MONDE/ DEMOCRATIE/ DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : ces pays coulés sous prétexte de démocratie et les nouveaux pays en lice

Publié le 6 novembre, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ DEMOCRATIE/ DEVELOPPEMENT/ TERRORISME : ces pays coulés sous prétexte de démocratie et les nouveaux pays en lice

 

0.1 – « Ethiopie/ La déstabilisation du gouvernement éthiopien vise sa coopération avec la Chine : Dimanche, la tentative de déstabilisation du gouvernement éthiopien, lancée depuis plusieurs mois, a franchi un cap. Si l’Éthiopie est dans la ligne de mire, c’est notamment pour son partenariat de plus en plus fructueux avec la Chine dans le grand projet de « Nouvelle Route de la soie ». « En conséquence de ce chaos, des vies ont été perdues et plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital » a déclaré le bureau des communications du gouvernement.

À la télévision, le Premier ministre Haile Mariam Dessalegn a dit que les émeutiers avaient « planifié le chaos » et nié les rapports selon lesquels les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles. Il a également loué les efforts des forces de l’ordre pour protéger la population. Enfin, il a juré de traduire en justice les responsables de ces actes. Sur place, un médecin de l’hôpital de Bishoftu a confirmé à Radio France International que les corps ne portaient pas de blessures par balle. »

 

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0.2 – « Asie/ USA/ Chine : Après le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’espace postsoviétique, les États-Unis visent désormais l’Asie du Sud-Est. Outre leur bras de fer avec la Chine, les États-Unis veulent faire chuter les régimes indésirables hostiles aux idéaux de la démocratie libérale. Il s’agit notamment de la République socialiste du Vietnam — seul pays qui a de fait réussi à vaincre les Américains. Washington veut visiblement sa revanche en faisant exploser ce pays de l’intérieur. Les États-Unis voudraient bien attirer le Vietnam dans leur camp mais l’influence chinoise y est pour le moment plus importante. Les pays de la région constituent le ventre mou de la Chine, où les États-Unis veulent utiliser les technologies des « révolutions de couleur » (…) : mobiliser les militants, soutenir les associations civiles, l’opposition et les ONG, promouvoir les valeurs libérales, etc. », explique M. Chatilov. »

 

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1 – MONDE ARABE/ Les printemps arabes, 5 ans après : pour le pire et le meilleur

 

Le 14 janvier 2011, la famille Ben Ali fuyait la Tunisie, ouvrant la porte à une vague d’aspirations démocratiques dans tout le monde arabe. 5 ans plus tard, le bilan de ces soulèvements est très contrasté.

 

“Automne islamiste”, “hiver djihadiste” : ce sont encore les métaphores choisies pour lui faire écho qui soulignent le mieux l’échec relatif et l’espoir déçu de ce que l’on a appelé le Printemps arabe. Il y a cinq ans jour pour jour, le président tunisien Ben Ali limogeait son gouvernement et fuyait le pays avec sa famille. 10 jours plus tôt, un jeune vendeur ambulant avait succombé des suites de son geste désespéré dans la ville de Sidi Bouzid, étincelle de l’une des expériences révolutionnaires les plus importantes de ce début de siècle. Entre effondrements et succès fragiles, “l’Obs” passe en revue les destins contrastés des quatre pays phares du Printemps arabe.

 

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_ Tunisie : des acquis réels mais menacés

. 17 décembre 2010 : Mohamed Bouazizi s’immole par le feu à Sidi Bouzid.

. 14 janvier 2011 : Fuite de la famille Ben Ali et renversement du gouvernement.

. 9 octobre 2015 : Le “Dialogue national tunisien” reçoit le prix Nobel de la Paix.

 

Sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, président de 1987 à 2011, la plupart des Tunisiens devaient s’isoler et baisser la voix s’ils voulaient parler politique. La presse, elle, suivait docilement le sillon du discours officiel. Rien que pour cela, la “révolution de jasmin” n’est pas restée sans lendemain : des dizaines de journaux, radios et télévisions privées ont vu le jour depuis cinq ans, avec une liberté de ton jamais vue dans le pays. Personne ne peut nier que la liberté d’expression est le principal acquis de la révolution”, se félicite Néji Bghouri, président du Syndicat national des journalistes tunisiens, auprès de l’AFP.

 

Des dizaines d’associations et ONG surveillent désormais le travail parlementaire, combattent la corruption ou la pénalisation de l’homosexualité. Des élections libres et démocratiques, législatives et présidentielles, ont été organisées. Une nouvelle Constitution, adoptée en 2014, a proclamé de nombreuses libertés publiques et individuelles. Comme pour mieux récompenser ce seul exemple de transition politique relativement réussie, le comité Nobel a décidé de récompenser le quartet du “dialogue national” à l’automne dernier.

 

Pourtant, la justice tunisienne reste particulièrement répressive sur certains sujets, notamment moraux, et le climat actuel, fortement marqué par la menace djihadiste, fait craindre un recul des libertés. Toutes survenues en 2015 et revendiquées par Daech, les attaques du musée du Bardo (18 mars), de la plage de Sousse (26 juin) et d’un bus de la sécurité présidentielle à Tunis (24 novembre) ont frappé très durement l’industrie touristique du pays, où le chômage des jeunes reste problématique, et laissé le pays sous le choc. Le pays berceau du Printemps arabe, qui est aussi le premier “exportateur” de djihadistes en Syrie, a d’ailleurs entamé l’année sous état d’urgence. L’état des libertés connaît une régression et on ne voit pas d’engagement réel du gouvernement pour les protéger. Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, il y a des violations des libertés”, affirme Néji Bghouri.

 

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_ Libye : le pays qui n’existe plus

. 15 février 2011 : Des manifestations d’ampleur s’élèvent à Benghazi, violemment réprimées.

. 20 octobre 2011 : Lynchage de Mouammar Kadhafi après l’intervention militaire de l’ONU. Le même jour, Syrte tombe aux mains du Conseil national de transition.

. 9 juin 2015 : Daech annonce avoir pris la ville de Syrte, dont il contrôlait déjà l’aéroport.

 

De tous les dominos de la vague de contestation, la Libye n’était pas le moins surprenant : outrée par l’arrestation d’un militant des droits de l’homme, la population de Benghazi se soulève pourtant le 15 février 2011. Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, promet d’écraser la révolte dans le sang – et tient parole. Alertée par Nicolas Sarkozy, l’ONU accepte de parrainer une intervention aérienne pour protéger les civils, qui aboutit à la mise à mort du colonel.

Des élections législatives se tiennent en 2012. Mais ce pays grand comme trois fois la France va vite se fracturer entre islamistes et partisans de la révolution, sur fond d’exactions contre les civils commises par des milices. En juin 2014, les deux camps installent deux gouvernements rivaux, islamiste à Tripoli, reconnu par les Occidentaux à Tobrouk.

