MONDE/ GOUVERNANCE/ RELATIONS INTERNATIONALES : menaces et attitudes guerrières contre efforts de paix, de coopération et de prospérité

Publié le 17 décembre, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ GOUVERNANCE/ RELATIONS INTERNATIONALES : menaces et attitudes guerrières contre efforts de paix, de coopération et de prospérité

 

0.1 – « Etat-Unis/ Trump défend la nomination du PDG d’ExxonMobil à la tête de la diplomatie : Le président élu confirme son choix de nommer Rex Tillerson, un pétrolier proche de Vladimir Poutine, à la tête de la diplomatie américaine. Il est monté personnellement au créneau pour défendre ses choix. En tournée de remerciements dans le Wisconsin, Donald Trump a soutenu sa décision de nommer Rex Tillerson, PDG du géant pétrolier ExxonMobil, à la tête de la diplomatie américaine.

Selon le milliardaire, Tillerson a «la vision et les talents nécessaires pour revenir sur des années de bourdes et de désastres en matière de politique étrangère».  «Nous avons besoin d’une nouvelle direction», a-t-il insisté. «Au lieu de bondir sans réfléchir d’une intervention (militaire) à une autre, mon administration va bâtir une stratégie à long terme pour plus de stabilité, de prospérité et de paix et pour reconstruire notre propre pays», a assuré le président élu des Etats-Unis. »

 

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0.2 – « Japon/ Russie/ accord de paix difficile mais coopération économique : Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reconnu vendredi que la conclusion d’un accord de paix entre leurs deux pays restait difficile en raison du différend sur les îles Kouriles. Les résultats les plus concrets obtenus, permettant à M. Abe de ne pas perdre la face, concernent des accords pour plus de 60 projets de développement économique, s’est félicité le dirigeant japonais. Parmi les accords les plus saillants, figurent des coopérations dans une dizaine de secteurs, allant des équipements médicaux au tourisme (ouverture à Moscou d’un bureau de l’Agence nationale de tourisme japonaise), en passant par l’intelligence artificielle, l’énergie et la logistique, avec des entreprises japonaises comme Toshiba ou Panasonic notamment. »

 

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1 – La Chine va rendre aux Etats-Unis son drone sous-marin

 

Le drone sous-marin de l’US Navy, saisi par la Chine jeudi, va bien être rendu aux autorités américaines. Pékin dénonce “un battage médiatique”. Washigton peut souffler. Pékin va rendre aux Etats-Unis le drone sous-marin de l’US Navy saisi en mer de Chine méridionale vendredi. Pékin dénonçant samedi le “battage médiatique” américain et restant “fermement opposée” aux opérations de reconnaissance des Etats-Unis.

 

Le Pentagone a confirmé que l’appareil allait lui être rendu, alors que le ministère chinois de la Défense a indiqué dans un pays que le pays avait “décidé de rendre” aux Etats-Unis ce drone saisi “d’une manière appropriée”, a-t-il précisé avant d’ajouter: “Le battage médiatique opéré unilatéralement par la partie américaine n’est ni opportun, ni propice au règlement rapide du problème”.

 

“Nous avons fait connaître nos objections à la saisie illégale par la Chine d’un véhicule sous-marin non habité opérant dans les eaux internationales en mer de Chine méridionale”, a indiqué de son côté Peter Cook, porte-parole du Pentagone. “Par le biais de communications directes avec les autorités chinoises nous nous sommes assurés que les Chinois vont rendre cet appareil aux Etats-Unis”.

 

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_ Pékin estime avoir eu affaire à un “engin non-identifié”

Un navire chinois s’était emparé jeudi de ce drone sous-marin appartenant à la marine américaine, qui évoluait à quelque 50 milles marins au large des Philippines, a affirmé vendredi le Pentagone. Cette sonde était utilisée pour mesurer la salinité et la température de l’eau, des informations cruciales pour la flotte des sous-marins américains, selon la même source.

L’incident est survenu au moment où l’équipage civil du USNS Bowditch, un navire océanographique, retirait de l’eau deux sondes. Un bateau chinois spécialisé dans le soutien et le secours aux sous-marins a attrapé l’un des deux engins, a indiqué le Pentagone.

Le ministère chinois de la Défense affirme que le drone a été saisi car il s’agissait d’un “engin non identifié”. Afin d’éviter tout risque pour la navigation et le personnel, une identification “professionnelle et responsable” a été menée, a-t-il expliqué dans son communiqué.

 

LExpress.fr/ 17 décembre 2016

 

https://fr.news.yahoo.com/chine-va-rendre-etats-unis-191758622.html

 

Photo non datée fournie par la Navy montrant une équipe à bord d'un navire océanographique, au large de l'Ecosse, sortant de l'eau une sonde similaire à celle saisie par la Chine jeudi soir en mer de Chine méridionale

 

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2 – La Chine passe à l’attaque pour être traitée comme une économie de marché

 

Quinze ans après l’adhésion de la Chine à l’organisation mondiale du commerce (OMC), les dispositions anti-dumping qui s’appliquaient à elle ne sont plus valables. Elle veut obtenir gain de cause. Les hostilités commencent en douceur. Ce lundi, les dispositions anti-dumping qui permettaient à l’Union européenne et aux Etats-Unis de taxer fortement certains produits chinois, comme l’acier, sont devenues en théorie caduques. En 2001, le protocole d’adhésion de la Chine à l’OMC prévoyait qu’elle ne durerait que quinze ans. La Chine était censée devenir semblable à une économie de marché.

 

Le dumping, dont la Chine est régulièrement accusée, consiste à vendre en-dessous du prix du marché domestique. Parce que les prix sur le marché chinois sont considérés comme artificiellement bas, l’Union européenne et les États-Unis utilisent le système dit du “pays de substitution”, avec comme référence pour le calcul du dumping les prix d’un pays comparable. Ce qui permet de réajuster les pénalités à la hausse.

