AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ CONFLITS ET GUERRES : Ici en Afrique, tous les arguments et prétextes sont bons pour faire tuer, déstabiliser ou faire la guerre

Publié le 25 novembre, 2016 0 Commentaire »
AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ CONFLITS ET GUERRES : Ici en Afrique, tous les arguments et prétextes sont bons pour faire tuer, déstabiliser ou faire la guerre

 

Conflits et guerres en Afrique et échec du dialogue politique : Des faits politiques, économiques, sociaux ou religieux graves et extrêmement préoccupants ne dégénèrent pas en conflits ou en guerre en occident ou dans certains pays, car les institutions établies, les pouvoirs et oppositions politiques, mettant en œuvre l’intérêt du pays, trouvent dans les ressorts profonds du dialogue et du compromis, des éléments pour résorber dans la paix et la justice, toutes ces contradictions hautement sérieuses. C’est important et il faut le souligner.

 

Ici en Afrique, malheureusement, ces préoccupations plurielles et souvent avérées qui suivent, débouchent fatalement sur des conflits graves ou des guerres. Les compromis et discussions entre les acteurs de la crise sont rares et les fractures automatiques. Ces préoccupations contribuent ainsi à entretenir des déstabilisations politiques, des crises économiques et sociales et à consolider la pauvreté et le sous-développement. Ces « damnés de la terre », sans le savoir eux-mêmes, sont des acteurs des souffrances de leurs propres peuples, avec qui ils partagent du reste la même la damnation.

 

Ces arguments et prétextes qui suivent, doivent cesser de conduire aux crises et aux guerres et constituer plutôt des horizons de combats à vaincre, pour consolider la paix, le développement et la prospérité. Le dialogue entre toutes les parties (pouvoir et oppositions) est l’arme des forts, a dit un sage africain. Ce sont des faibles qui se battent chaque jour.

 

Ces arguments et prétextes, qui conduisent aux conflits et aux guerres en Afrique, à résorber par le dialogue, sont : crime d’être un partisan de la Russie, de la Chine, des USA ou de la France ; faits graves de corruption, de népotisme ou de tribalisme ; pillages et vols des richesses du pays par quelques familles ; zones de production des richesses du pays maintenues dans le sous-développement et la pauvreté ; aspirations des populations non prises en compte dans les zones de production pétrolière ; utilisation d’exutoires humains (pouvoir ou oppositions) pour provoquer des violences et des guerres ; modification unilatérale et sans raison des règles électorales établies ; échec dans l’organisation des élections et refus de démissionner malgré cet échec ; usage de la guerre et des crises pour obtenir des résultats politiques ; institutions électorales ouvertement non crédibles ; fraudes électorales ; absence d’alternance politique malgré la volonté de changement des peuples ; confiscation du jeu politique ; dictatures des oppositions en conflits permanents avec les pouvoirs ; refus du dialogue politique ; mauvaise gouvernance politique ou économique ; réformes importantes faiblement discutées et passage en force ; hautes compétences techniques ou financières non mises au service du pays pour des raisons politiques ; haines atroces de l’autre pour des raisons religieuses, ethniques ou culturelles ; avènement du terrorisme islamique à grande échelle et permis de tuer des innocents pour atteindre des objectifs politiques ou religieux, etc.   

 

Par la rédaction : www.paixetdeveloppment.net/; www.paixetdeveloppement.com/; www.paixetdeveloppement.org/

 

 

 

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1 – RD Congo : 5 questions sur la crise politique congolaise

 

Que faut-il comprendre des violentes altercations qui opposent depuis lundi les forces antiémeute congolaises et des manifestants qui réclament des élections ?

Explications./

Le contexte : Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, a été le théâtre lundi et mardi de violences à caractère politique ayant fait au moins 17 morts, selon le décompte du ministre de l’Intérieur. L’opposition proteste contre la volonté supposée du président Joseph Kabila de se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat le 20 décembre en rendant impossible l’organisation d’élections.

 

Une partie de l’opposition rassemblée au sein du G7 maintient la pression alors que la date butoir du 20 septembre – laquelle devait voir le corps électoral convoqué – vient d’être dépassée. Ces violences surviennent en plein « dialogue national », censé sortir la République démocratique du Congo de l’impasse électorale dans laquelle elle s’est fourvoyée, mais rejetée par la majeure partie de l’opposition.

 

Le forum, cadre accueillant ce dialogue, est interrompu jusqu’à nouvel ordre ce mardi. Renvoyant pouvoir et opposition dos à dos, l’Église catholique a condamné « fermement la violence d’où qu’elle vienne ». Peu avant, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a annoncé qu’elle suspendait sa participation au « dialogue national » en cours, « par respect pour les victimes », « pour faire le deuil et rechercher un consensus plus large ». Les appels au calme lancés lundi soir par la communauté internationale n’ont pas été entendus. Voici cinq choses à savoir pour comprendre la crise politique qui s’enlise.

 

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Quelle est l’origine de la crise ?

La République démocratique du Congo traverse une période d’incertitude politique depuis la réélection contestée du président Joseph Kabila en novembre 2011, à l’issue d’un scrutin entaché de fraudes massives. Arrivé deuxième, selon les résultats officiels, l’opposant Étienne Tshisekedi, fondateur de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) sous la dictature du maréchal Mobutu (1965-1997), n’a cessé de rejeter la réélection de M. Kabila. Il se considère comme le « président élu » du pays et dénie toute légitimité au président Kabila et au Parlement.

 

Le blocage institutionnel est tel qu’aucune élection directe n’a eu lieu depuis novembre 2011. Hormis le président, dont le mandat s’achèvera en décembre, et les députés nationaux, tous les élus qui étaient en fonction en 2011 (députés provinciaux, sénateurs, gouverneurs) siègent toujours, bien que leur mandat ait expiré. Les gouverneurs des nouvelles provinces élus début 2016 l’ont été au scrutin indirect par des pairs hors mandat.

 

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Pourquoi ces violences, à Kinshasa ?

La capitale de la RDC est habituée aux violences politiques. Lundi et mardi, la majorité des habitants sont restés terrés chez eux sans envoyer leurs enfants à l’école, pressentant que la situation pouvait dégénérer. Les Kinois n’ont jamais aimé Joseph Kabila qu’ils ont toujours considéré comme un « étranger » venu de l’est du pays. Lors des scrutins de 2006 et 2011, marqués par des violences électorales, la population avait voté à une très large majorité pour les concurrents les plus sérieux de M. Kabila : Jean-Pierre Bemba (2006) et M. Tshisekedi (2011).

 

La crise économique que traverse le pays depuis bientôt un an contribue à aggraver les conditions de vie des Kinois (quelque 10 millions d’habitants dont la quasi-totalité se débat dans la misère) et à entraîner un sentiment de frustration et de rejet du pouvoir de M. Kabila. En janvier 2015 déjà, un projet de loi électorale contesté avait donné lieu à trois jours d’émeutes anti-pouvoir sévèrement réprimées et dans lesquelles plusieurs dizaines de personnes avaient péri.

 

 

Pourquoi maintenant ?