 

Le ver djihadiste est déjà dans le fruit : reproduisant les scénarios irakien et syrien, Daech prospère dans l’anarchie généralisée et établit des camps d’entraînement près de Syrte, dont il s’empare des puits de pétrole. Parmi les 37 attentats suicides commis en 2015 dans le pays, 27 sont attribués au groupe Etat islamique. Le dernier en date, une attaque au camion piégé le 7 janvier, a fait plus de 50 morts dans une école de police.

 

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a promis de soutenir, y compris financièrement, la Libye dans la lutte contre le terrorisme, indiquant que l’UE avait préparé un plan d’aide “à hauteur de 100 millions d’euros, immédiatement disponible dès l’entrée en fonctions” d’un gouvernement d’unité nationale.

 

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_ Egypte : le triste statu quo

. 11 février 2011 : Sous la pression de la rue, Hosni Moubarak démissionne après 30 ans de règne sans partage et remet ses pouvoirs au Conseil suprême des forces armées.

. 30 juin 2012 : L’islamiste Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans, devient le premier président égyptien élu à l’issue d’un scrutin libre. Mais le 3 juillet 2013, après des manifestations monstres réclamant son départ, il est destitué et arrêté par l’armée. Ses partisans sont massacrés.

. 8 juin 2014 : Le maréchal Al-Sissi, vice-Premier ministre depuis le coup d’Etat, est élu président avec 96% des voix après avoir éliminé toute opposition.

  

La place Tahrir, au Caire, était devenue un des symboles vibrants du Printemps arabe : le 25 janvier 2011, encouragée par l’exemple tunisien, une “journée de la colère” – contre les inégalités, la pauvreté, les blocages politiques – y est organisée. Le 1er février, 1 million de personnes s’y réunissent pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Ce dernier abandonne le pouvoir à l’armée 10 jours plus tard, et sera condamné en 2012 à la prison à perpétuité pour la répression sanglante de la révolution (un millier de morts), avant d’obtenir une libération conditionnelle.

 

La première élection présidentielle libre du pays est remportée en 2012 par Mohamed Morsi, un Frère musulman. Une réforme de la Constitution est approuvée par référendum. Mais, contrairement à la Tunisie, ce scrutin est suivi par une longue période de contestation politique et de crise économique, qui culmine mi-2013 avec la deuxième intervention de l’armée : le maréchal Al-Sissi, ex-chef du renseignement et ministre de la Défense, s’empare du pouvoir.

 

La purge s’opère alors dans les rangs des sympathisants islamistes, et des milliers d’opposants au régime sont tués, emprisonnés ou condamnés à mort, comme Mohamed Morsi. Les médias égyptiens sont réduits au silence et les responsables de plusieurs ONG égyptiennes sont menacés de mort et obligés de s’exiler. Avec l’élection d’Al-Sissi, la répression s’étend aux mouvements de gauche et laïcs, tandis que le régime attiédit les critiques occidentales par des politiques de grands travaux et des achats massifs d’armes, dont les avions Rafale et navires Mistral français. A l’invitation du président égyptien, François Hollande a d’ailleurs assisté en août à l’inauguration d’une nouvelle portion du canal de Suez. Daech prend possession de larges zones du désert du Sinaï et répand une escalade de terreur sur le secteur touristique, ponctuée par le crash d’un avion russe (224 morts) le 31 octobre 2015.

 

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_ Yémen : la rébellion vire à la guerre arabe

. 27 février 2012 : Le président Ali Abdallah Saleh, qui avait déjà pris l’engagement de ne pas se représenter, est poussé vers la sortie et transfère le pouvoir à son vice-président.

. 21 septembre 2014 : la rébellion Houthie, issue d’une branche du chiisme, entre dans la capitale Sanaa et s’empare du siège du gouvernement.

. 26 mars 2015 : une coalition militaire de neuf pays arabes menée par l’Arabie saoudite intervient avec des frappes aériennes. Profitant du chaos, Al-Qaida s’empare mi-avril d’un chef-lieu de province à l’est d’Aden, Moukalla.

  

La révolution yéménite est la plus longue du Printemps arabe : plus d’un an s’écoule entre le début du mouvement contre la pauvreté et la corruption, lancé par des étudiants et rejoint par l’opposition, et le départ effectif du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978.

 

Dès le 2 février 2011 pourtant, celui-ci déclare qu’il ne se représentera pas en 2013 : une annonce loin de satisfaire l’opposition. Le 18 mars à Sanaa, la journée du “Vendredi de la dignité” tourne au massacre (57 manifestants tués) et provoque une vague de critiques internationales et de défections. Le président Saleh limoge son gouvernement mais s’accroche au pouvoir. Au cours de l’été, le mouvement va dégénérer en affrontements armés entre bandes tribales, sur fond d’un conflit jamais réglé entre le nord et le sud du pays.

 

L’arrivée d’un nouveau gouvernement en février 2012 n’y change rien : Abd Rabbo Mansour Hadi (élu avec 99,8 % des voix) n’applique pas les recommandation du dialogue national et est contraint à l’exil face à l’irruption des rebelles chiites houthis dans la capitale, début 2015. Dans un bras de fer à distance entre Iran et Arabie saoudite, Ryad met sur pied une coalition de neuf pays arabes pour bombarder la rébellion, l’opération “Tempête décisive”. 

 

Le conflit, peu médiatisé, atteint une violence extrême et transforme l’antique ville de Sanaa en champ de ruines. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a récemment mis en garde contre de possibles “crimes de guerre” survenus au cours du conflit. Avec 1,5 million de personnes déplacées, le conflit est en passe de produire un nouvel afflux massif de réfugiés en Europe. Pendant ce temps, profitant comme à son habitude du chaos, le groupe Etat islamique progresse dans le pays… qui était déjà un bastion d’Al-Qaida.

 

Timothée Vilars/ Publié le 14 janvier 2016/

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160112.OBS2663/carte-les-printemps-arabes-5-ans-apres-pour-le-pire-et-le-meilleur.html

 

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2 – LIBYE/ TERRORISME : UN TERRITOIRE POUR LES TERRORISTES

 

Une autre conséquence involontaire de l’intervention en Libye a été d’amplifier la menace du terrorisme dans le pays. Bien que Kadhafi ait soutenu le terrorisme pendant des décennies – comme en témoignent les réparations que son régime payera plus tard pour l’attentat de l’avion de Lockerbie en 1988 – le dirigeant libyen avait évolué pour devenir un allié des États-Unis contre le terrorisme mondial avant même le 11/9. Il l’a fait en partie parce qu’il faisait face à une menace intérieure de militants affiliés à al-Qaïda, le Groupe Islamique Combattant Libyen.

