MONDE/ ENERGIE ATOMIQUE : le nucléaire, une énergie d’avenir (puissance énergétique, résistance aux aléas climatiques, énergie durable d’engins lourds et de sondes, électricité bon marché, puissance militaire absolue…)

Publié le 31 août, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ ENERGIE ATOMIQUE : le nucléaire, une énergie d’avenir (puissance énergétique, résistance aux aléas climatiques, énergie durable d’engins lourds et de sondes, électricité bon marché, puissance militaire absolue…)

 

0.1 – « La Russie, 1er exportateur mondial de centrales nucléaires/ Rosatom se taille la part du lion : A deux pas du Kremlin, mardi dernier, le gotha mondial du nucléaire s’était donné rendez-vous. Dans un immense centre de conférence, techniciens, patrons, clients se bousculent. La demande est énorme. La construction de plus de 150 réacteurs est planifiée, dont 60 en Chine. Et les rois du marché sont désormais russes. Rosatom se taille la part du lion avec une cinquantaine de projets, en Chine bien-sûr, mais aussi en Inde, au Vietnam, en Finlande, en Iran, en Turquie. Les commerciaux russes parcourent donc le monde pour proposer un paquet complet, et pas seulement une centrale nucléaire clef en main. Ils y ajoutent la formation des personnels et le financement de l’ensemble. Ce que souligne Nicolas Mey, consultant français à Moscou. “Ils sont capables de présenter un projet complet de A jusqu’à Z. Ils maîtrisent la filière complète de l’enrichissement jusqu’à la construction, l’opération et le démantèlement des centrales nucléaires. Donc, c’est un plus par rapport à d’autres technologies ou d’autres compétiteurs “, explique-t-il. Les arguments de Rosatom séduisent. C’est le cas pour la Tunisie. Le groupe russe a promis une formation des personnels pendant 20 ans ! »

 

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0.2 – « Atouts et forces : puissance énergétique des centrales nucléaires, résistance aux aléas climatiques par tous temps et saison, énergie de longue durée d’engins hyper-lourds, alimentation énergétique de très longue durée de sondes interstellaires (Voyager 1 et 2), électricité d’origine nucléaire globalement bon marché, puissance militaire absolue, source énergétique à grande perspective pour la planète et l’humanité en cas de menaces ;

Désavantages et faiblesse : technologies nucléaires encore en développement, gestion et maîtrise des déchets radioactifs, coûts de production des centrales atomiques, maîtrise de l’énergie atomique par quelques rares pays, dangers liés au nucléaire militaire, résistance sans fondement sérieux au nucléaire… ».

 

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0.3 – « Propulsion nucléaire navale/ Bénéfices de cette technologie : Cette énergie apporte : Une très grande autonomie permettant d’éviter en opérations la contrainte du ravitaillement en combustible (retour à un port ou ravitaillement à la mer) ; Un espace accru pour la cargaison (sur les porte-avions, l’espace libéré par l’absence de soute à combustible, permet de consacrer plus de volume au stockage du carburant et des munitions des aéronefs.) ; Une puissance considérable permettant par exemple d’accroître la vitesse de transit ou la force d’un brise-glace, pour les sous-marins, une propulsion totalement indépendante de l’atmosphère.

Alors que les sous-marins classiques sont contraints de remonter en surface pour alimenter les moteurs diesel en air (oxygène) et, ainsi recharger leurs batteries électriques, après quelques dizaines d’heures de plongée aux moteurs électriques (quelques jours pour ceux dotés de propulsion AIP), les rendant ainsi détectables et vulnérables, les sous-marins à propulsion nucléaire peuvent rester plusieurs mois en plongée, préservant ainsi leur discrétion. Ils peuvent également soutenir dans la durée des vitesses importantes en plongée qu’un sous-marin classique ne pourrait maintenir plus de quelques dizaines de minutes sans entièrement décharger ses batteries. La propulsion nucléaire apporte donc aux sous-marins un avantage déterminant, au point que l’on peut qualifier les sous-marins classiques de simples submersibles. »

 

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1 – L’EPR d’Areva bientôt à l’essai en Finlande après de nombreux retards

 

L’interminable construction du réacteur nucléaire EPR en Finlande devrait bientôt toucher à sa fin en entrant dans sa phase d’essai. 

 

COMPLICATIONS. Initialement prévue en 2009, la mise en service du réacteur EPR dans la centrale d’Olkiluoto (ouest), dont le chantier a débuté en 2005, est maintenant programmée pour 2018. Dans un communiqué du 28 août 2015, Areva a annoncé avoir livré des armoires de contrôle-commande, un élément clé du réacteur permettant son pilotage, sur le site d’Olkiluoto 3. “Cette installation permettra de lancer la mise en service des systèmes de la centrale durant le premier trimestre 2016“, assure dans un communiqué Jean-Pierre Mouroux, directeur du projet OL3 chez AREVA. En effet, les deux principaux protagonistes de cette affaire, Areva, qui le construit avec l’Allemand Siemens, et l’exploitant finlandais TVO, ont assuré, lors d’une visite de presse destinée à promouvoir leur entente, entamer dès 2015 la phase d’essai. Il n’en reste pas moins que les deux groupes se rejettent chacun la responsabilité des retards et ont porté leur différend devant un tribunal d’arbitrage. Areva réclame 3,4 milliards d’euros et TVO 2,6 milliards.

 

Comment en sont-ils arrivés là ? Pour le régulateur nucléaire finlandais (STUK), c’est simple. “Areva en tant qu’entreprise n’avait jamais géré un projet comme celui-ci. Il y avait un manque de savoir-faire au début“, accuse son directeur adjoint Tapani Virolainen. La Finlande fut le premier pays à tester l’EPR. La France a lancé la construction du sien à Flamanville (Manche, nord-ouest) en 2007. Ce chantier a aussi été touché par une multitude de problèmes  ; il devrait être en service en 2017, un an avant l’EPR finlandais.

 

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Les plans n’étaient pas finis alors que la construction avait déjà commencé

Malgré l’expérience d’Areva pour équiper des réacteurs dans le monde entier, M. Virolainen a rapidement compris que la spécialité des Français était l’ingénierie, pas la gestion de projet. Ils avaient pourtant signé un contrat “clés en main“, offrant à l’exploitant TVO une excuse à sa passivité. “À nos yeux, TVO, en tant que donneur d’ordres, est responsable de la centrale, peu importe le type de contrat“, souligne M. Virolainen, interrogé par l’AFP. Il ajoute que l’électricien finlandais manquait aussi d’expertise, la dernière construction de réacteur nucléaire dans le pays remontant aux années 1970.

 

  1. Virolainen et un ingénieur en charge du nucléaire au ministère de l’Économie, Jorma Aurela, pointent du doigt les défauts de la planification tracée à l’origine par Areva et Siemens. Selon M. Aurela, “les plans n’étaient pas finis alors que la construction avait déjà commencé“, s’avérant très loin du niveau de détail et de la qualité exigés en vue d’un produit fini sûr et du feu vert d’un régulateur. Lors de la visite, le chef de projet pour Areva, Jean-Pierre Mouroux, a tenu à tempérer les accusations. “On a fait au mieux, les équipes ont fait au mieux les deux côtés“, insiste-t-il auprès de l’AFP. “Nul n’est parfait, on peut toujours faire mieux, ça c’est sûr. On aurait pu faire mieux. C’est (…) un grand projet, il y a des risques dans tous les projets“, ajoute-t-il. En Finlande, les critiques ont été virulentes. 