La date du 19 septembre est symbolique. Un « Rassemblement » formé en juin autour de M. Tshisekedi avait appelé à manifester ce jour-là dans tout le pays à trois mois et un jour du terme du mandat de M. Kabila pour lui signifier son « préavis », exiger qu’il quitte le pouvoir le 20 décembre et que soit organisée d’ici là la présidentielle. À Kinshasa, la manifestation a dégénéré rapidement. Autorités et dirigeants d’opposition se sont renvoyé mutuellement la responsabilité des violences qui ont fait 17 morts, selon les premières, plus de 50, selon les seconds.

 

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Qui est Joseph Kabila ?

Âgé de 45 ans, le chef de l’État est arrivé au pouvoir en 2001 par succession héréditaire après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila, en pleine deuxième guerre du Congo. Il a été élu en 2006, après une période de transition post-conflit, lors des premières élections démocratiques organisées dans le pays depuis son indépendance de la Belgique en 1960. Depuis sa réélection contestée en 2011, ses détracteurs le soupçonnent de chercher à se maintenir au pouvoir coûte que coûte en dépit de l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

 

 

Pourquoi la communauté internationale insiste-t-elle tant sur le respect de la Constitution ?

Belgique, États-Unis, France, ONU, Union européenne répètent depuis des mois que la Constitution congolaise de 2006 doit être respectée afin de réussir la première transition démocratique de l’histoire de la RDC. Ralliée désormais à l’idée que la présidentielle ne pourra avoir lieu cette année, la communauté internationale appelle toutes les parties à conclure un accord politique permettant l’organisation rapide de ce scrutin.

L’ONU entretient en RDC sa plus grosse force de maintien de la paix au monde (présente dans le pays depuis 1999) et la communauté internationale soutient le pays financièrement depuis des années via des projets d’aide humanitaire et d’aide au développement. Alors que l’est de la RDC reste en proie à la violence des nombreux groupes armés, les grandes nations étrangères s’inquiètent que le pays, État continent au cœur de l’Afrique, puisse retomber dans le chaos qu’il a connu de 1996 à 2003.

 

PAR LE POINT AFRIQUE (AVEC AFP)/ Publié le 21/09/2016/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/rd-congo-5-questions-sur-la-crise-politique-congolaise-21-09-2016-2070041_2365.php

 

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2 – RDC : l’UNC participera au gouvernement Badidanga sous certaines conditions

 

L’Union  pour la nation congolaise (UNC) va participer au gouvernement Badibanga sans son chef, Vital Kamerhe. Ce parti exige cependant que le Premier ministre s’engage à régler la question de l’insécurité dans l’Est du pays et d’assurer le respect strict de l’accord de la Cité de l’Union africaine. L’option a été levée jeudi 24 novembre par la direction politique de ce parti élargie aux alliés. Vital Kamerhe indique que ces préalables ont été communiqués  jeudi même au Premier ministre Samy Badibanga.

 

«Nous avons dit au Premier ministre exactement ceci : l’UNC et Alliés acceptent de vous accompagner […] dans l’application de l’accord du 18 octobre pour amener le pays jusqu’aux élections. Mais, vous devez tenir compte de la question de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, plus particulièrement dans le grand Nord [Nord-Kivu]», a déclaré M. Kamerhe. 

 

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L’UNC et Alliés ont également appelé Samy Badibanga, dans le cadre de l’application de cet accord politique, à «poursuivre les mesures de décrispation politique; compte tenu du fait que nous sommes dans une période particulière.»  Pour Vital Kamerhe, il n’est pas question de former le gouvernement pour le plaisir de le former. «Le gouvernement doit répondre à un certain nombre de défis: appliquer l’accord, [assurer] la sécurité, le respect des droits humains, les mesures de décrispation, la promotion des femmes et des jeunes, le renouvellement de la classe politique», a-t-il détaillé.

 

Kamerhe a précisé que lui-même ne ferait pas partie de l’équipe gouvernementale. «Nous pouvons servir le pays sans attendre des postes ministériels», s’est-il justifié. Le député Samy Badibanga a été nommé le 17 novembre Premier ministre par Joseph Kabila. Il poursuit des tractations en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale, conformément à l’accord signé à l’issue du dialogue politique de la Cité de l’UA. Au même moment, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) continue ses consultations en vue de rapprocher les signataires de cet accord de non-signataires, regroupés au sein du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

 

Publié le ven, 25/11/2016/ Modifié le ven, 25/11/2016/

 

http://www.radiookapi.net/2016/11/25/actualite/politique/rdc-lunc-participera-au-gouvernement-badidanga-sous-certaines

 

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3 – Forum des As : «L’union européenne appelle gouvernement et opposition à préparer des élections apaisées»

 

La déclaration de l’Union Européenne rendue publique mercredi en rapport avec la situation politique en RDC est parmi les sujets commentés par les journaux parus jeudi 24 novembre à Kinshasa. De cette déclaration, Forum des As retient que l’Union européenne (UE) réitère sa volonté de voir la République démocratique du Congo organiser des élections libres, démocratiques et transparentes dans un climat apaisé.  

 

Une position qui selon le quotidien s’inscrit dans la droite ligne de celle des Etats-Unis qui avaient appelé mardi le Gouvernement de la RDC et l’opposition à  «travailler avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) pour répondre aux préoccupations qui subsistent».   Ces appels à répétition, analyse le journal,  reflètent la volonté de la communauté internationale de voir les acteurs politiques congolais s’accorder sur un calendrier de l’élection présidentielle pour 2017, les garanties que le président Kabila ne cherchera pas à briguer un autre mandat et la constitution d’un gouvernement de transition inclusif.  

 

Même son de cloche du côté du Potentiel qui voit dans cette déclaration un appel pour que le gouvernement et l’opposition coopèrent constructivement.   Il s’agit également, poursuit le quotidien, d’un appel pour un compromis plus large dans la classe politique en vue de passer en douceur la date fatidique du 19 décembre 2016, date de la fin de mandat du président Kabila selon la constitution, précise le confrère. C’est dans cette optique, analyse le journal, que les 28 affirment soutenir l’action en cours de la CENCO en vue d’un large consensus autour de l’accord issu du dialogue.  

Le journal considère également ces appels comme  la preuve que la communauté internationale tient à une stabilité durable de la RDC. Le quotidien plaide pour qu’ils soient donc pris au sérieux au sein de la classe politique congolaise.

 

Sur ce point, L’Avenir estime que cette recherche du consensus autour des différends entre Congolais ne devrait pas contredire l’esprit de l’accord politique signé le 18 octobre dernier, qui prévoit l’organisation des élections notamment présidentielle après 2017.   Le journal fait observer que pour l’UE, la recherche du consensus entre Congolais passe notamment par la mise en place par les autorités congolaises d’un climat politique apaisé, qui n’entraves pas les libertés d’expression et d’association.   Pourtant, estime le tabloïd, l’opposition qui a refusé le dialogue de la cité de l’Union africaine ne jure que par certaines actions qui privilégient la théorie du chaos afin de prendre le pouvoir le 19 décembre.