 

Moussa Koussa, chef de la Sécurité Extérieure de Kadhafi, a rencontré à plusieurs reprises des hauts fonctionnaires de la CIA pour leur fournir des renseignements sur les combattants libyens en Afghanistan ainsi que sur le trafiquant de matériel nucléaire pakistanais A. Q. Khan. En 2009, le général William Ward, qui a dirigé le Commandement des États-Unis pour l’Afrique, a salué la Libye comme « un partenaire de premier plan dans la lutte contre le terrorisme transnational. »

 

Qui plus est, depuis l’intervention de l’OTAN en 2011, la Libye et son voisin le Mali sont devenus des refuges de terroristes. Les groupes islamistes radicaux, que Kadhafi avait fait disparaître, sont réapparus sous la couverture aérienne de l’OTAN comme quelques-uns des combattants les plus compétents de la rébellion. Approvisionnées en armes par des pays sympathisants comme le Qatar, les milices refusèrent de se désarmer après la chute de Kadhafi.

 

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Leur menace persistante fut mise en lumière en septembre 2012 lorsque des djihadistes, provenant notamment du groupe Ansar al-Sharia, attaquèrent les installations diplomatiques américaines à Benghazi et tuèrent Christopher Stevens, l’ambassadeur américain en Libye avec trois de ses collègues. L’an passé, les Nations Unies déclarèrent formellement Ansar al-Sharia comme une organisation terroriste en raison de son affiliation à al-Qaïda au Maghreb Islamique.

 

Les militants islamistes de Libye combattent maintenant pour le contrôle du pays tout entier, et ils progressent. En avril 2014, ils ont pris le contrôle d’une base militaire secrète près de Tripoli, où, comble d’ironie, des forces spéciales américaines s’étaient installées à l’été 2012 pour entrainer des forces anti-terroristes libyennes. Le Qatar et le Soudan ont envoyé des armes aux islamistes jusqu’en septembre 2014.

 

En réponse, le gouvernement un peu plus laïc des Emirats Arabes Unis a lancé des frappes aériennes contre des militants islamistes à Tripoli et Benghazi en août et octobre de l’an dernier. Les djihadistes libyens ne se limitent maintenant plus aux seuls affiliés d’al-Qaïda – ainsi, depuis janvier 2015, des factions en accord avec ISIS, appelé aussi État Islamique, ont perpétré des enlèvements et des meurtres dans les trois régions administratives traditionnelles de Libye.

 

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L’intervention de l’OTAN a aussi relancé le terrorisme islamiste ailleurs dans la région. Quand Kadhafi est tombé, les membres des tribus Touaregs originaires du Mali qui faisaient partie de ses forces de sécurité se sont enfuis chez eux avec leurs armes et ont lancé leur propre rébellion. Cette opposition a été rapidement capturée par les forces islamistes locales et al-Qaïda au Maghreb Islamique qui déclarèrent un État islamique indépendant dans la moitié nord du Mali. En décembre 2012, cette zone du Mali était devenue « le plus grand territoire contrôlé par les extrémistes islamistes au monde » selon le sénateur Christopher Coons, président du sous-comité du Sénat sur l’Afrique.

 

Le danger fut précisé par le New York Times qui rapporta que « le partenaire affilié à al-Qaïda en Afrique du Nord met en œuvre des camps d’entraînement terroristes au nord du Mali et fournit des armes, des explosifs et des financements à une organisation militante islamiste au nord du Nigeria. » Mais les effets indirects de la Libye ne s’arrêtèrent pas là, ils contribuèrent à envenimer le conflit ethnique meurtrier au Burkina Faso et la croissance de l’islam radical au Niger. Pour endiguer cette menace, la France, début 2013, fut contrainte de déployer des milliers de soldats au Mali, dont certains continuent de combattre les djihadistes dans le nord du pays.

 

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Le problème du terrorisme a été aggravé par l’évasion d’armes sensibles de l’arsenal de Kadhafi au profit d’islamistes radicaux à travers l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Peter Bouckaert, de Human Rights Watch, estime que dix fois plus d’armes libyennes ont disparu dans la nature que de Somalie, d’Afghanistan ou d’Irak. Les équipements les plus préoccupants sont probablement les systèmes de défense aérienne portables à dos d’homme, appelés MANPAD, qui, entre des mains compétentes, peuvent être utilisés pour abattre des avions civils et militaires.

 

Jusqu’à 15 000 de ces missiles ont été portés disparus depuis février 2012, selon un responsable du Département d’État américain cité dans le Washington Post. Un effort de rachat de 40 millions de dollars a permis d’en récupérer seulement 5 000 d’entre eux. L’article ajoutait que des centaines de ces armes étaient toujours dans la nature, y compris au Niger, où certaines avaient été récupérées par Boko Haram, le groupe islamiste radical basé à la frontière nord du Nigeria. Quelques dizaines d’autres ont été trouvées en Algérie et en Égypte.

 

Ces missiles ont même traversé l’Égypte pour arriver jusque dans la bande de Gaza. Là-bas, en octobre 2012, des militants en ont tiré un pour la première fois, manquant de justesse un hélicoptère de l’armée israélienne, et des responsables israéliens ont déclaré que les armes provenaient de Libye. Plus récemment, début 2014, des islamistes en Égypte ont utilisé un autre missile de ce type pour abattre un hélicoptère militaire. Des MANPAD libyens et des mines de mer ont même fait leur apparition sur les marchés ouest-africains d’armes, où des acheteurs somaliens les ont raflés pour le compte de rebelles islamistes et de pirates, loin dans le nord-est africain.

 

In « La débâcle libyenne d’Obama, par Alan J. Kuperman »// Source : Foreign Affairs, le 03-04/2015/ Par Alan J. Kuperman/ Édition de mars/avril 2015

 

https://www.les-crises.fr/la-debacle-libyenne-dobama-par-alan-j-kuperman-2/

 

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3 – Attentats : en Afrique, mutualiser l’antiterrorisme est “un impératif vital”

 

Après la sanglante attaque du Radisson Blu de Bamako en novembre dernier, l’attentat perpétré ce vendredi en plein coeur de Ouagadougou, au Burkina Faso, est venue rappeler à quel point le continent africain est démuni face aux poussées de fièvre djihadiste. La veille du carnage de Ouagadougou, l’ancien ministre des Affaires sénégalais Cheikh Tidiane Gadio, invité à Paris du think tank Afrikamanao, créé voilà peu par d’anciens étudiants de Sciences-Po, dressait un amer constat.  

 

“Cinquante-cinq ans après les indépendances, souligne le président de l’Institut panafricain de stratégie, aucun pays du continent ne peut garantir la sécurité de ses citoyens sur son territoire. Les terroristes ont compris ce que les thuriféraires de la souveraineté peinent à admettre: la mutualisation des moyens de lutte n’est pas un luxe, mais un impératif vital. Ou l’on se met ensemble, ou l’on meurt ensemble.”  Dénonçant un “déficit grave et persistant de leadership” et un processus “d’hyper-balkanisation de l’Afrique”, Gadio déplore une “absence de stratégie” continentale et préconise la mise sur pied, en urgence, de bases militaires panafricaines de dimension régionale.

 

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_ Rivalités régionales contre besoin de sécurité

Dans une adresse télévisée, le nouveau président burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, a justement appelé ce samedi les nations voisines à “mutualiser nos moyens de défense et nos informations pour présenter un front uni contre les fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats.” Objurgation maintes fois entendue dans l’aire sahélienne, mais qui pour l’essentiel relève encore du voeu pieux.  

