MONDE/ RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET HIVER CORIACE/ PERSPECTIVES ENERGETIQUES : la planète Terre, cette inconnue, dans tous ses états…

Publié le 29 janvier, 2017 0 Commentaire »
MONDE/ RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET HIVER CORIACE/ PERSPECTIVES ENERGETIQUES : la planète Terre, cette inconnue, dans tous ses états…

 

0.1 – « L’Europe figée par un froid glacial et meurtrier : Une vague de froid a fait au moins 40 morts depuis la fin de la semaine dernière en Europe. Les températures polaires se sont atténuées lundi, mais il fait toujours très froid dans certains endroits. La vague de froid qui touche l’Europe depuis la fin de la semaine dernière a fait au moins 40 morts. Les températures polaires se sont atténuées lundi, mais il faisait toujours froid notamment en Italie où deux nouveaux décès ont été annoncés ces dernières heures.

En Pologne, dix nouvelles personnes sont mortes dimanche. Ce qui porte à vingt le nombre de victimes du froid dans le pays depuis vendredi. Les températures sont restées en dessous de -20°C dans certaines régions, a annoncé lundi le Centre gouvernemental de sécurité nationale (RCB). En République tchèque, six personnes sont mortes depuis vendredi, pour la plupart des sans-abri, ont annoncé lundi les autorités. »

 

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0.2 – « Comment concilier la vague de froid et la théorie du réchauffement climatique ?

Le top 10 des astuces pour faire croire que l’on a compris le lien entre « réchauffement climatique » et « vague de froid ». Quand on demande à un spécialiste du climat son avis, il vous rétorque « ça dépend, qu’est-ce que vous voulez que je vous prouve ? ». La vague de froid qui touche à nouveau l’Europe pourrait ébranler le paradigme du réchauffement climatique dû à l’activité humaine, mais aucun commentateur sérieux n’irait remettre en cause une vérité aussi solidement établie : il faut non seulement réaffirmer que le réchauffement, c’est une réalité, et en plus trouver un moyen tordu de lier les deux phénomènes par une causalité complexe. Quand on est spécialiste, c’est faisable. Mais tout le monde n’est pas spécialiste du climat, et là, c’est galère : 1/Essayer de semer votre interlocuteur dans vos explications… »

 

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1 – Europe: Au moins 40 morts à cause de la vague de froid, surtout des sans-abri

 

INTEMPERIES Selon les prévisions météorologiques, les températures s’annoncent légèrement plus clémentes dans les jours qui viennent…Le bilan est lourd. La vague de froid qui touche l’Europe depuis la fin de la semaine dernière, avec des températures polaires, a fait au moins 40 morts. Les températures glaciales ont notamment provoqué de nombreux accidents de la route comme en France, où quatre ressortissants portugais ont été tués et une vingtaine de blessés dans un accident de car dimanche.

 

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_ La Pologne durement touchée

Dix personnes encore sont mortes de froid, dimanche en Pologne où les températures sont restées en dessous de -20 °C dans certaines régions, a annoncé ce lundi le Centre gouvernemental de sécurité nationale (RCB). Dix autres personnes étaient déjà décédées vendredi et samedi dans le pays. Selon les prévisions météorologiques, les températures s’annoncent légèrement plus clémentes dans les jours qui viennent en Pologne, mais doivent rester bien en dessous de zéro.

 

En République tchèque, la vague de froid a fait au moins six morts depuis vendredi, pour la plupart des sans-abri, ont annoncé lundi les autorités. Quatre d’entre eux sont morts dans la capitale Prague, où les températures sont descendues à -15 °C, et deux autres, à Brno et Karvina, dans l’est du pays.

 

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_ Et l’Italie aussi…

La vague de froid a commencé à s’atténuer en Europe occidentale, mais il faisait toujours froid lundi en Italie où deux nouveaux décès ont été annoncés par la presse, un homme de 82 ans retrouvé mort dans sa maison dépourvue de chauffage près de Brindisi (sud) et un homme de 78 ans mort d’une chute à cause d’un malaise dû au froid. Sept personnes, dont cinq sans-abri, étaient décédées pendant le week-end en Italie où les écoles de nombreuses zones sont restées fermées ce lundi à cause de la neige ou du verglas, en particulier dans les montagnes des Abruzzes (centre), mais aussi dans les Pouilles et en Calabre (sud) ou encore autour de Palerme. En début de semaine, le froid devrait toutefois commencer à s’atténuer dans toute l’Europe.

 

20 Minutes avec AFP/ Publié le 09.01.2017 / Mis à jour le 09.01.2017

 

http://www.20minutes.fr/monde/1992607-20170109-europe-moins-40-morts-cause-vague-froid

 

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2 – L’Europe figée par un froid glacial et meurtrier

 

Une vague de froid a fait au moins 40 morts depuis la fin de la semaine dernière en Europe. Les températures polaires se sont atténuées lundi, mais il fait toujours très froid dans certains endroits. La vague de froid qui touche l’Europe depuis la fin de la semaine dernière a fait au moins 40 morts. Les températures polaires se sont atténuées lundi, mais il faisait toujours froid notamment en Italie où deux nouveaux décès ont été annoncés ces dernières heures.

 

En Pologne, dix nouvelles personnes sont mortes dimanche. Ce qui porte à vingt le nombre de victimes du froid dans le pays depuis vendredi. Les températures sont restées en dessous de -20°C dans certaines régions, a annoncé lundi le Centre gouvernemental de sécurité nationale (RCB). En République tchèque, six personnes sont mortes depuis vendredi, pour la plupart des sans-abri, ont annoncé lundi les autorités. À l’origine de cette vague de froid, des masses d’air polaire descendues de Scandinavie sur l’Europe centrale.

 

De la glace flotte sur le fleuve Vistule à Varsovie en Pologne, où les températures sont tombées jusqu'à -20°C.

 

En France, les températures de la nuit de vendredi à samedi ont été fortement négatives en région parisienne, allant de -3 à -11°C. Dans l’Aisne, une personne est morte et deux ont été grièvement blessées dans un accident de la route impliquant deux véhicules. La semaine dernière, un SDF avait été retrouvé mort de froid à La Rochelle.

