticipées ».

La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition entre le nord du pays aux mains de la rébellion et le Sud contrôlé par le camp de M. Gbagbo. »

 

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0 – Soudan du Sud : les élites s’enrichissent de la guerre

 

L’élite politique et militaire du Soudan du Sud a profité de la guerre qui ravage le pays pour s’enrichir, accuse un rapport lundi, dénonçant notamment le Président Salva Kiir et son ex- vice-président et leader de l’opposition Riek Machar. La rapport compilé par un groupe d’investigation (“The Unit”) co-fondé par l’acteur américain George Clooney et qui documente le financement  des conflits en Afrique relève que ” les leaders politiques en fin de compte responsables des atrocités au Soudan du Sud ont en même temps réussi a accumuler des fortunes, en dépit de leurs modestes salaires de membres du gouvernement”.

 

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“Certains ont également été mêlés à des affaires douteuses tandis que d’autres ont apparemment reçu des sommes importantes de grandes compagnies faisant des affaires au Soudan du Sud”,  indique le rapport intitulé “Les crimes de guerre ne devraient pas payer”.

Les familles de l’élite gouvernementale notamment “vivent souvent à l’étranger dans des villas de luxe de plusieurs millions de dollars, passent leurs vacances dans des hôtels cinq étoiles, et récoltent les bénéfices de ce qui semble être un sytème de népotisme et de contrats douteux,  roulant dans des voitures de luxe alors que la population du pays souffre les conséquences d’une guerre civile brutale, et dans de nombreux endroits connait des conditions de vie proches de la famine”,  note le rapport.

 

Celui-ci précise que si la rivalité politique a souvent été la cause de la guerre, son “principal catalyseur” est en fait “la compétion pour le gros lot, le contrôle des abondantes ressources naturelles du pays”. Les responsables sud-soudanais “ne pourraient pas garder le status quo sans un système de banques internationales, d’affaires, de trafiquants d’armes, de compagnies immobilières et d’avocats qui, en connaissance de cause ou sans le savoir, facilitent la kleptocratie violente qu’est devenu le Soudan du Sud”, estime le rapport.

 

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Les combats qui ont éclaté en décembre 2013 lorsque le Président Salva Kiir a limogé son ex-vice président l’ex-rebelle Riek Machar après l’avoir accusé de comploter contre lui on été accompagnés d’exactions sans précédents, de saccages et de viols collectifs. Le Soudan du Sud est devenu indépendant en 2011 après une guerre de plusieurs décennies, mais à peine deux ans plus tard, la plus jeune nation du monde a replongé dans la violence.

Depuis décembre 2013, plusieurs dizaines de milliers de Sud-soudanais ont été tués et 2,5 millions ont fui leurs foyers et près de 5 millions de Sud-Soudanais, soit plus d’un tiers de la population, font face à une insécurité alimentaire “sans précédent”, selon l’ONU.

 

AFP/ Mis à jour le 12/09/2016

 

http://www.slateafrique.com/687357/soudan-du-sud-les-elites-senrichissent-de-la-guerre

 

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1 – RDC : pas d’élections en 2016 selon la CENI

 

La commission électorale congolaise (CENI) affirme ne pas pouvoir organiser les prochains scrutins avant la mi-2017 pour cause de révision du fichier électoral. L’opposition dénonce un glissement du calendrier électoral, le mandat du président Joseph Kabila se terminant le 27 décembre 2016. 

 

Aucune élection ne devrait se tenir en République démocratique du Congo (RDC) en 2016. A en croire la dernière « note technique » de la CENI, l’actualisation du fichier électoral pourrait prendre entre 13 et 16 mois, ce qui veut dire que les premiers scrutins à pouvoir être organisés au Congo ne devraient pas l’être avant la mi-2017. Seul problème : le mandat du président Joseph Kabila expire fin 2016. Ce que redoute depuis plusieurs mois l’opposition est bien en train de se produire : le calendrier électoral est en train de glisser, ce qui devrait permettre au chef de l’Etat de se maintenir au pouvoir au-delà du délai constitutionnel. L’opposition accuse Joseph Kabila de vouloir négocier, via le dialogue national, une période de transition et s’accrocher ainsi à son fauteuil. Un « glissement » salvateur pour le président congolais, alors que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat. 

 

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« Pas plus de 6 mois »

La fiabilisation du fichier électoral n’est pas le seul obstacle à la tenue des prochains scrutins. La CENI évoque également un manque de financement, ainsi que l’absence d’un calendrier électoral consensuel. Des freins qui mettent en colère l’opposition qui estime, selon l’UNC, « que la CENI est devenue une chambre d’échos de la Majorité présidentielle, le bras séculier du gouvernement et perd automatiquement toute indépendance« . Le G7, un groupe de frondeurs de la majorité passé dans l’opposition, explique qu’en 2006 et 2011 « l’enrôlement des électeurs n’a pas pris plus de six mois dans les conditions d’infrastructures et de communications pires qu’aujourd’hui ».

 

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Mauvaise volonté ?

Le dernier audit de l’Organisation international de la Francophonie (OIF) avait estimé lors de son passage à Kinshasa que 4 mois étaient suffisants pour réaliser les opérations d’enrôlement des électeurs. Les autorités congolaises mettent-elles de la mauvaise volonté pour organiser les élections ? C’est ce que croit l’opposition, mais c’est aussi ce que dit Edem Kodjo, le médiateur de l’Union africaine (UA) missionné pour mettre en place le dialogue politique. Sur le site de l’hebdomadaire Jeune Afrique, l’ancien Premier ministre togolais explique que « le processus électoral en RDC n’a pas avancé depuis un an ». Depuis les élections chaotiques de 2011, le gouvernement avait 5 ans pour nettoyer le fichier électoral, enrôler les nouveaux majeurs et financer les scrutins… et là encore, rien n’a été fait. 