 

Les rivalités régionales, les vieux contentieux historiques et une conception étriquée de la souveraineté nationale ont entravé l’émergence d’une véritable coopération entre les capitales concernées, notamment en matière de partage du renseignement et d’actions militaires coordonnées. Carence dont la nébuleuse djihadiste a amplement tiré profit. Pour freiner l’essor de la secte djihadiste nigériane Boko Haram, il a fallu que le Tchadien Idriss Déby Itno engage ses troupes, y compris sur les territoires nigerien, camerounais et… nigérian, secouant ainsi l’apathie des pays riverains du lac Tchad. 

 

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_ Les 4×4 des assaillants venaient du Niger

La tragédie de Ouaga atteste une fois encore la porosité des frontières sahéliennes, reflet de la fragilité des institutions étatiques. Les deux véhicules de type 4×4 utilisés par les assaillants étaient immatriculés au Niger. Les commandos armés naviguent aisément entre le Mali, le Niger, le Fezzan libyen et le grand sud algérien. Quelques heures avant l’attaque, un couple d’octogénaires australiens, établi dans l’ancienne Haute-Volta depuis 1972, a été kidnappé à Baraboulé (Nord), non loin du Niger et du Mali. Enlévement revendiqué par Ansar-Eddin, la mouvance du Touareg malien Iyad ag-Ghali, et attribué à l'”Emirat du Sahara”, l’un des satellites de la planète Aqmi (al-Qaeda au Maghreb islamique).  

 

Par ailleurs, et même s’ils n’apparaissent pas sur les écrans radars médiatiques, les accrochages et embuscades survenus chaque semaine confirment la persistance de la capacité de nuisance des cellules djihadistes, notamment dans le nord et le centre du Mali. Le même jour -vendredi-, des attaques perpétrées à Tombouctou et Mopti ont coûté la vie à deux soldats locaux et à un supplétif paramilitaire. Le danger perdure donc, en dépit du travail accompli par le dispositif français Barkhane, déployé dans cinq pays, de la Mauritanie au Tchad. Mais comment 3000 hommes pourraient-ils sécuriser 5 millions de kilomètres carrés ?  

 

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_ Le Burkina, symbole de progrès et allié français

Les boutefeux du djihad global ont-il voulu, comme l’avancent certains analystes, frapper un symbole du progrès démocratique? Pas si sûr. Certes, le Burkina Faso a, grâce à l’insurrection civique de l’automne 2014, politiquement fatale à Blaise Compaoré, puis à la vigilance citoyenne qui mit en échec le putsch vintage de septembre dernier, conquis un statut de modèle. Certes, l’élection le 29 novembre de Kaboré -un ex-pilier du système Compaoré, entré en dissidence sur le tard- peut dans un tel contexte passer pour exemplaire.  

 

Mais rien ne prouve à ce stade que ce critère guide le “ciblage” des tueurs djihadistes, entrés dans une logique de châtiment des “croisés” -les Occidentaux, Français en tête- et de leurs alliés africains. Aucun pays de la région n’est à l’abri, quel que soit son degré de pluralisme, d’orthodoxie constitutionnelle et de transparence. 

 

Par Vincent Hugeux, avec BF/ Publié le 17/01/2016/ Mis à jour le 18/01/2016/

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/attentats-aucun-pays-d-afrique-ne-peut-garantir-la-securite-de-ses-citoyens_1754362.html

 

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4 – Somalie : comment le trafic de charbon finance le terrorisme des Shebab

 

Voila à peine un mois que l’université de Garissa, au Kenya, a été attaquée. Un attentat profondément meurtrier – 148 victimes, déjà disparues des radars médiatiques -, qui marque le retour en force du groupe terroriste d’Al-Shabaab dans la corne de l’Afrique. Et pose la question de la responsabilité de nos alliés du Golfe persique, qui se fournissent, malgré l’interdiction de l’ONU, en charbon somalien… finançant, de fait, les futurs attentats des Shebab. Décryptage.

 

Depuis le début des années 90, on prend volontiers la Somalie comme exemple : celui d’un pays en proie à l’anarchie la plus complète. Bien que détrônée en 2014 de l’index des pays fragiles du Fund for Peace par le Soudan du Sud – manifestement prêt à prendre la relève pour les prochaines décennies -, la Somalie reste aujourd’hui l’un des États les plus corrompus et défaillants au monde. La guerre civile, qui a suivi la chute du dictateur Mohammed Siyaad Barre, a débouché en 2004 sur la prise de pouvoir de l’Union des tribunaux islamiques, avant qu’elle ne soit renversée deux ans plus tard par l’Éthiopie. De ces tribunaux islamiques, naîtra alors le mouvement terroriste Harakaat Al-Shabaab Al-Mujaahidiin, ou Al-Shabaab, qui ronge depuis une Somalie exsangue.

 

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_ Tour d’horizon

Au nord-ouest, le Somaliland a fait sécession : la région profite du « faire-valoir » au sud pour apparaitre comme un étonnant îlot de stabilité. Si la communauté internationale ne reconnaît pas cette autorité comme un pays à part entière, le Somaliland tend néanmoins à devenir un interlocuteur valable pour les entreprises dans la région, et joue habilement de ses relations avec l’Éthiopie voisine, en quête d’un accès à la mer. Le reste de la « Somalie onusienne » est constitué du Puntland séparatiste au nord-est, de provinces au sud largement contrôlées par Al-Shabaab et d’une capitale, Mogadiscio, où siège le gouvernement fédéral d’Hassan Sheikh Mohamoud censé « gérer » le tout.

Anciennement sous la coupe des Shebab, Mogadiscio a été libérée en 2011 par une intervention armée de l’AMISOM (Mission de l’Union Africaine en Somalie, sous mandat de l’ONU, environ 22 000 hommes), dont l’un des principaux contingents de soldats est kényan et occupe le sud du pays. Al-Shabaab invoquera d’ailleurs cet état de fait peu après l’attaque de l’université de Garissa pour se justifier.

 

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_ La renaissance d’un groupe terroriste sur le déclin

Suite à la perte de Mogadiscio, à l’occupation militaire de l’AMISOM et à des conflits internes au mouvement, Al-Shabaab a vu ses sources de financement diminuer drastiquement. Tant et si bien que le Groupe d’observation de la Somalie et de l’Érythrée, mis en place par le conseil de sécurité de l’ONU, estimait en juin 2012 que l’organisation était « significativement affaiblie ». Dès lors, comment expliquer le retour du groupe terroriste dans les actualités mondiales ?