 

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_ La Chine veut protéger “ses intérêts juridiques”

Pour les membres de l’Union européenne, pas question de changer ces procédures qui permettent de protéger certains pans de l’industrie en doublant les pénalités applicables. Les Etats-Unis, qui pratiquent des taxes de 200% ou plus, n’entendent pas non plus changer de méthode. L’élection de Donald Trump, qui défie l’empire du Milieu, n’est pas pour faire évoluer cette position.

La Chine, forte des stipulations du protocole d’adhésion, a introduit ce lundi un recours devant l’OMC pour être traitée comme les autres membres. “Le recours de la Chine à l’OMC protégera ses propres droits et intérêts juridiques ainsi que l’équité, la rationalité et la légalité des réglementations commerciales internationales”, a déclaré le ministère chinois du Commerce.

 

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_ Pour commencer, 60 jours de consultation

Près de 80 pays ont déjà accordé à la Chine le statut d’économie de marché. Les instances juridiques de l’organisation pourraient lui donner raison, ce qui lui acorderait le droit d’exiger en représailles de fortes pénalités sur les exportations qui lui sont destinées. Devenue un fervent apôtre du libre-échange, Pékin estime que le refus de lui accorder le statut d’économie de marché est du “protectionnisme déguisé”. Les consultations entre Pékin, les États-Unis et l’Union européenne doivent se tenir au minimum pendant 60 jours. Sans résultats, la Chine demandera la mise en place d’un tribunal d’experts.

 

Par Laurent Martinet, avec AFP, publié le 12/12/2016/

 

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-chine-passe-a-l-attaque-pour-etre-traitee-comme-une-economie-de-marche_1859613.html

 

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donald trump 

 

3 – Etat-Unis : Trump défend la nomination du PDG d’ExxonMobil à la tête de la diplomatie

 

Le président élu confirme son choix de nommer Rex Tillerson, un pétrolier proche de Vladimir Poutine, à la tête de la diplomatie américaine. Il est monté personnellement au créneau pour défendre ses choix. En tournée de remerciements dans le Wisconsin, Donald Trump a soutenu sa décision de nommer Rex Tillerson, PDG du géant pétrolier ExxonMobil, à la tête de la diplomatie américaine. Selon le milliardaire, Tillerson a «la vision et les talents nécessaires pour revenir sur des années de bourdes et de désastres en matière de politique étrangère».

 

«Nous avons besoin d’une nouvelle direction», a-t-il insisté. «Au lieu de bondir sans réfléchir d’une intervention (militaire) à une autre, mon administration va bâtir une stratégie à long terme pour plus de stabilité, de prospérité et de paix et pour reconstruire notre propre pays», a assuré le président élu des Etats-Unis. La nomination ministérielle du pétrolier a créé de nombreux remous du côté des conservateurs américains. En effet, cet homme de 64 ans a développé au fil de sa carrière une relation personnelle avec le président russe Vladimir Poutine. Le Kremlin avait immédiatement salué un «professionnel» qui a «de bonnes relations de travail» avec le chef de l’Etat russe.

 

Connaissant personnellement le président russe Vladimir Poutine, M. Tillerson devrait être chargé de normaliser les relations avec la Russie.

 

_ Marco Rubio et John McCain opposés à sa nomination

Cette nomination confirme la volonté de Donald Trump de détendre les relations avec la Russie. Mais elle pourrait être suspendue par le vote du Senat. Même si de nombreux conservateurs ont soutenu ce choix, les débats qui devraient être organisés dès janvier s’annoncent houleux. Déjà, les démocrates tirent la sonnette d’alarme et le sénateur Bernie Sanders a annoncé qu’il voterait contre la nomination.

 

Du côté des républicains, ceux qui considèrent Moscou comme un ennemi ont également émis des réserves, à l’image de John McCain ou Marco Rubio.  Cette main tendue à Poutine intervient alors qu’un rapport de la CIA accuse la Russie d’avoir pesé sur l’issue du vote de l’élection présidentielle américaine. Selon ce rapport, des personnes proches de Moscou auraient piraté des emails d’Hillary Clinton et de John Podesta, son directeur de campagne, et les auraient transmis à Wikileaks.

 

International/ 14 décembre 2016/ MAJ : 14 décembre 2016/

 

http://www.leparisien.fr/international/etat-unis-trump-defend-la-nomination-du-pdg-d-exxonmobil-a-la-tete-de-la-diplomatie-14-12-2016-6454050.php

 

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4 – Donald Trump en tournée de remerciements

 

Donald Trump lance ce jeudi soir une tournée de remerciements à ses électeurs. Première étape à Cincinnati dans l’Ohio. Un Etat repris aux démocrates par le candidat Trump le 8 novembre. L’équipe Trump ne veut pas entendre parler de meetings de la victoire : « il s’agit d’une tournée de remerciements aux électeurs », expliquent les porte-parole. Pour ce premier déplacement, le président élu retourne dans l’Ohio, un Etat enlevé aux démocrates. Une région symbole de cette Amérique qui n’a pas vu les bénéfices de la reprise, et attend beaucoup du président Trump.

 

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Lors de ce premier meeting depuis le 8 novembre, Donald Trump va s’exprimer publiquement. Le président élu ne s’est pas montré depuis trois semaines, ne communiquant que par l’intermédiaire des porte-parole ou des réseaux sociaux. Que ce soit pour nommer des ministres ou donner son point de vue sur les affaires du monde.

Sur la route de Cincinnati, Donald Trump devrait faire escale dans l’Indiana tout proche, pour recueillir les bénéfices de son premier succès : les usines Carrier qui avaient décidé de délocaliser 1 400 emplois vers le Mexique viennent d’annoncer leur décision de revenir sur la suppression d’un millier de postes aux Etats-Unis. L’entreprise n’a pas dévoilé les motivations de ce changement de cap.

 

Par RFI / Publié le 30-11-2016 / Modifié le 30-11-2016/Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20161130-donald-trump-tournee-Etats-unis

 

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5 – Etats-Unis : Trump vante déjà un effet Trump sur l’économie

 

Le président élu américain Donald Trump a vanté mardi lors d’un meeting de quasi-campagne électorale l’effet économique de sa simple élection à la Maison Blanche, après l’annonce d’un investissement massif et surprise venu d’Asie. «Vous avez vu ce qu’il se passe depuis deux semaines, et encore, on n’est même pas encore en poste!» a lancé Donald Trump à des milliers de partisans dans une grande salle à Fayetteville, en Caroline du Nord, la deuxième étape de sa tournée de remerciement engagée la semaine dernière. Le républicain de 70 ans a été élu il y a quatre semaines exactement.