 

 

ENQUÊTES. En plus de ses innombrables remarques et d’une surveillance sur site permanente, STUK a lancé deux enquêtes approfondies en 2006 et 2011. Les rapports, consultés par l’AFP, sont accablants. Le régulateur est intervenu quand l’étanchéité de la dalle de béton, sur laquelle est posé le réacteur, s’est montré inadaptée. L’enquête a révélé que des ouvriers n’étaient pas au fait des standards de sécurité propres à la construction nucléaire. Certains d’entre eux ne parlaient aucune langue en commun avec leurs supérieurs hiérarchiques, sur un chantier où cohabitaient des dizaines d’entreprises et une soixantaine de nationalités. 

 

Une deuxième enquête a été déclenchée quand STUK a mis au jour la conception de mauvaise qualité des générateurs diesels qui servent en cas de perte de l’approvisionnement en énergie de la centrale. Là encore, la responsabilité incombait à une planification inadéquate et une impéritie dans la sous-traitance. Celle-ci était faite de longues chaînes d’entreprises, qui ont constitué le coeur du problème en assurant une mauvaise transmission des normes et exigences de sûreté. Mais désormais, STUK et le gouvernement d’Helsinki que la Finlande finira avec un réacteur sûr et performant. “Vers 2012, 2013, j’ai commencé à percevoir que nos messages passaient.

 

Les documents de planification sont devenus meilleurs et aujourd’hui tout paraît aller bien pour l’équipement en systèmes automatisés“, estime M. Virolainen. Cette phase est la dernière de la construction, avant celle des tests de production d’électricité. “Je regarde devant moi“, a conclu M. Mouroux.

 

Par Sciences et Avenir avec AFP/ Publié le 31-08-2015/

 

http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/20150831.OBS4969/l-epr-d-areva-bientot-a-l-essai-en-finlande-apres-de-nombreux-retards.html

 

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2 – Dix (10) chiffres à connaître sur la France et le nucléaire

 

En France, les centrales nucléaires fournissent la majorité de l’électricité. Un choix fait dans les années 1960 pour améliorer la sécurité énergétique, et qui a notamment permis l’éclosion de grands acteurs industriels comme EDF ou Areva.

 

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58 réacteurs : La France compte aujourd’hui 58 réacteurs de différentes puissances répartis sur 19 centrales nucléaires : 4 de 1 400 MW, 20 de 1 300 MW et 34 de 900 MW. Le pays dispose ainsi du parc nucléaire le plus important du monde au regard de sa population. Selon le bilan électrique de Réseau de transport d’électricité (RTE), ils  ont produit en 2014, 415,9 TWh, sachant qu’ « un réacteur de 900 MW produit en moyenne chaque mois 500 000 MWh, ce qui correspond à la consommation de 500 000 foyers environ », précise EDF.

 

 

1957, la construction d’EDF1 : C’est à Chinon, en Indre-et-Loire que débute, en 1957, la construction d’EDF1, le premier réacteur électronucléaire à usage civil en France. Il produira ses premiers kilowattheures six ans plus tard, en juin 1963. Il s’agit d’un réacteur de type UNGG (uranium naturel graphite gaz). Deux autres sont ensuite entrés en activité avant la décision au début des années 1970, pour des raisons économiques et techniques, d’abandonner cette technologie au profit des réacteurs à eau pressurisée qui équipent aujourd’hui les centrales françaises.

 

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Le nucléaire représente 77% de la production d’énergie totale (chiffre de 2014). Selon le dernier bilan électrique de RTE, le nucléaire représente 77% de la production d’énergie totale en France en 2014, contre 12.6% pour l’hydraulique, 5% pour les centrales thermiques à combustibles fossiles, 3.1% pour l’éolien et 1.1% pour le photovoltaïque.

 

 

France est le deuxième producteur mondial d’électricité nucléaire : La France est le deuxième producteur mondial d’électricité nucléaire derrière les Etats-Unis et loin devant la Russie, la Chine (même si sa part augmente), le Canada ou le Royaume-Uni. Aujourd’hui, 434 réacteurs nucléaires sont ainsi en fonctionnement dans le monde, et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) mise sur 287 nouvelles tranches dans le monde d’ici 2030.

 

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Secteur nucléaire regroupe 2 500 entreprises et 220 000 salariés : En France, le secteur nucléaire regroupe 2 500 entreprises et 220 000 salariés, selon la société française d’énergie nucléaire (SFEN). Certaines régions ont développé des compétences nucléaires spécifiques, comme Rhône-Alpes, dans l’enrichissement de l’uranium ou la Bourgogne dans la fabrication des gros composants pour réacteurs.

La filière nucléaire s’impose ainsi comme la troisième filière industrielle française, derrière l’aéronautique et l’automobile. En 2012, le comité stratégique de la Filière Nucléaire, estimait que son dynamisme croissant à l’exportation et le renouvellement de ses effectifs lui permettraient, si l’ensemble du parc nucléaire était préservé, de recruter 110 000 personnes d’ici 2020.

 

 

20 milliards d’économie : « C’est le montant économisé chaque année en importations de gaz et de charbon grâce au recours à l’énergie nucléaire »,  selon Areva.  Sachant par ailleurs que la filière nucléaire génère un chiffre d’affaires de 46 milliards d’euros dont 14 milliards de valeur ajoutée. « La filière consacre également 1,8 Md€ à des activités de R&D, ce qui la place en 4e position des industries les plus innovantes », précise-t-on sur le portail du ministère de l’Economie et des Finances.

 

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Electricité nucléaire à 59,8€ le mégawatheure : Dans un rapport commandé par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur les coûts de la filière nucléaire, la Cour des comptes évalue, en 2014, le coût de production de l’électricité nucléaire à 59,8€ le mégawatheure. Un coût en hausse de 20.6% sur trois ans en raison notamment des provisions de démantèlement, de la gestion des déchets, et surtout du doublement des investissements de maintenance. Ce coût toutefois assez bas puisqu’il permet aux ménages français de payer leur électricité 22% moins cher que la moyenne européenne et deux fois moins cher qu’en Allemagne selon les chiffres publiés par Eurostat. En comparaison, en France, pour produire un MWh, il faut compter environ 80€ pour l’éolien, 100€ pour l’énergie photovoltaïque dans le sud, 100 € pour les centrales à charbon ou à gaz, et seulement 15 à 20€ pour l’hydroélectricité.

 

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0 : Un réacteur en fonctionnement n’émet aucun rejet de CO². C’est pourquoi beaucoup disent qu’il est un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique. La construction et le démantèlement de centrales, en particulier de réacteurs, sont néanmoins, eux, émetteurs de CO². Selon les études analysant tout son cycle de vie, la filière nucléaire émettrait en moyenne 35 g d’équivalent CO²/kWh, contre 400 à 500 g de CO²/kWh pour les centrales à pétrole et 1 200 g de CO2/kWh pour les centrales à charbon, et moins de 20g pour l’éolien.

 

 

50% en 2025 (part du nucléaire dans le mix énergétique d’ici 2025) : Le projet de loi de transition pour une croissance verte prévoit une réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique d’ici 2025, et plafonne sa puissance à son niveau actuel de 63,2 GW. A l’occasion d’une programmation pluriannuelle, l’Etat fixera ensuite la part de chaque source d’énergie afin de faire progressivement augmenter la part des renouvelables et de diversifier les sources d’énergie du pays.