 

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 La Prospérité est d’avis que ces appels au consensus de la communauté internationale mettent plutôt sous forte pression Samy Badibanga. Le journal note que la communauté internationale continue d’exiger un large compromis avec le Rassemblement d’Etienne Tshisekedi et les autres.   En outre, poursuit le quotidien, elle considère que Samy Badibanga a un rôle de premier plan à jouer dans la recherche de ce consensus. Une démarche qui risque de bouger les dispositifs de l’accord issu du dialogue et donc la mise en place rapide du gouvernement d’union nationale, craint le quotidien, en faisant observer que les signataires de l’Accord politique du 18 octobre poussent déjà le nouveau Premier ministre à aller  plus vite dans la mise en œuvre de cet Accord.  

 

«Pas facile donc d’être à la place de Samy Badibanga en cette période charnière de l’histoire politique de la RDC», commente le quotidien.   Pas non plus facile pour ce Premier ministre qui fait face à deux autres choix : organiser les élections ou améliorer le social, fait observer de son côté Le Phare.

 

Le journal rappelle que la mission premier de l’actuel Premier ministre, du reste consigné dans l’accord issu du dialogue, c‘est  d’amener le peuple congolais aux élections.   Mais dans une déclaration faite mardi à la presse à la sortie d’une audience que lui a accordée le président Joseph Kabila, le chef du gouvernement d’union nationale a estimé « qu’on ne devrait pas perdre de vue des actions à mener pour relancer l’économie nationale et améliorer le social des Congolais ».   Pour le quotidien, il s’agit de deux fronts totalement différents ouverts par le nouveau Premier ministre, lui qui devra faire face notamment aux contraintes financières. Le journal conseille à Samy Badibanga de choisir d’ouvrir un seul front, estimant que le combat sur deux fronts risque de l’amener vers un double échec.

 

Publié le jeu, 24/11/2016/ Modifié le jeu, 24/11/2016/

 

http://www.radiookapi.net/2016/11/24/actualite/revue-de-presse/forum-des-lunion-europeenne-appelle-gouvernement-et-opposition

 

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4 – Guerre civile au Soudan du Sud : chronologie d’une crise

 

Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a été l’un des dossiers prioritaires du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, qui s’est tenu du 17 au 18 juillet 2016 à Kigali. Ce qui se passe dans ce pays depuis deux ans est « inacceptable », a déclaré la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma. Retour sur les événements dans le plus jeune Etat de l’Afrique, immensément riche en ressources pétrolières et engagé dans une guerre civile meurtrière.

 

■ Sécession et indépendance

 

→ 9 juillet 2011 : en 2005, un accord de paix signé entre Khartoum et la rébellion sudiste avait mis fin à 22 ans de guerre (plus de 2 millions de morts). L’accord prévoyait un statut d’autonomie pour le Sud-Soudan suivi d’un référendum en 2011. L’indépendance est proclamée le 9 juillet de la même année, suite à un vote massif en faveur de la sécession lors du vote. Le nouveau pays est baptisé « Soudan du Sud », avec à sa tête Salva Kiir, le successeur de John Garang qui fut le chef historique de l’Armée de libération du peuple du Soudan (SPLA), mort dans un accident d’avion. Après l’indépendance, des questions clés restent à régler entre les deux Etats : partage des revenus pétroliers, démarcation de leur frontière commune, statut de régions contestées par les deux capitales.

 

 

→ 2011-2013 : après plusieurs mois de tension entre le Soudan et le Soudan du Sud, qui a hérité des trois quarts des ressources pétrolières du Soudan uni, les deux gouvernements réussissent à trouver un modus vivendi sur le montant de la redevance que le Soudan du Sud, pays enclavé, doit payer à Khartoum pour l’utilisation de ses oléoducs. C’est en avril 2013, après plus d’un an d’interruption, que le pétrole sud-soudanais peut de nouveau transiter par le Soudan. Les deux capitales mettent également en œuvre les accords de sécurité et de coopération, notamment sur la mise en place d’une zone tampon démilitarisée.

 

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■ Lutte de pouvoir et guerre civile

→ Juillet 2013 : le Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLA), qui gouverne le pays depuis son indépendance, est secoué par une lutte acharnée pour le pouvoir en son sein. Elle oppose le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et son vice-président Riek Machar, issus des deux principaux groupes ethniques du pays, les Dinka pour Salva Kiir et les Nuer pour Riek Machar. Salva Kiir limoge l’ensemble de son gouvernement, ainsi que son vice-président.

 

 

→ Décembre 2013 : la lutte politique se transforme en guerre civile lorsque le président annonce avoir déjoué un coup d’Etat fomenté contre lui par son ancien vice-président. Ce dernier nie pour sa part toute tentative de putsch, avant d’appeler l’armée à renverser Salva Kiir que Riek Machar accuse à son tour de vouloir « allumer une guerre ethnique ». Dès le 15 décembre, d’intenses combats opposent des factions rivales au sein de l’armée. Ils s’étendent à plusieurs régions du pays, sur fond d’atrocités ethniques, pillages et viols. Riek Machar réussit à quitter Juba pour regagner son fief dans le nord, d’où il mène ses représailles contre l’armée gouvernementale et ses alliés.

 

 

→ 2014-2015 : la guerre civile sud-soudanaise dure vingt mois. Elle touche plus particulièrement les villes du nord et du nord-est, épargnant le sud et l’ouest du pays. Les villes de Bentiu (nord), Bor (est) et Malakal (nord-est) sont les principaux foyers du conflit. S’agit-il d’une guerre ethnique ? 

Pour nombre de chercheurs (Roland Marcha du CERI, Marc Lavergne, directeur de recherches au CNRS) qui se sont exprimés dans la presse, il ne s’agit pas d’une guerre ethnique entre les Dinka et les Nuer, mais d’une lutte pour le pouvoir, avec des allégeances changeantes entre les combattants qui se livrent bataille parfois entre eux, à l’intérieur même de leurs clans respectifs. Toujours est-il que la guerre civile sud-soudanaise est particulièrement meurtrière et fait plus de 50 000 morts, avec plus de 2,3 millions de déplacés. Selon les rapports des agences des Nations unies et des ONG, en 2015, quelque cinq millions de personnes, soit plus d’un tiers de la population, a besoin d’aide humanitaire pour survivre.

 

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■ Accord de paix

 

→ Juillet-août 2015 : au cours des vingt mois de guerre, sept accords de cessez-le-feu sont signés entre le gouvernement et l’armée rebelle, mais ils sont chaque fois aussi vite rompus. En juillet 2015, sous la pression des Etats-Unis qui ont été le parrain de l’indépendance du Soudan du Sud, les dirigeants de l’Afrique de l’Est se réunissent à Addis-Abeba et obligent les deux frères ennemis de Juba à négocier et à signer un nouvel accord de paix. Kiir et Machar signent l’accord le 26 août 2015, prévoyant le retour du leader rebelle dans la capitale. L’accord prévoit également le retrait des forces étrangères, notamment l’armée ougandaise qui combat depuis deux ans aux côtés des troupes gouvernementales sud-soudanaises.

