AFRIQUE/ SANTE PUBLIQUE : fonctionnement, infrastructures, technologies, pharmacies

Publié le 5 février, 2017 Commentaires fermés sur AFRIQUE/ SANTE PUBLIQUE : fonctionnement, infrastructures, technologies, pharmacies
AFRIQUE/ SANTE PUBLIQUE : fonctionnement, infrastructures, technologies, pharmacies

 

0.1 – « Afrique/hôpitaux : Le top 50 des centres hospitaliers : Le meilleur centre hospitalier d’Afrique, selon Webometrics, se trouve au Swaziland avec le Gambro Healthcare. Comme dans la plupart des classements africains, L’Egypte et l’Afrique du Sud se taillent la part du lion avec respectivement 12 et 11 centres placés dans le top 50. A noter l’excellente place de l’Institut Pasteur de Madagascar (5eme) et de l’Edna Adan Maternity Hospital du Somaliland (13eme). Le Kenya et le Maroc présentent des palmarès honorables (6 et 5 centres) et l’Ile Maurice confirme son ambition dans le tourisme médical avec déjà 2 centres. On regrettera tout de même l’absence totale de l’Afrique centrale dans ce palmarès. »

 

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0.2 – Côte d’Ivoire/ Hôpitaux publics d’Abidjan/ L’argent ou la mort : Entre laxisme et inconscience professionnelle, les hôpitaux publics d’Abidjan sont devenus des mouroirs. Ecœurés et meurtris, les malades crient leur indignation. Plongée dans un univers où le serment d’Hippocrate n’est aujourd’hui qu’un lointain souvenir. »

 

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0.3 – « Gabon/ Inauguration d’un Hôpital Universitaire à Owendo : Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a inauguré ce vendredi, le centre hospitalier universitaire d’Owendo, en présence de son épouse Sylvia Bongo Ondimba, des autorités municipales, du Premier Ministre Daniel Ona Ondo et de quelques membres du gouvernement. « La santé reste une priorité pour nous et je suis vraiment satisfait de voir que notre pays se dote d’un nouveau fleuron ».

Le nouveau CHU d’Owendo, sorti de terre moins de deux ans après le démarrage des travaux, vient compléter l’offre de soins proposée par le service public aux populations gabonaises. Si la chirurgie est le fer de lance du CHU de Libreville, dont la deuxième phase de travaux a été inaugurée par le président de la République fin mai, le tout nouveau CHU d’Angondjé, qui abrite l’Institut de Cancérologie de Libreville, s’occupe de soigner les cancers. Le site de Jeanne Ebori, dont le chantier est en phase d’achèvement, abritera bientôt un pôle mère-enfant, spécialisé en obstétrique, gynécologie et pédiatrie. »

 

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1 – L’Afrique, le Numérique et la Santé Spéciale

 

Carte blanche à Eartha MADIBA DIN qui poursuit sa série d’articles dédiée à l’Afrique, le numérique et la santé avec ce mois-ci, un focus sur l’industrie pharmaceutique. En préambule de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève, les Rencontres 2015 du LEEM avaient pour sujet la révolution numérique dans le domaine de la santé en Afrique1.

 

Si cette manifestation a réuni aussi bien des acteurs publics et que des acteurs privés, force est de constater que le syndicat français du milieu pharmaceutique en l’organisant se positionne comme un témoin clé de la mutation qu’est en train de vivre le continent africain en matière de santé, grâce à l’avènement du mobile. En 2016, ces mêmes Rencontres ont conclu sur le message suivant : la nécessité “d’inciter les Etats à investir dans les technologies mobiles” au service de la santé2.

 

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_ Les chiffres de l’industrie pharmaceutique en Afrique

L’enjeu est colossal pour les industriels de la santé et plus particulièrement pour les laboratoires pharmaceutiques. D’après McKinsey, le marché africain serait “le seul où une véritable croissance est possible”2. De 4,7 milliards de dollars en 2003, la valeur du marché pharmaceutique africain a atteint 20,8 milliards de dollars en 2013 et pourrait atteindre les 65 milliards en 2020. Comparé au 970 milliards de dollars du marché pharmaceutique mondial en 2013, le marché africain reste relativement petit mais est amené à croitre de manière exponentielle.

 

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_ Les maladies chroniques prennent de l’ampleur sur le continent

A cela, on peut avancer une explication principale: l’augmentation de la charge des maladies chroniques et liées au vieillissement. En effet, leur incidence augmente alors que celle de pathologies virales et parasitaires qui sévissent dans la zone diminue3.

Le caractère chronique de ces pathologies induit des dépenses de santé élevées sur le long terme. Et les chiffres sont là : près de 650 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués par an4 et le nombre de diabétiques devrait passer de 14,2 million en 2015 à 34,2 million en 20405 dans la zone Afrique SubSaharienne. Urbaine et de plus en plus sédentarisée, la population africaine – jeune, en croissance et connectée6 – représente une nouvelle cible à adresser pour l’industrie pharmaceutique, qui change de stratégie globale pour ce marché clé ; exemple avec le laboratoire AstraZeneca7. Patients comme soignants se voient ainsi déjà offrir par les laboratoires, des services digitaux pour améliorer le dépistage, la prévention et la prise de traitements médicamenteux.

 

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_ Exemple d’initiatives digitales menées par des laboratoires pharmaceutiques

Au milieu des années 2000, le board de Novartis avait déjà identifié le SMS comme LA solution technologique qui permettrait de pallier les ruptures de stock.

Avec le programme SMS for life – une collaboration public-privé dans le cadre de l’initiative Roll Back Malaria – le laboratoire Novartis s’attaque au challenge du dernier kilomètre de livraison de médicaments anti-paludéens8. Le programme fonctionne de la manière suivante : une fois leurs coordonnées préalablement enregistrés, un message automatique de rappel est adressé chaque semaine aux centres de soins et aux personnels soignants. En réponse, ces derniers renvoient un texto subventionné par le programme, sous forme de code, qui récapitule le niveau des stocks d’antipaludiques injectables et oraux. Les informations collectées sont centralisées et permettent de prendre des décisions adéquates pour la commande et la livraison de médicaments.

 

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Autre exemple avec Sanofi qui travaille pour sa part sur des solutions numériques dans l’aire thérapeutique du diabète.  Au travers des partenariats avec plusieurs ministères de Santé publique en Afrique SubSaharienne et en collaboration avec de nombreux acteurs9 dont le RAFT et l’UNFM, le laboratoire français a mis en place le programme de formation en ligne “E-diabete”. Depuis 2012, plus de 1500 professionnels de santé ont ainsi pu se former à un meilleur accompagnement dans la prise en charge des patients diabétiques10, au travers notamment de webinars animés chaque mois par des experts internationaux.