 

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1 : Un réacteur nucléaire, l’EPR, est actuellement en construction à Flamanville (Basse-Normandie) et devrait être mis en service en 2017. Les derniers réacteurs à avoir été mis en service datent de la fin des années 1990 et se trouvent dans la centrale de Civaux (Vienne). Selon EDF, « les objectifs de conception et d’exploitation de l’EPR permettent notamment : une utilisation plus efficace du combustible à production d’électricité constante, une diminution de 17% de la consommation de combustible par rapport aux réacteurs de 1 300 MW,  et une production de déchets radioactifs réduite de 30 % ». Il sera aussi le réacteur le plus puissant au monde (1 650 MW, contre 1 500 MW pour les plus récents).

 

Par Fanny Costes – Article partenaire Enedis/ 09/09/2015/

 

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie/10-chiffres-a-connaitre-sur-la-france-et-le-nucleaire-479263.html

 

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3 – EDF s’allie aux chinois pour construire une centrale nucléaire au Royaume-Uni

 

Après des années de retard et de nombreuses incertitudes, EDF est sur le point de boucler le financement de la construction de ses deux réacteurs nucléaires au Royaume-Uni. Son PDG, Jean-Bernard Lévy, doit signer à Londres, mercredi 21 octobre, un accord avec ses partenaires China General Nuclear (CGN) et China National Nuclear Corporation (CNNC). Les deux géants publics du nucléaire chinois s’engagent à financer 33,5 % de la construction des deux EPR d’Hinkley Point (sud-ouest de l’Angleterre), dont le prix s’élève à 33 milliards d’euros si l’on y inclut les coûts de financement, indiquent Les Echos et le Financial Times dans leurs éditions du 20 octobre.

 

La signature aura lieu en grande pompe à Mansion House, la résidence officielle du Lord-Maire de la City, au beau milieu de la visite d’Etat de quatre jours que le président chinois Xi Jinping effectue au Royaume-Uni. Ce paraphe mettra fin à de longues et difficiles négociations entre EDF et les acteurs de la filière nucléaire chinoise. Il y a quelques jours, l’accord n’était toujours pas conclu, et il a fallu des négociations de la dernière heure pour y parvenir. « Avec les Chinois, sur ce dossier, les décisions se prennent au niveau du gouvernement. Quand le président se déplace, ça avance », témoigne une source proche des négociations. Du côté français, l’Elysée a suivi le dossier de très près jusqu’au bout.

 

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_ Un autre réacteur 100 % chinois prévu

Répliques de l’EPR construit par EDF à Flamanville (Manche), les deux réacteurs sont d’une grande importance pour la Royaume-Uni, dont le parc de centrales nucléaires acquis par EDF en 2009 est l’un des plus anciens du monde : ce sont les premiers d’une nouvelle génération et ils fourniront 7 % de l’électricité britannique lors de leur mise en service à l’horizon 2025. Plusieurs questions légales restent à régler, ainsi que de nombreux détails dans la cascade de plus de 150 contrats avec les sous-traitants, avant qu’EDF ne prenne sa décision finale d’investissement. M. Lévy se montre confiant, le projet se fera, assure-t-il.

 

Le projet d’Hinkley Point est la première pierre d’un partenariat franco-chinois plus global au Royaume-Uni. Deux autres EPR doivent aussi être construits sur le site de Sizewell (est) par le trio EDF-CGN-CNNC. Surtout, Pékin a obtenu de Londres et de Paris le droit de construire ultérieurement son propre réacteur de troisième génération 100 % chinois. Baptisé « Hualong » (« Dragon »), il sera exploité à Bradwell, un site au nord-est de Londres où deux réacteurs anciens sont en cours de démantèlement. Le gouvernement britannique a donné son feu vert en septembre. Et EDF s’est engagé à favoriser la certification de ce concurrent de l’EPR auprès de l’autorité de sûreté nucléaire britannique.

 

Le projet d’Hinkley Point a longtemps buté sur le prix des EPR. Le coût a dérapé une première fois à la suite de la catastrophe de Fukushima, en mars 2011 au Japon. L’autorité de sûreté nucléaire britannique a alors multiplié les exigences supplémentaires. Des doutes sont aussi apparus après les difficultés rencontrées par Areva sur le chantier de l’EPR finlandais d’Olkiluoto et par EDF sur celui de Flamanville. Deux chantiers qui ont connu une dérive du calendrier et une multiplication du devis initial par plus de trois (entre 8,5 et 10,5 milliards par EPR).

 

Malgré ces déboires, EDF avait signé un accord capital avec le gouvernement britannique en octobre 2013 lui garantissant un prix d’achat de son électricité à 92,5 livres (126 euros) par mégawattheure (MWh), soit le double du prix actuel. La garantie court sur trente-cinq ans, plus de la moitié de la durée de vie de la centrale prévue pour soixante ans (au minimum). Cette aide avait suscité de nombreuses critiques outre-Manche, y compris au sein des pronucléaires. Une partie de patronat estime que le prix est tout simplement trop élevé. En octobre 2014, la Commission européenne avait donné son feu vert à ce prix subventionné.

 

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_ Victoire politique et économique

Restait à boucler le financement. EDF, endetté à hauteur de 37,5 milliards et incapable de dégager une trésorerie libre positive, ne pouvait se permettre de payer seule la facture. Dans un premier temps, Areva devait prendre une participation de 10 %. La situation financière catastrophique du groupe nucléaire le lui interdisant, l’électricien français a cherché à ce que CGN et CNNC, déjà partenaires sur des chantiers chinois, prennent une part de 40 %. Et que des financiers du golfe arabo-persique mettent également au pot. Les Saoudiens, qui préparent le lancement d’un programme nucléaire, ont décliné.

 

Sur le papier, l’accord est intéressant pour tous. Les partenaires chinois d’EDF ont indéniablement joué de ses capacités financières limitées pour obtenir le droit d’introduire leur propre technologie et de s’offrir ainsi une vitrine internationale. La Chine rejoint ainsi le club très fermé des pays exportateurs de centrales nucléaires (Etats-Unis, Japon, France, Russie, Corée du Sud, Canada). Même si les travaux de Bradwell ne commenceront pas avant la prochaine décennie, cette percée en Europe dans un secteur hautement technologique et très sensible représente une victoire politique et économique inimaginable il y a seulement dix ans. Au point que certains membres des services de renseignement britanniques jugent, selon The Times, que cet accord constitue « une menace pour la sécurité ».

 

De son côté, EDF avait besoin de l’argent chinois. Et avec ce partenariat stratégique au Royaume-Uni, il resserre ses liens avec CGN et CNNC pour ne pas être exclu du marché nucléaire chinois. C’est de loin le plus prometteur pour EDF, numéro un mondial du nucléaire, à condition que Pékin ne se montre pas ingrat vis-à-vis d’un partenaire qui a été un des piliers de la relance du programme chinois sous Deng Xiaoping, dans les années 1980.