 

Un homme nage vendredi dans l'eau glacée de la fontaine du Trocadéro, à Paris. Les températures ont atteint jusqu'à -11°C la nuit de vendredi à samedi, en région parisienne.

 

En Suisse, la journée de dimanche a été glaciale: jusqu’à -19°C à Davos, -15°C à Berne et -30°C à La Brévine, qui enregistre les températures les plus froides de cet hiver.

 

En Suisse, on peut faire du patin à glaces sur certaines rivières gelées, comme ici aux Brenets, non loin de la frontière avec la France.

 

L’Allemagne a également connu sa nuit la plus froide de l’hiver, avec -26°C enregistrés dans deux villes bavaroises et -25°C à Oberstdorf, alors que le thermomètre chutait à -15°C à Berlin.

 

L'Allemagne a connu sa nuit la plus froide de l'hiver, comme ici, à Brocken, où le point culminant de Saxe-Anhalt est recouvert d'un manteau de neige.

 

En Grèce, il a fait 0°C à Athènes, et jusqu’à -15°C dans le nord du pays.

En Italie, où le thermomètre chute jusqu’à -10°C, les aéroports de Bari et Brindisi ont dû fermer à cause de la neige, et plusieurs liaisons ferroviaires ont dû être coupées.

 

La ville de Santeramo in Colle près de Bari dans le sud de Italie est recouverte par la neige.

 

La vague de froid a touché les pays des Balkans avec des températures atteignant -27°C, notamment dans des régions montagneuses en Bosnie.

En Serbie, la température la plus basse a été enregistrée dimanche dans la ville de Sjenica, dans le sud-ouest, avec -33°C. Dans la capitale Belgrade, des dizaines de migrants bloqués par la fermeture de la route des Balkans se sont réfugiés dans un entrepôt désaffecté proche de la gare, en raison des températures atteignant -15 dans la nuit de dimanche à lundi. Ces migrants refusent de rejoindre les centre d’accueils officiels de peur d’être renvoyés vers les pays par lesquels ils sont entrés en Serbie (la Bulgarie ou la Macédoine).

 

Des migrants tentent de se réchauffer à Belgrade en Serbie, où la vague de froid a fait 9 morts.

 

La côte Adriatique est aussi affectée, notamment la région de Split, en Croatie, où la température samedi matin de -7°C est la plus basse dans ce port depuis plus de 50 ans. Une tempête de neige a gagné la Turquie, paralysant Istanbul où des centaines de vols ont dû être annulés. La compagnie aérienne Turkish Airlines a encore dû annuler lundi 277 vols au départ des deux aéroports stambouliotes, après avoir déjà dû en supprimer plus de 600 au cours du week-end.

 

Le trafic sur le détroit du Bosphore a été interrompu. Moscou connaît, pour sa part, le Noël orthodoxe le plus froid en 120 ans, avec un thermomètre tombé à environ -30°C. À Saint-Pétersbourg, la police a retrouvé le corps d’un homme mort d’hypothermie dans la nuit de vendredi à samedi. Deux autres personnes sont mortes d’hypothermie depuis le début de l’année à Moscou où la température était de -25 degrés lundi.

 

Une tempête de neige a paralysé Istanbul le samedi 7 janvier au matin. Des centaines de vols ont dû être annulés.

 

En Bulgarie, les corps gelés de deux migrants clandestins irakiens ont été découverts par des villageois vendredi, non loin de la frontière avec la Turquie.

En Grèce, des centaines de réfugiés et de migrants bloqués sur les îles souffraient du froid, ne disposant que de tentes pour se protéger de la neige. Dans le camp de Moria, «plus de 2500 personnes vivent sous la tente, sans eau chaude ni chauffage, y compris des enfants, des femmes et des personnes handicapées», a affirmé Apostolos Veïzis, un responsable de l’ONG Médecins sans Frontières, sur la radio Vima. Un migrant afghan de 20 ans avait déjà été retrouvé mort de froid mardi dans le nord de la Grèce, après avoir traversé la frontière gréco-turque. Le mois dernier, les autorités grecques avaient annoncé avoir relogé tous les migrants et réfugiés dans des maisons préfabriquées et des tentes chauffées.

 

2500 personnes vivent sous des tentes dans le camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos.

 

L’organisation Médecins sans Frontières a dénoncé lundi la situation «particulièrement préoccupante» de milliers de migrants et réfugiés qui sont bloqués dans les îles grecques, «vivant sous la tente dans des camps surpeuplés». Elle fustige «la négligence cynique des politiques des pays européens, aggravée par des températures glaciales et un manque de préparation à l’hiver (qui) a empiré une situation déjà insoutenable pour des milliers d’hommes, de femmes venus chercher une protection en Europe».

 

Par lefigaro.fr/ Mis à jour le 10/01/2017/ Publié le 07/01/2017/ (avec Gabriel Giraud et agences)

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/01/07/01016-20170107ARTFIG00142-l-europe-figee-par-un-froid-glacial-et-meurtrier.php

 

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3 – Comment concilier la vague de froid et la théorie du réchauffement climatique ?

 

Le top 10 des astuces pour faire croire que l’on a compris le lien entre « réchauffement climatique » et « vague de froid ».

Quand on demande à un spécialiste du climat son avis, il vous rétorque « ça dépend, qu’est-ce que vous voulez que je vous prouve ? ». La vague de froid qui touche à nouveau l’Europe pourrait ébranler le paradigme du réchauffement climatique dû à l’activité humaine, mais aucun commentateur sérieux n’irait remettre en cause une vérité aussi solidement établie : il faut non seulement réaffirmer que le réchauffement, c’est une réalité, et en plus trouver un moyen tordu de lier les deux phénomènes par une causalité complexe. Quand on est spécialiste, c’est faisable. Mais tout le monde n’est pas spécialiste du climat, et là, c’est galère.