 

Plus récemment en 2015, Sanofi Diabète, l’UNFM et le RAFT ont rejoint Visiomed pour le lancement du Programme des Cliniques du Diabète connectées en Afrique. Le but de ce programme est le dépistage du diabète grâce aux dispositifs médicaux de santé connectée du fabricant français11. Un dernier exemple avec le laboratoire Pierre Fabre dont la Fondation a soutenu et financé le pilote du projet “télédermatologie” au Mali12. Le laboratoire a par ailleurs mis en place un Observatoire de la e-santé dans les pays du sud, qui vise à “repérer les projets innovants et efficients”13 en Asie du Sud-Est, en Inde et en Afrique.

 

L’Afrique constitue un marché clé pour les industriels de la santé et plus particulièrement pour les laboratoires pharmaceutiques. Nul doute que la liste de projets numériques s’allongera dans les années à venir tant la e-santé représente une opportunité  pour ces acteurs de s’inscrire dans l’amélioration de la santé des populations.

 

Eartha MADIBA DIN/ Alum ESSEC & UPMC/ @EarthMADIBA/ 13/06/2016/ by Club Digital Santé/

 

http://club-digital-sante.info/2016/06/lafrique-le-numerique-et-la-sante-special-pharma/

 

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2 – Côte d’Ivoire : une usine de fabrication de médicaments en marche

 

Il était temps que la Côte d’Ivoire dispose enfin de sa propre usine de fabrication de médicaments, vu sa richesse en ressources humaines de qualité et la pléthore de ses chercheurs en sciences médicales et même en médecine traditionnelle.

 

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_ Un projet pour satisfaire les besoins en médicaments 

Le projet de construction d’une usine de fabrication de médicaments en Côte d’Ivoire est une initiative du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de Côte d’Ivoire, avec à sa tête Mme Raymonde Goudou-Coffie. Le samedi 24 septembre 2016 dernier, la Ministre Raymonde Goudou-Coffie a paraphé, avec son homologue marocain, EL Houssaine Louardi une convention portant sur la construction d’une usine de fabrication de médicaments à Abidjan.

 

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Le président du groupe Pharma, Abdellah Lahlou Filali l’a traduit en ces termes: « La nouvelle usine devrait donc contribuer à satisfaire les besoins en médicaments de la Côte d’Ivoire ainsi que la sous-région et ce avec des coûts à la portée des citoyens africains », a t-il précisé. Le groupe marocain Pharma 5 tient à faire de cet ouvrage son affaire propre. C’est pourquoi, le coût avoisinant les 100 millions de dirhams (environ 6,10 milliards de F CFA) ne semble pas leur causer de souci, l’essentiel pour ce groupe est que la zone franche de Bassam abrite d’ici peu cette fabrique de production de médicaments, notamment un générique anti-hépatite C « répondant aux normes internationales ».

 

Cette initiative des pays africains (la Côte d’Ivoire et le Maroc) est une action des ministères de la santé de ces pays, pour encourager dans les autres secteurs d’activité la coopération Sud-Sud et son renforcement. Le partage et l’échange d’expériences et d’expertises entre pays africains peuvent s’avérer être un moteur de développement.

 

David-gone / Sep 27, 2016

 

http://www.afrique-sur7.fr/30262/cote-divoire-une-usine-de-fabrication-de-medicaments-en-marche/

 

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3 – Cinq (5) nouveaux hôpitaux militaires construits bientôt

_ (La Commission de la sécurité et de la défense échange avec le Service de santé des armées)

 

Les responsables du service de santé des armées étaient face à la Commission de la Sécurité et de la Défense (CSD) le 10 juin 2015, à la rotonde du palais de l’Assemblée nationale. Il s’agit du médecin Colonel Major Kouadio Koffi Denis, et du Médecin colonel Koffi N’goran Bernard, respectivement conseiller scientifique et conseiller spécial du ministre de la santé. A cette occasion, le médecin Colonel Major Kouadio Koffi Denis a peint un tableau peu reluisant du système de santé des armées aux parlementaires. Selon lui, la structure de base du service de santé des armées est mauvaise, car il n’existe en Côte d’Ivoire qu’un seul hôpital militaire (celui d’Abidjan), et aucun hôpital d’instruction. Pour remédier à cette situation l’Etat prévoit construire de nouveaux centres de santé militaires à travers tout le pays. Notamment à San Pedro, Man, Korhogo, Bondoukou, Bouaké, ainsi qu’un hôpital d’instruction à Yamoussoukro.

 

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Outre cela, il s’est appesanti sur le déficit en personnel de santé. « Il n’y a que 111 médecins militaires en Côte d’Ivoire », a-t-il asséné. Soit un déficit de 300 médecins. Parmi ces derniers, 12 seront mis à la retraite dès la fin de cette année. Pour le panéliste, ce déficit en personnel s’explique non seulement par la faiblesse de leurs émoluments et bonifications mais aussi par l’âge de départ à la retraite qui est 57 ans contre 65 ans pour les médecins civils.

 

Fort de tout cela, le Colonel Major Kouadio Koffi Dénis préconise de revoir le profil de carrière des médecins militaires. Faute de quoi, les médecins militaires seront en sous-effectif et ne pourront pas accomplir avec efficacité les missions qui sont les leurs. Notamment la préservation des effectifs, la gestion des catastrophes, la médecine humanitaire, le soutien des troupes lors des opérations extérieures. Cette séance de travail avec le service de santé des armées était présidée par le Président de la commission de la sécurité et de la défense, M. Oulatta Gaho dit Pierre.

 

CICAN/ 10 juin 2015

 

http://www.assnat.ci/assembleenationale/?5-nouveaux-hopitaux-militaires-construits-bientot

 

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4 – L’Afrique abrite-t-elle le troisième plus grand hôpital du monde ?

_ « Le saviez-vous? L’hôpital Chris Hani Baragwanath est le plus grand hôpital de l’hémisphère sud ».