 

Donald Trump avait annoncé quelques heures plus tôt que le PDG du géant japonais des télécommunications SoftBank, Masayoshi Son, était «d’accord» pour investir 50 milliards de dollars aux Etats-Unis, avec 50.000 emplois à la clé selon lui, dans de jeunes pousses du secteur des hautes technologies. Le milliardaire japonais se trouvait à la Trump Tower pour cette annonce aux contours encore flous.

 

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Foxconn, grand sous-traitant taïwanais d’Apple, est apparemment un co-investisseur, selon une feuille de papier brandie par le Japonais, qui a par ailleurs dans une interview au Wall Street Journal expliqué que l’argent viendrait d’un fonds technologique créé conjointement avec le fonds souverain saoudien. Malgré le manque de détails, l’action de SoftBank Group a bondi de 5% à l’ouverture de la Bourse de Tokyo mercredi.

 

Quoiqu’il en soit, les partisans du républicain voyaient dans cette annonce un premier résultat de la méthode Trump. Comme en campagne, le 45e président des Etats-Unis, qui succédera à Barack Obama le 20 janvier, a savouré l’adulation de ses supporteurs, habillés de T-shirts et casquettes à son nom. Des milliers de sièges sont toutefois restés vides, et l’ambiance générale était moins électrique que lors de la dernière venue du candidat ici-même en août. «Nous vaincrons l’ennemi sur l’emploi», a déclaré Donald Trump dans un discours de 36 minutes, après avoir une nouvelle fois dénoncé la politique commerciale de la Chine et les délocalisations industrielles. «Ce doit être comme une guerre pour nous».

 

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_ « L’enragé »

Le meeting de Fayetteville, tout près de la grande base militaire de Fort Bragg, fut aussi l’occasion pour le président élu de présenter en chair et en os le général James Mattis, surnommé «l’enragé», et à qui il veut confier l’immense département de la Défense. Mais le Congrès devra auparavant voter une dispense d’une loi qui interdit aux militaires de diriger le Pentagone dans les sept années suivant leur retraite; or le général Mattis a remis son uniforme en 2013, et des démocrates refusent de faire une exception. «Oh, s’il ne reçoit pas sa dispense, il y aura beaucoup de gens pas contents», a menacé Donald Trump.

Mais tout en promettant une relance extraordinaire des dépenses militaires, il a adopté une posture moins interventionniste, évoquant la nécessité de «tisser de nouvelles amitiés», un clin d’oeil possible à Moscou. «Ce cycle destructeur d’interventions et de chaos doit enfin se terminer», a-t-il lancé après avoir déploré le coût des interventions américaines au Moyen-Orient.

 

President-elect Donald Trump talks with workers during a visit to the Carrier factory, Dec. 1, 2016, in Indianapolis, Indiana. Trump is warning American businesses they will face a stiff tax if they manufacture their products abroad and then sell them in the U.S.Afficher l'image d'origine

 

_ Trump reste Trump

Depuis son élection, Donald Trump a annoncé avoir poussé le fabricant américain de climatiseurs Carrier à renoncer à délocaliser l’une de ses usines au Mexique, et il a menacé mardi Boeing d’annuler la commande de nouveaux avions présidentiels Air Force One, considérés comme trop chers. Ses supporteurs applaudissent, heureux de constater que leur candidat s’est mué dans la peau du président sans avoir renié son côté iconoclaste. «Il peut être un grand leader, il l’a déjà prouvé depuis une semaine», se réjouit Maria Moore, 37 ans, mère au foyer.

 

Après Carrier, «aujourd’hui il a eu la banque chinoise Sunbank, 50.000 emplois, c’est super», se félicite Joann Chylinski, la soixantaine, en confondant certains détails. Mais à quelques dizaines de kilomètres, en Caroline du Nord, cette tournée de remerciement ne faisait rien pour panser les plaies du pays. «C’est pour faire plaisir à son ego», se lamente un banquier à la retraite, Steve Plummer, à Lillington. «Il fait semblant de vouloir rassembler le pays», dit ce démocrate dépité. «C’est un comble, car c’est lui la cause des divisions».

 

Sur la forme, Donald Trump n’a pas changé ses habitudes de communication, continuant à tweeter activement. Et sur le fond, dans de nombreux dossiers, il continue de cultiver l’ambiguïté, refusant de dévoiler ses cartes avant les négociations avec le Congrès et ses futurs partenaires internationaux. «Le scénario de ce que nous faisons n’est pas encore écrit», a-t-il dit peu avant la fin de son meeting.

 

Par AFP/ 6 décembre 2016/ Mis à jour le 7 décembre 2016/

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/12/06/etats-unis-trump-vante-deja-un-effet-trump-sur-l-economie_1533392

 

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Russia's President Vladimir Putin (L) talks with Japan's Prime Minister Shinzo Abe at the start of their summit meeting in Nagato, Yamaguchi prefecture, Japan, December 15, 2016. REUTERS/Toru Hanai

 

6 – «Visite historique» de Poutine au Japon : accord sur les îles Kouriles et… un petit verre de saké

 

Le président russe a effectué une visite réussie au Japon, dans une ambiance détendue. Il a abordé les urgentes questions économiques et territoriales avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe. A l’occasion de la première visite de Vladimir Poutine au Japon en plus de dix ans, qualifiée d’«historique» par le Premier ministre japonais Shinzo Abe, les deux hommes ont négocié pendant trois heures sur la coopération économique et l’accord de paix. Quarante minutes de ces trois heures de pourparlers ont été dédiées aux îles Kouriles, une pomme de discorde entre les deux pays depuis plus de 70 ans.