 

Mais l’enjeu est énorme pour EDF, qui va financer cet investissement sur fonds propres « au moins dans une première étape », a annoncé son PDG. Avec plus de 50 % du projet d’Hinkley Point, il devra le consolider par intégration globale. Ce qui signifie qu’il va devoir mobiliser des capitaux financiers supplémentaires par rapport au schéma initial pour le financer. « Cela implique des cessions », a reconnu M. Lévy après le retrait d’Areva et de potentiels investisseurs arabes.

Il a déjà annoncé une « revue stratégique » de ses actifs dans les énergies fossiles hors de France, notamment le charbon et le gaz. EDF pourrait vendre des centrales au charbon détenues en Italie et en Pologne, l’activité exploration-production de gaz de sa filiale italienne Edison ou ses 49,9 % dans l’américain CENG.

 

Au total, ce sont plus de 10 milliards d’euros qu’il pourrait céder dans les prochaines années. Car hormis ses projets britanniques, le groupe doit aussi racheter l’activité réacteurs et services d’Areva (Areva NP), payer 55 milliards pour moderniser ses 58 réacteurs français et dégager de l’argent pour doubler de taille dans les énergies renouvelables en Europe d’ici à 2030. Il faut remonter à la construction du parc nucléaire, dans les années 1970-1990, pour trouver un « mur d’investissements » aussi haut.

 

LE MONDE ECONOMIE/ 19.10.2015/ Mis à jour le 20.10.2015/ Par Jean-Michel Bezat et Eric Albert (Londres, correspondance)

 

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/10/19/edf-trouve-un-accord-avec-la-chine-pour-construire-ses-epr-au-royaume-uni_4792677_1656994.html

 

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4 – Conquête de l’Afrique: la Chine construira la première centrale nucléaire du Soudan

 

Un accord-cadre bilatéral sur la construction de l’installation énergétique vient d’être signé dans la capitale soudanaise. Pekin et Khartoum ont signé un accord-cadre sur la construction de la première centrale nucléaire du Soudan, annonce l’agence Chine nouvelle. Selon le ministre soudanais des Finances Badr-Eddin Mahmoud, cet accord passe en revue de nombreux problèmes énergétiques auxquels le pays fait face actuellement, tout en proposant des solutions concrètes

L’accord définit, entre autres, les moyens de surmonter les difficultés auxquelles fait face le nouveau projet, à savoir la construction de la centrale elle-même d’Al-Fula et de la ligne de transmission énergétique de Kordofan, a-t-il déclaré.

 

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La délégation chinoise, arrivée dimanche à Khartoum pour une visite de trois jours, a été dirigée par le directeur de l’Administration nationale chinoise de l’énergie Nur Bekri. Les observateurs affirment que cet accord constitue un tournant dans les relations du Soudan avec la Chine. On ignore pour le moment les caractéristiques de la future centrale, ainsi que le montant d’investissements dans ce projet.

 

International / 11:46 24.05.2016/ Mis à jour 13:03 24.05.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201605241025248232-chine-soudan-centrtale-electrique/

 

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5 – Quelle place pour le nucléaire dans l’énergie mondiale ?

 

Le parc mondial de réacteurs nucléaires va croître significativement dans les vingt prochaines années, sous l’impulsion des pays émergents. Pour autant, la part de l’atome dans le mix électrique restera minoritaire sur la planète. Explications.

De par le monde, le charbon, le pétrole et le gaz sont les sources d’énergie dominantes. En revanche, en France, 75 % de l’électricité est d’origine nucléaire, ce qui permet à notre pays de figurer dans le peloton de tête des pays qui contribuent à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre, en particulier le dioxyde de carbone. De quoi se demander si l’atome ne constituerait pas la martingale énergétique à même de juguler le réchauffement climatique.

 

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_ Une géographie du nucléaire très contrastée 

Avant toute chose, force est de reconnaître la situation singulière de la France qui, pour des raisons historiques, a fait le choix du tout-nucléaire. Ainsi, avec 58 réacteurs en fonction, pour une puissance de 63 gigawatts (GW) et une production électrique de 418 térawatts-heure (TWh) en 2014, l’Hexagone se place en deuxième position parmi les pays qui produisent de l’électricité d’origine nucléaire. Et largement en tête si on ramène ces chiffres à son nombre d’habitants.

En revanche, à l’échelle mondiale, les 438 réacteurs aujourd’hui en activité, avec une production de 2 411 TWh par an, n’ont fourni en 2014 que 11,5 % de la production électrique mondiale, loin derrière le charbon (41 %), le gaz (22 %) et l’hydroélectricité (16 %). Par ailleurs, le nucléaire ne couvre que 5 % de la demande énergétique totale, ce qui représente néanmoins 2,5 fois plus que la part des énergies renouvelables.

 

Du reste, la géographie du nucléaire est très contrastée : 80 % de la production est le fait de pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soit les pays dont l’économie est la plus avancée. À eux seuls, les États-Unis comptent 99 réacteurs. Représentant une puissance totale de 99 GW, ils ont produit 799 TWh d’électricité en 2014, ce qui correspond à 20 % de la production électrique de ce pays. Avec 34 réacteurs représentant 25 mégawatts (MW), la Russie a pour sa part produit 169 TWh d’électricité nucléaire l’année dernière. Et la Corée du Sud, 149 TWh.

 

Désormais, il faut également compter avec la Chine et l’Inde. La première, avec 29 réacteurs représentant une puissance de 26 MW, a produit 124 TWh d’électricité nucléaire en 2014. Quant à la seconde, sa production est désormais comparable à celle de certains pays européens. Le nucléaire ne représente pourtant actuellement qu’environ 2 % du mix électrique en Chine et encore moins en Inde.

 

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_ La montée en puissance des pays émergents

Mais ce tableau est amené à grandement évoluer dans les décennies à venir. Comme l’indique François Lévêque, professeur d’économie à Mines ParisTech1, « l’évolution de l’énergie nucléaire dans le monde est caractérisée par un basculement des pays développés vers les pays émergents, ce qui constitue un changement radical ».

 

Ainsi, la France a par exemple fait le choix de ramener la part du nucléaire de 75 à 50 % d’ici à 2025. Et pour l’heure, un seul réacteur, l’EPR de Flamanville, est en construction. Par ailleurs, l’Allemagne, la Suède, la Belgique et l’Italie ont fait le choix de sortir progressivement du nucléaire au début des années 2000. De même que la Suisse, à la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011. Quant au Japon, même s’il redémarre petit à petit ses réacteurs, décision a été prise que le nucléaire ne serait plus aussi important dans son mix électrique. Même les États-Unis ferment des réacteurs pourtant prolongés par l’autorité de sûreté au-delà de 60 ans du fait de la moindre rentabilité de l’atome par rapport aux gaz de schiste. Résultat, 6 % d’électricité nucléaire en moins dans le dans le bouquet énergétique mondial par rapport à 1998, année où cette énergie a culminé à 18 % du mix électrique.

 

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_ En 2035, la puissance cumulée des réacteurs chinois devrait dépasser celle réunie des réacteurs états-uniens et russes d’aujourd’hui.

Pour autant, l’énergie nucléaire n’est pas amenée à décroître. Actuellement, 65 réacteurs représentant une puissance cumulée de 68 GW sont en construction dans le monde, dont les trois quarts dans des pays hors OCDE. Ainsi, la Chine construit 22 réacteurs, en a planifié 43 et se penche sur 136 autres selon les chiffres de la World Nuclear Association. « En 2035, la puissance cumulée des réacteurs chinois devrait dépasser celle réunie des réacteurs états-uniens et russes d’aujourd’hui », note Alain Dollet, directeur adjoint scientifique Énergie à l’Institut des sciences de l’ingénierie et des systèmes du CNRS.