 

Un hôpital de Johannesburg revendique le titre de troisième plus grand hôpital du monde. Africa Check a  cherché sur l’Internet des informations pour ou contre. Pendant des années, ce message a figuré sur l’emballage des Chappies, la marque de chewing gum sud-africaine. Mais plus tard, des organisations ont indiqué qu’il était « le troisième plus grand hôpital du monde ». Le département de la Santé de la province de Gauteng le dit, Wikipedia le présente comme un fait et l’hôpital s’en glorifie sur son site web. « L’hôpital Chris Hani Baragwanath est le troisième hôpital le plus grand du monde. Il s’étend sur 173 ares (0,7 km2) avec environ 3.200 lits et un personnel de 6.760 membres. Les infrastructures sont logées dans 420 bâtiments sur une superficie totale de 233.795 m2. (…) »

  

Connaissez-vous un hôpital plus grand? Contactez-nous via Tweeter@AfricaCheck ou par email à info@africacheck.org./

 

Par Sarah Wild/ Publié: 11 février 2016 Modifié à 12:18

 

http://fr.africacheck.org/reports/lafrique-dispose-t-elle-du-troisieme-plus-grand-hopital-du-monde/

 

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5 – Le top 50 des centres hospitaliers en Afrique

 

Le meilleur centre hospitalier d’Afrique, selon Webometrics, se trouve au Swaziland avec le Gambro Healthcare. Comme dans la plupart des classements africains, L’Egypte et l’Afrique du Sud se taillent la part du lion avec respectivement 12 et 11 centres placés dans le top 50. A noter l’excellente place de l’Institut Pasteur de Madagascar (5eme) et de l’Edna Adan Maternity Hospital du Somaliland (13eme). Le Kenya et le Maroc présentent des palmarès honorables (6 et 5 centres) et l’Ile Maurice confirme son ambition dans le tourisme médical avec déjà 2 centres. On regrettera tout de même l’absence totale de l’Afrique centrale dans ce palmarès.

 

L’étude Webometrics est réalisée par un groupe de recherche appartenant au Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), le principal organisme public de recherche en Espagne.Estimant que le web est devenu aujourd’hui l’élément majeur de la communication et du partage des savoirs, Webometrics mesure la présence et l’impact de nombreuses institutions dans le monde à travers internet : universités, business schools, centres hospitaliers ou centres de recherche scientifiques.

 

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Rang

Afrique

Centre Pays Rang

Mondial

1 Gambro Healthcare Swaziland 598
2 As Salam International Hospital Egypte 1542
3 Netcare Group Afrique du Sud 1546
4 Life Healthcare Hospital Group Afrique du Sud 1563
5 Institut Pasteur de Madagascar Madagascar 2065
6 Neuropsychiatric Hospital Aro Abeokuta Nigeria 2091
7 Ganzouri Specialized Hospital Egypte 2244
8 Diani Beach Hospital Kenya 2499
9 Centre Hospitalier Mohammed VI Marrakech Maroc 3133
10 Children’s Hospital Trust Afrique du Sud 3665
11 Dar Al Fouad Hospital Egypte 4057
12 Arab Contractors Medical Centre Egypte 4090
13 Edna Adan Maternity Hospital Somaliland 4149
14 Melomed Hospital Holdings Afrique du Sud 4591
15 Centre Hospitalier Uni. Ibn Rochd Casablanca Maroc 5189
16 South Egypt Cancer Institute Egypte 5357
17 Centre Hospitalier et Uni. Hassan II Fes Maroc 5494
18 Angal Hospital Ouganda 5531
19 Kilimanjaro Christian Medical Centre Tanzanie 5538
20 Medicross Afrique du Sud 5823
21 Nordica Fertility Centre Lagos Nigeria 6167
22 A I C Kapsowar Hospital Kenya 6268
23 International Medical Group Ouganda 6379
24 AIC Kijabe Hospital Kenya 6392
25 Bwindi Community Health Centre Ouganda 6454
26 Cairo Scan Radiology Center Egypte 6521
27 Kamal Shaeer Hospital Egypte 6576
28 Aga Khan Hospitals Kenya 6820
29 Mater Hospital Kenya 7141
30 Hopital Principal de Dakar Sénégal 7175
31 Clinique Atlas Maroc 7204
32 Orthopaedic Clinic Cape Town Afrique du Sud 7298
33 Evangelical Lutheran Church of Tanzania Health Tanzanie 7429
34 DISA Sexual and Reproductive Health Care Afrique du Sud 7493
35 Pretoria Urology Hospital Afrique du Sud 7764
36 Eye of Cairo Clinic Egypte 7823
37 Vitalab Centre for Assisted Conception Afrique du Sud 7907
38 Headache Clinic Johannesburg Afrique du Sud 7957
39 Fortis Clinique Darne Maurice 7981
40 Centre Hospitalier Ibn Sina Rabat Maroc 8030
41 Haydom Lutheran Hospital Tanzanie 8122
42 Dar El Oyoun Eye Institution Egypte 8262
43 Bridge Clinic Nigeria 8309
44 Obesity Egypt  Egypt 8444
45 Nairobi Hospital Kenya 8506
46 Sphinx Oncology Center Egypt 8802
47 Apollo Bramwell Hospital Maurice 8578
48 Arwyp Medical Centre Afrique du Sud 8687
49 Saint Francis Hospital Katete Zambie 8816
50 Egyptian Ivf et Center Egypte 8912

 

Dimanche, 27 décembre 2015/ (Agence Ecofin)

 

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/2712-34781-le-top-50-des-centres-hospitaliers-en-afrique

 

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6 – Meilleurs centres hospitaliers en Afrique : L’hôpital Principal de Dakar dans le top 50

 

L’hôpital Principal de Dakar figure dans le top 50 des meilleurs hôpitaux en Afrique, selon le site de l’Agence Ecofin, qui cite l’étude Webometrics, réalisée par un groupe de recherche appartenant au Consejo superior d’investigaciones científicas (Csic), le principal organisme public de recherche en Espagne.L’hôpital d’instruction des armées sénégalaises occupe le 30e rang africain et la 7175e place mondiale, dans le classement établi par l’étude.  En Afrique de l’Ouest, il est le seul hôpital à figurer dans ce top 50, aux côtés de deux hôpitaux nigérians.

 

La première place revient au Gambro Healthcare, du Swaziland, devant As Salam International Hospital d’Egypte (2e) et Netcare Group (3e) d’Afrique du Sud. «Comme dans la plupart des classements africains, souligne l’Agence Ecofin, l’Egypte et l’Afrique du Sud se taillent la part du lion avec respectivement 12 et 11 centres placés dans le top 50.» L’agence relève «l’excellente place de l’Institut Pasteur de Madagascar (5ème) et de l’Edna Adan Maternity Hos­pital de Djibouti (13ème)».

 

Elle souligne également que «le Kenya et le Maroc présentent des palmarès honorables (6 et 5 centres) et l’Île Maurice confirme son ambition dans le tourisme médical avec déjà 2 centres». Elle regrette néanmoins «l’absence totale de l’Afrique centrale dans ce palmarès». L’étude Webometrics est réalisée par un groupe de recherche appartenant au Consejo superior d’investigaciones científicas (Csic), le principal organisme public de recherche en Espagne. Estimant que le web est devenu aujourd’hui l’élément majeur de la communication et du partage des savoirs, Webometrics mesure la présence et l’impact de nombreuses institutions dans le monde à travers internet : universités, business schools, centres hospitaliers ou centres de recherche scientifique.