 

1 . Essayer de semer votre interlocuteur dans vos explications
« Le climat se réchauffe, donc la banquise fond, donc il y a moins de lumière reflétée par les pôles, donc la chaleur stagne et la mer se réchauffe… et du coup la banquise fond encore plus ! Et, euh… ça dérègle tout, et donc il fait plus froid l’hiver ». Ça vous paraît débile comme argument ? C’est celui que vous lirez partout dans la presse.

 

2 – Utiliser des formules toutes faites
« C’est une histoire de dérèglement de l’Oscillation Nord-Atlantique… »Clairement, vous n’avez pas compris le lien logique entre les deux phénomènes, alors vous ajoutez un élément qui n’explique rien, mais qui montre que vous avez essayé de vous documenter. Ça peut passer.

 

 3 – Tempérer votre position
« On ne devrait pas parler de réchauffement climatique, mais plutôt de dérèglement climatique ». Quand on ne comprend pas un phénomène, on le noie dans une considération plus grande. Si les température reviennent à des normales saisonnières, vous parlerez alors « d’incertitude climatique » voire « d’aléas climatique ». Et ainsi, vous aurez toujours plus ou moins raison. Pas con.

 

 4 – Employer des mots du futur, qui finissent pas « -ex »
« C’est un effet de l’affaiblissement du vortex polaire ». Normalement, personne ne viendra vous faire chier après ça. Quand on fout du « vortex » dans une explication, tout devient possible.

 

 5 – Faire des prédictions qui n’engagent que vous
« On peut s’attendre à des hivers rugueux comme ça pendant des décennies. »Pourquoi « des décennies » ? On s’en fout, personne ne viendra vous demander des comptes en mars 2043 pour vous dire que votre explication, c’était n’importe quoi.

 

 6 – Penser « temps géologique »
Qu’est-ce que c’est que deux ou trois hivers rigoureux à l’échelle de la planète ? Que dalle, on ne peut pas tirer de conclusion là-dessus. Ceci dit, le réchauffement climatique, il n’a pas 50 ans non plus. Donc n’hésitez pas à tout balayer d’un revers de main, pensez long terme et laissez les débats météo aux comptoirs des bistrots.

 

 7 – Traiter vos interlocuteurs avec mépris, et dégoût
Dire que ça caille, c’est souligner le paradoxe entre le réchauffement climatique et le fait qu’on a encore nos anoraks en avril. C’est donc remettre en cause les conséquences de nos actes irresponsables, la couche d’ozone et tout l’orchestre. Le prochain qui vous dit « ça caille », traitez le de négationniste et menacez le de poursuites. La liberté d’expression a ses limites.

 

 8 – Nier l’évidence
« Oui, le matin, ça pique un peu… mais dès 11h, moi je suis en polo au bureau ! ». Le printemps est là, vous allez malgré les températures polaires vous afficher en terrasse, vous avez passé des années à emmerder tout le monde avec le réchauffement planétaire, ce n’est pas pour vous renier maintenant.

 

 9 – Miser sur les adages et le bon sens populaire
« En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Nos anciens ne connaissaient pas le réchauffement climatique, mais ils savaient qu’avant mai, on ne fait pas ce qui nous plait. Quand on ne comprend rien à la météo, on applique les conseils de grand-mère, et on n’est jamais pris au dépourvu.

 

 10 – En dernier recours, s’en remettre à Dieu
Puisqu’on déconnait avec la planète, les températures ont commencé à monter pour atteindre celles des Enfers. Et puis comme, manifestement, les gens s’en foutaient, Dieu a décidé que les hivers allaient cailler à mort, puisque apparemment, ils ne comprennent que ça. Tout est volonté divine, c’est quand même bien pratique la religion quand on ne comprend que dalle à la science.

Et vous, vous avez compris cette histoire d’Oscillation de l’Atlantique-Nord ?

 

Publié le 2 avril 2013 dans Environnement/ Un article de Ronan, sur Topito.com

 

https://www.contrepoints.org/2013/04/02/120287-comment-concilier-la-vague-de-froid-et-la-theorie-du-rechauffement-climatique

 

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4 – Trump nomme un climatosceptique à l’Agence de l’environnement

 

Scott Pruitt, ministre de la justice de l’Oklahoma, est connu pour ses liens avec le lobby de l’énergie. Ceux qui pensaient que Donald Trump avait évolué sur la question du changement climatique savent désormais à quoi s’en tenir. Certes, il avait rencontré en début de semaine Al Gore, l’ex-vice président de Bill Clinton et farouche militant de l’environnement, mais la nomination, mercredi 7 décembre, du climatosceptique Scott Pruitt à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) est exempte de toute ambiguïté.

 

Le ministre républicain de la justice de l’Oklahoma, Etat qui tire 50 % de ses richesses de l’exploitation pétrolière, a été en effet l’un des architectes de la bataille juridique menée ces dernières années par le Grand Old Party dans le but de stopper les réformes engagées par Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique. A 48 ans, il est devenu en quelques années le bras armé des compagnies pétrolières pour tenter d’infléchir la politique de l’actuelle administration visant à réguler l’extraction énergétique. M. Pruitt a ainsi réussi à lancer des procédures judiciaires contre le plan climat de la Maison Blanche dans vingt-huit Etats. Une cour fédérale doit prochainement se prononcer sur le sujet, avant que le cas ne soit éventuellement tranché par la Cour suprême des Etats-Unis.

 

_ « Se débarrasser » de l’EPA

Ce choix est une demi-surprise dans la mesure où les convictions de M. Trump sur le sujet sont sans ambiguïté. Pendant la campagne, il n’a pas hésité à affirmer que le réchauffement climatique était un canular entretenu par la Chine pour affaiblir l’économie américaine. Des propos que le milliardaire avait toutefois relativisés, il y a quelques jours, lors d’une interview accordée au New York Times. Il avait reconnu qu’il pouvait y avoir un lien entre l’activité humaine et le réchauffement climatique. Néanmoins, le milliardaire n’est jamais revenu sur l’engagement pris pendant sa campagne d’annuler l’accord de Paris sur le climat, signé pourtant par les Etats-Unis dans le cadre de la COP21.