 

Christophe RIGAUD/ Afrikarabia/ 02 Fév 2016

 

http://afrikarabia.com/wordpress/rdc-pas-delections-2016-selon-la-ceni/

 

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2 – La situation des civils fuyant le Darfour est « désespérée », selon l’ONU

 

Les combats font rage entre les forces gouvernementales et les rebelles dans la région de Jebel Marra au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Des dizaines de milliers de civils qui ont fui d’intenses combats entre les forces gouvernementales et les rebelles dans la région de Jebel Marra au Darfour, dans l’ouest du Soudan, sont dans une situation humanitaire « désespérée », a indiqué l’ONU dimanche 7 février.

 

Les combats dans cette zone montagneuse, à cheval sur les Etats du Darfour-Nord, Darfour-Centre et Darfour-Sud, ont éclaté le 15 janvier entre les forces loyales au président soudanais Omar Al-Béchir — recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre dans le conflit du Darfour — et l’Armée de libération du Soudan-Abdel Wahid Nour (SLA-AW), qui le combat depuis 2003. Les déplacés vivent dans des conditions « assez désespérées. Ils manquent pratiquement de tout », a déclaré à l’AFP la coordinatrice humanitaire de l’ONU au Soudan, Marta Ruedas.

La poussée de violence « a eu pour résultat le pire déplacement de populations civiles dont l’ONU a été témoin dans la dernière décennie » dans la zone de Jebel Marra, théâtre de violents affrontements dans le passé, a-t-elle souligné.

 

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Zone difficilement accessible

« Nous ne pouvons pas connaître le nombre exact de personnes déplacées, nous avons seulement pu vérifier un petit pourcentage » à cause d’un accès limité à la région en conflit, a indiqué Mme Ruedas. Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), quelque 38 000 personnes auraient fui vers l’Etat du Darfour-Nord. Dans le Darfour-Centre, il est encore plus difficile d’évaluer le nombre de déplacés, estimés à quelque 50 000 personnes.

 

« Il est du devoir du gouvernement soudanais de faciliter l’accès libre et total à toutes les zones touchées par le conflit », a insisté l’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme au Soudan, Aristide Nononsi.

Jebel Marra est considérée comme un fief du SLA-AW, l’un des groupes rebelles combattant le régime de Béchir. En 2003, des rebelles non arabes se sont soulevés pour réclamer la fin de la « marginalisation économique » du Darfour et un partage du pouvoir avec le gouvernement de Khartoum dominé par les Arabes. Depuis, les combats n’ont jamais cessé même s’ils sont parfois moins intenses.

 

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300 000 morts : Béchir est recherché depuis 2009 par la CPI pour des accusations de crimes de guerres, crimes contre l’humanité et génocide dans cette région. Il a décrété l’an dernier une trêve au Darfour et dans les Etats du Nil bleu et du Kordofan-sud, qu’il a prolongée d’un mois le 31 décembre. L’armée soudanaise a affirmé respecter le cessez-le-feu mais qu’elle ripostait à des attaques contre ses positions. Le groupe SLA-AW a lui accusé le gouvernement d’avoir lancé plusieurs offensives. Le conflit au Darfour a fait plus de 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés depuis 2003, selon l’ONU.

 

Le Monde.fr avec AFP/ Le 07.02.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/02/07/la-situation-des-civils-fuyant-le-darfour-est-desesperee-selon-l-onu_4861029_3212.html

 

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3 – Soudan du sud : toujours aucune justice pour les victimes

 

Un an après l’accord de paix, la recrudescence des violences dans ce pays en juillet dernier souligne la nécessité de mettre en œuvre l’obligation de rendre des comptes pour les crimes commis et doit accélérer, et non entraver, la quête de justice.  Alors que l’accord de paix demandait à l’Union africaine (UA) de mettre sur pied un tribunal hybride pour le Soudan du Sud chargé d’enquêter et de poursuivre les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, l’Union traine les pieds.

Depuis la signature de l’accord de paix, l’UA et le Soudan du Sud n’ont guère progressé dans la mise sur pied du tribunal. Parallèlement, les hostilités se poursuivent et se sont récemment intensifiées, aggravant la situation des droits humains pour des millions de Sud-Soudanais.

 

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_ Un conflit dont les civils sont les victimes à répétition

Pendant et depuis les récents combats qui ont opposé les forces armées du gouvernement à celles de l’opposition, les civils ont une nouvelle fois été victimes d’homicides, de viols et d’autres formes de violence sexuelle, et ont vu leurs biens pillés et détruits. Les combats qui ont éclaté à Djouba et ailleurs ne sont que la dernière vague d’un cycle de violence alimenté par l’impunité. Aucune paix durable ne sera possible tant que rien n’est fait pour garantir l’obligation de rendre des comptes pour les graves crimes commis par le passé.  

 

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L’Union africaine doit engager le dialogue avec les Sud-Soudanais, notamment avec la société civile, afin de définir la réglementation, les règles de procédure, la localisation et le personnel du tribunal. Notre organisation et la FIDH réaffirment que tous les auteurs présumés de crimes de droit international commis durant le conflit armé au Soudan du Sud doivent comparaître en justice dans le cadre de procès équitables, sans recourir à la peine de mort. 