 

Aps/ Lequotidien / Actualités / 28 December 2015

 

http://www.lequotidien.sn/index.php/economie/meilleurs-centres-hospitaliers-en-afrique-l-hopital-principal-de-dakar-dans-le-top-50

 

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7 – Les TIC au service du médical à Maurice

 

Il existe de nombreux jeunes entrepreneurs mauriciens qui souhaitent faire avancer les choses et aider au développement du pays, à l’image du Dr Amal Bholah, médecin résident travaillant au service des soins intensifs de la Fortis Clinique Darne à Curepipe. Cet ingénieux médecin a pour objectif de mettre l’informatique au service du médical. En effet, pour lui, le système de santé mauricien, constamment à base de papier, n’est plus assez efficace. C’est pour remédier à ce problème que le Dr Bholah, avec l’aide de son collègue le Dr Beharee, a créé deux applications mobiles innovantes qui pourraient faciliter le travail des médecins et aider à améliorer le médical à l’Ile Maurice.

 

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Ce qu’il faut savoir c’est que les deux hommes, passionnés d’informatique, ont imaginés et conçus tout seuls leurs applications. C’est avec leurs codes que les deux applications mobiles médicales, Doctor Assistant et Medical Toolbox ont pu voir le jour.

 

_ Doctor Assistant est un véritable dossier médical électronique qui a été téléchargé par près de 2300 utilisateurs à travers le monde. Cette application permet à tous professionnels de santé de consulter et compléter directement le dossier qui est accessible à tout moment.

 

_ Medical Toolbox est quant à elle, une application qui fournit une véritable « boite à outils médicale », pour les professionnels de santé, en donnant accès à des données spécifiques, des références de laboratoire ou encore les listes complètes de médicaments disponible sur le sol mauricien. Elle permet également aux médecins d’obtenir immédiatement les directives du National Institute of Clinical Excellence (NICE). Plus de 1800 personnes ont déjà testés l’application.

 

Pour le moment, les deux applications mobiles sont téléchargeables gratuitement sur Android uniquement, mais une version Apple devrait bientôt venir. Doctor Assistant et Medical Toolbox ont été créés au travers de la société Amakemb Ltd, l’entreprise des Dr Bholah et Beharee.

Salué par l’Organisation Mondiale de la Santé en mai 2015, le Dr Bholah a ensuite été récompensé pour son travail sur les technologies novatrices de santé et ses efforts dans l’e-medical à Maurice et en Afrique. Il a notamment été lauréat de la Commonwealth Commission Distance Learning Scholarship en 2014, récompense remis par la Global Health Academy.

 

Dernièrement, le Dr Bholah a représenté l’Ile Maurice au Sommet Global Entrepreneurship de Nairobi (Kenya). L’objectif du Sommet était de promouvoir l’entrepreneuriat comme moteur de la croissance économique, l’inclusion sociale et la sécurité des collectivités. Le GES 2015, premier sommet organisé en Afrique subsaharienne a réuni près de 1000 entrepreneurs internationaux.

 

Par Liliane Schklartschik (Originaire de Paris, Liliane est à Maurice depuis 2014. Ses spécialités : la rédaction, la gestion de contenus web et le community management.)

 

Related Items:Ile Maurice/ Posté le  28 août 2015

 

http://ict.io/les-tic-au-service-du-medical-a-maurice/

 

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8 – Santé à l’Ile Maurice

 

On distingue principalement deux catégories d’établissements de santé à l’île Maurice : les hôpitaux publics et les cliniques privées. Les établissements publics sont gratuits. Par contre, malgré un personnel expérimenté et formé, le manque d’hygiène, l’exiguïté des salles d’accueil et des chambres ainsi que la saturation des services d’urgence sont leur point faible dans la grande majorité. Les cliniques privées de l’île disposent de financement plus important qui leur permet de se doter d’appareils et d’infrastructures modernes. Elles proposent aussi notamment un service haut de gamme. Ouvertes de lundi à samedi de 8h30 à 18h, les pharmacies sont nombreuses sur l’île. La liste des pharmacies de garde pour la journée du dimanche peut se consulter sur la presse locale.

 

Pour les touristes et les étrangers en général, se faire soigner à l’île Maurice est le meilleur moyen de faire des économies. A priori, un acte médical à l’île Maurice coûterait moins cher que dans n’importe quel autre pays. Ce qui explique le succès des forfaits spéciaux accordés aux adeptes du tourisme médical. Dans un cadre plus général, le prix des soins dans le privé, à l’Ile Maurice est si élevé qu’ils sont accessibles uniquement aux expatriés affiliés et aux mauriciens fortunés.

 

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En l’absence de convention intergouvernementale, les expatriés à l’île Maurice dépendront totalement du système de santé mauricien. Comme les frais de soins dans le privé sont souvent exorbitants, il est inutile de préciser l’importance de s’affilier à une mutuelle santé pour les expatriés. Pour les Français, une cotisation régulière à la CFE, la Caisse des Français à l’Etranger permet d’éviter bien des drames. De plus, la souscription à une assurance santé complémentaire peut s’avérer intéressante puisque cette cotisation supplémentaire pourra garantir une couverture complète et efficace en cas d’hospitalisation de longue durée, d’interventions chirurgicales lourdes, ou d’une série d’examens onéreux. Les contrats modulables avec des garanties à la carte et un niveau de remboursement au choix permettent d’opter pour une assurance personnalisée répondant aux besoins de chacun.

 

Bien qu’aucun vaccin ne soit obligatoire pour séjourner à l’Ile Maurice, il convient tout de même de voyager avec son carnet de santé à jour. Toutefois, pour les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées et les populations à risques, il reste des vaccins recommandés comme l’Hépatite A. L’Hépatite B et la typhoïde sont même vivement conseillés pour les longs séjours. Comme partout ailleurs dans les pays tropicaux, des actions de prévention contre différentes maladies épidémiques sont envisageables. C’est notamment le cas de tous les maladies tropicales qui sont transmises par les piqûres de moustiques notamment la dengue, le chikungunya ou encore le paludisme.

 

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Depuis maintenant quelques années, l’île Maurice surfe sur la nouvelle tendance du « tourisme médical ». L’idée est simple : il s’agit de profiter d’un séjour dans l’île pour se préoccuper de sa santé ou de son physique. Les cliniques proposent désormais des programmes de soins, de santé et de bien-être sur mesure à leur patient. L’Ile Maurice est notamment réputée pour sa branche esthétique très développée et proposée à bon prix. Ainsi, les patients étrangers sont nombreux à venir sur l’île pour une injection de Botox, la lipoaspiration, la réduction ou la pose de prothèses mammaires, la greffe de cheveu et les soins dentaires.