 

Le mouvement dispose en fait de sources de financements variées. Si la perte du contrôle des frontières au sud de la Somalie représente certainement un lourd manque à gagner, Al-Shabaab tire l’essentiel de ses recettes des exportations de charbon de bois. Un élément connu par le conseil de sécurité de l’ONU, dont la résolution 2036, votée en février 2012, élargissait le mandat, ainsi que les effectifs de l’AMISOM, et interdisait l’importation du charbon somalien. Problème : dans les faits, cette résolution n’est toujours pas respectée par l’ensemble des membres de l’ONU. En octobre 2012, lors de la reconquête du port de Kisimayo, les troupes de l’AMISOM ont ainsi découvert près de 4 millions de sacs de charbon, d’une valeur totale d’environ 40 millions d’USD (36,7 millions d’euros) , prêts à être embarqués.

 

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_ Enrichir des terroristes tout en détruisant l’environnement

D’où vient ce charbon ? Du bois, et donc des forêts. En février 2013, une étude conjointe de membres du Centre de recherche de la commission européenne, de l’université de Twente et de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), a ainsi tenté d’identifier à travers une imagerie satellite à très haute résolution, les sites de production de charbon de bois sur une zone difficile d’accès.

Conclusion ? Environ 6200 sites ont été recensés dans la région en 2013. Et la couverture forestière aurait quant à elle perdu 5% de sa surface. Une donnée qu’il faut toutefois relativiser, estiment les chercheurs, dans la mesure où les habitants de la région ont eux aussi besoin de cette ressource pour cuire leur nourriture. Ils produisent ainsi leur propre charbon.(…)

 

Article publié le 25 avril 2015/ Par Baptiste Duclos / le 30 juillet 2016

 

Source http://the-dissident.eu/6181/somalie-comment-le-trafic-de-charbon-finance-le-terrorisme-des-shebab/

 

Afficher l'image d'origineIn this Thursday, Feb. 17, 2011 file photo, Al-Shabab fighters march with their weapons during military exercises on the outskirts of Mogadishu, Somalia. Twitter suspended the account used by the Somali militants on Friday, Jan. 25, 2013, after the insurgents used the micro-blogging site to post a hostage video and death threat.

 

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5 – La déstabilisation du gouvernement éthiopien vise sa coopération avec la Chine

 

Dimanche, la tentative de déstabilisation du gouvernement éthiopien, lancée depuis plusieurs mois, a franchi un cap. Si l’Éthiopie est dans la ligne de mire, c’est notamment pour son partenariat de plus en plus fructueux avec la Chine dans le grand projet de « Nouvelle Route de la soie ».

Depuis dimanche, la ville éthiopienne de Bishoftu est en deuil après de la mort d’au moins une soixantaine de personnes piégées dans un mouvement de foule après des affrontements avec la police pendant le traditionnel festival oromo Irreecha. La région Oromia est la plus importante du pays et c’est là que bouillonne un vaste mouvement de contestation antigouvernemental.

 

« En conséquence de ce chaos, des vies ont été perdues et plusieurs blessés ont été transportés à l’hôpital » a déclaré le bureau des communications du gouvernement. À la télévision, le Premier ministre Haile Mariam Dessalegn a dit que les émeutiers avaient « planifié le chaos » et nié les rapports selon lesquels les forces de sécurité auraient tiré à balles réelles. Il a également loué les efforts des forces de l’ordre pour protéger la population. Enfin, il a juré de traduire en justice les responsables de ces actes. Sur place, un médecin de l’hôpital de Bishoftu a confirmé à Radio France International que les corps ne portaient pas de blessures par balle.

  

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_ L’opposition et la NED

Merera Gudina, président de l’opposition du congrès fédéraliste Oromo, a vivement critiqué le gouvernement à qui il attribue l’entière responsabilité des événements ayant conduit à la mort des victimes. Mais qui est Gudina, et d’où a-t-il fait cette déclaration ? Il l’a faite depuis Washington, où il y a sa maison. L’homme y bénéficie également d’une bourse fournie par la fameuse National Endowment of Democracy (NED), depuis longtemps un canal par lequel passe les financements des « révolutions de couleurs » lancées contre tous ceux venant contester les desseins géopolitiques de l’oligarchie anglo-américaine. D’ailleurs, la plupart des leaders de l’opposition qui sont cités en direct à la télé aux États-Unis, ont tous obtenus de belles positions au NED, à Harvard, ou dans d’autres institutions des élites américaines.

 

L’interview de Gudina avec Reuters n’est pas une première. Il a été interviewé à plusieurs reprises par la « Fondation Thomson Reuters » qui finance la promotion de la « Primauté du droit » aux États-Unis. Il s’agit du groupe canadien Thomson Corp, qui a racheté Reuters en 2008. Le conseil d’administration de la fondation est rempli de dirigeants de banques et de sociétés d’investissement.

 

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_ Le train est en marche

Bien entendu, le calendrier de ces provocations est parfait. L’agence de presse chinoise Xinhua rapporte que le 5 octobre la liaison ferroviaire construite par les chinois qui part de la capitale éthiopienne et arrive au port de Djibouti est en passe de devenir pleinement opérationnel et sera le premier chemin de fer électrifié moderne de l’Afrique.

 

L’électrification, qui est beaucoup moins cher que l’utilisation de locomotives diesel, a été rendue possible grâce aux investissements du gouvernement dans de grands projets hydroélectriques. Cette ligne est déjà utilisée depuis le mois de juin dernier pour apporter de la nourriture d’urgence dans les zones frappées par la sécheresse. Longue de 753 kilomètres, elle permet aux trains d’atteindre la vitesse moyenne de 120 km par heure. Construit par la China Railway Group et la China Civil Engineering Construction Corp, elle représente un investissement de quatre milliards de dollars. La nouvelle ligne permet de réduire la durée du trajet entre Djibouti et la capitale éthiopienne à 10 heures seulement, au lieu de 7 jours précédemment !

 

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Zeng Deli, directeur de projet du China Railway Group explique à Xinhua : Le chemin de fer est construit sur le modèle des normes technologiques du chemin de fer chinois tout en tenant compte des conditions propres de l’Éthiopie et de Djibouti. La construction du projet a été finalisée en six ans, ce qui est considéré, y compris en Chine, comme un miracle.

 

20 000 travailleurs ont dû être embauchés pour compléter un tronçon de la ligne. Il était impossible de n’avoir que des ouvriers chinois, a précisé Fu Xun, un autre responsable du projet. Les équipes chinoises ont donc assuré la formation de 15 000 travailleurs locaux. Le chemin de fer, à écartement standard moderne est parallèle à celui, décrépit, construit il y a plus de 100 ans par les européens. Plus de 90 % des importations et des exportations de l’Éthiopie – et notamment, en énergie et en nourriture – passent par le port de Djibouti. La capacité du réseau routier actuel est depuis longtemps submergée.

 

Cette ligne Abeba-Djibouti est la première étape d’un vaste réseau ferroviaire. L’Éthiopie entend construire 5 000 km de voies ferrées d’ici à 2020. En plus d’assurer un acheminement plus rapide des biens et des personnes, l’Éthiopie entend bien faire de cet outil un catalyseur de son développement national.