 

De son côté, l’Inde construit 6 réacteurs et en a planifié 22, la Russie 9 et 31, et la Corée envisage de doubler sa puissance nucléaire installée. Enfin, plusieurs pays pourraient prochainement faire leur entrée dans le club fermé des pays ayant accès au nucléaire civil, dont le Vietnam, l’Arabie saoudite et les Émirat arabes unis. Si bien que, comme le fait remarquer Alain Dollet, « les entrants vont plus que compenser les sortants ». D’un mot, dans son rapport «World Energy Outlook» paru en 2013, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) prévoit une augmentation de 60 % de la puissance installée totale d’ici à 2040, correspondant au solde de l’arrêt de 150 GW et de la mise en route de 380 GW.

 

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_ Un recours au nucléaire qui restera limité

Et pourtant, selon l’AIE, il est probable que la part du nucléaire dans le mix électrique mondiale restera constante, environ autour de 12 %, d’ici à vingt ans. Tout au plus devrait-elle atteindre 18 % pour peu que la planète s’en tienne résolument à l’objectif d’un maintien du réchauffement climatique sous le seuil de 2 °C. Ce qui, ramené à la demande énergétique totale, accorde au nucléaire environ de 6 à 10 % de l’ensemble. L’explication : « Si les émergents vont investir massivement dans le nucléaire, ils vont le faire également dans les autres formes d’énergie, notamment les renouvelables, pour répondre à des besoins croissants », explique Alain Dollet.

 

Comme le résume François Lévêque, « le nucléaire n’est pas dominant dans le mix électrique et donc énergétique mondial et n’est pas amené à le devenir. Non seulement il ne sert que pour la production électrique de base, mais il nécessite des exigences de sûreté et des capacités scientifiques qui ne sont pas à la portée de tous les pays ». Ainsi, si le recours au nucléaire a bien permis d’empêcher le rejet de 56 gigatonnes de dioxyde de carbone depuis 1971, soit deux ans d’émission au rythme actuel, et pourrait en faire gagner quatre de plus d’ici à 2040, « le nucléaire n’est qu’une solution parmi d’autres, et non la principale, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », conclut François Lévêque.

 

02.12.2015, par Mathieu Grousson

 

https://lejournal.cnrs.fr/articles/quelle-place-pour-le-nucleaire-dans-lenergie-mondiale

 

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6 – Propulsion nucléaire navale

 

La propulsion nucléaire navale ou propulsion nucléaire maritime est un type de propulsion des navires, sous-marins et navires de surface, lesquels sont dans ce cas équipés d’un ou plusieurs réacteurs nucléaires produisant de la chaleur transformée en vapeur pour activer une turbine ou un ensemble électrique.

 

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_ Bénéfices de cette technologie

Cette énergie apporte :

. Une très grande autonomie permettant d’éviter en opérations la contrainte du ravitaillement en combustible (retour à un port ou ravitaillement à la mer).

. Un espace accru pour la cargaison. Sur les porte-avions, l’espace libéré par l’absence de soute à combustible, permet de consacrer plus de volume au stockage du carburant et des munitions des aéronefs.

. Une puissance considérable permettant par exemple d’accroître la vitesse de transit ou la force d’un brise-glace.

 

. Pour les sous-marins, une propulsion totalement indépendante de l’atmosphère.

Alors que les sous-marins classiques sont contraints de remonter en surface (ou à l’immersion périscopique en utilisant un schnorchel) pour alimenter les moteurs diesel en air (oxygène) et, ainsi recharger leurs batteries électriques, après quelques dizaines d’heures de plongée aux moteurs électriques (quelques jours pour ceux dotés de propulsion AIP), les rendant ainsi détectables et vulnérables, les sous-marins à propulsion nucléaire peuvent rester plusieurs mois en plongée, préservant ainsi leur discrétion. Ils peuvent également soutenir dans la durée des vitesses importantes en plongée qu’un sous-marin classique ne pourrait maintenir plus de quelques dizaines de minutes sans entièrement décharger ses batteries.

La propulsion nucléaire apporte donc aux sous-marins un avantage déterminant, au point que l’on peut qualifier les sous-marins classiques de simples submersibles.

 

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_ Applications militaires et civiles

Environ 400 navires à propulsion nucléaire ont été construits dans le monde, très majoritairement militaires, surtout des sous-marins, mais aussi des porte-avions et des croiseurs, et quelques navires civils (brise-glaces essentiellement).

Des cargos nucléaires ont également été expérimentés dans les années 1960 et 1970 mais leur exploitation ne s’est pas avérée rentable et ces expériences ont été abandonnées. Il s’agit de : l’américain NS Savannah (mis en service en 1962, retiré en 1972), l’allemand Otto Hahn (mis en service en 1968, transformé en propulsion diesel en 1979), et le japonais Mutsu (mis en service en 1972 et retiré en 1992 puis transformé en propulsion classique).

 

Les coûts d’investissement et d’exploitation (formation d’équipages très qualifiés, charges salariales et frais d’assurance) de la propulsion nucléaire ne la rendent véritablement intéressante que pour un usage militaire et particulièrement pour les sous-marins, ainsi que pour les brise-glaces pour lesquels l’énergie nucléaire est une bonne réponse aux importants besoins de puissance conjugués aux difficultés de ravitaillement au milieu des glaces.

 

Il faut également prendre en compte les difficultés particulières d’accès aux ports liées à la propulsion nucléaire dont les navires sont assimilés à des navires transportant des matières dangereuses (les refus d’accès de l’Otto Hahn dans certains ports lui interdisaient de fait d’assurer le transport de marchandises sur les lignes les plus rentables), ainsi que l’hostilité de certaines opinions publiques, comme celle qui au Japon gêna le Mutsu.

Les seuls navires civils à propulsion nucléaire actuellement en service sont des navires russes, des brise-glaces ainsi que le Sevmorput, cargo-brise-glaces qui est depuis 2007 en cours de transformation pour devenir un navire de forages pétroliers.

 

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_ Les réacteurs sur barge

Dérivés directement de la technologie des réacteurs de propulsion navale, les réacteurs sur barge ont fait l’objet de plusieurs avant-projets dans les années 1970 tant aux USA (Westinghouse) que dans d’autres pays dont la France. C’est toutefois la Russie qui défriche la voie. Elle est bien avancée dans un projet de fabrication d’une centrale nucléaire flottante pour ses territoires du grand Est. Le modèle aura deux unités de 35 MW électriques basées sur des réacteurs KLT-40 utilisés pour les brise-glaces (avec un rechargement de combustible tous les quatre ans). Certains navires russes ont été utilisés pour fournir de l’électricité à usage domestique et industriel dans les villes du grand Est et de Sibérie.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Propulsion_nucl%C3%A9aire_navale

 

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7 – Les neuf puissances nucléaires

 

En 2015, l’arsenal nucléaire mondial est d’environ 16 300 armes nucléaires, que se répartissent neuf puissances nucléaires : États-Unis, Russie, France, Chine, Royaume-Uni, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord. Depuis la production et l’essai de la première bombe atomique le 16 juillet 1945 par les États-Unis dans le désert d’Alamogordo, ce sont au total plus de 125 000 ogives nucléaires qui ont été construites dans le monde. Au cours de la Guerre froide, le pic nucléaire, c’est-à-dire la période où l’arsenal mondial fut le plus important, fut atteint en 1986, avec un total de 70 000 ogives.