 

Elles demandent à l’UA de veiller à ce que le tribunal respecte les normes internationales en matière d’équité, s’inspire des meilleures pratiques d’autres tribunaux hybrides et spéciaux, inclue des Sud-Soudanais dans son personnel, prévoit la participation des victimes à tous les stades de la procédure et garantisse la protection des victimes et des témoins.

 

www.amnesty.fr/ 17/08/2016/

 

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Soudan-du-sud-toujours-aucune-justice-pour-les-victimes-18982

 

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4 – Éthiopie : la déstabilisation du gouvernement vise sa coopération avec la Chine

 

Dimanche, la tentative de déstabilisation du gouvernement éthiopien, lancée depuis plusieurs mois, a franchi un cap. Si l’Éthiopie est dans la ligne de mire, c’est notamment pour son partenariat de plus en plus fructueux avec la Chine dans le grand projet de « Nouvelle Route de la soie ». Depuis dimanche, la ville éthiopienne de Bishoftu est en deuil après de la mort d’au moins une soixantaine de personnes piégées dans un mouvement de foule après des affrontements avec la police pendant le traditionnel festival oromo Irreecha. La région Oromia est la plus importante du pays et c’est là que bouillonne un vaste mouvement de contestation antigouvernemental.

 

« En conséquence de ce chaos, des vies ont été perdues et plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital » a déclaré le bureau des communications du gouvernement. À la télévision, le Premier ministre Haile Mariam Dessalegn a dit que les émeutiers avaient « planifié le chaos » et nié les rapports selon lesquels les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles. Il a également loué les efforts des forces de l’ordre pour protéger la population. Enfin, il a juré de traduire en justice les responsables de ces actes. Sur place, un médecin de l’hôpital de Bishoftu a confirmé à Radio France International que les corps ne portaient pas de blessures par balle.

 

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L’opposition et la NED

Merera Gudina, président de l’opposition du congrès fédéraliste Oromo, a vivement critiqué le gouvernement à qui il attribue l’entière responsabilité des événements ayant conduit à la mort des victimes. Mais qui est Gudina, et d’où a-t-il fait cette déclaration ? Il l’a faite depuis Washington, où il y a sa maison. L’homme y bénéficie également d’une bourse fournie par la fameuse National Endowment of Democracy (NED), depuis longtemps un canal par lequel passe les financements des « révolutions de couleurs » lancées contre tous ceux venant contester les desseins géopolitiques de l’oligarchie anglo-américaine. D’ailleurs, la plupart des leaders de l’opposition qui sont cités en direct à la télé aux États-Unis, ont tous obtenus de belles positions au NED, à Harvard, ou dans d’autres institutions des élites américaines.

 

L’interview de Gudina avec Reuters n’est pas une première. Il a été interviewé à plusieurs reprises par la « Fondation Thomson Reuters » qui finance la promotion de la « Primauté du droit » aux États-Unis. Il s’agit du groupe canadien Thomson Corp, qui a racheté Reuters en 2008. Le conseil d’administration de la fondation est rempli de dirigeants de banques et de sociétés d’investissement.

 

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Le train est en marche

Bien entendu, le calendrier de ces provocations est parfait. L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte que le 5 octobre la liaison ferroviaire construite par les chinois qui part de la capitale éthiopienne et arrive au port de Djibouti est en passe de devenir pleinement opérationnel et sera le premier chemin de fer électrifié moderne de l’Afrique. L’électrification, qui est beaucoup moins cher que l’utilisation de locomotives diesel, a été rendue possible grâce aux investissements du gouvernement dans de grands projets hydroélectriques. Cette ligne est déjà utilisée depuis le mois de juin dernier pour apporter de la nourriture d’urgence dans les zones frappées par la sécheresse.

 

Longue de 753 kilomètres, elle permet aux trains d’atteindre la vitesse moyenne de 120 km par heure. Construit par la China Railway Group et la China Civil Engineering Construction Corp, elle représente un investissement de quatre milliards de dollars. La nouvelle ligne permet de réduire la durée du trajet entre Djibouti et la capitale éthiopienne à 10 heures seulement, au lieu de 7 jours précédemment !

 

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Zeng Deli, directeur de projet du China Railway Group explique à Xinhua : Le chemin de fer est construit sur le modèle des normes technologiques du chemin de fer chinois tout en tenant compte des conditions propres de l’Éthiopie et de Djibouti. La construction du projet a été finalisée en six ans, ce qui est considéré, y compris en Chine, comme un miracle.

20 000 travailleurs ont dû être embauchés pour compléter un tronçon de la ligne. Il était impossible de n’avoir que des ouvriers chinois, a précisé Fu Xun, un autre responsable du projet. Les équipes chinoises ont donc assuré la formation de 15 000 travailleurs locaux.

 

Le chemin de fer, à écartement standard moderne est parallèle à celui, décrépit, construit il y a plus de 100 ans par les européens. Plus de 90 % des importations et des exportations de l’Éthiopie – et notamment, en énergie et en nourriture – passent par le port de Djibouti. La capacité du réseau routier actuel est depuis longtemps submergée. Cette ligne Abeba-Djibouti est la première étape d’un vaste réseau ferroviaire. L’Éthiopie entend construire 5 000 km de voies ferrées d’ici à 2020. En plus d’assurer un acheminement plus rapide des biens et des personnes, l’Éthiopie entend bien faire de cet outil un catalyseur de son développement national.