 

Les dernières déclarations de M. Pruitt laissent deviner quelle pourra être son action à la tête de l’EPA. « Les scientifiques continuent d’être en désaccord sur le degré et l’étendue du réchauffement climatique et sur son lien avec l’action humaine, écrivait-il, il y a quelques mois, dans la National ReviewCe débat devrait être encouragé dans les salles de classe, les forums publics et au Congrès. On ne doit pas faire le silence sur ce sujet en menaçant de poursuites. La dissidence n’est pas un crime. » Les liens de M. Pruitt avec le lobby de l’énergie ne sont un secret pour personne. En 2013, Harold Hamm, le PDG de Continental Resources, une grosse compagnie pétrolière sise dans l’Oklahoma, avait participé directement à sa campagne électorale pour le faire réélire procureur général.

 

Le futur leader démocrate au Sénat, Charles Schumer, a d’ores et déjà annoncé que la confirmation de sa nomination devant les parlementaires n’irait pas de soi : « Sa réticence à accepter les faits ou la science sur le changement climatique ne pouvait le rendre plus déconnecté du peuple américain et de la réalité. » Le sénateur du Vermont Bernie Sanders, candidat malheureux à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle, s’est également alarmé : « Au moment où le changement climatique représente une grande menace pour la planète tout entière, il est triste et dangereux que M. Trump nomme M. Pruitt à la tête de l’EPA. » M. Sanders, qui siège à la commission qui devra confirmer ce choix, a annoncé qu’il s’y opposerait.

 

Stéphane Lauer (New York, correspondant) / Correspondant à New York/ LE MONDE | 08.12.2016 / Mis à jour le 08.12.2016 /

 

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/12/08/etats-unis-un-climatosceptique-a-la-tete-de-l-agence-de-protection-de-l-environnement_5045253_3222.html

 

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5 – Allemagne : le froid paralyse un tiers des véhicules de la police berlinoise

 

La vague de froid qui sévit actuellement en Allemagne n’a pas épargné la police berlinoise puisque 90 voitures ont été grippées et n’ont pu donc être utilisées. Dans l’embarras, quelques officiers berlinois ont évoqué plusieurs pistes. C’est une situation inédite dans laquelle s’est retrouvée la police berlinoise. Pour expliquer, la paralysie qui a touché un tiers des véhicules, le porte-parole du syndicat de police GdP, Steve Feldmann, a évoqué «un défaut dans le filtre diesel» rapporte le journal local BZ. «Ce que je sais, c’est que cela affecte nos nouvelles Opel Zafira qui nous ont été remises il y a quelques semaines» a quant à lui déclaré Bodo Pfalzgraf, chef du syndicat de la police Ddpo.

 

Ce dernier ignore pour l’instant, si les nouvelles voitures ont souffert d’une défaillance technique ou si elles n’avaient pas été remplies avec du diesel d’hiver. Si la deuxième hypothèse était avérée alors il pourrait y avoir selon lui des sanctions. Certains garages de police n’auraient pas été chauffés pour amoindrir la facture énergétique selon le journal berlinois. 

 

«Nous ne savons toujours pas pourquoi les voitures ne fonctionnent pas», a déclaré Stefan Redlich BZ, un porte-parole d’une autre section de police. Ce dernier a insisté que tous les véhicules avaient pourtant tous été remplies avec du diesel d’hiver depuis novembre. Les moteurs des véhicules de police sont censés supporter des températures descendant jusqu’à -22C. Malgré ce couac, l’ensemble des représentants de police ont affirmé que cette paralysie n’a pas pour autant perturbé l’affectation des policiers sur le terrain. 

 

4 janv. 2016/

 

https://francais.rt.com/international/13225-allemagne-froid-paralyse-un-tiers-vehicules-police

 

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6 – Jusqu’à -62°c ! La Russie touchée par une vague de froid glaciale !

 

Alors qu’une terrible vague de froid s’était emparée de l’Amérique du Nord il y a quelques jours, la Sibérie est également assujettie à des températures incroyablement basses, dépassant parfois…

Alors qu’une terrible vague de froid s’était emparée de l’Amérique du Nord il y a quelques jours, la Sibérie est également assujettie à des températures incroyablement basses, dépassant parfois les -50C. Cependant, le record de froid de la région, datant de 78 ans, n’a pas été battu. L’Amérique du Nord a été impactée par un vortex polaire la semaine dernière, avec des températures pouvant aller jusqu’à -35°C. Cependant, la Sibérie (Russie) a été également prise dans des températures extrêmes, presque deux fois plus basses !

 

Selon l’agence de presse russe Rossia Segodnia« Hier [mardi 20 décembre, ndlr], il faisait -58°C. On ne voyait presque rien. Aujourd’hui [mercredi 21 décembre, ndlr], il faisait -62°C », citant les propos d’Elena Choumakova, directrice du département des relations publiques et extérieures de la région. L’intéressée a pris la situation avec humour en évoquant la « hausse » qui interviendra le vendredi 23 décembre : « Ils nous promettent à peine -30°C pour vendredi : c’est quasiment la Crimée ! »

 

La température de -62°C, plus basse enregistrée lors de cette vague de froid, a été mesurée à Bolchoï Olkhovski, située à 300km de la plus grande ville sibérienne, Sourgout, capitale régionale. Partout ailleurs, les températures avoisinaient les -50°C.

 

Des routes ont été bloquées et de nombreux habitants ont préféré le vélo devant l’impossibilité de démarrer leur voiture. De nombreux vols ont également été annulés et des écoles ont fermé leurs portes. Les autorités ont tout de même conseillé à la population de ne pas s’aventurer dans les rues, sauf en cas d’urgence, et ce afin d’éviter les engelures et les cas d’hypothermie. Le record de la plus basse température enregistrée en Sibérie n’a cependant pas été battu. En 1933, le mercure avait affiché  -67.8°C dans le village d’Oïmiakon, en Yakoutie.

 

Voici une vidéo publiée par un employé du ministère russe des Situations d’urgence, montrant comment l’eau se transforme instantanément en glace en jetant une tasse d’eau en l’air : https://youtu.be/h4iF1YZjT1M

 

Par Yohan Demeure/ 22 décembre 2016

 

http://sciencepost.fr/2016/12/jusqua-62c-russie-touchee-vague-de-froid-glaciale/

 

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7 – La planète abrite encore des endroits inexplorés !