 

 

Aujourd’hui, en 2015, l’arsenal nucléaire mondial est d’environ 16 300 armes nucléaires, que se répartissent neuf puissances nucléaires : États-Unis, Russie, France, Chine, Royaume-Uni, Israël, Inde, Pakistan, Corée du Nord. Cet arsenal est situé sur 98 sites dans ces États, ainsi que sur le territoire de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Italie, des Pays-Bas et de la Turquie (bases de l’OTAN). Environ 10 000 de ces armes sont dans les arsenaux militaires, le reste étant en attente de démantèlement. Enfin, sur ces 10 000 armes, 4 000 sont disponibles sur le plan opérationnel, dont 1 800 en état d’alerte et prêtes à l’emploi dans un délai extrêmement court. La Russie et les États-Unis possèdent 93 % de l’inventaire mondial.

 

La tendance actuelle pour les États-Unis, la Russie et, dans une moindre mesure, pour la France et le Royaume-Uni, est à la réduction de leur armement. Cette diminution devrait cependant être plus lente qu’au cours des deux dernières décennies. Quant à la Chine, au Pakistan, à l’Inde, à Israël et à la Corée du Nord, ils possèdent des stocks nucléaires minuscules en comparaison avec ceux des deux premières puissances.

 

Tous ces États poursuivent une politique de modernisation de leurs arsenaux et ces armes restent la base de leur conception de la sécurité nationale. Seuls la Chine, le Pakistan, l’Inde, Israël et la Corée du Nord ont engagé un processus d’augmentation de leurs arsenaux. Par exemple, l’arsenal chinois pourrait, d’ici la fin de la décennie, atteindre le même niveau que l’arsenal nucléaire de la France (300 ogives). Malgré les différences de taille des arsenaux, chaque puissance nucléaire dispose d’un nombre d’ogives et de systèmes d’armes suffisant pour infliger d’énormes dégâts à tout adversaire, engendrant des conséquences humanitaires et climatiques catastrophiques sur l’ensemble de la planète. (…)

 

Jean-Marie COLLIN, Michel DRAIN, Bernard NORLAIN, Paul QUILES, France, juillet 2015

 

http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1051_fr.html

 

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8 – Les porte-avions de la marine américaine se préparent à mettre en oeuvre des drones

 

L’USS Carl Vinson, qui se trouve actuellement à San Diego (Californie) est le premier porte-avions américain à accueillir à son bord un centre de commandement spécialement dédié aux drones. Cette installation a été terminée le 13 avril dernier, d’après les précisions données par de l’US Navy. « Cela marque le début d’une mise en oeuvre progressive du système MQ-XX sur les porte-avions », a commenté le capitaine de vaisseau Beau Duarte, le responsable de ce programme. « Les leçons apprises avec ces premiers travaux serviront les prochaines installations sur d’autres porte-avions ».

 

L’USS Dwight D. Eisenhower, basé à Norfolk, devrait être le prochain à accueillir cette capacité. Les travaux se poursuivront à bord des suivants jusqu’en 2022. Avec le démonstrateur de drone de combat X-47B, conçu par Northrop-Grumman, la marine américaine a pris un avantage indéniable dans ce domaine étant donné que cet appareil a été le premier du genre à pouvoir apponter et à être catapulté depuis un porte-avions.

 

Cependant, l’US Navy a changé ses plans dernièrement. Il est en effet plus question de mettre en oeuvre un drone avec des capacités de frappe mais de développer, dans le cadre d’un programme appelé CBAR (Carrier-Based Aerial-Refueling System), un appareil destiné à faire du ravitaillement en vol au profit des avions de combat d’un groupe aérien embarqué ainsi que des missions ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance).

 

Cette évolution présente plusieurs avantages. Le premier est qu’elle permettrait de libérer les F/A-18 Hornet et Super Hornet qui tiennent actuellement le rôle de « nounou », lequel consiste à ravitailler en vol d’autres appareils.

Le second avantage est que cette solution, reposant sur 10 drones MQ-XX, donnerait une allonge supplémentaire à deux fois plus de F/A-18 Super Hornet et de F-35C [version navale du F-35]. Il sera ainsi possible à un groupe aérien embarqué de frapper plus loin et surtout plus fort.

 

De plus, en donnant une autonomie supérieure à ses avions embarqués, un groupe aéronaval pourra ainsi se tenir hors de portée des missiles anti-navires, comme le DF-21 chinois, surnommé le « tueur de porte-avions ». Enfin, la capacité ISR de ce drone ravitailleur permettra à un groupe aéronaval d’assurer une surveillance quasi permanente de son environnement. Cela « va changer le jeu », a commenté, à se sujet, le contre- amiral James Loeblein, le commandant du Carrier Strike Group (CSG) 1.

 

Posté dans Amériques, Forces navales/ Par Laurent Lagneau Le 24-04-201

http://www.opex360.com/2016/04/24/les-porte-avions-de-la-marine-americaine-se-preparent-mettre-en-oeuvre-des-drones/

 

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9 – La Russie crée un super porte-avions nucléaire

 

Moscou présentera pour la première fois un modèle réduit de son futur navire lors du Salon international de la défense maritime de Saint-Pétersbourg en juillet prochain. Le Centre scientifique Krylov de Saint-Pétersbourg a élaboré un projet de super porte-avions nucléaire polyvalent du projet 23000E Chtorm (Tempête), a annoncé l’édition IHS Jane’s se référant au directeur adjoint du Centre Krylov, Valeri Poliakov.

 

“Le porte-avions polyvalent est destiné à accomplir des missions dans les zones maritimes et océaniques éloignées. Il peut engager des cibles ennemies terrestres et maritimes et assurer la stabilité opérationnelle des forces navales ainsi que la défense aérienne et la protection de troupes de débarquement”, a indiqué M.Poliakov. Selon lui, la Russie présentera un modèle du futur navire lors du prochain Salon naval international de Saint-Pétersbourg programmé du 1er au 5 juillet 2015. Le futur navire est long de 330 m, large de 40 m, a un déplacement d’eau de 90.000 à 100.000 tonnes et une vitesse maximale de 30 nœuds (vitesse de croisière de 20 nœuds). Son tirant d’eau est de 11 mètres. Son équipage comprendra entre 4.000 et 5.000 personnes.

 

Le navire est conçu pour pouvoir intervenir par mer de force 6 et 7 sur l’échelle de Douglas (vagues hautes de 4 à 9 mètres). Le porte-avion peut être doté d’un réacteur à propulsion nucléaire. Le Chtorm pourra emporter entre 80 et 90 aéronefs (avions et hélicoptères), dont des MiG-29K, des chasseurs navalisés dits de 5e génération de type Sukhoï PAK-FA T-50, des avions de reconnaissance radar et des hélicoptères Ka-27. Il “compte un pont d’envol oblique et quatre positions de lancement, dont deux par des rampes inclinées et deux utilisant des catapultes électromagnétiques (…). Le projet prévoit également la construction de deux “îlots”.