 

Le « Ministère de la Santé et de la Qualité de la vie » est l’institution publique qui s’occupe des affaires de santé à l’île Maurice. Il gère et met en place les politiques du gouvernement en matière de santé publique. Son principal rôle est d’effectuer une veille sanitaire sur l’île et d’éditer des bulletins annuels de veille épidémiologique afin de prévenir tous risques d’épidémies non seulement sur le territoire mauricien mais sur l’ensemble de la zone « océan indien ». En outre, le Ministère met en place les guides et le protocole d’urgence en cas d’épidémies. Actuellement, il a pour missions de suivre de près l’évolution de l’épidémie Ebola en Afrique et prépare le pays à une éventuelle invasion à travers des formations du personnel médical, assurées par la croix rouge et la mise en place de laboratoire mobile pour assurer une prise en charge rapide dans les zones reculées et isolées.

 

Les praticiens de l’île Maurice sont tous formés et compétents pour l’utilisation de nouvelles techniques médicales et de nouvelles technologies. D’ailleurs, la grande majorité des médecins exerçant à l’île Maurice ont fait leurs études dans les grandes universités de médecine européennes. De plus, l’accès à l’exercice de la fonction médicale à l’île Maurice est particulièrement règlementé et le niveau requis est très élevé. En outre, pour pouvoir s’enregistrer comme praticiens à l’île Maurice, les jeunes diplômés devront obligatoirement passer un examen de compétences.

 

http://ilemaurice.com/sante-a-l-ile-maurice.html

 

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media 

 

9 – Le Rwanda, premier pays à tester la livraison de fournitures médicales… par drones

 

Comment faire pour livrer des fournitures médicales d’urgence quand les routes sont impraticables ? Zipline, une start-up californienne parie sur les drones, et teste son dispositif en parachutant des médicaments et du matériel d’urgence au Rwanda.

 

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Au Rwanda, 75% des routes ne sont pas bitumées et peuvent littéralement disparaitre lors de la saison des pluies. Les médecins ont donc parfois du mal à recevoir certaines fournitures médicales d’urgence. Zipline, une start-up californienne, tente de remédier à ce problème grâce à un système de livraison par drones, comme nous l’explique Wired.

 

Lorsqu’un médecin a besoin d’une poche de sang par exemple, il lui suffit d’envoyer un texto à la station de drones, qui couvre actuellement la moitié du pays d’Afrique Centrale. La poche de sang est alors chargée dans un drone, attachée à un parachute, et le drone est catapulté. Il délivre alors sa cargaison avec une précision de l’ordre de 5 mètres, grâce à des logiciels sophistiqués, avant de retourner à sa base.

 

La station de drone elle-même peut être chargée dans un seul container, ce qui en fait une solution facile à déployer en cas de catastrophe naturelle par exemple. Et cette nouvelle application des drones fait des émules, comme la fondation Bill and Melinda Gates et son projet de livraison de vaccin par drone.

 

11 mai 2016/ Plus d’information sur les drones médicaux avec l’article de Wired.

 

https://rslnmag.fr/cite/rwanda-livraison-medicaments-drones/

 

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10 – La Tunisie cherche à moderniser son système de santé (OGB)

 

La Tunisie cherche à moderniser son système de santé à l’aide d’un programme qui met l’accent sur les soins préventifs. Toutefois, les pressions accrues exercées sur la caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) risquent de limiter le nombre de malades pouvant bénéficier de ce nouveau système. En août 2015, Saïd Aïdi, le ministère de la Santé sortant, a annoncé un programme de réforme du système de santé public. Les réformes porteront notamment sur les questions de santé publique, des problèmes de dépendance aux maladies chroniques, telles que le diabète, l’hypertension et le cancer.

 

Le programme fait également la promotion de l’innovation dans le domaine des soins, comme l’usage de la télémédecine – soit le recours aux nouvelles technologies pour diagnostiquer et soigner les malades à distance – dans le but de simplifier les procédures. De plus, une enveloppe de 80 millions de dinars (32,3 millions d’euros) a été débloquée pour la numérisation et l’archivage des dossiers médicaux. Lors d’une conférence en mars dernier, Faouzi Mehdi, chef de cabinet au ministère de la Santé, a fait part de la création d’un système de dispensation automatisé des médicaments afin d’alléger les dépenses.

 

Parallèlement, le programme cherche à consolider le système de santé. En effet, les services sanitaires, dont les hôpitaux, les unités d’enseignement et les dispensaires, sont restructurés sur le plan régional et bénéficieront de plus de ressources et d’une plus grande autonomie opérationnelle. Chaque territoire disposera de divers établissements et médecins spécialisés, ce qui devrait parer au manque d’effectifs dans les régions rurales. A compter de 2014, on comptait 3,5 médecins pour 1 000 habitants  à Tunis, mais ce chiffre chute à 0,4 pour 1 000 habitants dans les gouvernorats de Kasserine ou de Sidi Bouzid.

 

L’été dernier, M. Aïdi a expliqué à OBG que la restructuration territoriale était indispensable au renforcement du secteur de la santé : « l’objectif à long terme est le traitement de plus de 90 % des cas cliniques  dans chacun des groupes territoriaux. Chaque groupement territorial aura besoin d’une gamme complète d’établissements et de médecins spécialisés. Cela permettra de réduire l’encombrement, en particulier, pour les patients souffrant de pathologies graves. » Enfin, les réformes visent à accroître la qualité et les normes des soins de santé par le biais de formations professionnelles ainsi qu’à améliorer la gouvernance politique et la gestion des finances.

 

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_ Viabilité budgétaire
Le programme de réforme devrait aider à améliorer considérablement le rendement du secteur de la santé alors que la structure de financement actuellement en place subit une pression croissante à mesure que le nombre de patients augmente. Créée en 2014, la CNAM tend à offrir une couverture universelle en matière de soins prodigués dans des établissements privés et publics. Cependant, à l’occasion d’une entrevue avec les médias locaux l’année dernière, M. Aïdi a souligné que le financement du secteur de la santé subissait une forte pression dans la mesure où le nombre de personnes recevant des soins gratuits ou subventionnés avait doublé depuis 2011.