 

La rédaction/ jeudi 6 octobre 2016

 

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/Ethiopie-destabilisation-gouvernement-cooperation-Chine.html

 

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5 – Nouvelle déstabilisation en cours en Ethiopie

 

Comme les rats qui quittent un navire en naufrage, certains pays commencent à déserter le navire étatsunien. Nous observons que des « alliés » de longue date des Etats-Unis, qui en fait n’étaient alliés que sous la contrainte, commencent à entrevoir d’autres horizons et cherchent à s’émanciper. C’est le cas notamment des Philippines et aussi de l’Ethiopie. Comme l’on s’en doute, le catalyseur visible de ce désir d’émancipation est la Chine.

 

Le 5 Octobre 2016, l’Éthiopie et Djibouti ont lancé la première ligne de chemin de fer électrique internationale d’Afrique, reliant les capitales de ces deux pays, selon l’agence Xinhua. La Chine est au cœur de cette réalisation, comme elle l’est dans d’autres réalisations en cours à travers toute l’Afrique. Aujourd’hui le principe de base qui guide ces grands travaux d’infrastructure est simple : il ne peut y avoir de développement sans voies de communication intérieures et interétatiques. Et c’est bien là le problème. Ces grands travaux vont enfin mettre l’Afrique sur les rails pour se développer, et donc sur la voie de l’émancipation politique, et ce sera grâce à la Chine. C’en est beaucoup trop pour Washington, surtout si des pays qui ont été « travaillés » pendant des années comme l’Ethiopie ou le Kenya succombent aux sirènes chinoises.

 

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Dans ces pays, de futurs cadres, du type « young leaders » que nous connaissons bien en France, sont toujours prêts à former des forces d’opposition ou de rébellion selon la méthode de changement de régime qui sera choisie. La formation, l’encadrement et le financement de ces jeunes loups sont toujours les mêmes et, pour ce qui concerne l’Ethiopie, nous retrouvons des organes comme la NED (National Endowment of Democracy), que nous ne connaissons que trop bien. Ne vous étonnez donc pas si une partie des habitants de la région oromo, du centre et de l’ouest de l’Éthiopie se met tout d’un coup à tout saccager, de préférence tout ce qui a trait au tourisme pour se rendre plus visible aux yeux des occidentaux.   RI

 

09 octobre 2016/ Géopolitique/ mufasa

 

http://reseauinternational.net/alerte-nouvelle-destabilisation-en-cours-en-ethiopie/

 

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6 – Éthiopie : la répression brutale des manifestations fait des dizaines de morts

 

Au moins 97 personnes ont été tuées et des centaines blessées par les forces de sécurité éthiopiennes, qui ont tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques dans la région d’Oromia et dans des secteurs de la région Amhara les 6 et 7 août.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les régions d’Oromia et Amhara pour réclamer une réforme politique, plus de justice et l’état de droit. Le bain de sang le plus meurtrier a eu lieu dans la ville de Bahir Dar, dans le nord du pays, où au moins 30 personnes ont été tuées en une journée. La réponse des forces de sécurité fut brutale, mais prévisible. Les forces éthiopiennes recourent systématiquement à une force excessive en vue de réduire au silence les voix dissidentes.

 

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_ TIRS À BALLES RÉELLES, COUPS ET DÉTENTIONS

La police a tiré à balles réelles sur les manifestants à Bahir Dar le 7 août, faisant au moins 30 morts. Même scénario à Gondar le 6 août, et un bilan qui s’élève à au moins sept morts. Aucun décès n’a été signalé lors des manifestations à Addis-Abeba. Cependant, sur les photos et les vidéos visionnées par Amnesty International, on peut voir des policiers en train de frapper des manifestants à coups de matraque à Meskel Square, la principale place de la capitale.

 

En Oromia et en Amhara, des centaines de personnes ont été arrêtées et sont détenues dans des centres non officiels, notamment des bases d’entraînement de la police et de l’armée. Nous craignons vivement que l’utilisation de structures de détention non officielles n’expose les détenus à de nouvelles atteintes aux droits humains, y compris à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements.

 

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_ DES MANIFESTATIONS MALGRÉ LA RÉPRESSION

Les manifestations dans la région d’Oromia font suite aux rassemblements pacifiques organisés depuis novembre 2015 pour dénoncer le grand programme gouvernemental, qui prévoit d’intégrer des portions de cette région à la capitale Addis-Abeba. Des décès ont été signalés dans plusieurs villes de la région, notamment Ambo, Adama, Asassa, Aweday, Gimbi, Haromaya, Neqemte, Robe et Shashemene.

 
En Amhara, les manifestations ont débuté le 12 juillet 2016, lorsque les forces de sécurité ont tenté d’arrêter le colonel Demeka Zewdu, l’un des leaders du Comité pour l’identité et l’auto-détermination du Wolqait, pour des infractions liées au terrorisme. Wolqait est un district administratif de la région du Tigré qui faisait partie de la région Amhara avant l’arrivée au pouvoir du Front démocratique révolutionnaire populaire éthiopien (FDRPE) en 1991. Il est secoué par la question de la réintégration dans la région Amhara depuis 25 ans.

 

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_ LE DROIT À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

Les autorités doivent mener sans délai des enquêtes efficaces et impartiales sur ces crimes, et veiller à ce que les responsables présumés soient jugés dans le cadre de procès équitables par des tribunaux civils de droit commun, sans encourir la peine de mort. Toutes les personnes arrêtées lors des manifestations doivent être libérées immédiatement et sans condition, car leur détention injuste se fonde uniquement sur l’exercice de leur droit à la liberté d’expression.