 

 

→ Avril 2016 : malgré l’accord signé par les deux leaders, les combats sporadiques se poursuivent sur le terrain, jusqu’au retour de Riek Machar à Juba en avril 2016. L’accord d’Addis-Abeba prévoyait que l’essentiel des combattants des deux camps stationnerait désormais au-delà d’un rayon de 25 kilomètres autour de Juba, excepté 1 400 soldats de la rébellion et 3 500 hommes de l’armée gouvernementale autorisés à rester dans la capitale. A son retour à Juba, Riek Machar est intégré dans un gouvernement d’union nationale en tant que vice-président, un poste qu’il avait occupé entre juillet 2011 et juillet 2013. Selon les dispositions de l’accord, ce gouvernement de transition prend ses fonctions le 7 janvier 2016, et restera en place pendant trente mois, avec Salva Kiir comme président.

 

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■ Recrudescence de violences

 

→ 8-11 juillet 2016 : triste cinquième anniversaire de l’indépendance à Juba samedi 9 juillet 2016, sur fond de recrudescence de violences dans la capitale. Les autorités sud-soudanaises avaient prévenu dès juin qu’il n’y aurait pas de célébration à cause des tensions ethniques qui continuent à régner dans le pays. Selon toute vraisemblance, c’est une rumeur véhiculée par les médias sociaux, proclamant que Riek Machar aurait été pris en otage par les hommes du chef de l’Etat Salva Kiir, alors qu’il s’était rendu au palais présidentiel pour rencontrer le président, qui met le feu aux poudres le 8 juillet, la veille de l’anniversaire de l’indépendance.

 

La capitale redevient le théâtre d’affrontements entre forces fidèles au président et d’ex-rebelles aux ordres de son rival Riek Machar. Cette flambée de violences, qui dure quatre jours, fait 300 morts et 42 000 déplacés. Sous la pression de l’ONU, qui redoute une possible reprise des combats et leur extension à d’autres parties du pays, les frères ennemis sud-soudanais imposent un cessez-le-feu à leurs partisans.

 

 

→ 13 juillet 2016 : le cessez-le-feu décrété est respecté, même si les pays étrangers continuent d’évacuer leurs ressortissants. Les vols commerciaux restent suspendus.

 

 

→ 17-18 juillet 2016 : suite à la récente flambée de violences à Juba, qui met gravement en péril l’accord de paix signé en août 2015 par les acteurs de la guerre civile, la crise sud-soudanaise est au cœur des discussions du 27e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (UA), qui se tient du 17 au 18 juillet 2016 à Kigali. La présidente sortante de la Commission de l’UA, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, déclare que « le continent ne peut pas rester les bras croisés face aux souffrances infligées aux enfants, femmes, hommes et jeunes gens du Soudan du Sud ». Les chefs d’Etat africains réunis à Kigali doivent également décider de la fourniture de casques bleus supplémentaires pour renforcer la Mission de l’ONU au Soudan du Sud (opération Minuss). Il est question de déployer une force régionale de protection pour protéger les civils.

 

Par Tirthankar Chanda/ Publié le 18-07-2016/ Modifié le 20-07-2016/

 

http://www.rfi.fr/afrique/20160717-guerre-civile-soudan-sud-chronologie-riek-machar-salva-kiir-accord-paix

 

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5 – La légalité de la commission électorale en Côte-d’Ivoire remise en cause par la Cour Africaine, les législatives menacées

 

L’Union Africaine par la voix de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, vient enfin de se rendre compte du caractère illégal et illégitime de la commission électorale en Côte d’Ivoire. Pour éviter que le pays aille de mal en pis, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a en effet déclaré, vendredi, la CEI ivoirienne non conforme au droit international.

 

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Après analyse de fond en comble de la loi qui fonde la CEI en Côte d’Ivoire, la Cour Africaine a jugé « discriminatoire » cette Commission envers l’opposition et les candidats indépendants : « l’Etat de Côte d’Ivoire a violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la Charte africaine sur la démocratie et l’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, et qu’il a également par voie de conséquence violé le droit des citoyens de participer librement à la direction des Affaires publiques de leur pays garanti par l’article 13 (…) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples », mentionne la déclaration de la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

 

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples « ordonne » au gouvernement Ouattara de modifier sa loi sur la CEI pour la rendre conforme aux Chartes et Conventions internationales d’autant plus qu’il est partie prenante.

 

Mis en ligne par La Rédaction/ samedi 19 Nov 2016

 

http://www.connectionivoirienne.net/122004/la-legalite-de-la-commission-electorale-en-cote-divoire-remise-en-cause-par-la-cour-africaine-les-legislatives-menacees

 

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6 – En Libye, l’incessante bataille du pétrole

 

La rivalité politique grandit entre l’Ouest et de l’Est, mettant à mal la reprise de l’industrie pétrolière malgré la conquête du « croissant pétrolier » par le général Haftar. Le pétrole libyen, cette guerre dans la guerre. La récente conquête par le général Khalifa Haftar du « croissant pétrolier » a une nouvelle fois mis en exergue le rôle central de la bataille du pétrole dans les déchirements que connaît la Libye.

 

En enlevant, le 13 septembre, cet arc stratégique de terminaux sur le littoral de la Cyrénaïque (est), plateforme d’exportation par où transite autour de 60 % du brut libyen, le chef en titre de l’Armée nationale libyenne (ANL) s’empare d’un précieux atout dans sa rivalité avec le gouvernement de Faïez Sarraj, basé à Tripoli et soutenu par les Occidentaux et les Nations unies. Il est désormais maître de l’éventuelle reconstruction du principal pilier de l’économie nationale.

 

Géant pétrolier sous l’ancien régime de Kadhafi, la Libye, livrée aux milices et segmentée en fiefs rivaux, est aujourd’hui financièrement exsangue. Elle n’en continue pas moins d’attiser d’âpres convoitises dans la perspective d’un futur règlement politique.

 

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_ Un géant pétrolier à genoux

La Libye est riche de réserves de pétrole évaluées à 48 milliards de barils, ce qui la place au premier rang en Afrique (devant le Nigeria) et au neuvième rang mondial. Elle recèle également d’importants gisements de gaz naturel : avec 1 600 milliards de mètres cubes, elle se classe au cinquième rang africain.

 

En vertu d’un système mis en place sous le régime de Kadhafi, les multinationales sont présentes – ou l’ont été – sous la forme de sociétés mixtes montées avec la société d’Etat National Oil Company (NOC), partenaire incontournable. Les huit firmes étrangères les plus engagées dans la production de pétrole et de gaz sont : Eni (Italie), Total (France), Wintershall (Allemagne), Gazprom (Russie), OMV (Autriche), Repsol (Espagne), Occidental Petroleum (Etats-Unis) et Statoil (Norvège). En 2010, la Libye produisait 1,65 million de barils de pétrole par jour, ce qui représentait 96 % des revenus de l’Etat et 65 % du PIB.

 

L’Europe absorbe à elle seule 84 % du brut libyen exporté, l’Asie et l’Océanie 14 % et les Amériques 2 %. Parmi les principaux acheteurs européens se distinguent l’Irlande, l’Italie, l’Autriche, la Suisse et la France.