 

Véritables refuges pour la biodiversité, certaines régions du globe n’ont pas encore été investies par “la modernité”. Alors que l’exploration de contrées inaccessibles ou prétendues telles apparaît à certains de plus en plus nécessaire pour accroître les ressources énergétiques et les quantités de nourriture disponibles, certaines régions du globe n’ont pas encore été investies par l’Homme. Véritables refuges pour la biodiversité, ces contrées reculées accueillent le plus souvent des tribus inconnues, des animaux inattendus et des plantes parfois inimaginables.

 

_ Une tribu inconnue découverte en Amazonie

Dans la forêt amazonienne, non loin de la frontière entre le Brésil et le Pérou, réside une tribu indigène qui a été découverte sur des photos aériennes prises par un avion brésilien. La présence de cette civilisation jusqu’ici inconnue pourrait amener les autorités péruviennes à changer de cap, elles qui s’entêtent à fermer les yeux devant la déforestation, arguant qu’il n’existe pas de preuves de vie suffisantes dans la jungle.

 

Alors qu’au Brésil, le déboisement avait reculé, il est reparti de plus belle ces derniers mois, atteignant même une progression de 994 % entre décembre 2009 et février 2011. En plus de constituer un argument déterminant pour les chantres de la lutte contre la déforestation, cette tribu témoigne d’une diversité des civilisations qu’il faut à tout prix préserver.

 

_ A Madagascar, le massif du Makay est un territoire encore préservé

Situé dans le sud-ouest de Madagascar, le massif du Makay est un labyrinthe quasi-inaccessible, isolé et qui s’étend sur quatre milles kilomètres carrés. Géologue français, Evrard Wendenbaum est allé découvrir cette contrée lointaine qu’il qualifie de « coffre-fort de la biodiversité »« La Terre a beau avoir été parcourue dans tous les sens et scrutée dans ses moindres recoins par l’imagerie satellite, il reste encore des territoires vierges à déflorer », résume t-il.

 

Dans un pays qui a perdu 90 % de ses forêts primaires, le massif du Makay, entièrement vierge,  participe à la sauvegarde de la biodiversité. Accompagné d’une équipe de spécialistes, Evrard Wendenbaum a recensé plus de deux milles espèces, dont cent-cinquante types de fourmis (cinq d’entre elles étaient jusqu’alors inconnues), et découvert quarante espèces de plantes. Le géologue tente aujourd’hui de rassembler les données nécessaires au classement du site

 

_ Même dans les régions habitées, des merveilles inconnues prospèrent

Le champignon découvert par une équipe scientifique de l’université de Yale dans la forêt équatorienne a de quoi surprendre. Pestalotiopsis microspora de son nom scientifique, est capable de se nourrir exclusivement de polyuréthane, un plastique utilisé entre autres dans la fabrication des mousses isolante, pour pousser et se propager. Grâce à une enzyme isolée par le chercheur Jonathan Russel, il est aussi capable de dégrader le plastique dans des milieux dépourvus d’oxygène tels que des décharges où certains déchets qui sont amassés les uns sur les autres ne sont pas en contact avec l’air.

 

Les capacités de ce champignon pourraient ouvrir d’énormes perspectives en ce qui concerne la gestion des déchets plastique, matériau omniprésent dans nos vies mais responsable de dégâts sanitaires et environnementaux considérables. Issu du pétrole et très difficile à recycler, il est souvent jeté dans la nature et contient de nombreux produits chimiques, dont certains perturbateurs endocriniens.

 

ZeGreenWeb.com/ Terres inconnues/ Publié le 5 Février 2012 – Mis à jour le 6 Février 2012

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/planete-endroits-inexplores-amazonie-madagascar-tribu-indigene-zegreenweb-281277.html

 

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8 – L’ÉNERGIE NUCLÉAIRE FACE À L’AUGMENTATION DES BESOINS EN ÉLECTRICITÉ

 

Que ce soit pour des raisons géopolitiques (conflits, difficultés économiques) ou géographiques (zones difficiles d’accès, habitat dispersé), plus de 1,3 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’électricité. Un handicap qui maintien les pays concernés dans une condition de pauvreté et les empêche de se développer économiquement. En dépit de ce constat, la consommation d’électricité connaît depuis les années 80 une croissance soutenue au niveau mondial.

 

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation d’électricité dans le monde devrait augmenter de 75 % entre 2007 et 2030, passant de 19 756 TWh à 34 292 TWh. Une croissance largement soutenue par la consommation des pays émergents qui représentent à eux seuls 80 % de cette augmentation. Entre 2001 et 2010, la consommation d’électricité en Chine a été multipliée par 2,8, celle de l’Inde de 1,8 et celle du Brésil de 1,5. L’Asie est ainsi devenue la première zone de consommation d’électricité devant l’Amérique du Nord et l’Europe.

 

En France aussi, la demande en électricité augmente, RTE (réseau transport électricité) estime même qu’elle pourrait dépasser la production dès 2016, si le parc de production restait dans l’état actuel. L’évolution des modes de vie implique l’utilisation croissante d’outils informatiques. Ce second phénomène explique aussi l’augmentation des besoins en électricité. A eux seuls, les centres de traitement de données (data centers) représentent en 2010 entre 1,1 et 1,5 % de la consommation électrique mondiale soit une hausse de 56 % en cinq ans.  

 

_ Quid de l’énergie nucléaire dans la production mondiale d’électricité ?

En 2011, l’électricité provient pour les deux tiers des énergies carbonées (charbon, gaz, pétrole). Ce sont les centrales à charbon qui produisent le plus d’électricité dans le monde. Porté par la consommation en énergie des pays émergents, le charbon est devenu l’énergie carbonée la plus utilisée (61 %), suivit du gaz naturel (31 %) et du pétrole (8 %).  