 

www.amnesty.fr/ [10/08/2016]

 

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Ethiopie-la-repression-brutale-des-manifestations-fait-des-dizaines-de-morts-18955

 

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7 – Somalie: au moins 50 soldats de la paix abattus par les islamistes

 

Des combattants du groupe terroriste Al-Shabbaab ont attaqué une base militaire de l’Union africaine à El-Ade, dans le sud de la Somalie. Selon la chaîne Al Jazeera, un kamikaze au volant d’une voiture piégée a percuté vendredi matin les portes d’une base des soldats de la paix kényans située à 550 kilomètres de la capitale somalienne, Mogadiscio. Ensuite, d’autres combattants islamistes ont fait irruption sur le territoire de la base avant d’ouvrir le feu sur les militaires.

 

Un chef rebelle a affirmé que les extrémistes avaient pris le contrôle de la base, mais les militaires indiquent que les combats se poursuivent toujours à El-Ade. La Somalie est plongée dans le chaos et la guerre civile depuis la chute du président dictateur Siad Barre en 1991. La seule autorité somalienne reconnue par la communauté internationale est le gouvernement fédéral qui contrôle la capitale Mogadiscio et ses alentours. Les autres régions de la Somalie sont gouvernées par des seigneurs de guerre et différentes factions.

Des clans locaux et des mouvements islamistes radicaux dont Al-Shabbaab lié au réseau terroriste international Al-Qaïda, contrôlent plusieurs régions dans le sud et le nord-est de la Somalie. Al-Shabbaab, qui lutte contre le gouvernement et entrave les activités humanitaires de l’Onu, a revendiqué plusieurs attentats et attaques en Somalie.

 

International / 15.01.2016/ Mis à jour 15.01.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201601151020945585-somalie-shabbaab-attaque-militaires/

 

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8 – La Somalie célèbre la journée africaine

 

La Somalie a rejoint le reste de l’Afrique pour célébrer la journée de l’Organisation de l’Unité Africaine, prédécesseur de l’Union Africaine, qui a été fondée il y a 53 ans. Le Président de la Somalie, Hassan Sheikh Mohamud a rehaussée de sa présence les célébrations tenues à Mogadiscio et qui ont vu la participation de hauts fonctionnaires de la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM), l’Organisation des Nations Unies et les membres du corps diplomatique, entre autres. Le Président Sheikh Mohamud a exprimé sa gratitude pour le soutien que le continent africain et en particulier les pays contributeurs de troupes ont offert à la Somalie dans sa lutte pour débarrasser le pays du terrorisme et de l’extrémisme violent.

 

«Je suis très reconnaissant pour la contribution de nos hommes et femmes en uniforme ici en Somalie. Il y a beaucoup d’autres en Somalie qui ont contribué, les ont facilités et appuyés dans l’exercice de leurs fonctions. Mais ce sont eux qui ont versé leur sang; ils sont ceux qui laissent les orphelins derrière; ils sont ceux qui deviennent handicapés à cause de la guerre difficile en Somalie « , a déclaré le Président Sheikh Mohamud. Le Président a déclaré que le soutien des pays africains avait basculé la balance vers une Somalie plus pacifique et stable, un contraste avec ce que le pays était en 2007 avant le déploiement des troupes de l’Union Africaine.

 

Le Représentant Spécial de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine pour la Somalie l’Ambassadeur Francisco Madeira a réaffirmé l’engagement de l’AMISOM pour atteindre les objectifs centraux de paix, stabilité, développement et solidarité entre les pays africains et son peuple, comme prônés par l’Union Africaine. « L’Afrique que nous voulons est en effet celle de paix, de démocratie, de développement et de prospérité; une Afrique avec un environnement continental sans danger, exempt des conflits violents et de l’instabilité. Une Afrique qui sait très bien que la paix et le développement sont deux sœurs jumelles, qui sont tenues de vivre ensemble pour survivre. Car il n’y aura pas de paix là où il n’y a pas de développement. Aucun développement significatif et durable n’est possible, où il n’y a pas de paix « , a souligné l’Ambassadeur Madeira.

 

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Il a plaidé pour des efforts concertés pour mettre fin à l’extrémisme violent et pour plus d’opportunités d’emploi pour les jeunes, pour endiguer la migration croissante vers l’Europe. L’Ambassadeur de l’Ethiopie en Somalie, S.E Wondimu Asamnew a parlé au nom des diplomates étrangers accrédités en Somalie. Il a dit, « Je pense que l’Afrique que nous voulons est à l’horizon. L’Afrique est aujourd’hui le continent avec la plus forte croissance dans le monde. Et les conflits et les guerres civiles diminuent en Afrique en nombre et en intensité. Nous avons l’espoir en Afrique, nous sommes plein d’espoir pour l’avenir; et nous avons également en même temps, de l’espoir pour l’avenir de la Somalie « .

 

Dans son allocution, le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général de l’ONU pour la Somalie, M. Peter de Clercq a souligné les progrès considérables que la Somalie avait réalisés sur son chemin vers le redressement complet. « La Somalie auparavant, objet de la risée d’un état en faillite dans le monde, est maintenant utilisée dans le monde entier comme un exemple puissant de ce qui est possible lorsque nous nous mettons ensemble pour aider nos voisins.

 

A cet égard`, je dois souligner le partenariat unique entre l’Organisation des Nations Unies et l’Union Africaine en Somalie. Le soutien que l’Union Africaine fournit pour le processus de consolidation de la paix et de renforcement de l’Etat ici est sans précédent. L’AMISOM est de loin la plus grande et la plus importante opération de paix africaine « , a déclaré M. de Clercq. La journée a été célébrée en couleurs, avec des présentations culturelles faites par les troupes, une exposition d’art faite par les femmes somaliennes et une exposition de photos des opérations de l’AMISOM depuis 2007.