 

Regardsurlafrique.com/

 

http://africa24monde.com/actualite/view/la-destabilisation-du-gouvernement-ethiopien-vise-sa-cooperation-avec-la-chine.html

 

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6 – Venezuela : de la crise pétrolière à la crise politique

 

L’Amérique latine n’en a pas fini de s’embraser. Après le Brésil il y a quelques semaines, le Venezuela traverse, à nouveau, une zone de fortes turbulences. Le chaos que l’on y dépeint éluderait presque les fondements d’une telle agitation.

Il est vrai que toute crise est par essence singulière. Y glisser un prisme figé ne permettrait pas de rendre compte, avec rigueur, de la complexité d’une situation où se mêlent revendications et chaos politique. Toutefois, une analyse systémique permet de penser les interconnexions plutôt que les seuls aspects sectoriels. Si cette démarche ne répond pas à la complexité d’une situation, elle permet au moins d’en expliquer certaines causes. Alors où placer le curseur pour comprendre le schéma de la crise actuelle au Venezuela ?

 

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_ Une crise pétrolière qui n’en finit pas : Inexorablement, le prix du pétrole chute, puis joue les rebonds. La bulle spéculative autour du gaz de schiste rebat les cartes de la gouvernance fossile. La sixième puissance d’Amérique latine repose, en effet, principalement sur ses exportations de pétrole. La chute du prix du baril fait donc plonger les exportations globales du pays. C’est pourquoi l’on est passé de 95% à 55% de revenus issus de la manne pétrolière.

 

Cette rente est la première clef de compréhension du scenario qui se joue actuellement au Venezuela.  Ce pays en développement jouit en effet, d’un potentiel énergétique considérable. Mais à trop se focaliser sur l’or noir, les pouvoirs publics en ont délaissé une nécessaire diversité dans leur modèle énergétique, tout comme dans leurs exportations.

 

En effet, la République Bolivarienne du Venezuela comprend la première réserve mondiale de pétrole et la quatrième réserve de gaz naturel. Il est clair que son sous-sol regorge de richesses fondamentales pour un pays qui est sans cesse dans une course au développement. Avec une croissance de 5,6% au premier semestre 2012, le Venezuela affiche un taux de croissance de -8% pour l’année 2015.

 

Comme le souligne l’Agence internationale de l’Énergie, citée par Le Monde, « d’ici à 2020, en dehors des pétroles de schiste aux États-Unis, seuls les sables bitumineux du Canada et le pétrole offshore ultra-profond au large du Brésil seront en mesure de compenser le déclin de nombre de zones pétrolifères conventionnelles anciennes ». De la contrebande  pétrolière de Daech à la recrudescence de la bulle du gaz de schiste, l’avenir des réserves pétrolières de la république bolivarienne semble  à la croisée de multiples points d’incertitudes. Avec la chute du pétrole, c’est l’ensemble du système financier du Venezuela qui fait défaut : exportations, alimentations, importations, salaires, travail des fonctionnaires.

 

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_ … accompagnée d’une crise environnementale : À cette bataille pour l’énergie s’imbrique une  crise environnementale majeure pour le pays. El Niño bouscule lui aussi la société vénézuélienne dans son ensemble et aggrave une crise pétrolière déjà plus que complexe.

 

Si l’hydroélectricité représente une part considérable du mix énergétique vénézuélien, le dérèglement climatique vient accroître la pression sur les réserves d’eau du pays… Le mois d’avril 2016 fut répertorié comme l’un des mois les plus chauds depuis le début des différents relevés. Or, une sécheresse considérable implique ainsi, pour le pays, un réajustement de sa politique énergétique. Face à la conjonction de l’effet El Niño et de l’énergie hydraulique, le président Nicolas Maduro doit restreindre l’accès à l’électricité pour son peuple. La pénurie d’eau qui accompagne cette sécheresse fait du contexte social, un brasier pour tous les déçus d’un système politique vérolé et parfois corrompu.  Les scènes de pillages et de violences plongent peu à peu le pays dans un futur opaque.

  

Les députés de l'opposition se prononcent pour l'ouverture d'une procédure en destitution contre le président Maduro lors d'un débat au Parlement à Caracas, le 25 octobre 2016

 

_ Turbulences politiques : Bien au-delà de l’écologie ou de l’environnement, l’enjeu climatique conforte la grogne citoyenne qui couve à travers l’ensemble du pays. Elle interroge le modèle social construit par Hugo Chavez. Il avait « en effet mis le pétrolier PDVSA (Petroleos de Venezuela SA) au service de la « révolution bolivarienne » ». L’homme qui avait accédé au pouvoir en 1999 entendait mettre en place un « processus révolutionnaire démocratique et pacifique ». Si les multiples nationalisations ont permis de vastes réformes sociales, il avait en réalité réfléchi les bases d’un système dictatorial qui devait servir de levier à son dauphin, Nicolas Maduro.

 

De fait, cette crise systémique que connaît le Venezuela, nous ramène, de nouveau, à l’importance d’un modèle de développement durable. Les Échos titrait alors le 3 mars 2013 : « Le régime a gaspillé une rente pétrolière de 1.000 milliards de dollars. L’économie gangrenée par le clientélisme ».

 

Sommé de quitter le pouvoir par la future tenue d’un référendum, Nicolas Maduro s’érige en défenseur des ouvriers et décrète un « état d’exception et d’urgence économique »[8]. « Diviser pour mieux régner ». Affaibli, ce monarque choisit de fragmenter sa population en mettant en scène, dans un style dépassé et désuet, la résurgence d’une idéologie marxiste. Faisant fi des mises en causes politiques, il fait le choix d’une dérive autoritaire, seul moyen pour lui de s’agripper au pouvoir.

 

C’est ainsi que le pouvoir vénézuélien envenime une situation déjà prête à imploser. Alors que l’opposition réclame la destitution du président, le glas de l’ère Maduro, digne héritier du système Chavez, sonne de plus en plus comme une évidence. Dès à présent, les décisions prises par les grands corps constitués vénézuéliens seront les marqueurs qui attesteront du devenir du système politique vénézuélien.

 

Publié le 10 juin 2016 dans Amérique latine/

 

http://www.contrepoints.org/2016/06/10/256079-venezuela-de-crise-petroliere-a-crise-politique

 

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7 – Venezuela : « nous ne permettrons pas un coup d’état parlementaire»/ Maduro

 

Venezuela. Profitant du départ pour une tournée éclair de négociations internationales concernant la production de pétrole du président légitimement élu – Nicolas Maduro – l’opposition de droite, pro USA, a essayé de lancer un coup d’état depuis l’assemblée nationale où elle possède la majorité, en appelant l’armée à destituer le président, prétendant que ce dernier aurait fui le pays ! On se souvient que le 11 avril 2002 la même opposition avait également tenté un tel coup d’état prétendant que Hugo Chavez avait fui le pays.