 

 Entre 1990 et 2009, la production renouvelable a crû de 70 %. Une croissance portée par la filière hydraulique qui représente plus de 83 % de cette production d’électricité. Les filières éolienne, biomasse et solaire connaissent une forte progression, avec un potentiel très important à moyen-terme. Pour faire face à la demande des pays émergents, le recours aux énergies renouvelables et à l’énergie nucléaire s’accroît. Progressivement, ces deux sources d’énergie sont amenées à remplacer les énergies fossiles.  

 

Ainsi, l’AIE prévoit une croissance annuelle de 2,5 % jusqu’à 2040 pour chacune de ces énergies. En 2011, 435 réacteurs étaient en fonctionnement dans le monde dans 31 pays. Ces centrales ont produits 13,4 % de la production électrique mondiale (2 518 TWh). L’arrêt des réacteurs en Allemagne et au Japon a été partiellement compensé par le démarrage de 5 GWe en Chine, en Corée du Sud, en Inde, en Russie, au Pakistan et en Iran. Près de 56 % des 2 518 TWh produits se répartit entre trois pays: les Etats-Unis, la France et le Japon. Si les Etats-Unis possèdent le plus grand nombre de réacteurs nucléaires, la part de l’électricité nationale d’origine nucléaire n’y est que de 19,20 %.

 

La France est le pays dont la part d’électricité d’origine nucléaire est la plus importante dans (77,70 %). Au Japon, l’énergie nucléaire ne représente que 18,10 % du mix électrique national. L’énergie nucléaire est la première source d’électricité utilisée dans l’Union européenne (environ 30 %). A l’heure actuelle l’UE, compte 132 réacteurs nucléaires répartis dans 15 Etats membres. En France, les 58 réacteurs nucléaires répartis dans l’ensemble de la France permettent de produire l’essentiel de l’électricité soit 77,7 %. Ainsi, près de 85 % de la production française d’électricité d’origine nucléaire est assurée par 7 régions.  

 

09.05.2013/ Climat,/ Filière industrielle/ Par la rédaction

 

http://www.sfen.org/en/node/1652

 

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9 – PLANÈTE TERRE : 8,7 millions d’espèces sur Terre, encore beaucoup à découvrir…

 

Une équipe scientifique internationale vient d’évaluer la richesse spécifique (c’est-à-dire le nombre d’espèces) de notre planète, affinant les estimations réalisées jusqu’à présent. Environ 8,7 millions d’espèces peupleraient la Terre. La grande majorité d’entre elles n’ont pas encore été décrites, ni même découvertes.

 

Combien d’espèces y a-t-il sur notre planète ? Question difficile à laquelle on ne peut évidemment pas répondre en se contentant de compter le nombre d’espèces que les scientifiques ont décrites jusqu’à présent. On découvre de nouvelles espèces très régulièrement (environ 6.200 par an) et il y a de fortes chances pour que ça continue comme cela un long moment.

 

Le travail de l’équipe internationale menée par Camilo Mora (université d’Hawaï) a consisté à évaluer le nombre d’espèces encore inconnues en l’extrapolant à partir du nombre de celles déjà décrites. Grâce à cette modélisation, ils sont donc parvenus à estimer la richesse spécifique de notre planète. Jusqu’à présent, les estimations, globalement réalisées sur la base de la conviction des taxonomistes, prévoyaient une richesse comprise entre 3 et 100 millions d’espèces. D’autres estimations n’avaient concerné que quelques groupes importants (les oiseaux, les mammifères, etc.) et certaines d’entre elles étaient fondées sur des méthodes de calcul très controversées.

 

. 8,7 millions d’espèces

Dans l’étude publiée sur le site de la revue Plos Biology, le modèle repose sur plusieurs paramètres. Les scientifiques se sont appuyés sur les taxons les plus connus (oiseauxmammifères, etc.) à partir desquels ils ont pu extrapoler un nombre d’espèces par taxon. La fréquence de découverte de nouvelles espèces ces dernières années a également été prise en compte. Ces calculs ont permis aux chercheurs d’établir une nouvelle estimation : il y aurait 8,7 millions d’espèces eucaryotes (et quelques milliers de procaryotes), parmi lesquelles 6,5 millions sont terrestres tandis que les autres – 2,2 millions – sont aquatiques. Une marge d’erreur de plus ou moins 1,3 million a également été établie.

 

Effectifs des différents règnes et les estimations effectuées par les scientifiques (ainsi que les marges d'erreur) pour l'ensemble des milieux et pour le milieu marin. © Mora et al., 2011 - Plos Biology

Effectifs des différents règnes et les estimations effectuées par les scientifiques (ainsi que les marges d’erreur) pour l’ensemble des milieux et pour le milieu marin. © Mora et al., 2011 – Plos Biology 

 

Sur ce total, 7,77 millions sont des espèces animales (dont 953.434 ont été décrites) et 298.000 sont des plantes (215.644 décrites) selon le recensement de l’étude. On trouve ensuite 611.000 champignons, 36.400 protozoaires et 27.500 algues (voir tableau ci-dessus).

 

_ Les limites de l’estimation

Si l’estimation est pour l’heure la plus robuste comparée à toutes celles qui ont préalablement été effectuées, il n’en reste pas moins qu’elle souffre de quelques points faibles. D’abord, qu’est-ce qu’une espèce ? Si la réponse paraît assez évidente concernant les organismes dont la reproduction est sexuée – les organismes de la même espèce peuvent se reproduire et donner naissance à une progéniture féconde, selon la définition de Ersnt Mayr, quoiqu’il existe des exceptions – elle l’est beaucoup moins concernant les organismes asexués.

 

Comme la méthode de calcul se fonde sur une extrapolation du nombre d’espèces par taxon (genre, famille, embranchement, etc.), une augmentation de la quantité de taxons viendrait perturber cette estimation. Enfin les calculs des scientifiques prennent en compte l’ensemble des taxons et des espèces qui ont été répertoriés dans le passé. La fréquence des nouvelles descriptions dépend évidemment de la quantité d’espèces qu’il reste à découvrir (moins il y en a, plus il est difficile de les trouver), mais elle dépend aussi de l’effort scientifique destiné à la taxonomie. Et ce facteur n’est pas incorporé dans les calculs présentés par Camilo Mora et ses collègues.