 

L’Italie est le pays européen le plus impliqué physiquement dans les hydrocarbures libyens avec sa compagnie Eni. Entre autres intérêts, cette dernière exploite le gazoduc sous-marin, baptisé Greenstream, partant du complexe gazier de Mellitah, située entre les villes de Zouara et Sabratha dans l’Ouest libyen, vers la Sicile. Le gazoduc est alimenté par le site offshore de Bahr Essalam ainsi que par les champs de Bouri et Wafa dans le bassin de Ghadamès, situé à 530 km au sud du littoral, non loin de la frontière algérienne.

A la suite du chaos post-révolution, la production pétrolière a spectaculairement chuté, oscillant actuellement entre 200 000 et 300 000 barils par jour, soit entre 12 % et 18 % du niveau de 2010. Le gaz a été davantage épargné avec un volume de production en 2014 représentant 70 % du niveau de 2010. Victime de sa dépendance à l’égard de la rente pétrolière, la Libye est au bord du gouffre financier.

 

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_ La Cyrénaïque avantagée

La géopolitique libyenne en hydrocarbures accorde un atout stratégique à l’Est. La carte des gisements est en effet très largement dominée par le bassin de Syrte (centre-est) qui recèle 85 % des réserves de pétrole et 70 % de gaz. Le reste revient aux bassins de Ghadamès et de Mourzouq (sud-ouest) ainsi que le bassin Pélagien offshore au nord-ouest. Reflétant cette suprématie, cinq des six terminaux libyens sont situés dans l’Est : quatre relèvent du « croissant pétrolier » (Sidra, Ras Lanouf, Brega et Zouétina) et le dernier est situé à Tobrouk, non loin de la frontière égyptienne. Au total, 64 % du brut libyen exporté est chargé dans ces terminaux de l’Est. En outre, quatre des cinq raffineries sont localisées en Cyrénaïque. L’ascendant de l’Est libyen est écrasant.

 

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_ Le pétrole otage des conflits

Les infrastructures ((terminaux, olédoducs, gazoducs et puits) sont en grande partie paralysées – à l’exception du bassin Pélagien offshore dans le nord-ouest – en raison la multitude de conflits qui ont éclaté après la chute de Kadhafi. Des groupes armés ont pris en otage les installations dans le but d’imposer un rapport de force politico-militaire. Les motivations sont en général de deux ordres : obtenir de l’argent de l’Etat et promouvoir des intérêts stratégiques. L’épisode le plus célèbre – et le plus coûteux pour l’économie nationale – de ces blocages d’infrastructures est celui survenu à l’été 2013 dans le « croissant pétrolier » à l’initiative de la Garde des installations pétrolières (Petroleum Facilities Guards).

 

Ce corps national s’est fragmenté après 2011 en milices locales. Dans le « croissant », la branche dirigée par Ibrahim Jadhran, issu de la puissante tribu locale des Magharba, a immobilisé les terminaux de Sidra, Ras Lanouf, Brega et Zouétina afin de protester contre les malversations de Tripoli, sur fond de ressentiment régionaliste.

 

La Cyrénaïque s’est en effet toujours plainte de voir ses ressources en hydrocarbures, les plus importantes du pays, détournées par le gouvernement central. Jadhran a capitalisé sur cette frustration collective – il a même créé un mouvement « fédéraliste » – bien que ses motivations soient en fait plus troubles. Lorsque la guerre civile éclate à l’été 2014, il est allié au camp de Tobrouk, dont le général Haftar est le chef militaire. Mais les relations avec ce dernier se sont dégradées.

 

partir de l’émergence, en mars, à Tripoli du gouvernement de Faïez Sarraj soutenu par les Nations unies, Jadhran prête allégeance à la nouvelle autorité que ne reconnaît pas Haftar. Mais plutôt que de lever instantanément son blocus du « croissant pétrolier » pour viabiliser économiquement le pouvoir de Sarraj, il négocie sa réouverture en échange de « compensations financières », au grand dam de la National Oil Company.

 

D’autres occupations ont eu lieu. En novembre 2014, des groupes touareg de la région méridionale du Fezzan ont saisi le champ de Sharara situé dans le bassin de Mourzouq (sud-ouest) qui était jusqu’alors aux mains de groupes de l’ethnie rivale toubou depuis 2012. En représailles, les milices de Zintan, ville située dans le djebel Néfoussa (extrême ouest) et alliée des Toubous, ont bloqué à proximité de leur cité l’oléoduc reliant le bassin de Mourzouq au terminal de Zaouïa, à l’ouest de Tripoli. En mai 2015, les groupes toubous se sont emparé à leur tour du puits d’Al-Fil dans le bassin de Mourzouq. Des actions qui ont paralysé production et exportation de brut.

 

L’essor de l’organisation Etat islamique (EI) au fil de 2015 a ajouté au chaos ambiant. Si l’EI a établi un sanctuaire territorial à Syrte, mitan géopolitique à la jointure de la Tripolitaine et la Cyrénaïque, l’organisation djihadiste n’a jamais cherché à financer son émirat libyen à partir du pétrole, comme elle l’avait fait en Irak et en Syrie. La frontière maritime de la Méditerranée, où patrouillent nombre de marines hostiles, ne permettait aucune exportation par la mer. Aussi, alors que l’EI aurait pu tenter de s’emparer du « croissant pétrolier » à partir de son bastion voisin de Syrte, aucune offensive de ce type n’a-t-elle jamais été esquissée.

 

En revanche, des actions de destruction de réservoirs du « croissant » (terminaux de Ras Lanouf et Sidra) ont été menées au début de l’année. Elles faisaient écho à des raids similaires lancés un an plus tôt sur les champs du bassin de Syrte (Mabrouk, Dahra et Ghani). A l’exploitation commerciale pour ses propres fins, l’EI a préféré la politique de la terre brûlée afin d’empêcher que le pétrole n’alimente l’Etat libyen et ses partenaires étrangers.

La stratégie était clairement énoncée dans le numéro de septembre 2015 de sa revue Dabiq : « Le contrôle de cette région par Daech [acronyme arabe de l’EI] aboutira à un effondrement économique, en particulier pour l’Italie et les autres Etats européens. » L’éviction militaire en cours de l’EI de son fief de Syrte, assiégé par les brigades de Misrata, a provisoirement éloigné ce danger.

 

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_ Guerre des agences officielles entre l’Est et l’Ouest

La communauté internationale est toujours intervenue pour que la National Oil Company, le fonds souverain Libyan Investment Authority et la Banque centrale soient épargnées. Mais le maintien de l’intégrité de ces institutions s’est révélé plus difficile à mesure que s’approfondissait, dès l’été 2014, la fracture entre l’Ouest et l’Est. Ainsi le camp de Tobrouk a-t-il mis sur pied sa propre NOC considérant que celle siégeant à Tripoli était sous influence des islamistes dominant alors le gouvernement de Fajr Libya (« aube de la Libye »).