 

En mars dernier, Younes Ben Jamaâ, le porte-parole de la CNAM, a déclaré à la presse locale que l’organisme avait accumulé une dette de 1,4 milliard de dinars (565,9 millions d’euros), dû en partie à des retards enregistrés au niveau des versements des contributions de la sécurité sociale et de la caisse des retraites. La Caisse peine à tenir les échéances de paiement vis-à-vis notamment des pharmacies. D’après des déclarations de Rached Gara Ali, secrétaire général du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT), la dette envers les pharmacies s’élevait à environ 40 millions de dinars (16,2 millions d’euros) l’été dernier.

 

Toutefois, elle aurait depuis chuté pour s’établir à 3 millions de dinars (1,2 million d’euros). La pression exercée sur la CNAM est en partie liée à la forte demande, mais également aux investissements dans les soins de santé publique qui ont accru à un rythme plus lent que la demande depuis la fin des années 1990, ce qui a incité les Tunisiens à se tourner plus nombreux vers les établissements privés.

 

Selon les chiffres avancés par le ministère de la Santé, de 2005 à 2013, l’ensemble des dépenses annuelles dans le secteur de la santé ont doublé pour atteindre les 5 milliards de dinars (2 milliards d’euros), soit 7,1 % du produit intérieur brut (PIB) : 37 % de ces dépenses ont été assumées par les citoyens tunisiens, 35 % par la CNAM et 28 % directement par le gouvernement. Ainsi, les dépenses publiques dans le secteur de la santé représentent environ 4,4 % du PIB, un pourcentage légèrement inférieur à celui enregistré dans des pays similaires (5 %).

 

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Par conséquent, les établissements privés sont de plus en plus prisés et les acteurs du secteur réclament une assurance santé plus complète. Si davantage de soins étaient pris en charge par la CNAM, cela assurerait une meilleure protection des individus face aux dépenses de santé imprévues. Par exemple, les dépenses de santé liées à la maternité dans un établissement privé sont, dans la plupart des cas, partiellement prises en charge par la CNAM. Toutefois, cette dernière ne couvre pas les dépenses liées aux naissances prématurées – des coûts qui sont plus élevés que les naissances à terme. Ainsi, si la couverture était étendue à tous les types d’accouchements, le secteur n’aurait plus à exiger des garanties d’admission permettant d’éviter les risques de non-paiement. « En Tunisie, le poids du secteur privé dans le système de santé dépend d’une politique favorable du gouvernement et d’un élargissement de l’assurance santé », a conclu Mourad Kharouf, directeur général de la polyclinique Les Jasmins.

 

Oxford Business Group / vendredi 2 septembre 2016/

 

http://www.maghrebemergent.com/economie/tunisie/63181-la-tunisie-cherche-a-moderniser-son-systeme-de-sante-ogb.html

 

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11 – Niger : Inauguration de l’hôpital de Référence de Niamey

 

D’une capacité de 500 lits et d’un coût global de 44 milliards de f CFA (plus de 67 millions d’euros), l’Hôpital général de Référence de Niamey a été officiellement inauguré le mardi 2 août par le président Issoufou Mahamadou. Ce centre hospitalier est le plus grand et le plus moderne dans le pays. Le président nigérien Issoufou Mahamadou a procédé, mardi 2 août 2016, à l’inauguration officielle de l’Hôpital général de Référence de Niamey, un centre hospitalier ultra-moderne, fruit de la coopération entre le Niger et la Chine, qui a financé cet important investissement qui se chiffre à 44 milliards de f CFA.

 

C’est la veille du 56è anniversaire de l’indépendance du Niger (fêtée chaque année le 3 aout) que les autorités ont choisi pour inaugurer cette grande œuvre, d’une importance capitale pour le pays, notamment pour sa contribution attendue dans le domaine de la santé. L’hôpital contient tous les principaux services : urgences, bloc opératoire composé de 12 salles, cardiologie, laboratoire, banque de sang, imageries, ainsi que les hospitalisations.

 

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_ L’un des plus grands hôpitaux d’Afrique de l’Ouest

S’étendant sur une superficie de 16 hectares, à la périphérie nord de la capitale, l’Hôpital général de Référence est l’un des plus grands hôpitaux d’Afrique de l’Ouest. Il a été construit par l’entreprise chinoise CGC. Selon l’ambassadeur de la Chine au Niger, Shi Hu, il constitue le plus grand hôpital financé à l’étranger par le gouvernement chinois. Il est aussi le mieux équipé au Niger, voire dans toute l’Afrique de l’Ouest. Cet hôpital, très bien équipé, sera dirigé par un Nigérien, secondé par un chinois. Quant aux médecins, ils seront Nigériens, Chinois, et d’autres nationalités, a souligné le ministre nigérien de la Santé publique, Kalla Moutari.

 

Selon le président nigérien Mahamadou Issoufou, l’Hôpital général de Référence de Niamey contribuera à réduire le nombre des évacuations sanitaires à l’étranger qui pèsent considérablement sur le budget de l’Etat. Bâti sur une superficie de 33 000 m2, les travaux de construction de l’hôpital avaient débuté en décembre 2013. Son entrée en service devrait permettre de décongestionner les autres centres hospitaliers du pays et surtout d’assurer de meilleurs soins aux populations nigériennes.

 

Ibrahim SOULEYMANE, Rédacteur en Chef/ 03-08-2016

 

http://www.lesafriques.com/actualite/niger-inauguration-de-l-hopital-de-reference-de-niamey.html?Itemid=89?articleid=46153

 

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12 – Gabon : Inauguration d’un Hôpital Universitaire à Owendo

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a inauguré ce vendredi, le centre hospitalier universitaire d’Owendo, en présence de son épouse Sylvia Bongo Ondimba, des autorités municipales, du Premier Ministre Daniel Ona Ondo et de quelques membres du gouvernement.

« La santé reste une priorité pour nous et je suis vraiment satisfait de voir que notre pays se dote d’un nouveau fleuron. Nous sommes sur la bonne voie et les efforts que nous avons entrepris doivent se poursuivre. Après tout ce que nous avons fait aussi à l’intérieur du pays, petit à petit, nous avançons dans notre objectif de faire en sorte que la santé soit une réalité pour tous », a déclaré le chef de l’État gabonais à la presse à l’issue d’une visite de deux heures aux soignants et aux patients du nouvel hôpital.

 

Accompagné de la Première dame Sylvia Bongo Ondimba, le président de la République a coupé avec elle le ruban symbolique et procédé à la découverte de la plaque inaugurale aux côtés de Daniel Ona Ondo, Premier ministre, Paul Biyoghe Mba, Vice-Premier ministre, ministre de la Santé, de Jeannette Mbagou, maire d’Owendo. Présents également à ses côtés, Elise Eyang, Directeur général du CHU et Guy-Pierre Schmitz, directeur général de l’expert autrichien Vamed-Gabon SAS, en charge de la construction de l’établissement que les autorités gabonaises ont souhaité spécialiser en traumatologie et orthopédie.