 

Les deux dirigeants ont convenu de perspectives d’activités économique communes pour ces îles. Si Moscou et Tokyo menent à bien ces promesses, «les îles [Kouriles] peuvent passer de pomme de discorde entre les deux pays à quelque chose réunissant la Russie et le Japon», a souligné le président russe. Selon lui, cela permettra de «parvenir à une solution finale au problème de l’accord de paix» qui n’a pas été conclu après la Deuxième Guerre mondiale, laissant ainsi la Russie et le Japon officiellement en état de guerre. L’Union soviétique a hérité des îles Kouriles conformément à la Déclaration de Potsdam de 1945. Le Japon en réclame la souveraineté, faisant valoir leur passé japonais.

 

L’expansion de la coopération économique entre la Russie et le Japon a aussi été à l’ordre du jour des négociations. Dans le cadre de cette visite, des sociétés russes et japonaises ont signé 68 documents de coopération dans les domaines gazier, pétrolier et nucléaire. De plus, le Fonds d’investissements directs russe et la Banque japonaise de coopération internationale ont convenu de mettre en place un fonds d’investissement d’un milliard de dollars qui aura pour but de jouer «un rôle clé dans le financement commun de projets d’investissements russo-japonais».

 

Shinzo Abe et Vladimir Poutine dans le centre de judo Kobukan

 

_ Saké et judo pour Vladimir Poutine au Japon

La visite du président russe s’est déroulée de toute évidence dans une ambiance détendue. Les deux politiciens se tutoyaient et s’appelaient par leur prénom. Vladimir Poutine a goûté à l’alcool local, le saké, qui lui a plu, concédant toutefois qu’il était préférable de ne pas en abuser. La rencontre a eu lieu à Nagato, ville natale du Premier ministre japonais, où les habitants ont chaleureusement accueilli le président russe, qui a apprécié toutes ces attentions. «Il fait beau ici, surtout aujourd’hui : il a neigé ce matin, l’ambiance est fabuleuse», a-t-il déclaré. La rencontre s’est conclue sur une visite du centre de judo de Kobukan où Shinzo Abe a convié Vladimir Poutine, grand fan de l’art martial nippon.

 

Monde/ 17 décembre 2016

 

http://article19.ma/accueil/archives/57245

 

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Russian President Vladimir Putin (L) is escorted by Japanese Prime Minister Shinzo Abe as they review an honor guard before their working lunch at Abe's official residence in Tokyo, Japan, December 16, 2016. Reuters

 

7 – Japon-Russie : accord de paix difficile mais coopération économique

 

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reconnu vendredi que la conclusion d’un accord de paix entre leurs deux pays restait difficile en raison du différend sur les îles Kouriles. Le Japon et la Russie restent virtuellement en guerre depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale il y a plus de 70 ans à cause de cette querelle au sujet de quatre îles volcaniques qui font officiellement partie de la région russe de Sakhaline, mais sont revendiquées par le Japon.

 

“Il serait naïf de penser qu’on puisse régler ce problème en une heure. Mais il est sans doute nécessaire de chercher une solution. Il faut un travail méticuleux pour renforcer la confiance bilatérale”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse conjointe à Tokyo. Il a admis que la situation actuelle, qu’il a déjà à maintes reprises qualifiée “d’anachronique”, n’était pas satisfaisante: “le plus important est de conclure un traité de paix”, a-t-il répété, non sans souligner les étapes délicates à franchir.

 

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_ “Ping-pong historique”

“Il faut déjà mettre fin à ce ping-pong historique. Les intérêts fondamentaux de la Russie et du Japon exigent un règlement à long terme”, a-t-il encore dit. Et de faire part des “préoccupations” de Moscou en raison notamment des relations particulières entre le Japon et les Etats-Unis, très proches alliés, et de l’importance stratégique de ces territoires. “Il y a des questions de sécurité (…). Nous avons deux bases navales à Vladivostok, nos navires partent de là-bas vers le Pacifique”, via le détroit qui ne gèle pas en hiver entre les îles Kounachir (Kunashiri en japonais) et Itouroup (Etorofu), deux des quatre Kouriles.

 

“Nous aimerions que nos interlocuteurs japonais tiennent compte de toutes ces préoccupations”, a-t-il poursuivi. “Conclure un traité de paix n’est pas chose aisée”, a aussi admis M. Abe qui a proposé “une nouvelle approche” axée sur le levier économique, tout en qualifiant de “pas important” les discussions avec M. Poutine.

Les deux pays se sont ainsi entendus durant cette visite de deux jours sur la mise en place d’un dispositif afin d’étudier une coopération économique sur ces îles appelées les “Kouriles du Sud” par les Russes et les “Territoires du Nord” par les Japonais. Il a été décidé d'”ordonner à des experts des deux pays d’entamer des consultations afin de se mettre d’accord sur les conditions et les domaines d’exploitation commune” des “quatre îles” disputées, avait précisé auparavant à la presse le conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov.

 

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_ Consolation économique

M. Poutine était arrivé jeudi sur l’archipel, une première en tant que président depuis 11 ans. Il s’est entretenu avec M. Abe en tête-à-tête dans la soirée, dans le fief de ce dernier, la ville de Nagato située dans la préfecture de Yamaguchi (ouest). “Nous avons discuté des aspects clé de la coopération dans une atmosphère amicale”, a assuré M. Poutine qui a eu un mot pour la cité de son hôte, qualifiée de “lieu magnifique” doté d’une “ambiance féérique”. Il a également dit avoir goûté du bon saké local (alcool de riz).

 

Les résultats les plus concrets obtenus, permettant à M. Abe de ne pas perdre la face, concernent des accords pour plus de 60 projets de développement économique, s’est félicité le dirigeant japonais. M. Poutine était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment le numéro deux du gouvernement russe, Igor Chouvalov, le ministre de l’Economie, Maxime Orechkine, le ministre du Commerce, Denis Mantourov, ainsi que des dirigeants des principales entreprises, dont le président du Conseil d’administration du géant gazier russe Gazprom, Alexeï Miller.