La Banque centrale, elle aussi, était dupliquée, une nouvelle institution à l’est venant défier l’ancienne de Tripoli. Ce dédoublement était inévitable à partir du moment où la perception des recettes du pétrole exporté transite préalablement sur un compte de la Banque centrale avant que ces revenus soient en partie réaffectés à la NOC. L’initiative de Tobrouk n’a toutefois reçu qu’un accueil mitigé de la part des acheteurs occidentaux, lesquels étaient enclins à ne reconnaître que la NOC de Tripoli, ainsi que le leur conseillait leur capitale.

 

Par Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)/ LE MONDE Le 26.09.2016/ Mis à jour le 30.09.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/26/en-libye-l-incessante-bataille-du-petrole_5003585_3212.html

 

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7 – Nigeria : nouvelle vague d’attaques d’installations pétrolières dans le Sud

 

Ils se sont autoproclamés «vengeurs du delta du Niger» et revendiquent une série d’attaques d’installations pétrolières dans le delta du Niger. Des attaques dirigées contre les oléoducs des compagnies américaines, italiennes et anglo-hollandaises installées dans le sud du pays. Le nouveau groupe rebelle conseille vivement aux groupes étrangers de quitter le pays.

 

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, l’a personnellement reconnu : les attaques perpétrées par «les vengeurs du delta du Niger» contre les installations pétrolières dans le sud du pays «menacent l’économie nationale».Il a donc ordonné le renforcement de la sécurité autour des installations pétrolières.   Selon un communiqué de la présidence du Nigeria, le chef d’état-major de la marine nigériane s’est vu confier la tâche de «réorganiser et renforcer les forces armées dans le delta du Niger pour qu’elles agissent efficacement contre la résurgence d’actes de sabotage visant les installations pétrolières». Le président a assuré les compagnies étrangères qui opèrent dans la région que tout sera fait pour protéger le personnel et les infrastructures pétrolières.  

     

                                                                          
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_ Réduction de la production pétrolière Le président nigerian a de quoi s’inquiéter. Les «vengeurs du delta du Niger» ont multiplié leurs attaques en mai 2016, provoquant une réduction conséquente de la production pétrolière de la première économie d’Afrique. En quelques semaines, la production journalière est passée de 1,9 million de barils à 1,4 million de barils. C’est le plus bas niveau enregistré depuis 1994. Des oléoducs et des installations pétrolières exploitées par le géant anglo-néerlandais Shell et l’américain Chevron ont été visés, de même qu’une filiale de l’Italien ENI dont un gazoduc a été saboté dans l’Etat de Bayelsa, le 22 mai 2016. Des attaques accompagnées de mises en garde aux groupes étrangers qui opèrent dans le sud du Nigeria. Ils leur a été fortement conseillé de plier bagages et de quitter le delta du Niger.  

 

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_ Pour une meilleure répartition de la manne pétrolière Pour l’instant, les anciens rebelles du Mend (Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger) refusent d’être associés à ces nouvelles actions violentes qui frappent la région. Pourtant, le nouveau groupe d’activistes qui a relancé les hostilités a repris les mêmes revendications brandies déjà par les militants du Mend : «Une meilleure répartition des richesses dans cette région d’où provient la quasi-totalité du pétrole nigérian», premier producteur d’Afrique.  

 

Ces nouvelles attaques font craindre un retour au scénario du début des années 2000, lorsqu’une flambée de violences dans le delta du Niger avait brusquement fait chuter la production. Les autorités nigérianes avaient finalement réussi à mettre fin à ces violences en 2009 par le biais d’une amnistie. 30.000 rebelles avaient déposé les armes en échange d’une aide à la formation et à la reconversion.  

 

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_ Fin prochaine du programme d’aide aux anciens rebelles Les nouvelles attaques lancées par les «vengeurs du delta du Niger» coïncident avec la fin prochaine du programme d’aide aux anciens rebelles. Le gouvernement, dont les revenus pétroliers ont littéralement fondus, y mettra fin en 2018. Le budget fédéral accordé au programme d’amnistie était de 285 millions d’euros en 2015. Il a été réduit cette année à 90 millions d’euros.

 

De quoi susciter de nouvelles inquiétudes dans cette région où la plupart des habitants vivent dans une pauvreté extrême, alors que l’industrie pétrolière dégage des milliards de dollars. Muhammadu Buhari a d’ores et déjà prévenu les nouveaux insurgés. Il ne tolérera aucune action visant à porter atteinte à l’unité nationale et à l’intégrité du pays. L’armée a déjà arrêté plusieurs personnes en lien avec les attaques perpétrées ces dernières semaines contre les installations pétrolières.

 

Par Martin Mateso@GeopolisFTV/ Publié le 24/05/2016/ Mis à jour le 24/05/2016/

http://geopolis.francetvinfo.fr/nigeria-nouvelle-vague-d-attaques-d-installations-petrolieres-dans-le-sud-107297

 

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8 – Nigeria : Le pétrole, un cadeau empoisonné qui fait des ravages

 

Des millions de litres de pétrole déversés dans les rivières et les ruisseaux. La pollution défigure le delta du Niger depuis des décennies. Pour la première fois, des pêcheurs nigérians ont tenté une action en justice contre la compagnie Shell. Le géant pétrolier a signé un chèque de 70 millions d’euros pour éviter le procès. Amnesty international appelle les victimes à ne pas baisser la garde.

 

   C’est une région victime de ses propres richesses. Le delta du Niger, dans le sud du Nigéria, continue d’être empoisonné par des centaines de fuites de pétrole déversé par la compagnie anglo-néerlandaise (Shell) et le géant italien de l’énergie (Eni). Cinq cent cinquante fuites ont été enregistrées rien qu’en 2014.  C’est l’équivalent de 30.000 barils ou cinq millions de litres de pétrole. Amnesty International  dénonce régulièrement «le coût humain terrifiant» de cette tragédie qui condamne des gens à vivre «dans un environnement pollué tous les jours de leur vie.»

 

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. Des décennies de pollution Après des décennies de pollution dans l’indifférence générale, le géant pétrolier Shell s’est finalement engagé à verser 70 millions d’euros à des pécheurs nigérians de la communauté de Bodo dévastée par les fuites de pipeline en 2008. Ils avaient entrepris une action en justice en Grande Bretagne, avec l’aide d’un cabinet d’avocats londoniens.   Il aura fallu six ans pour que la compagnie anglo-néerlandaise prenne l’affaire au sérieux et reconnaisse l’ampleur de la catastrophe. Shell a accepté de payer pour éviter un procès retentissant annoncé pour Mai 2015. Les victimes individuelles, évaluées à 16.500 personnes, des fermiers et des pêcheurs pour la plupart, recevront 45 millions d’euros.

 

La communauté Boko recevra 25 millions d’euros pour les dommages subies par l’agriculture et la pêche, ses principaux moyens de subsistance.   Une première victoire saluée par Amnesty International. Mais toutes les ONG qui ont suivi cette procédure judiciaire estiment que justice ne sera pleinement rendue que «lorsque Shell aura correctement nettoyé les ruisseaux et marais fortement pollués par son pétrole». C’est une clause de l’accord passé avec les victimes.