 

MOGADISCIO, le 25 mai 2016/ Accueil / ACTUALITES /

 

http://amisom-au.org/fr/2016/05/somalia-marks-africa-day-in-pomp/

 

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9 – Nigeria : Boko Haram libère 21 lycéennes de Chibok

 

Vingt-et-une lycéennes de Chibok, enlevées dans le dortoir de leur école au Nigeria par Boko Haram en avril 2014, ont été libérées par les terroristes ce jeudi 13 octobre. Un espoir pour les familles, toujours sans nouvelles de plus d’une centaine d’entre elles…

Nouvelle preuve de vie des lycéennes de Chibok, enlevées dans le dortoir de leur école par Boko Haram en avril 2014. Vingt-et-une d’entre elles ont été libérées par les terroristes nigérians ce jeudi 13 octobre, a annoncé une source proche de la présidence. “Les filles ont été ammenées à Kumshe, à 15 km de Banki, (près de la frontière camerounaise ndlr), vers 3h du matin” en échange de la libération de quatre combattants du groupe, a par ailleurs détaillé la source, avant de préciser que les quatre individus étaient arrivés à Banki “(…) dans un hélicoptère de l’armée”.

 

Une libération et un espoir pour les familles toujours sans nouvelles de plus d’une centaine de leurs filles. Sur les 276 lycéennes capturées en 2014, 57 étaient en effet aussitôt parvenues à s’enfuir. Parmi les autres, tenues captives, six auraient trouvé la mort et deux autres ont été retrouvées saines et sauves en mai dernier, à la lisière de la forêt Sambisa, dans le nord-est du pays.

 

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_ Les lycéennes de Chibok, de Twitter à l’indifférence 

Si leur histoire avait bouleversé la planète, notamment à travers la campagne médiatique relayée sur Twitter par différentes personnalités comme la first lady américaine ou Malala Yousafzai, via le mouvement #Brinbackourgirls (“ramenez-nous nos filles”), leur sort était rapidement tombé dans l’indifférence de la communauté internationale, et peut-être même des autorités nigérianes. 

 

Au mois d’avril, lors de la publication par CNN d’une vidéo montrant une poignée de jeunes filles alignées, vêtues de jilbabs noirs, le ministre de l’Information nigérian, interviewé par la chaîne américaine, avait de fait estimé que les lycéennes “ne semblaient pas être stressées le moins du monde” et qu’il n’y a eu que “peu de changement dans leur apparence physique”. Le président Muhammadu Buhari qui s’est aujourd’hui félicité de la libération des jeunes femmes, rappelle que la lutte pour l’instauration d’un Etat islamique dans le nord-est du Nigeria a déjà fait près de 30.000 morts…

 

Jeudi 13 Octobre 2016 à 16:47

 

http://www.marianne.net/nigeria-boko-haram-libere-21-lyceennes-chibok-100247028.html

 

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10 – Afrique du Sud : l’ANC porte plainte contre Julius Malema pour « trahison »

 

Le chef du parti d’opposition des Combattants pour la liberté économique sera poursuivi pour son interview à Al-Jazira, jugée « inflammatoire et séditieuse » par l’ANC. Le Congrès National Africain (ANC), le parti sud-africain au pouvoir, a porté plainte pour trahison contre le chef du parti d’opposition des « Combattants pour la liberté économique » (EFF), Julius Malema, après qu’il eut menacé dans une interview accordée à Al-Jazeera, diffusée dimanche soir, qu’il allait « bientôt perdre patience » et qu’il n’excluait pas d’avoir recours à la violence pour renverser le gouvernement, a annoncé lundi 25 avril le porte-parole de l’ANC, Zizi Kodwa.

 

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Plus tôt lundi, l’ANC avait dénoncé dans un communiqué ses déclarations, les qualifiant d’« inflammatoires, traîtres et séditieuses ». Depuis plusieurs mois, les militants de ce parti réclament le départ du président sud-africain Jacob Zuma qu’ils accusent de corruption massive. Fin mars, le chef de l’Etat a été reconnu coupable par la justice d’avoir violé la Constitution en refusant de rembourser une partie des 20 millions d’euros d’argent public utilisés pour rénover sa résidence privée.

 

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_ « Nous sommes une organisation pacifique »

Régulièrement, les députés du parti de Julius Malema perturbent les séances parlementaires en interpellant la présidente de l’Assemblée sur des points de règlement ou en scandant des slogans hostiles à Jacob Zuma. « Nous sommes une organisation pacifique (…) mais le gouvernement répond avec tant de violence. Ils nous frappent au Parlement, ils envoient les soldats quand les gens protestent », avait déploré dimanche Julius Malema sur Al-Jazeera.

Le leader des EFF, 35 ans, qui se fait appeler « Commandant en chef » par ses sympathisants, a été exclu de l’ANC en 2012. Il dirigeait alors la ligue des jeunes du parti.

 

Il a fondé un an plus tard les EFF, parti de gauche radicale qui a fait son entrée au Parlement lors des dernières élections législatives de mai 2014, où il a obtenu 6,35 % des voix et 25 députés, devenant la troisième formation politique du pays. Les EFF espèrent confirmer leur ancrage dans le paysage politique sud-africain lors des prochaines élections municipales qui se tiendront le 3 août.

 

Le Monde.fr avec AFP / Le 26.04.2016/ Mis à jour le 12.05.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/26/afrique-du-sud-l-anc-porte-plainte-contre-julius-malema-pour-trahison_4908690_3212.html

 

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11 – Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara a présenté le projet de Constitution

 

Le président ivoirien a présenté ce mercredi 5 octobre le projet de nouvelle Constitution à l’Assemblée nationale. Il confirme ainsi la création d’un Sénat et du poste de vice-président. De son côté, l’opposition continue de dénoncer « une dérive monarchique du pouvoir » alors que Mamadou Koulibaly, le président du Lider, a été brièvement arrêté dans la matinée.