 

La défense antiaérienne du navire sera assurée par quatre modules de tir vertical de missiles sol-air et par des systèmes anti-torpille”, a précisé M.Poliakov. Selon lui, le Chtorm sera en outre équipé d’un radar avec antenne à balayage électronique. La Russie dispose actuellement d’un seul porte-avions, l’Admiral Kouznetsov, conçu à l’époque soviétique.

 

Défense 16:29 20.05.2015/ Mis à jour 16:05 05.10.2015/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201505201016169467/

 

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10 – La Chine envisage la construction de cinq portes-avions

 

Des informations recueillies indiquent que le gouvernement chinois aurait ordonné la création de cinq groupes de combat de l’aéronavale et ce, dans les meilleurs délais possibles. Cela veut dire que Pékin envisage la construction de cinq portes-avions à court terme. Pour l’instant, la Chine est en train de construire à Dalian son premier porte-avion fait maison, identifié sous le code Type 001A. Les travaux autour de ce vaisseau de 58 000 tonnes  avancent à un rythme défiant l’entendement.

 

La Chine dispose déjà d’un porte-avion opérationnel, le Liaoning, qu’elle utilise pour l’entraînement des équipages et des pilotes. Ce vaisseau a été acquis auprès de l’Ukraine à l’état d’épave en 1998 avant d’être totalement reconstruit et modifié dans les arsenaux chinois. Le programme des portes-avions chinois demeure une priorité absolue pour Pékin à la lumière des derniers développements en Mer de Chine méridionale et du recentrage de la stratégie US en Asie-Pacifique.

 

Les Chinois perçoivent très mal les tentatives d’interférence dans ce qu’ils considèrent comme leur espace naturel et sont conscients des limites de leurs moyens. Mais à terme, la Chine vise à construire des super portes-avions à propulsion nucléaire similaires à ceux équipant les flottes US. Un objectif à long terme selon des experts, quoique je suis enclin à estimer que cela prendrait finalement beaucoup moins de temps que ce que l’on pourrait prévoir.

 

Source : https://strategika51.com/2016/06/06/la-chine-envisage-la-construction-de-cinq-portes-avions/

 

07 juin 2016/ Technologie/Sciences Réseau International

 

http://reseauinternational.net/la-chine-envisage-la-construction-de-cinq-portes-avions/

 

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11 – La Russie, 1er exportateur mondial de centrales nucléaires

 

La semaine dernière, le gouvernement s’est penché sur l’avenir d’Areva. Le constructeur de réacteurs nucléaires français est dans une mauvaise passe financière et commerciale. Aujourd’hui, le principal concurrent d’Areva est russe. Il s’agit de Rosatom qui est devenu le premier exportateur de centrales nucléaires dans le monde.

 

La Russie compte 33 réacteurs nucléaires, contre 58 pour la France. Mais depuis le plus grave accident de l’histoire, celui de Tchernobyl, une catastrophe provoquée il y a 29 ans par une erreur de manipulation, elle a revu de fond en comble la conception de ses centrales.  A Novo Voronièje, à 500 km au sud de Moscou, dans la salle de contrôle du réacteur numéro 5, Pavel Vladimirovitch, ingénieur de première catégorie, teste les alarmes. Il nous présente les “systèmes de sûreté”. “Ce sont les tableaux de contrôle du réacteur, c’est un système de sûreté primaire”, explique-t-il.

 

Pavel Vladimirovitch est assis devant une console. Concentré, il surveille d’un œil professionnel des centaines de  connexions. Il a 25 ans de métier. Autour de lui, une douzaine de techniciens vérifient tous les circuits dans une ambiance enfiévrée. Pression,  température du coeur nucléaire. En fait, l’unité numéro 5 n’a pas encore reçu son combustible . Il faut donc s’entraîner et tout vérifier. On démarre dans sept mois.

 

Rosatom, immense société d’Etat qui regroupe tous les métiers du nucléaire avait hérité du parc vieillissant des vieilles centrales soviétiques. Après la chute de l’URSS, on est reparti de zéro. Il s’agissait aussi de faire oublier Tchernobyl. Ici à Novo Voroniej, on est fier de posséder à la fois la plus ancienne centrale du pays et la plus moderne puisque le prochain réacteur est en chantier, 1.000 mégawatt. Pour le patron du complexe, Vladimir Kazanskii, la sûreté est presque absolue.

Dans ce projet, toutes les éventualités sont prises en compte : les situations à risque et les accidents possibles, y compris avec les leçons de Fukushima. La sûreté interne est basée sur des systèmes passifs. Même en cas de rupture de la premier enceinte de béton, et en cas de panne d’électricité, la chaleur du réacteur sera évacuée, quel que soit son régime”, assure-t-il.  “Vous comprenez, à Fukushima il y a eu un tsunami, et on était au bord de la mer. C’est le Japon, une région très sismique.  Nous, on est en Europe, au centre de la Russie, et il n’y a ni séisme, ni Tsunami. La mer est loin.  Des événements comme ça ne peut pas arriver”, poursuit-il.

 

 

_ Rosatom se taille la part du lion

A deux pas du Kremlin, mardi dernier, le gotha mondial du nucléaire s’était donné rendez-vous. Dans un immense centre de conférence, techniciens, patrons, clients se bousculent. La demande est énorme. La construction de plus de 150 réacteurs est planifiée, dont 60 en Chine. Et les rois du marché sont désormais russes. Rosatom se taille la part du lion avec une cinquantaine de projets, en Chine bien-sûr, mais aussi en Inde, au Vietnam, en Finlande, en Iran, en Turquie.

 

Les commerciaux russes parcourent donc le monde pour proposer un paquet complet, et pas seulement une centrale nucléaire clef en main. Ils y ajoutent la formation des personnels et le financement de l’ensemble. Ce que souligne Nicolas Mey, consultant français à Moscou. “Ils sont capables de présenter un projet complet de A jusqu’à Z. Ils maîtrisent la filière complète de l’enrichissement jusqu’à la construction, l’opération et le démantèlement des centrales nucléaires. Donc, c’est un plus par rapport à d’autres technologies ou d’autres compétiteurs “, explique-t-il.

 

Les arguments de Rosatom séduisent. C’est le cas pour la Tunisie. Le groupe russe a promis une formation des personnels pendant 20 ans ! L’ambassadeur de Tunis à Moscou, Ali Goutali, est ravi. “C’est un choix stratégique. Cela n’exclue pas la coopération avec d’autres pays comme la France bien-sûr, mais c’est dans le cadre de la diversification de nos partenaires. La Russie est disposée à nous accorder une assistance technique, surtout dans le domaine de la formation de nos ingénieurs. On n’a pas choisi les Russes mais on essaie tout simplement de diversifier notre coopération “, explique-t-il.  En tout cas, le Français Areva, dont le président était aussi à Moscou, pourra peut-être s’inspirer des Russes.

 

http://www.francetvinfo.fr/monde/la-russie-1er-exportateur-mondial-de-centrales-nucleaires_1696323.html

 

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12 – Voyager 1 et 2 : record de distance et nouvelle découverte

 

Lancées en 1977 et situées aux confins du système solaire, les deux sondes américaines, Voyager 1 et Voyager 2, viennent encore de transmettre des informations importantes. Parties il y a près de trente-cinq ans pour étudier les planètes géantes Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, les deux sondes Voyager 1 et Voyager 2 ont franchi les limites du système solaire et continuent à s’éloigner de nous à très grande vitesse. Se déplaçant à plus de 50 000 kilomètres à l’heure, Voyager 1 se trouve actuellement à plus de 17 milliards de kilomètres et Voyager 2, à plus de 13 milliards de kilomètres.