 

Parmi les accords les plus saillants, figurent des coopérations dans une dizaine de secteurs, allant des équipements médicaux au tourisme (ouverture à Moscou d’un bureau de l’Agence nationale de tourisme japonaise), en passant par l’intelligence artificielle, l’énergie et la logistique, avec des entreprises japonaises comme Toshiba ou Panasonic notamment. Après des discours devant un parterre d’hommes d’affaires, M. Abe a accompagné en fin de journée le judoka chevronné Poutine dans l’un des hauts lieux de ce sport japonais, le Kodokan à Tokyo.

 

afp, le 16/12/2016 / Mis à jour le 16/12/2016/

 

http://www.la-croix.com/Monde/Japon-Russie-accord-paix-difficile-mais-cooperation-economique-2016-12-16-1300810993

 

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Le Roi Mohammed VI reçoit le secrétaire du Conseil de sécurité russe 

 

8 – DIPLOMATIE : Le Roi reçoit à Casablanca le secrétaire du Conseil de sécurité de la fédération de Russie

 

Le Roi Mohammed VI a reçu, ce vendredi au palais royal de Casablanca, le secrétaire du Conseil de sécurité de la fédération de Russie, M. Nikolaï Patrouchev, qui effectue une visite de travail dans le Royaume, indique un communiqué du cabinet royal, dont voici le texte : «Sa Majesté Le Roi, Que Dieu L’assiste, a reçu ce jour au palais royal de Casablanca, le secrétaire du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, M. Nikolaï Patrouchev, qui effectue une visite de travail dans le Royaume.

 

L’audience Royale s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique renforcé, scellé à Moscou lors de la rencontre entre Le Souverain et Son excellence le président Vladimir Poutine. A cette occasion, Sa Majesté Le Roi a réitéré Sa détermination à travailler, main dans la main, avec Son Excellence le président Russe afin de renforcer et approfondir la coopération stratégique dans l’ensemble des domaines.

 

Cette visite du secrétaire du Conseil de sécurité Russe conforte la profondeur de la coopération sécuritaire entre les deux pays. Au cours de cette rencontre, le Souverain a adressé une invitation au président Vladimir Poutine pour effectuer une visite d’Etat au Royaume. Cette audience s’est déroulée en présence, du côté marocain, du Conseiller de SM le Roi, M. Fouad Ali El Himma et du ministre de l’Intérieur, M. Mohamed Hassad, et, du côté russe, de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Maroc, M. Valery Vorobiev ».

 

Article19.ma/ A la Une/ Politique/ 16 décembre 2016/

 

http://article19.ma/accueil/archives/57233

 

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9 – Du Nigeria à l’Espagne en passant par le Maroc, un projet de gazoduc offshore pharaonique

 

Rabat et Abuja vont construire un gazoduc géant qui longera toute la côte ouest-africaine. Un projet ambitieux qui va profondément transformer la région. C’est sans doute le projet ouest-africain le plus ambitieux jamais annoncé. Le 3 décembre, le roi du Maroc et le président nigérian, Muhammadu Buhari, ont donné le coup d’envoi d’un projet de gazoduc offshore qui devrait relier le Nigeria, troisième producteur de gaz naturel en Afrique, au Maroc, puis à l’Europe. « Ce pipeline va introduire un changement profond dans l’économie des pays qu’il va relier », analyse une source diplomatique marocaine.

 

 

Long de 5 000 km, il va prolonger le West African Gas Pipeline, qui depuis 2010 relie le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo. Le futur tronçon longera la côte ouest-africaine et aura des retombées économiques considérables sur la région. Tout cela en exploitant une énergie propre qui respecte les nouveaux engagements du continent en matière de protection de l’environnement.

« Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère pour l’Afrique, qui façonnera elle-même son avenir. Nous sommes extrêmement fiers de faire partie de cette marche vers la prospérité de notre continent », a déclaré lors de la cérémonie de signature Uche Orji, directeur exécutif du Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA), le fonds souverain nigérian qui va cofinancer le projet avec le marocain Ithmar Capital.

 

Jeune Afrique

 

_ Un nouveau départ diplomatique

Côte d’Ivoire, Guinée-Conakry, Sénégal… Mohammed VI a eu l’accord de la plupart des chefs d’État concernés. « Ils ont tous évoqué un vieux rêve qui se réalise », confient des officiels marocains. En 2002, l’Algérie avait proposé un projet similaire, un pipeline transsaharien, qui devait relier sur 4 000 km le Nigeria à l’Algérie en passant par le Niger, mais qui n’a jamais vu le jour en raison des risques liés à l’insécurité dans la région. Au lendemain de l’annonce du projet, plusieurs journaux marocains ont estimé que Mohammed VI a « damé le pion » aux Algériens. « Arrêtons les surenchères ! tonne cependant un diplomate marocain. Le Maroc ne cherche pas à démanteler ce que fait l’Algérie. »

 

Le gazoduc, résultat d’une volonté commune ouest-africaine, transcende les différends politiques, qu’il s’agisse du froid diplomatique entre le Maroc et la Mauritanie, laquelle devrait bénéficier du projet, mais dont les intentions par rapport à celui-ci ne sont pas encore connues, ou même du conflit historique dans le Sahara, où le Polisario cherche à bloquer tout investissement international au prétexte qu’il sera édifié dans une zone au statut encore contesté. « Le gazoduc se fera quoi qu’il arrive. C’est un projet pragmatique et porteur de changements », confient des sources marocaines.

 

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_ Cap vers les pays subsahariens

Discuté entre Mohammed VI et Muhammadu Buhari en marge de la COP22, qui s’est tenue en novembre à Marrakech, le projet en est encore à ses débuts. Les fonds souverains des deux pays vont lancer les premières études pour déterminer son coût et son montage financiers. Il est considéré comme un exemple type de la vision Sud-Sud chère au roi du Maroc depuis ses premiers déplacements en Afrique et qui vise à créer un espace « Nord-Ouest africain » autonome où les pays membres partagent leurs ressources dans une logique gagnant-gagnant.