 

Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, a ouvert cette session qu’on peut qualifier d’historique, saluant les présences conjointes du président Alassane Ouattara, mais aussi de l’ex-chef de l‘Etat, Henri Konan Bédié dans l’hémicycle. Le patron de l’Assemblée nationale a prononcé ainsi quelques formules imagées à propos de l’action passée du président Félix Houphouët-Boigny qu’il qualifie de « président fondateur ». Avant d’évoquer Alassane Ouattara et de le désigner comme le « président réformateur » sous les applaudissements des députés.

 

_ « Je suis devant vous pour tenir cet engagement »

Plus qu’une réforme, c’est une nouvelle Constitution que le chef de l’Etat ivoirien a ensuite brandie face aux députés. « Aujourd’hui, le temps est venu de définir ensemble ce que nous voulons vraiment bâtir comme nation. Le temps est venu de décider de ce que nous allons léguer à nos enfants et aux générations futures », a déclaré solennellement Alassane Ouattara. Et de poursuivre : « Je m’étais engagé à doter notre pays d’une nouvelle Constitution, celle de la troisième République. Je suis devant vous pour tenir cet engagement. »

  

_ « Un acte de responsabilité et d’amour »

Résumant l’esprit du texte, le chef de l’Etat a insisté sur ce nouveau contrat social qui doit conforter la paix et la stabilité dans le pays. « Je veux le meilleur pour la Côte d’Ivoire et pour mon peuple. Cette nouvelle Constitution doit être prise comme un acte de responsabilité et d’amour. Je vous exhorte à porter la bonne parole dans vos différentes circonscriptions », a conclu le président ivoirien avant de repartir de l’Assemblée nationale.

C’est à présent au tour des députés d’étudier les 184 articles de cette Constitution. Certains élus indépendants, comme le groupe Espérance, ont émis des réserves. D’autres, comme le député Kouadio Konan Bertin du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), ont regretté le côté hâtif de cet examen, car le président Ouattara souhaite que ce texte soit validé au plus vite pour être soumis à un référendum le 30 octobre 2016.

 

_ Un dispositif de sécurité imposant

Un important dispositif sécuritaire a été déployé dans le quartier des affaires du Plateau de la capitale ivoirienne. Le secteur de l’Assemblée nationale était entièrement bouclé par des hommes en armes. Il est juste impossible de passer ce matin tout près de la maison des députés.

Les membres de l’opposition, qui se rendaient sur l’Assemblée nationale, ont été empêchés d’approcher l’hémicycle. Le président du Lider, Mamadou Coulibaly, qui s’y rendait, a été interpelé au niveau de la cathédrale Saint-Paul vers 8 heures. Il a été relâché quelques heures après. « Alassane Ouattara veut montrer aux yeux du monde que ce projet ne souffre d’aucune contestation, nous comptons prouver le contraire », a-t-il précisé. Il a aussi ajouté que son parti s’opposera à son projet de Constitution jusqu’au jour même du référendum.

 

Autre figure de l’opposition : Pascal Affi N’Guessan, qui avait prévu un sit-in devant l’Assemblée nationale. Le président du FPI l’a finalement annulé après une rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. Il appelle cependant à une mobilisation de ses militants pour une marche de protestation samedi 8 octobre.

 

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_ Les députés à marche forcée

Si l’atmosphère était solennelle au moment du discours du président, Ouattara après son départ, l’Assemblée s’est un peu dissipée : « On ne va pas passer la journée à se disputer. On aurait dû laisser le président se re-présider, il y aurait eu moins de ferveur ». La présidente de séance a eu bien du mal à obtenir que les députés s’entendent sur le calendrier de quatre jours pour adopter le texte.

Pour certains comme le député Kouadio Konan Bertin, ancien adversaire d’Alassane Ouattara à la présidentielle, le délai est trop court pour faire un travail sérieux : « Pourquoi faire voter une telle Constitution dans la précipitation ? Là où les experts ont passé quatre mois pour rédiger la Constitution, 255 députés, je n’en connais pas un seul qui soit expert. Quand on dit que vendredi on commence le débat, le mardi on vote le texte, il y a quelque chose qui ne va pas ».

 

Pour d’autres élus comme la RDR Mariam Traoré, députée de Tengrela, il n’y a pas de doute, le texte sera adopté : « Nous avons connu la guerre, les viols, les violations des droits de l’homme, 3 000 morts. Aujourd’hui, nous avons un avant-projet de loi qui va beaucoup, beaucoup soulager tous les Ivoiriens ». Même avis pour Bamba Sogona élue RDR de Tafiré : « Nous ne sommes pas des béni-oui-oui, je pense qu’il y a des aménagements à faire et je pense que le président ne sera pas réfractaire à ces changements ». Après un vote rondement mené, la majorité a tranché. La Constitution élaborée pendant quatre mois sera validée ou non en quatre jours et soumise au vote en séance plénière mardi prochain.

 

Par RFI/ Publié le 05-10-2016/ Modifié le 06-10-2016 /

 

http://www.rfi.fr/afrique/20161005-cote-ivoire-alassane-ouattara-presente-projet-constitution-assemblee-opposition

 

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Front fu refus

 

12 – Côte d’Ivoire : Manifestation contre le projet de nouvelle Constitution, des leaders de l’opposition interpellés par les forces de l’ordre

 

Une manifestation de l’opposition ivoirienne contre le projet de nouvelle Constitution soumis à un référendum le 30 octobre a été dispersée jeudi à Abidjan par la police qui a interpellé sans ménagement plusieurs leaders politiques.