 

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. 25 à 30 ans pour dépolluer le delta du niger Le delta du niger, un million d’habitants, a subi une pollution colossale ces 50 dernières années. Entre 9 et 13 millions de barils y ont été déversés. Un désastre écologique pour les populations. Selon un rapport publié en 2011 par le programme des Nations unies pour l’environnement, des familles dans cette zone boivent de l’eau provenant de puits contaminés par du benzène à un niveau 900 fois supérieur à ce que préconise l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’impact sur les mangroves a été désastreux. Une odeur infecte imprègne l’air pollué.  

 

Les compagnies pétrolières attribuent la grande majorité des fuites à des saboteurs et des voleurs. Une affirmation contestée par la population et les organisations non gouvernementales. Amnesty International appelle le géant pétrolier Shell à mettre la main à la poche pour «nettoyer les dégâts qu’il a causés dans le delta du Niger». La compagnie pourrait recevoir d’autres demandes de réparation.

 

Par Martin Mateso@GeopolisFTV / Publié le 26/03/2015/ Mis à jour le 26/03/2015/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/nigeria-le-petrole-un-cadeau-empoisonne-qui-fait-des-ravages-57173

 

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9 – Nigeria : qui sont les djihadistes de Boko Haram ?

 

Coupable de meurtres de masse en Afrique, le groupe terroriste Boko Haram n’hésite pas à user de stratégie pour parvenir à ses fins, comme le démontre dans son analyse le spécialiste de l’Afrique, Bernard Lugan. Le nord du Nigéria et du Cameroun, ainsi que le sud du Tchad subissent régulièrement de sanglants attentats provoqués par les djihadistes de Boko Haram qui ont fait allégeance à l’Etat islamique(Daesh).Face à eux, les autorités du Nigeria ont longtemps semblé dépassées et impuissantes.

 

Quant à celles du Cameroun, elles sont paralysées par les frontières et les appartenances ethniques. A l’échelle régionale, le seul point de résistance est le Tchad du président Idriss Déby. Un front islamiste étant ouvert dans la région tchado-nigériane, la question est de savoir s’il y a risque de regroupement avec les autres foyers islamistes sahéliens et libyens. 

 

Dans un premier temps, Boko Haram a prospéré sur la frustration des élites musulmanes Haoussa-Peul-Kanouri, au nord, qui n’acceptaient pas que le Nigeria soit dirigé par les chrétiens du sud. En 2011, Goodluck Jonathan, chrétien, fut en effet élu président à l’issue d’un scrutin très révélateur des dissensions ethno-régionales, le sud chrétien ayant voté pour lui alors que le nord musulman s’était massivement prononcé pour le général Buhari.

 

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Cette victoire, qui illustrait une inversion des rapports de force entre nord et sud entamée depuis une décennie, provoqua bien des crispations. Jusque là, le nord, qui tenait l’administration et l’armée, exerçait en effet le pouvoir tout en détournant à leur profit la manne pétrolière du sud. Les rôles ayant été renversés, le sud prit le contrôle de la production pétrolière, puis cassa le monopole que les Peuls musulmans exerçaient sur l’armée en favorisant la promotion d’officiers venant du sud, notamment des membres de l’ethnie des Tiv. Un peu plus de deux millions d’entre eux vivent dans le centre-est du Nigeria. Ils sont majoritairement chrétiens, avec une importante minorité animiste.

 

« Dans un premier temps, la stratégie de Boko Haram fut d’exacerber la fracture entre le nord et le sud du Nigeria afin d’imposer l’indépendance d’un Etat théocratique nordiste inscrit dans la tradition des émirats du XIX° siècle »

 

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C’est dans ce contexte que Boko Haram fut instrumentalisé par des politiciens du nord afin d’empêcher le président Goodluck de gouverner. Cela leur fut d’autant plus facile que le djihadisme fut à plusieurs reprises utilisé par les dirigeants musulmans de la fédération afin d’affaiblir leurs opposants chrétiens. Au mois de mai 1987, le général Babangida, qui était alors au pouvoir, avait ainsi armé des groupes islamistes afin d’attaquer des chrétiens dans les Etats du nord, notamment Sokoto et Bornou.

 

Dans un premier temps, la stratégie de Boko Haram fut d’exacerber la fracture entre le nord et le sud du Nigeria afin d’imposer l’indépendance d’un Etat théocratique nordiste inscrit dans la tradition des émirats du XIX° siècle. Puis, une rupture se produisit entre les Haoussa-Peul et les Kanouri, ces derniers formant la base ethnique du mouvement.

 

L’attitude des autorités musulmanes du nord changea en effet quand Boko Haram se lia à Al Qaida,échappant par là même à leur semi contrôle. L’armée fédérale étant inopérante car perçue par les populations musulmanes comme une force d’occupation en partie chrétienne, les chefs du nord tentèrent alors de réduire ou du moins de cantonner Boko Haram. En représailles, ce dernier déclencha une campagne terroriste contre l’émir de Kano. Fin novembre 2014, la mosquée de Kano, qui jouxte le palais de l’émir Sanusi Lamido Sanusi, fut ainsi attaquée à l’heure de la prière. Le bilan fut de 120 morts et de plusieurs centaines de blessés.

« Le problème est que la zone ethno-territoriale kanouri déborde largement à l’extérieur des frontières du Nigeria, notamment au Niger où les Kanouri constituent 5% de la population, dans l’extrême nord du Cameroun et au Tchad »./

 

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Aujourd’hui, Boko Haram, qui a territorialement reculé, n’est plus actif que dans deux Etats de la fédération, le Yobe et le Bornou, ainsi que dans une partie du Gombe, soit la plus grande partie du territoire des Kanouri. Ces derniers ne parlent pas la même langue que les Haoussa et ils sont les héritiers de l’empire de Kanem Bornou (fin XV°-1893) qui s’étendait sur une partie du Tchad, du Niger et du Cameroun, avec une pénétrante vers la Libye via Bilma.Boko Haramfut d’ailleurs fondé par un Kanouri du nom de Mohamed Yusuf, abattu par l’armée le 31 juillet 2009.

 

Alors que les sultanats haoussa-peul, dont celui de Sokoto, sont issus du djihad des Peuls d’Othman dan Fodio venus de la région du Sénégal à la fin du XVIII° siècle, l’islamisation des Kanouri fut réalisée par des tribus arabes venues de Libye. Les descendants de ces dernières sont aujourd’hui installés dans la partie centrale du Tchad ainsi que dans toute la région péri-tchadique. Au Tchad, ils sont groupés en trois ensembles, les nomades Djoheïna, les Hassaouna et les Awlad Sulaymane; ces derniers vivent également en Libye où ils sont en conflit avec les Toubou.

 

Le problème est que la zone ethno-territoriale kanouri déborde largement à l’extérieur des frontières du Nigeria, notamment au Niger où les Kanouri constituent 5% de la population, dans l’extrême nord du Cameroun et au Tchad. Dans ces trois pays, les Kanouri partagent le territoire avec d’autres ethnies. Au Tchad, ils sont concentrés dans les deux préfectures de Kanem, chef-lieu Mao, et du Lac avec pour chef-lieu Bol.