 

La veille de la conclusion de l’accord, le groupe marocain OCP et le milliardaire nigérian Aliko Dangote annonçaient un investissement croisé dans le secteur des engrais : une importante plateforme de production de fertilisants, alimentée par le phosphate marocain et le gaz nigérian, ainsi qu’une unité de fabrication d’acide phosphorique à Jorf Lasfar, au Maroc. Les deux unités nécessiteront un investissement de 2,5 milliards de dollars.

 

De Dakar à Abuja, en passant par Kigali, Antananarivo, Abidjan…, le roi du Maroc –  il a effectué trente-neuf déplacements en Afrique depuis le début de son règne – a pris le temps de connaître ses hôtes et de cerner leurs attentes. Loin d’être un slogan, sa vision d’une « Afrique qui peut se prendre en charge toute seule et sans complexes vis-à-vis de l’Occident » est le fruit d’une véritable connaissance des atouts du continent, qu’il va peaufiner lorsque le royaume réintégrera officiellement l’Union africaine, à la fin de janvier 2017.

 

Source: jeuneafrique.com/ Article19.ma/ Economie/ 17 décembre 2016

 

http://article19.ma/accueil/archives/57248

 

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10 – Réussite commerciale au Forum Economique Oriental de Vladivostok

 

La Russie a organisé, le 02 et 03 septembre 2016, le forum économique oriental à Vladivostok qui a pour objectif d’aborder notamment les questions de développements économique en Extrême-Orient. le forum a réuni plus de 3.000 personnes de 60 pays, dont 207 chefs d’entreprises Russes et 94 chefs d’entreprises étrangères. La délégation la plus représentative est celle du Japon, suivie par celles de la Chine et de la Corée du Sud, a souligné M.Galouchka (Ministre russe du Développement de l’Extrême-Orient).

 

Dans le cadre du programme d’affaires du forum, 34 projets d’investissement d’une valeur totale de 1.500 milliards de roubles (environ 20 milliards d’euros) ont été présentés. En 2015 déjà, plus de 300 projets avaient été lancés dans la région et ont permis d’attirer pour 13.7 milliards d’euros d’investissements. La Russie souhaite développer sa partie territoriale d’Extrême Orient et parmi les nombreux projets y figurent la mise en place d’une plateforme pour le développement technologique et pour soutenir les start-ups dans les régions extrême-orientales.

 

4 Septembre 2016

 

http://finance-eco.over-blog.com/2016/09/reussite-commerciale-au-forum-economique-oriental-de-vladivostok.html

 

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11 – Toujours plus de personnes pauvres en Afrique malgré les progrès réalisés en matière d’éducation et de santé

 

À l’approche de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le dernier rapport du Groupe de la Banque mondiale sur la pauvreté en Afrique note des progrès mais souligne les obstacles qu’il reste à surmonter, notamment pour améliorer la qualité des données statistiques sur le continent.

Le Rapport sur la pauvreté en Afrique, publié aujourd’hui par le Groupe de la Banque mondiale, constate que dans de nombreux pays, les taux élevés de croissance économique enregistrés au cours de ces vingt dernières années ont fortement contribué à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie de la population dans les domaines de la santé et de l’éducation. Cette étude exhaustive souligne toutefois que le continent compte davantage de personnes dans une situation de pauvreté extrême du fait de la croissance démographique galopante dans de nombreux pays.

 

En se basant sur les derniers chiffres disponibles, le rapport estime qu’en 2012, 388 millions de personnes – soit 43 % de la population totale en Afrique subsaharienne vivaient dans l’extrême pauvreté. Cela représente 5 millions de moins qu’en 2011. Début octobre, le Rapport de suivi mondial 2015/2016 publié également par la Banque mondiale évaluait le nombre actuel de personnes vivant dans une situation de pauvreté extrême en Afrique subsaharienne à 347 millions alors qu’on en recensait 284 millions en 1990. Ainsi le pourcentage d’Africains vivant dans la pauvreté diminue mais leur nombre augmente du fait de l’accroissement démographique.

 

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Le Rapport sur la pauvreté en Afrique intitulé « Évolution de la pauvreté dans une Afrique en plein essor »,  a été rendu public au cours de la visite au Ghana de Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale pour commémorer la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté en compagnie de dirigeants africains et de représentants de la société civile.

 

Ce rapport préconise d’améliorer la qualité des enquêtes statistiques car le manque actuel de données statistiques ne permet pas aux politiques publiques d’identifier et de cibler précisément les pauvres. Jeudi, le Groupe de la Banque mondial s’est engagé avec ses partenaires internationaux à aider les pays en développement à réaliser tous les trois ans des enquêtes auprès des ménages des 78 pays les plus pauvres. Cette initiative sera mise en œuvre d’ici 2020 et devrait coûter tous les trois ans 300 millions de dollars américains.

 

« L’économie africaine est en plein essor mais nous devons améliorer la qualité des instituts de statistiques pour mieux mesurer le progrès humain. Des données plus rigoureuses nous permettront de juger l’efficacité de nos projets visant à éliminer la pauvreté extrême d’ici 2030 et de favoriser une prospérité partagée avec les plus pauvres », a déclaré Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Vendredi, monsieur Kim s’est rendu au Ghana pour saluer les progrès record réalisés ces vingt dernières années par ce pays d’Afrique de l’Ouest en matière de lutte contre la pauvreté. Au Ghana, le taux de pauvreté a reculé de plus de moitié passant de 53% en 1991 à 21% en 2012.

 

Le rapport sur l’évolution de la pauvreté en Afrique constate que les progrès en matière de réduction de la pauvreté dans tous ses aspects varient considérablement d’un pays à l’autre et selon les catégories de population. En outre, ces résultats demeurent très faibles par rapport à ceux des autres régions en développement de la planète. Le taux global de pauvreté en Afrique a en effet baissé plus lentement que dans les autres régions et le nombre d’Africains vivant dans l’extrême pauvreté (dont la Banque mondiale a récemment fixé le seuil à 1,90 dollars par jour) a lentement fléchi passant de 56% en 1990 à 43% en 2013.