Un important dispositif policier anti-émeutes attendait les opposants, une centaine de personnes, du « Front du Refus » qui avait appelé à manifester à un carrefour important à l’entrée du Plateau, le quartier des affaires d’Abidjan. « Non à la Monarchie Ouattara », pouvait-on lire sur un panneau brandi par un des opposants qui réclament le « retrait puret simple » du projet de Constitution, qu’ils qualifient de « funeste et dangereuse », accusant le président Alassane Ouattara de proposer un « projet de désaccord et de rupture sociale ».

 

Après avoir prévenu les opposants que la manifestation n’était pas autorisée, les policiers ont tiré des gaz lacrymogène et ont interpellé plusieurs leaders et élus lors d’une empoignade qui a duré plusieurs minutes. Parmi les personnes arrêtées: Aboudramane Sangaré, un « frondeur » du Front populaire ivoirien (FPI – opposition, créé par l’ancien président Laurent Gbagbo), Mamadou Koulibaly, ancien président de l’Assemblée nationale et chef d’un parti d’opposition, Danielle Boni Claverie, une ancienne ministre, Konan Kouadio Siméon, ancien candidat à la présidentielle, et Gnamgbo Kacou, un député indépendant, a constaté l’AFP. « Voilà la démocratie de Ouattara », a lancé à la presse M. Koulibaly, après avoir été embarqué dans un véhicule de la police.

 

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Vendredi dernier, une autre coalition de l’opposition avait annoncé qu’elle boycotterait le référendum sur la nouvelle Constitution, un projet « rétrograde, démagogique et monarchique ». « Nous sommes dans la voie du boycottage », a lancé au nom de l’Alliance des forces démocratiques de Côte d’Ivoire (AFD-CI) Pascal Affi Nguessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Gbagbo. Le FPI tendance Aboudrahamane Sangaré, l’aile dure du parti, qui est en rupture avec la présidence du FPI, avait déjà appelé au boycottage. Selon M. Ouattara, le projet permettra d’en finir avec le problème de « l’ivoirité » en clarifiant notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

 

En outre, il prévoit la création d’un poste de vice-président, élu en même temps que le président, et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels et une extension des compétences du Conseil économique et social.

 

Source : [20/10/2016] VOA + AFP/ Par VOA Afrique/ 20 octobre 2016

 

http://www.27avril.com/blog/actualites/ailleurs-en-afrique/cote-divoire-manifestation-contre-projet-de-nouvelle-constitution-leaders-de-lopposition-interpelles-forces-de-lordre

 

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13 – Le référendum aura lieu le 30 octobre en Côte d’Ivoire

 

Le référendum en vue de l’adoption d’une nouvelle Constitution en Côte d’Ivoire se tiendra le 30 octobre, a annoncé le porte-parole du gouvernement. « Le collège électoral ivoirien est convoqué le dimanche 30 octobre 2016. Le scrutin sera ouvert à 8 heures et clos à 18 heures », a précisé Bruno Koné à la presse après le conseil des ministres.

 

L’ouverture de la campagne « est fixée au 22 octobre à 00 heures » et elle sera « close le 29 octobre à minuit », a-t-il ajouté. Mardi, l’Assemblée nationale a adopté le projet de nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara, la quasi totalité des votants se prononçant en faveur du texte. « L’esprit de l’avant-projet de la Constitution (…) est l’occasion de tourner définitivement la page des crises successives que notre pays a connues », a déclaré le président Ouattara aux députés la semaine dernière. Ce projet prévoit la création d’un poste de vice-président « élu en même temps » que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président.

 

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« En cas de vacance de la présidence, le vice-président garantit la stabilité et la continuité du fonctionnement de l’exécutif d’une part et le respect du calendrier électoral d’autre part », a expliqué M. Ouattara, soulignant qu’il « s’agit de mettre le pays à l’abri d’incertitude pouvant déboucher sur une crise ou à un ralentissement économique liée à l’organisation d’élections anticipées ». Le cycle électoral « sera connu à l’avance par tous avec des dates précises afin qu’aucun report ou décalage ne puisse perturber la stabilité de notre nation », a-t-il affirmé.

 

Ce projet de nouvelle Constitution prévoit également un mandat du président de la République « de cinq ans renouvelable une seule fois ». Il supprime la limite d’âge maximale de 75 ans pour être candidat, mais prévoit que le président « n’est rééligible qu’une fois ». Ouattara, 74 ans, a été réélu pour un second mandat en octobre 2015. Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par l’ex-président Laurent Gbagbo, a toujours rejeté ce projet de nouvelle Constitution, dénonçant « l’absence de concertation » sur un texte qui va « mettre à mal la cohésion sociale, déjà fortement entamée par les multiples crises de ces deux dernières décennies ».

 

La Côte d’Ivoire a connu une décennie de crise politico-militaire, marquée par une partition entre le nord du pays aux mains de la rébellion et le Sud contrôlé par le camp de M. Gbagbo. Cette période troublée a culminé avec la crise post-électorale de 2010-2011, provoquée par le refus de M. Gbagbo de reconnaître la victoire de son rival Alassane Ouattara à la présidentielle de novembre 2010. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

 

Abidjan, AP/ Octobre 13, 2016/ afriquepresse under /

 

http://afriquepresse.net/index.php/2016/10/13/le-referendum-aura-lieu-le-30-octobre-en-cote-divoire/

 

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