 

En outre, si les nombre d’espèces au sein des taxons les plus connus – comme les mammifères – n’est pas exact (erreur de classification ou espèces pas encore découvertes), l’estimation serait également mise à mal. Selon les calculs des auteurs, il faudrait 1.200 ans et environ 303.000 taxonomistes pour décrire les espèces encore inconnues. L’opération coûterait dans les 252 milliards d’euros. Quant aux paléontologues, ils ont encore un bel avenir devant eux puisqu’avec l’augmentation du taux d’extinction des espèces, certaines d’entre elles ne seront jamais décrites avant leur extinction.

 

Par Bruno Scala, Futura/ Publié le 25/08/2011

 

http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-87-millions-especes-terre-encore-beaucoup-decouvrir-33015/

 

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10 – Une découverte qui confirme la théorie de la Terre creuse… ??

 

L’intérieur de la Terre dévoile un nouveau secret aux scientifiques !

Une nouvelle couche de roches inconnue jusqu’ici vient d’être découverte dans le manteau terrestre. Elle a la particularité d’être incroyablement rigide. D’après les chercheurs, cette caractéristique pourrait expliquer des phénomènes géologiques encore mystérieux.

 

“Nous en savons beaucoup plus sur la surface de Mars que sur l’intérieur de la Terre,” explique Lowell Miyagi de l’université de l’Utah. Lui et son équipe viennent en effet de découvrir ce qu’ils pensent être une couche de roches encore inconnue à l’intérieur de notre planète. Située à quelque 1.500 kilomètres sous la surface de la Terre, il s’agirait d’une strate de ce que l’on nomme le manteau. Mais à la différence d’autres couches, celle-ci ne se caractérise pas par sa teneur en certains minéraux. Plutôt par son incroyable rigidité puisqu’elle présente une viscosité dynamique de 1.000 milliards de pascals-secondes !

 

À titre de comparaison, l’eau se situe à 0,001 et le beurre de cacahuète à 200, ont expliqué les chercheurs dans un communiqué. La présence d’une couche aussi rigide à cette profondeur pourrait faire la lumière sur certains phénomènes géologiques encore mystérieux. Une rigidité qui bloque la plongée des plaques Rappelons tout d’abord que notre planète est composée de 3 couches principales, de l’extérieur vers l’intérieur : la croûte terrestre, le manteau et le noyau, qui contiendrait lui-même une “graine” découverte récemment. La croûte est divisée en plaques tectoniques qui “flottent” sur le manteau. Là où elles se rencontrent, la plus dense des deux passe sous l’autre : c’est le phénomène de subduction.

 

Les scientifiques ont observé depuis longtemps que lorsque les plaques tectoniques plongent dans le manteau, elles semblent toutes bloquer leur descente à une même profondeur : 1.500 kilomètres. Or, il s’agirait justement de la limite supérieure de la nouvelle couche découverte par Lowell Miyagi et son équipe.

 

D’après eux, elle pourrait ainsi être la cause de cette observation qui laisse encore les géologues perplexes. “Cette augmentation de la viscosité est susceptible de causer le blocage des plaques subsidentes – au moins temporairement – à environ 1.500 kilomètres de profondeur,” a expliqué Lowell Miyagi. Une couche profonde pour expliquer des observations en surface Les chercheurs rappellent que le mouvement des plaques est justement entraîné par la subduction : la partie plongeante tire le reste de la plaque.

 

“Tout ce qui affecte la façon dont une plaque subducte va, à tous les échelons, affecter les tremblements de terre et le volcanisme”, a donc affirmé Lowell Miyagi. Les scientifiques s’interrogent par exemple sur la source des tremblements de terre profonds. La plupart ont lieu dans la croûte ou très proche de la surface. Mais certains sont situés plus bas dans le manteau. Ceci pourrait être, encore une fois, dû à la présence de cette nouvelle couche super-rigide. En bloquant la plongée des plaques, elle pourrait entraîner leur rupture et donc ces mystérieux tremblements de terre profonds. Les différences de composition des magmas sont elles aussi, encore peu comprises.

 

On distingue deux types de volcans océaniques à partir de cette composition : ceux des dorsales et ceux des points chauds comme l’île d’Hawaï. Les premiers expulsent un magma composé de roches jeunes et bien mélangées alors que pour les secondes, il s’agit de roches anciennes et peu mélangées. La nouvelle couche du manteau pourrait donc être à l’origine de ces différences. Comprendre l’intérieur de la Terre en laboratoire Lowell Miyagi l’a rappelé, on ne sait au final que peu de choses sur l’intérieur de notre planète.

 

Il faut bien comprendre que les conditions y sont extrêmes : à 1.500 kilomètres de profondeur, la température moyenne est de 2.150°C et la pression équivalente à 640.000 fois celle de l’atmosphère en surface ! Impossible donc d’envisager d’aller y faire des mesures directes. Au lieu de ça, les chercheurs simulent ces conditions en laboratoire pour voir comment elles influencent les roches et les minéraux. L’équipe a travaillé ainsi : en pressant fortement un échantillon de cristal du manteau du diamètre d’un cheveu entre deux diamants. Jusqu’à atteindre les conditions présentes à 1.500 km de profondeur.

 

En observant le changement de viscosité des cristaux, ils en ont déduit que le manteau devait être plus rigide à cette profondeur. Mais notre planète n’a sans doute pas encore livré tous ses secrets. Les scientifiques de l’université de l’Utah pensent que l’on sous-estime encore la chaleur dégagée par le noyau terrestre. Une partie du manteau s’avérant être très rigide, il est possible que les roches s’y mélangent mal. La chaleur réelle dégagée par le noyau ne s’échapperait donc pas totalement jusqu’en surface.