 

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Toutefois, selon les dernières estimations, il aurait reculé à 35% en 2015. Et le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté  dans le monde devrait passer sous la barre des 10% pour atteindre 9,6 % selon les dernières estimations publiées par la Banque mondiale début octobre. Malgré ces progrès, en 2012, il y avait 100 millions d’Africains extrêmement pauvres de plus qu’en 1990 et 20% de la population est confrontée à une pauvreté chronique. Les Africains les plus pauvres habitent dans les zones rurales (où vivent entre 65 à 70% de la population totale). Les dix pays de la région où il y a le plus d’inégalités se trouvent en Afrique australe.

 

Plusieurs facteurs viennent aggraver ces inégalités. Les inégalités se creusent entre les Africains des zones rurales et ceux des villes ; entre ceux qui vivent dans des pays stables et ceux des États fragiles ou en conflits ; et sans doute entre les hommes et les femmes (quelques éléments des enquêtes sur la pauvreté des ménages démontrent que les femmes sont défavorisées). Bien que la mobilité sociale en termes de niveau d’éducation et d’emploi se soit améliorée d’une génération à l’autre, les perspectives d’ascension sociale restent faibles pour les générations futures et perpétuent ainsi les inégalités sociales.

 

Les conflits et la violence sont les principales causes du ralentissement de la croissance économique et compromettent souvent les progrès réalisés en matière de développement. Bien qu’il y ait moins de guerres civiles et de conflits de grande ampleur, la criminalité, le trafic de drogue, le terrorisme et la piraterie maritime sont en train de se développer. Les conséquences désastreuses de ces conflits se font ressentir pendant longtemps comme l’atteste l’exemple du Burundi où le nombre de ménages vivant dans l’extrême pauvreté a considérablement augmenté depuis le début de la guerre civile pour atteindre 64% en 2007 (contre 21% avant le conflit).

   

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« Le coùt humain de la pauvreté est bien trop élevé en Afrique. Nous devons redoubler d’efforts pour atteindre les nouveaux Objectifs de développement durable et éliminer la pauvreté extrême d’ici 2030 », a insisté Makhtar Diop, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique. « Nous devons avant tout développer la productivité agricole puisque la grande majorité des Africains pauvres travaillent dans ce secteur. Nous devons aussi augmenter les capacités du secteur de l’énergie pour rendre l’électricité plus accessible et fiable. Alors que les gouvernements mettent en œuvre de nouvelles politiques publiques en faveur de l’emploi et d’une croissance inclusive, améliorer la façon dont nous mesurons la pauvreté dans tous ses aspects sera crucial. », a-t-il ajouté.

 

On constate que l’investissement dans l’éducation des femmes améliore considérablement leurs conditions de vie mais aussi les perspectives d’avenir de leurs enfants. L’éducation des femmes peut donc réellement changer la donne en Afrique et il faut la promouvoir. Le rapport remarque que la violence conjugale a baissé mais son taux demeure très élevé. Près de 40% des femmes en couple sont victimes de violences et 46% n’ont pas leur mot à dire quant à leurs propres choix de santé.

 

Malgré ces difficultés, les pays du continent ont accompli d’énormes progrès au cours de ces vingt dernières années grâce à une croissance économique sans précèdent. Les avancées de pays comme l’Éthiopie, le Ghana et le Rwanda sont impressionnantes. En outre, depuis 2000, le nombre d’enfants victimes du paludisme a baissé de 40% et la mortalité infantile (avant 5 ans) liée au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole a diminué de 75%.

 

Le rapport relève également une augmentation rapide du taux de scolarisation. Au primaire, il est passé de 55% à 74% entre 1995 et 2012. Le rapport déplore toutefois le niveau extrêmement bas des élèves. Sur la même période, le taux d’alphabétisation chez les adultes n’a augmenté que de 4% comparé aux 17% enregistrés en Asie du Sud.

 

L’espérance de vie a considérablement augmenté et les nouveau-nés vivent désormais 6 ans de plus qu’en 2000. Toutefois, l’espérance de vie dans la région est de 57 ans et demeure beaucoup trop faible par rapport à la moyenne mondiale. Plus des trois-quarts des variations de l’espérance de vie sont dus à la mortalité infantile avant cinq ans et à la prévalence du VIH/SIDA.

 

Autre constat inquiétant: les habitants des pays dits riches en ressources naturelles (en or, diamants, cuivre, pétrole etc.) sont davantage pénalisés en matière de développement humain que ceux des autres pays : ils vivent en moyenne dix ans de moins, ont plus de problèmes d’illettrisme, souffrent davantage de malnutrition et de violence conjugale.

 

En l’état actuel des choses, Il est extrêmement difficile de mesurer le bien-être humain en Afrique. Le rapport souligne qu’en 2012, seuls 25 sur les 48 pays que compte la région avaient réalisé un minimum de deux enquêtes auprès des ménages au cours de la dernière décennie pour suivre l’évolution de la pauvreté. Pour les auteurs du rapport, on ne peut pas mesurer correctement la pauvreté en termes de revenu et d’autres aspects du bien-être humain sans améliorer rapidement la rigueur, le rythme et la fiabilité des données statistiques sur le continent.

 

Enfin, les instituts de sondages doivent absolument mettre en place des normes statistiques (méthodologiques et pratiques) que les États doivent soutenir et faire respecter. Ce rapport constitue le premier tome du rapport sur la pauvreté en Afrique, tandis que le second réfléchit aux causes de la pauvreté et à la manière de la réduire plus rapidement en Afrique.

 

COMMUNIQUÉS DE PRESSE/ 16 octobre 2015/ ACCRA, Ghana, le 16 octobre 2015/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2015/10/16/africa-gains-in-health-education-but-numbers-of-poor-grow

 

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12 – Afrique : Africains et Chinois se dotent d’un Plan d’action ( 2016-2018) pour renforcer leur coopération

 

Dirigeants africains et chinois ont adopté samedi à Johannesburg un plan d’action 2016-21018, qui traduit leur volonté de travailler ensemble dans un partenariat gagnant-gagnant dans différents domaines. Ce Plan d’action dont l’APS s’est procuré une copie, a été adopté à l’issue du Sommet du Forum de la coopération Afrique-Chine (FOCAC), tenu durant deux jours en Afrique du Sud, une première sur le continent africain depuis la création de ce cadre de coopération en 2000.