 

Là encore, forces armées et force populaire ont permis de conserver l’ordre constitutionnel. Face à ces gravissimes tentatives de déstabilisation du pays, le président légitime du Venezuela Nicolas Maduro a pris des mesures d’urgence, recevant le soutien de la rue, tandis que les forces armées confirment leur soutien à la démocratie refusant l’appel au viol de la constitution et au coup d’état lancée par l’opposition de la MUD.

Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a déclaré mardi 25 octobre  que ce qui est arrivé ces derniers jours à l’Assemblée nationale est une manipulation lancée par le président américain Barack Obama, qui veut « faire du mal au Venezuela avant de quitter son bureau. »

 

« Nous ne permettrons pas un coup d’Etat parlementaire au Venezuela« , a déclaré Maduro qui a ajouté que la Constitution donne au président le pouvoir de défendre le droit à la liberté, à la démocratie et à la vie du peuple vénézuélien. La tête du GPP, Hector Rodriguez, a déclaré mardi que les députés de droite de l’Assemblée nationale du Venezuela a essayé d’approuver un document « sans fondement constitutionnel » pour ouvrir une procédure de destitution contre le président Nicolas Maduro, alors que cette possibilité n’existe pas dans la Constitution adoptée en 1999.

 

La droite  a tenu une séance mardi au parlement pour « évaluer » la situation du président Maduro, qui a été accusé d’«abandonner» son bureau, alors qu’il était en tournée des pays du Moyen-Orient pour négocier des accords visant à stabiliser le marché du pétrole. Dans ce qu’il faut bien appeler une véritable tentative de coup d’état parlementaire.

 

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Le président élu, Maduro, a lui une nouvelle fois pris le parti de la paix et du dialogue : « j’appelle les parties de la droite qui veulent le dialogue à ne pas se laisser influencer par la haine ». Le président vénézuélien a convoqué une réunion avec le président du Pouvoir Electoral (PE), le président du Pouvoir Moral Republicain (PMR), le président du Tribunal suprême de justice (TSJ) et le député et président de l’Assemblée nationale, Henry Ramos Allup.

 

« Ce dimanche, nous allons dialoguer avec toutes les branches du gouvernement, au nom du peuple vénézuélien », a souligné le président qui a activé l’article 323 de la Constitution de la République du Venezuela pour  la défense de la paix.

Article 323. Le Conseil de la défense nationale est l’organe consultatif le plus élevé pour la planification et le conseil du pouvoir public en matière de la défense globale de la nation, de sa souveraineté et de l’intégrité de son espace géographique. À cette fin, il est également  chargé de mettre en place le concept stratégique de la nation.

 

L’opposition de droite, pro USA, a immédiatement rejeté les appels au dialogue, par la voix de son leader le candidat battu deux fois à l’élection présidentielle Capriles Radonsky. Pourtant, plusieurs de ses collègues de la MUD (opposition) avait participé à l’annonce plus tôt [lundi 24] de leur participation au dialogue impulsé par Nicolas Maduro et le gouvernement venezuelien, participation d’ailleurs confirmée par le porte parole officiel de la coalition d’opposition, Jesus Torrealba (MUD). Au final, l’opposition montre son vrai visage, à nouveau, préférant appeler au coup d’état.

 

L’opposition essayé de prendre prétexte de l’annulation par la Cour Suprême des première et deuxième étapes du processus de recueil des signatures pour l’organisation d’un referendum pour la destitution du président Maduro, et ce dans 4 régions du pays (Aragua, Bolivar, Carabobo etMonagas) en raison des multiples fraudes constatées. Selon un député dans le seul état d’Aragua, plus de 20 000 fausses signatures ont été constatées. La Commission Nationale Électorale (CNE) a relevé que plus de 30% des 2 millions de signatures collectées par la MUD étaient irrégulières, faussant largement la sincérité et surtout la légalité du processus de recueil des signatures. Parmi elles, 11 000 appartiennent à des morts, 9000 utilisent de faux numéros de carte d’identité et plus de 3000 appartiennent à des mineurs tandis que 1000 proviennent de détenus.(…)

 

JBC pour www.initiative-communiste.fr – à partir de source d’agences

 

Source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/venezuela-lopposition-pro-usa-veut-son-coup-detat/

 

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8 – Pour déstabiliser l’Asie, les USA ressortent le même scénario qu’en Ukraine

 

La tension monte entre les États-Unis et la Chine dans la région Pacifique, particulièrement en mer de Chine méridionale et autour de l’archipel des Spratleys – objet d’un litige territorial de longue date. Plusieurs pays de la région, qui revendiquent l’archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale, seraient appuyés en coulisses par les États-Unis, estiment les experts.

 

Selon les observateurs, la mer de Chine méridionale et l’archipel des Spratleys deviennent le terrain principal de la confrontation entre les États-Unis et la Chine. Washington souhaite créer une large coalition commerciale, puis politique contre la Chine et mettre en œuvre son projet de Partenariat Transpacifique (TPP). Le TPP signifie l’accès à des marchés richissimes et des opportunités d’expansion dans la zone Pacifique et surtout en Asie du Sud-Est pour les compagnies américaines.

 

Toutefois, hormis chez les satellites évidents des États-Unis que sont l’Australie, les Philippines et les entités géopolitiques dépendantes de Polynésie, le projet TPP, fait du surplace après des débuts prometteurs. Le Vietnam, qui entretient historiquement des relations très difficiles avec la Chine et sur lequel misait Washington, vient de refuser de ratifier cet accord. Un camouflet pour les États-Unis.

 

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L’opposition au projet monte également dans les pays limitrophes, dont les gouvernements et les milieux d’affaires commencent à comprendre que la Maison blanche promeut l’idée d’un asservissement néocolonial de ces pays sous couvert de la protection contre « l’agression chinoise ». La Russie et la Chine intensifient aussi leurs activités dans les eaux de l’archipel des Spratleys. La Marine et les fusiliers marins des deux pays y ont récemment tenu des exercices conjoints.(…)

 

_ Alexandre Chatilov, doyen de la faculté de sociologie et de psychologie de l’Université des finances du gouvernement russe, souligne le danger lié à la création de tensions sociales et d’un territoire d’instabilité autour de la Chine à l’aide de « scénarios de type Maïdan » déjà testés dans de nombreux pays. « Cette région est dans le viseur des États-Unis depuis longtemps. Ils ont plus d’une fois tenté d’y déstabiliser la situation. La « révolution des parapluies » à Hong Kong en est un exemple.  

 

Après le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’espace postsoviétique, les États-Unis visent désormais l’Asie du Sud-Est. Outre leur bras de fer avec la Chine, les États-Unis veulent faire chuter les régimes indésirables hostiles aux idéaux de la démocratie libérale. Il s’agit notamment de la République socialiste du Vietnam — seul pays qui a de fait réussi à vaincre les Américains. Washington veut visiblement sa revanche en faisant exploser ce pays de l’intérieur.