 

Une équipe internationale, dirigée par Rosine Lallement de l’observatoire de Paris, a tiré profit de cet éloignement et a pu observer, pour la première fois, la lumière ultraviolette émise par les atomes d’hydrogène lors de la formation des étoiles (Science, 01/12/2011). Ce rayonnement est normalement invisible depuis la Terre car il est caché par le bruit de fond produit par l’émission ultraviolette du Soleil. Mais là où se situent les sondes, le rayonnement du Soleil est beaucoup moins intense.

 

L’étude détaillée de cette lumière – connue sous le nom de rayonnement Lyman alpha – devrait permettre de mieux comprendre la répartition de l’hydrogène et donc la dynamique de formation des étoiles dans notre Galaxie. Quant aux deux sondes Voyager, chacune équipée d’un générateur nucléaire, elles devraient avoir assez d’énergie pour fonctionner jusqu’en 2020

 

Bernard Nomblot, le 09/12/2011

 

http://www.cite-sciences.fr/fr/ressources/science-actualites/detail/news/voyager-1-et-2-record-de-distance-et-nouvelle-decouverte/?tx_news_pi1[controller]=News&tx_news_pi1[action]=detail&cHash=6bcbcaeac3758fe5b367ac6a7b832a3d

 

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13 – La propulsion nucléaire, priorité de la NASA

 

Une équipe d’ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) a testé avec succès un nouveau propulseur ionique dans le cadre du programme Prometheus de la NASA (cf Etats-Unis Espace N°285 Article 4). Alimenté par du courant électrique, le moteur NEXIS (Nuclear Electric Xenon Ion System) a fonctionné pour la première fois à pleine puissance.

 

Ce sera un moteur de ce type, alimenté par un réacteur nucléaire, qui sera utilisé par la NASA pour propulser la sonde JIMO (Jupiter Icy Moons Orbiter) vers Jupiter. Lors du test, le moteur NEXIS était alimenté par 20 kW, soit 10 fois plus que le moteur de Deep Space 1. NEXIS a été développé pour utiliser jusqu’à 2 tonnes de carburant et pour fonctionner une dizaine d’année, soit 2 à 3 fois plus que la sonde Deep Space 1. A la différence des moteurs fusées, les moteurs ioniques n’éjectent que des atomes ionisés de xénon mais au final, ils ont une efficacité 20 fois supérieure.

 

Ces moteurs révolutionnaires tireront leur énergie d’un petit réacteur nucléaire. La mission JIMO devrait pouvoir bénéficier d’une dizaine de kilowatts d’énergie pour la propulsion et la science alors que les missions comme Cassini ou Galileo n’ont eu à leur disposition que quelques centaines de watts.

 

USA Espace / Samedi, 17/01/2004

 

http://www.rtflash.fr/propulsion-nucleaire-priorite-nasa/article

 

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14 – La Russie veut tester la propulsion nucléaire pour aller sur Mars en 45 jours

 

Aller sur Mars en 6 semaines au lieu de… 9 mois !  C’est  ce que souhaite réaliser la Russie d’ici 2018. C’est génial, non ?  Oui c’est formidable, mais il y a un problème. Il s’agit d’un moteur nucléaire… Et vous vous demandez s’il contiendra des matières radioactives ? La réponse est : “Oui”. Désolé.  En ce moment, on dirait bien que nous sommes en train de vivre une nouvelle course spatiale. Cette fois, l’enjeu n’est plus de poser un homme sur la Lune, mais sur Mars.

 

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Parmi les prétendants à la  planète Mars, nous avons :

. La NASA qui se fixe 2030 comme objectif.

. Elon Musk et SpaceX qui pensent y arriver d’ici 2025.

. Et enfin, Mars One qui imagine y arriver d’ici 2026 ( et ils sont seuls à y croire).

 

Chacun de ces projets utilise une fusée avec un moteur chimique qui, au mieux, nécessite un voyage aller de 9 mois. Pendant ce temps là, le voyageur cosmique s’ennuiera, sera irradié et mourra d’un cancer. Et même s’il parvient à enfin marcher sur la planète rouge, il sera le premier Martien à mourir vieux puisque le trajet retour est impossible sans une logistique de dingue pour fabriquer du carburant sur place.

 

Et si on emporte tout le carburant, la fusée est plus lourde et elle a donc besoin de plus de carburant pour générer une poussée suffisante. Sauf que ce carburant est lourd et qu’il faudra donc plus de carburant pour pousser l’ensemble… c’est sans fin. Une bonne solution serait donc d’avoir un moteur plus performant.

La semaine dernière, Rosatom, la corporation nucléaire russe a annoncé qu’elle fabriquait un moteur nucléaire qui pourrait atteindre Mars en 45 jours et qui pourrait également ramener l’équipage sur Terre. La Russie envisage de tester un prototype à terre d’ici 2018 et de lancer un prototype avant 2025.

 

Pendant la guerre froide, les scientifiques soviétiques ont résolu de nombreux problèmes liés à la fabrication d’un moteur nucléaire. En 1967, ils ont commencé à lancer des satellites propulsés par fission nucléaire. Les américains avaient aussi leur propre programme, baptisé SNAP-10A en 1965. Mais ces systèmes à fission  étaient adaptés aux satellites orbitaux légers et non à des grosses fusées abritant des cosmonautes et leur nourriture.

 

Aujourd’hui, Rosatom n’a pas dévoilé les caractéristiques de son moteur à propulsion nucléaire. Mais il s’agit d’un moteur qui générera de la chaleur en éclatant des atomes. Cette chaleur sera utilisée pour brûler de l’hydrogène ou d’autres éléments chimiques.  le principe est très proche des moteurs chimiques, mais il est surtout plus léger. Et comme le vaisseau est léger, il peut aller beaucoup plus vite. Un vaisseau nucléaire à fission thermique aurait même assez de carburant pour freiner, aller en orbite martienne et revenir sur Terre. 

 

Si la Fédération Russe parvient à réaliser ce projet et à rassembler les fonds nécessaires, ils ne seront pas stoppés par les traités internationaux qui ne s’appliquent qu’aux armes nucléaires. Comme je le disais en début d’article, un moteur nucléaire est toujours un problème.

 

Vous le savez, tout ce qu’on envoie dans l’espace ne finit pas toujours dans l’espace. Certains lancements échouent misérablement et, parfois, des objets en orbite retombent sur Terre. En 1978, un satellite soviétique à alimentation nucléaire est retombé au nord du Canada, et il a pollué une zone de 80 000 km² avec ses déchets nucléaires. 

 

Si la course à la planète Mars est effectivement lancée, je ne pense pas que l’utilisation d’un moteur à propulsion nucléaire soit un obstacle. Ici ce qui comptera, c’est d’arriver le premier et de prendre sa revanche sur les Américains. J’espère me tromper car aller sur Mars ne doit pas se faire à n’importe quel prix. J’espère vraiment que les agences spatiales ont conscience des risques qu’elles font prendre au monde entier.

 

Norédine Benazdia / 18 Mar 2016, 01:10

 

http://fr.ubergizmo.com/2016/03/18/la-russie-veut-tester-un-moteur-nucleaire-pour-aller-sur-mars-en-45-jours.html

 

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Avis des internautes

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