 

Or, ces régions sont surpeuplées, leur environnement est favorable à toutes les forces négatives : au nord, la Libye ne contrôle pas son sud, à l’est le foyer du Darfour est toujours allumé. Quant aux frontières régionales du Nigeria, du Cameroun et du Tchad, elles proviennent d’accords entre Britanniques, Allemands et Français et elles ne tiennent aucun compte des implantations ethniques puisqu’elles furent dessinées afin que les trois empires aient chacun une « fenêtre » sur le lac Tchad. D’où une extrême porosité qui est utilisée par Boko Haram.

 

22 mars 2016/

 

https://francais.rt.com/opinions/17787-nigeria-boko-haram

 

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10 – Nouvelle déstabilisation en cours en Ethiopie

 

Comme les rats qui quittent un navire en naufrage, certains pays commencent à déserter le navire étatsunien. Nous observons que des « alliés » de longue date des Etats-Unis, qui en fait n’étaient alliés que sous la contrainte, commencent à entrevoir d’autres horizons et cherchent à s’émanciper. C’est le cas notamment des Philippines et aussi de l’Ethiopie. Comme l’on s’en doute, le catalyseur visible de ce désir d’émancipation est la Chine.

 

Le 5 Octobre 2016, l’Éthiopie et Djibouti ont lancé la première ligne de chemin de fer électrique internationale d’Afrique, reliant les capitales de ces deux pays, selon l’agence Xinhua. La Chine est au cœur de cette réalisation, comme elle l’est dans d’autres réalisations en cours à travers toute l’Afrique. Aujourd’hui le principe de base qui guide ces grands travaux d’infrastructure est simple : il ne peut y avoir de développement sans voies de communication intérieures et interétatiques. Et c’est bien là le problème. Ces grands travaux vont enfin mettre l’Afrique sur les rails pour se développer, et donc sur la voie de l’émancipation politique, et ce sera grâce à la Chine. C’en est beaucoup trop pour Washington, surtout si des pays qui ont été « travaillés » pendant des années comme l’Ethiopie ou le Kenya succombent aux sirènes chinoises.

 

Dans ces pays, de futurs cadres, du type « young leaders » que nous connaissons bien en France, sont toujours prêts à former des forces d’opposition ou de rébellion selon la méthode de changement de régime qui sera choisie. La formation, l’encadrement et le financement de ces jeunes loups sont toujours les mêmes et, pour ce qui concerne l’Ethiopie, nous retrouvons des organes comme la NED (National Endowment of Democracy), que nous ne connaissons que trop bien. Ne vous étonnez donc pas si une partie des habitants de la région oromo, du centre et de l’ouest de l’Éthiopie se met tout d’un coup à tout saccager, de préférence tout ce qui a trait au tourisme pour se rendre plus visible aux yeux des occidentaux.   

 

Dimanche, la tentative de déstabilisation du gouvernement éthiopien, lancée depuis plusieurs mois, a franchi un cap. Si l’Éthiopie est dans la ligne de mire, c’est notamment pour son partenariat de plus en plus fructueux avec la Chine dans le grand projet de « Nouvelle Route de la soie ». Depuis dimanche, la ville éthiopienne de Bishoftu est en deuil après la mort d’au moins une soixantaine de personnes piégées dans un mouvement de foule après des affrontements avec la police pendant le traditionnel festival oromo Irreecha. La région Oromia est la plus importante du pays et c’est là que bouillonne un vaste mouvement de contestation antigouvernemental.

 

« En conséquence de ce chaos, des vies ont été perdues et plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital » a déclaré le bureau des communications du gouvernement. À la télévision, le Premier ministre Haile Mariam Dessalegn a dit que les émeutiers avaient « planifié le chaos » et nié les rapports selon lesquels les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles. Il a également loué les efforts des forces de l’ordre pour protéger la population. Enfin, il a juré de traduire en justice les responsables de ces actes. Sur place, un médecin de l’hôpital de Bishoftu a confirmé à Radio France International que les corps ne portaient pas de blessures par balle.

 

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_ L’opposition et la NED

Merera Gudina, président de l’opposition du congrès fédéraliste Oromo, a vivement critiqué le gouvernement à qui il attribue l’entière responsabilité des événements ayant conduit à la mort des victimes. Mais qui est Gudina, et d’où a-t-il fait cette déclaration ? Il l’a faite depuis Washington, où il y a sa maison. L’homme y bénéficie également d’une bourse fournie par la fameuse National Endowment of Democracy (NED), depuis longtemps un canal par lequel passe les financements des « révolutions de couleurs » lancées contre tous ceux venant contester les desseins géopolitiques de l’oligarchie anglo-américaine. D’ailleurs, la plupart des leaders de l’opposition qui sont cités en direct à la télé aux États-Unis, ont tous obtenu de belles positions au NED, à Harvard, ou dans d’autres institutions des élites américaines.

 

L’interview de Gudina avec Reuters n’est pas une première. Il a été interviewé à plusieurs reprises par la « Fondation Thomson Reuters » qui finance la promotion de la « Primauté du droit » aux États-Unis. Il s’agit du groupe canadien Thomson Corp, qui a racheté Reuters en 2008. Le conseil d’administration de la fondation est rempli de dirigeants de banques et de sociétés d’investissement.

 

09 octobre 2016/

 

http://reseauinternational.net/alerte-nouvelle-destabilisation-en-cours-en-ethiopie/

 

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11 – Belgique : La RCA obtient de la conférence de Bruxelles au-delà des fonds demandés

 

BRUXELLES/ 2,268 milliards de dollars, soit 1130 milliards de Fcfa, c’est le montant obtenu par la République Centrafricaine à l’issue de la conférence des bailleurs de fonds tenue ce jour à Bruxelles sur la RCA. Ces annonces dépassent la demande exprimée par le pays pour les trois prochaines années. Alors que la République Centrafricaine attendait 1,684 milliards de dollars sur les trois prochaines années, elle a obtenu à l’issue de la conférence de bailleurs de fonds 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) soit un surplus de 41%.

La somme de 2,268 milliards (1130 milliards de Fcfa) mobilisée, selon une source proche de l’Union Européenne, tient compte des fonds destinés à l’action humanitaire qui n’est pas inclus dans le plan de relèvement que la République Centrafricaine a élaboré et présenté ce matin à ses partenaires.

 

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Les fonds obtenus, d’après des officiels centrafricains, permettront de mettre en œuvre des projets développés dans le plan d’urgence « c’est un véritable succès pour le pays et le peuple centrafricain. L’argent mobilisé va aider à mettre en œuvre des projets précis pour le bien du peuple centrafricain qui a été au cœur de tout ce qui s’est fait ce main » a confié un ministre visiblement très ravi à l’annonce de ces fonds. La somme obtenue pour les trois prochaines années, est au-delà de la demande du pouvoir de Bangui.

 

Sylvestre Sokambi depuis Bruxelles/ 18 novembre 2016

 

http://centrafiqueactu.com/2016/11/18/belgique-la-rca-obtient-de-la-conference-de-bruxelles-au-dela-des-fonds-demandes/

 

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