 

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_ Une capacité d’accueil de 120 lits

Le couple présidentiel a ensuite effectué une visite des différents services de l’hôpital dont la capacité d’accueil est de 120 lits. Parmi ceux-ci, 25 sont utilisés par la maternité qui offre également un service de néonatalogie. Née de la volonté de la Première dame du Gabon, la maternité a vu naître 658 enfants depuis son ouverture, il y a quatre mois. Employant 37 médecins dont 2 professeurs, 5 chirurgiens en traumatologie, en orthopédie et chirurgie maxillo-faciale et 13 généralistes, l’hôpital dispose de plusieurs plateaux techniques de pointe qui permettent de diagnostiquer, d’opérer et de rééduquer les patients.

 

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_ Un hôpital déjà pleinement opérationnel

Depuis le début de l’année, le service d’imagerie a réalisé 3326 radios et scanners et depuis mars 2016, le bloc opératoire a enregistré 155 interventions, en traumatologie et orthopédie. Autant de chiffres qui renforcent la légitimité d’un pôle médical de ce type et fréquenté aujourd’hui à 80 % par des Gabonais immatriculés à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS).

 

Le nouveau CHU d’Owendo, sorti de terre moins de deux ans après le démarrage des travaux, vient compléter l’offre de soins proposée par le service public aux populations gabonaises. Si la chirurgie est le fer de lance du CHU de Libreville, dont la deuxième phase de travaux a été inaugurée par le président de la République fin mai, le tout nouveau CHU d’Angondjé, qui abrite l’Institut de Cancérologie de Libreville, s’occupe de soigner les cancers. Le site de Jeanne Ebori, dont le chantier est en phase d’achèvement, abritera bientôt un pôle mère-enfant, spécialisé en obstétrique, gynécologie et pédiatrie.

 

samedi 9 juillet 2016 / par Pierre Eric Mbog Batassi

 

http://www.afrik.com/gabon-inauguration-d-un-hopital-universitaire-a-owendo

 

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13 – « Présidents africains, pourquoi ne restez-vous pas mourir au pays ? »

 

On l’a appris par un communiqué laconique du palais de Koulouba, sur les hauteurs de Bamako : le président malien Ibrahim Boubacar Keita (IBK) a été opéré, mardi 12 avril, d’une « tumeur bénigne » à l’Hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne), en région parisienne. Il effectue sa convalescence à Paris et n’a pas communiqué la date de son retour au Mali. Ancien dirigeant de la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), le camarade IBK a donc rejoint la longue liste des chefs d’Etat africains qui délaissent les hôpitaux de leur pays pour venir se soigner en Occident.

 

Avant le président malien, son homologue ivoirien Alassane Ouattara s’était fait opérer en février 2014 à l’Hôpital américain de Neuilly, à l’instar du Gabonais Ali Bongo Ondimba qui avait choisi, quelques années plus tôt, la clinique chic de l’Ouest parisien pour y subir une intervention chirurgicale. Le Camerounais Paul Biya, lui, se soigne à Genève où il réside une partie de l’année. Son dossier médical est aux mains de médecins suisses, alors qu’il est protégé comme un secret d’Etat au Cameroun. Son épouse, Chantal, préfère les hôpitaux parisiens où elle a passé plusieurs mois ces dernières années.

 

A ce jeu-là, même les chefs d’Etat maghrébins se sont fait prendre. L’Algérien Abdelaziz Bouteflika a longuement séjourné en 2013 à l’Hôpital militaire du Val-de-Grâce, puis à l’Hôtel national des Invalides pour sa rééducation. Le président algérien était d’ailleurs revenu en décembre 2015 à la Clinique d’Alembert, à Grenoble, pour effectuer un contrôle médical. Mais le plus surprenant de cette liste non exhaustive, c’est le roi Mohamed VI qui est venu en France en 2013 pour y subir une opération chirurgicale alors que son pays reste une destination sanitaire privilégiée pour de nombreux chefs d’Etat d’Afrique subsaharienne.

 

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_ Faute politique

Disons le sans ambages : délaisser les institutions sanitaires de son pays pour se soigner à l’étranger est, au bas mot, une faute pour un chef d’Etat. C’est la preuve irréfutable qu’il n’a pas réussi à bâtir sur place un système de santé digne de sa confiance. Si, dès qu’ils sont malades, même légèrement, les présidents africains sautent dans l’avion pour Paris, Londres, Lisbonne ou Madrid afin d’y recevoir des soins, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas favorisé chez eux le développement de l’expertise médicale nationale. Ce n’est pas une blague : il existe aujourd’hui des pays africains qui n’ont aucun spécialiste du cancer ; d’autres qui n’ont que trois ou quatre cardiologues ; d’autres encore où les quelques gynécologues n’exercent que dans la capitale.

 

Ces chefs d’Etat, qui ne se gênent pas pour aller se soigner à l’étranger, n’ont pas non plus érigé l’acquisition du matériel médical en priorité de leurs actions. En 2016, il est encore impossible, faute d’appareils, de pratiquer une IRM dans certains Etats d’Afrique subsaharienne. Dans d’autres, il existe un seul appareil qui tombe régulièrement en panne, pour cause de surchauffe ou de défaut de maintenance.

 

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L’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre africain malade coûte 120 000 euros, soit une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.

 

Pour un chef d’Etat, se soigner à l’étranger est également une énorme injustice envers le reste de la nation. En effet, pendant que leurs compatriotes sont condamnés à se rendre dans des structures de santé devenues des mouroirs, les présidents africains eux prélèvent sans vergogne sur les deniers publics pour venir en Occident recevoir des soins. Et c’est souvent une affaire de gros sous : la facture d’hospitalisation d’un dirigeant sahélien à l’Hôpital américain de Neuilly a grimpé jusqu’à 300 000 euros, soit le budget de fonctionnement annuel de l’Hôpital de Birao, en Centrafrique. De même, l’aller-retour d’un avion médicalisé pour acheminer à Paris un ministre ouest-africain malade coûte 120 000 euros, l’équivalent d’une vingtaine de bourses d’études en médecine à Dakar.

 

La faute politique et l’injustice expliquent ensemble la colère d’une partie de l’opinion malienne lorsqu’elle a appris qu’IBK était venu se faire opérer à Paris. Derrière le slogan « Tous au Val-de-Grâce », ces Maliens-là ont rappelé que leur président avait acheté en 2014 un nouvel avion pour près de 30 millions euros. Selon eux, cette somme aurait largement suffi à construire à Bamako un hôpital de référence dans lequel IBK aurait disposé d’une chambre réservée à l’année.