 

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Les États-Unis voudraient bien attirer le Vietnam dans leur camp mais l’influence chinoise y est pour le moment plus importante. Les pays de la région constituent le ventre mou de la Chine, où les États-Unis veulent utiliser les technologies des « révolutions de couleur » (…) : mobiliser les militants, soutenir les associations civiles, l’opposition et les ONG, promouvoir les valeurs libérales, etc. », explique M. Chatilov. D’après lui, il s’agit d’un schéma classique pour les Américains, déjà testé dans de nombreux pays. Ce scénario vise les territoires que les USA ont décidé de soumettre à leur « expérience de couleur ».

 

« Les USA font un coup double avec ces programmes : ils affrontent la Chine et promeuvent leur projet économique de Partenariat transpacifique. Le TPP nécessite une certaine ambiance politique, c’est-à-dire l’existence de gouvernements proaméricains dans la région. Les États-Unis tenteront de reconstruire la région selon leur propre modèle », a conclu l’expert.

 

Source : Sputniknews/ Posted on 23 septembre 2016 by mirastnews in Asie, International //

 

https://mirastnews.net/2016/09/23/pour-destabiliser-lasie-les-usa-ressortent-le-meme-scenario-quen-ukraine/

 

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9 – L’ingérence des États-Unis dans le mouvement “Occupy Central” de Hong Kong

 

Les manifestations « Occupy Central » de Hong Kong sont dans la continuité de la déstabilisation de la petite île du sud de la Chine, fameuse pour être un havre financier international pour les intérêts entrepreneuriaux et financiers et avant cela, les ambitions coloniales de l’empire britannique. Ces intérêts ont conspiré depuis des années afin de sortir l’île de l’influence de Pékin après qu’elle fut retournée non sans jalousie à la Chine à la fin des années 1990 et utilisée comme un tremplin pour déstabiliser toujours plus avant la Chine continentale.

 

 

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Derrière les manifestations du soi-disant « Occupy Central », qui se déguise en mouvement « pro-démocratie » cherchant le « suffrage universel » et la « pleine démocratie », se trouve un réseau profond et insidieux de soutiens financier, politique et médiatique étrangers. De manière proéminente se trouvent parmi eux le département d’État américain et sa National Endowment for Democracy ou NED (vitrine de la CIA), ainsi qu’une succursale de la NED : le National Democratic Institute (NDI).

 

Les États-Unis ont maintenant adopté une position beaucoup plus ouverte dans leur soutien du chaos que leurs propres réseaux de manipulation ont préparé et orchestrent maintenant. La Maison Blanche a officiellement soutenue « Occupy Central ». L’agence Reuters, dans son article « « White House Shows Support For Aspirations Of Hong Kong People » affirme : « La Maison Blanche observe les manifestations pour la démocratie à Hong Kong de manière très attentive et soutient les “aspirations du peuple de Hong Kong”, a dit le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest ce lundi. Les États-Unis soutiennent le suffrage universel à Hong Kong en accord avec la loi de base et nous soutenons les aspirations du peuple hongkongais, a dit Earnest, qui a aussi insisté pour que les deux camps fassent preuve de retenue. » (…)

 

Tony Cartalucci/ Publié le : mercredi 1er octobre 2014/ Source : resistance71.wordpress.com

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-mouvement-Occupy-Central-de-Hong-Kong-ingerence-de-la-NED-NDI-de-l-empire-La-destabilisation-de-28246.html

 

 

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États-Unis : Donald Trump préféré à Hillary Clinton pour la lutte contre le terrorisme

 

10 – États-Unis : Donald Trump préféré à Hillary Clinton pour la lutte contre le terrorisme

 

Les derniers événements terroristes à New York et dans le New Jersey donnent un coup de fouet à la candidature du républicain dans la course à la Maison Blanche. Une majorité d’Américains fait déjà confiance à Donald Trump plutôt qu’à Hillary Clinton sur le terrorisme. Et le candidat républicain a désormais une nouvelle carte dans son jeu. Car ces dernières 48 heures, de l’explosion de la première bombe à New York à l’arrestation du principal suspect Ahmad Khan Rahami, illustrent bien le contraste entre les deux rivaux sur cette question centrale : prudence pour Hillary Clinton, précipitation pour Donald Trump.

 

Sauf que beaucoup d’Américains vont penser que les faits donnent raison au magnat de l’immobilier : dès samedi 17 septembre, il parlait de terrorisme. C’est un sujet au cœur de sa campagne. Selon lui, les États-Unis sont trop politiquement correct avec les jihadistes et il demande pourquoi Barack Obama et Hillary Clinton sont si réticents à utiliser l’expression « terrorisme islamiste ».

 

Et voici à nouveau, après San Bernardino et Orlando, un citoyen américain qui commet des attentats, qui n’avait cette fois jamais été repéré ou inscrit sur une liste, malgré des voyages prolongés en Afghanistan et au Pakistan. Donald Trump affirme même que les policiers ont peur d’être sanctionnés s’ils font du profilage (en clair, si les musulmans américains sont mis sons surveillance).

De son côté, Hillary Clinton essaie de corriger le tir en accusant son concurrent d’être un sergent recruteur pour les terroristes, en raison de ses déclarations anti-islam qui sont détournées à des fins de propagande.

 

_ Le président Bush va voter Clinton

Bush Père a confié à un membre du clan Kennedy qu’il était décidé à voter pour la femme de son adversaire qui l’avait battu en 1992, rapporte Politico. Son fils Jeb a été un candidat malheureux à la primaire républicains, alors qu’il était le favori avant l’entrée en campagne de Trump, et a indiqué il y a quelques mois qu’il ne se voyait voter ni pour Clinton ni pour Trump.

 

_ Bataille diplomatique

À l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies, une bataille diplomatique a eu lieu entre les deux candidats. Donald Trump, qui n’a aucune expérience internationale (à part une curieuse rencontre avec le président mexicain), a rencontré le président égyptien Sissi pour étoffer sa crédibilité personnelle. Hillary Clinton, ancienne secrétaire d’État, a également rencontré l’homme fort du Caire, ainsi que le premier ministre japonais et le président ukrainien.

 

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_ Mea culpa

Mea culpa d’Hillary Clinton à l’occasion d’un discours aux jeunes électeurs à Philadelphie, qui majoritairement repoussent Donald Trump mais hésitent pourtant à voter pour la démocrate. « Je sais que même si vous êtes totalement opposés à Donald Trump, vous pouvez toujours avoir des questions sur moi. Je comprends cela. Et je veux faire de mon mieux pour répondre à ces questions ».

 

_ Clinton lance l’offensive contre l’abstention

Autre déclaration à noter dans ce discours à la jeunesse, à moins de cinquante jours de l’élection : Hillary Clinton commence à sonner le tocsin. Maintenant qu’elle est rattrapée dans les sondages, l’ancienne première dame ne dit plus seulement que l’élection sera serrée : elle rajoute que l’abstention n’est pas une option. En clair, s’abstenir c’est risque de faire élire Trump.

 

21 Sep 2016/

 

http://resistancerepublicaine.eu/2016/09/21/etats-unis-donald-trump-prefere-a-hillary-clinton-pour-la-lutte-contre-le-terrorisme/

 

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