 

Le sommet qui avait pour cadre le centre des congrès de Sandton à Johannesburg était axé sur le thème : “L’Afrique et la Chine avancent ensemble : une coopération gagnant-gagnant pour le développement commun”. La rencontre co-présidée Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Xi Jinping (Chine), a vu a vu la participation de 48 chefs d’Etat.

 

Dans leur déclaration finale, les dirigeants ont exprimé leur volonté de “brosser un nouveau tableau dans l’objectif de saisir les opportunités de développement commun, promouvoir le développement de l’Afrique et de la Chine et de contribuer à la paix, à la stabilité et au développement du monde”. Cette vision a été déclinée dans le Plan d’action 2016-2018 qui met l’accent sur la coopération politique à travers le développement des échanges, visites et dialogue de haut niveau, le perfectionnement des mécanismes de consultation et de coopération tels que les commissions bilatérales, les commissions mixtes, les échanges entre les organes législatifs, consultatifs, etc.

 

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_ Dans le domaine de la coopération économique, dirigeants africains et chinois ont insisté sur la modernisation de l’agriculture à travers la coopération, ce qui permettra de contribuer à la sécurité alimentaire. Les deux parties ont décidé de soutenir la mise en œuvre du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (CAADP), par la construction de centres techniques de démonstration de techniques agricoles, l’envoi d’agronomes et la formation de techniciens.

 

_ La Chine encouragera et soutiendra, dans ce même cadre, l’investissement des entreprises dans le domaine agricole. Le nouveau plan d’action met également l’accent sur les partenariats industriels et la coopération en matière de production industrielle, la construction d’infrastructures dont le retard est présenté comme “l’un des principaux goulots d’étranglement du développement autonome et durable de l’Afrique”.

A cela s’ajoute la perspective d’un plan d’action de la coopération sino-africaine sur les chemins de fer (2016-2020), en vue de promouvoir le développement de ce type de transport en Afrique. Il y a aussi la volonté affichée de mettre en œuvre le programme de coopération sur l’aviation régionale.

 

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_ Le Forum de Johannesburg encourage et soutient la participation des entreprises chinoises sous différentes formes à l’investissement, à la construction de projets d’électricité en Afrique, intégrant l’hydroélectricité, le solaire, etc.

S’agissant de l’économie maritime, la partie africaine dit accueillir “favorablement” l’initiative chinoise relatiive à la construction de la “Route de la soie maritime du 21e siècle”, dont le continent fait partie. L’établissement d’un forum ministériel sur l’économie maritime dans le cadre du Forum de coopération Afrique-Chine est également annoncé.

 

_ Sur le plan de l’investissement et de la coopération économique, la Chine compte accroitre son investissement en Afrique en en portant le volume à 100 milliards de dollars d’ici 2020, contre 30 milliards actuellement.

 

_ Au niveau commercial, les deux parties disent vouloir s’efforcer d’accroitre les échanges pour les porter à 400 milliards de dollars d’ici 2020 contre 200 milliards en 2014. Sur le plan financier, la Chine continuera à accorder aux pays africains des prêts préférentiels et des crédits acheteurs à l’exportation préférentiel.

 

Par Ousmane Ibrahima Dia/ Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

 

http://fr.allafrica.com/stories/201512070681.html

 

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13 – Obama critique la Russie, “un pays plus petit, un pays plus faible” dont l’économie “ne produit rien que quiconque veuille acheter”

 

Lors de sa dernière conférence de presse de l’année, Barack Obama a jugé sévèrement la Russie, soupçonnée d’avoir perturbé l’élection américaine. Barack Obama, qui quittera la Maison blanche en janvier, a semble-t-il décidé de dire ses quatre vérités à Vladimir Poutine avant de laisser la place à Donald Trump. Vendredi, lors de sa dernière conférence de presse de l’année, il a accusé ce vendredi le président russe d’être à l’origine des piratages informatiques qui ont perturbé les élections américaines et conduit à l’élection du milliardaire. “Pas grand-chose ne se passe en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine”, a-t-il accusé, persuadé de la responsabilité du chef du Kremin dans les cyberattaques qui ont visé le parti démocrate et des proches de la candidate battue Hillary Clinton.

 

“Nous avons dit et je le confirme que (la décision s’est prise) au plus haut niveau du gouvernement russe”. Il a demandé à Donald Trump d’accepter une enquête “bipartite, indépendante” sur ces piratages. Le président américain a indiqué avoir parlé de ces cyberattaques en septembre à Vladimir Poutine. “J’ai donc dit à la Russie d’arrêter et indiqué qu’autrement il y aurait des conséquences. Notre objectif reste d’envoyer un message clair à la Russie et aux autres, de ne pas nous faire ça car nous pouvons aussi vous faire des choses”, a-t-il déclaré.

 

Passant aux attaques, Barack Obama a estimé que la Russie “est un pays plus petit, un pays plus faible, leur économie ne produit rien que quiconque veuille acheter mis à part du pétrole, du gaz et des armes. Ils n’innovent pas. Mais ils peuvent nous affecter si nous oublions qui nous sommes, ils peuvent nous affecter si nous abandonnons nos valeurs”. “Poutine peut nous affaiblir comme il tente d’affaiblir l’Europe si nous commençons à admettre l’idée qu’il est acceptable d’intimider la presse, ou d’enfermer les dissidents, ou de discriminer les gens sur la base de leur foi ou de leur apparence”, a-t-il poursuivi.

Alors que de plus en plus de Républicains, dans le sillage de Donald Trump, approuvent la politique de Vladimir Poutine, Barack Obama a lâché : “Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe. Comment a-t-on pu en arriver là ?”

 

Guerre froide/ Publié le 17 Décembre 2016

 

http://www.atlantico.fr/pepites/obama-critique-russie-pays-plus-petit-pays-plus-faible-dont-economie-ne-produit-rien-que-quiconque-veuille-acheter-2911627.html?yahoo=1

 

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Sénégal/ Macky Sall : “Le Train Express Régional est le plus grand projet du Sénégal indépendant”

 

 

 

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