 

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_ Triste record mondial

Pour avoir fait le choix de négliger les structures sanitaires de leur pays, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués vers les capitales occidentales, les dirigeants africains ont mis le continent au sommet du palmarès mondial des présidents décédés à l’étranger. Ici, on n’en citera que les plus récents : le Zambien Michael Sata, décédé en 2014 à Londres, l’Ethiopien Melès Zenawi, mort en 2012 à Bruxelles, le Bissau-Guinéen Mallam Bacai Sanha qui s’est éteint la même année à Paris tout comme le Zambien Levy Mwanassa mort en 2008 à Paris. Le Nigérian Umaru Yar’Adua, se sentant condamné, est quant à lui rentré d’Arabie saoudite en 2010, juste à temps pour mourir parmi les siens.

 

De toute cette liste, les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie !

Plus de dix ans plus tard, les chefs d’Etat africains ne semblent pas avoir tiré les enseignements de l’erreur fatale d’Eyadema Gnassingbé. Hélas, ils continueront donc de mourir hors des frontières nationales.

 

Par Seidik Abba (Chroniqueur, Le Monde Afrique) / LE MONDE Le 21.04.2016/ Mis à jour le 28.04.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/04/21/presidents-africains-pourquoi-ne-restez-vous-pas-mourir-au-pays_4906616_3212.html

 

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14 – Hôpitaux publics d’Abidjan: L’argent ou… la mort ! [Enquête d’Abidjanactu]

 

Entre laxisme et inconscience professionnelle, les hôpitaux publics d’Abidjan sont devenus des mouroirs. Ecœurés et meurtris, les malades crient leur indignation. Plongée dans un univers où le serment d’Hippocrate n’est aujourd’hui qu’un lointain souvenir…

 

Agent commercial, YK n’en revient pas encore. Evacué au CHU de Yopougon, suite un accident de la circulation sur l’autoroute du nord, il y a quelques semaines, ce père de cinq enfants a vécu un vrai calvaire aux urgences de ce centre hospitalier universitaire. «J’y suis arrivé avec des blessures à la jambe gauche, au front et au bras droit, aux environs de 10h, sans un seul sou. Mon porte-monnaie et mes deux téléphones avaient disparu sur le lieu de l’accident. Je suis resté sans soins pendant plus de 5 heures, parce que je n’avais pas d’argent. J’ai supplié le personnel médical de me soigner d’abord et que je paierai sans faute, après. Ils ont catégoriquement refusé et je suis resté sans soins pendant plus de cinq heures. J’aurais pu mourir si je faisais une hémorragie», témoigne-t-il, la rage au cœur.

 

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A Abidjan, c’est le triste spectacle que les agents des hôpitaux publics offrent aujourd’hui aux malades qui arrivent parfois en détresse physique et morale totale. Du Chu Yopougon au Chu de Treichville, en passant par le Chu de Cocody, et d’autres hôpitaux publics d’Abidjan, notamment l’Hôpital Houphouët-Boigny d’Abobo, qui a très une mauvaise réputation, le personnel soignant fait preuve d’une grave inconscience professionnelle, qui frise, par moment, la foutaise.

 

« Tout ce qui les intéresse, c’est l’argent. Si vous n’en avez pas,  et que vous êtes en train de mourir, ils s’en moquent », fulmine Miss Ouattara, qui a été aussi choquée par ce comportement révoltant des agents des hôpitaux publics d’Abidjan. « Dans ces hôpitaux, c’est l’argent ou… la mort ! », martèle Océane Kouamé, étudiante qui a été témoin des agissements de ces aides-soignants, infirmiers, médecins et autres personnels soignants, lors de l’hospitalisation de sa mère pour un cas de diabète au Chu de Treichville. Comme elle, beaucoup d’Ivoiriens, malades ou parents de malades, sont excédés par le peu de respect de ces hommes et de ces femmes pour la vie humaine. Les agents n’ont d’y eux que pour les malades susceptibles de délier la bourse. Quand ils réalisent que vos poches sont vides, ils vous tournent systématiquement le dos, quitte à vous laisser mourir. Incroyable, mais vrai !

 

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Dans ces hôpitaux, il n’y a pas que l’obsession pécuniaire, il y a aussi un laisser-aller total. Les patients arrivent dans les hôpitaux pour la plupart tôt, avant 7h. Certains sont même là autour de 5h du matin, avec l’espoir qu’on s’occupe vite d’eux, vu l’affluence en général, importante, dans les hôpitaux publics. Mais, c’est mal connaître les médecins et infirmiers, qui se pointent très souvent après 9h. Et, quand ils arrivent, ils ne commencent pas aussitôt le service. Ils tournent en rond, prennent tout leur temps, avant de recevoir les patients, dont beaucoup souffrent dans leur chair.
Chose curieuse, les responsables de ces hôpitaux semblent s’accommoder de ces pratiques, qui n’honorent pas pourtant leurs établissements. « Ils sont complices de leurs agents, puisqu’ils ne tapent du poing sur la table », fait remarquer Moussa Diaby, transporteur, excédé lui aussi par l’attitude des personnels soignants des hôpitaux publics.

 

Non seulement les patrons de ces hôpitaux ne punissent  pas de tels actes, mais également ils refusent de se prononcer sur la question, se réfugiant derrière une décision de la tutelle : pas le droit de s’exprimer publiquement sans l’autorisation du ministère de la Santé  et de l’Hygiène publique.
Faut-il le rappeler, depuis l’affaire Awa Fadiga, la ministre Raymonde Goudou-Coffie a verrouillé la communication des hôpitaux publics. Admise aux urgences du Chu de Cocody le dimanche 23 mars 2014, après avoir été agressée à l’arme blanche dans un taxi, cette jeune femme de 23 ans, mannequin de profession, décédera le mardi 25 mars, selon ses proches, pour n’avoir pas reçu de soins pendant plus de 10 heures, parce qu’elle n’avait pas d’argent.

 

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Ce drame avait ému toute la Côte d’Ivoire, suscité une vague d’indignation dans le pays et sur les réseaux sociaux. Deux ans après la mort d’Awa Fadiga, rien n’a visiblement changé dans les hôpitaux publics du pays. Hippocrate le Grand, le «père de la médecine», doit vraiment se retourner aujourd’hui dans sa tombe.

 

ABIDJANACTU.COM/ Jacob Bénié/ Dimanche 17 Juillet 2016

 

http://www.abidjanactu.com/Hopitaux-publics-d-Abidjan-L-argent-ou-la-mort–Enquete-d-Abidjanactu_a2083.html

 

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