 

Publié par MERLIN sur 27 Mars 2015/ Catégories : #Terre Creuse…

 

http://homme-et-espace.over-blog.com/2015/03/une-decouverte-qui-confirme-la-theorie-de-la-terre-creuse.html

 

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11 – Stephen Hawking annonce la fin de l’humanité pour bientôt

 

Le plus célèbre astrophysicien du monde, Stephen Hawking, vient d’annoncer sur BBC 4 que la plus grande menace pour notre humanité est… elle-même. Les avancées technologiques notamment les robots dotés d’intelligence artificielle et, pêle-mêle, la possibilité d’une guerre nucléaire, le réchauffement climatique, les virus issus de nos manipulations génétiques, peuvent nous faire basculer dans le néant beaucoup plus tôt que prévu, dès les siècles prochains…. Seul espoir pour lui : disperser l’humanité, en premier lieu sur Mars, et fissa….

 

Alors que la durée de vie restante de notre planète devrait nous laisser de la marge (en théorie encore quelques milliards d’années), selon Stephen Hawking, l’espèce humaine est en danger car la catastrophe est imminente. Elle arrivera peut être dans quelques centaines d’années, un battement de cil à l’échelle de l’humanité et de l’univers! Alors que la société du futur pourrait être aseptisée, apaisée et domestiquée grâce aux technologies toujours plus avancées, ces dernières pourraient surtout nous dépasser puis nous détruire. Hawking affirme que nous serons responsables de notre propre extinction.

 

“Once humans develop artificial intelligence, it will take off on its own and redesign itself at an ever-increasing rate. Humans, who are limited by slow biological evolution, couldn’t compete and would be superseded.” (Source: The Independent)// “Une fois que les humains développeront une intelligence artificielle, elle prendra son envol et se remodèlera elle-même de plus en plus rapidement. Les humains, qui sont limités par des fonctions biologiques lentes, ne pourront rivaliser et seront dépassés”. 

 

Alors pour pallier ce problème quelque peu épineux, l’astrophysicien suggère d’aller coloniser d’autres planètes, et vite! Idéalement, il faudrait rester dans le système solaire et la première candidate est bien sûr Mars. Un processus de colonisation extra-terrestre qui prendrait environ un siècle. D’ici l’achèvement de cette colonisation, il y aurait donc des années très, très délicates selon Stephen Hawking même si tout n’est pas perdu, loin de là. Il a malgré tout foi en l’humanité et en son instinct de survie.

 

“Most of the threats we face come from the progress we’ve made in science and technology. We are not going to stop making progress, or reverse it, so we must recognize the dangers and control them. I’m an optimist, and I believe we can.” (Source: The Telegraph)// “La plupart des menaces qui nous guettent découle de nos progrès scientifiques et technologiques. Nous n’allons pas cesser de progresser, ou faire marche arrière, c’est pourquoi nous devons regarder en face les dangers qui arrivent et apprendre à les contrôler. Je suis optimiste, je pense que nous pouvons y arriver.”

 

 

L’émiettement et la dispersion dans différentes planètes et colonies permettrait de faire survivre l’humanité, ses souvenirs et les restes de sa culture, même si le berceau de la Terre venait à disparaître. Nous serions alors les premiers extra-terrestres, en attendant que ceux qui existent probablement ailleurs dans l’Univers nous donnent signe de vie comme le suggère le paradoxe de Fermi (lire cet article du CNRS, “le paradoxe de fermi et les extraterrestres invisibles”).

Cette théorie, énoncée en 1950 par un physicien italien lauréat du Prix Nobel, pourrait se résumer ainsi « S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

 

L’une des explications du paradoxe de Fermi, selon certains chercheurs, serait que toute civilisation extraterrestre très avancée technologiquement (et donc dotée d’armes de destruction absolue, nucléaires ou autres) en viendrait inéluctablement à s’autodétruire avant d’atteindre d’autres mondes dans l’univers…

Pour tout comprendre, regardez cette vidéo éducative ludique et très complète sur la question (5 mn) en anglais sous titré en français : https://youtu.be/sNhhvQGsMEc

 

La Grande-Bretagne se prépare déjà à créer une armée de robots guerriers pour protéger ses troupes au sol rapporte The Telegraph. Le drone Taranis, d’une valeur de 190 millions d’euros, vole plus vite que la vitesse du son et sélectionne ses cibles automatiquement. Il demande tout de même l’autorisation d’un humain avant d’attaquer, mais un pas a définitivement été franchi depuis 2013. Un sillon, là encore, déjà largement creusé par les oeuvres de science fiction, “Terminator” en tête…

 

Publié le 28 janvier 2016 / 

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/bureau-londres/2016/01/28/stephen-hawking-annonce-la-fin-de-lhumanite-pour-bientot.html

 

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12 – L’astéroïde qui a tué les dinosaures a provoqué une chute de température de 26°C

 

L’astéroïde qui a frappé la Terre il y a 66 millions d’années a projeté des milliards de tonnes de poussières et de soufre dans l’atmosphère. Une “couche” de particules qui a renvoyé les rayons du Soleil dans l’espace, faisant durablement chuter les températures de -26 à -34°C. Il y a 66 millions d’années, la quasi-totalité des dinosaures -ainsi que la plupart des espèces végétales et animales- disparaissaient de la surface de la Terre. La faute, selon l’hypothèse la plus largement admise par les scientifiques, à un gigantesque astéroïde qui a percuté la péninsule du Yucatan, au Mexique.

 

L’impact de la météorite d’une dizaine de kilomètres de diamètre est cataclysmique. L’énergie dégagée est plusieurs milliards de fois supérieure à celle de la bombe atomique larguée sur Hiroshima. Des milliards de tonnes de poussières sont projetées dans l’atmosphère, obscurcissant le ciel pendant des années et empêchant les rayons du Soleil d’atteindre la surface du globe. C’est ce phénomène qui aura provoqué in fine la disparition de nombreuses espèces vivantes.

 

Tout ceci n’est pas neuf. Une étude publiée dans Science en 1980 expliquait déjà que le manque de Soleil avait provoqué une réaction en chaîne: disparition des plantes, des herbivores et donc des carnivores. Mais jusqu’ici, la plupart des études se focalisaient sur l’effet des poussières uniquement, sans l’associer à des modèles climatiques. Or les poussières n’auraient pas pu, à elles seules, provoquer le changement constaté par les relevés scientifiques.

 

C’est pour résoudre ce problème que des chercheurs allemands ont tenté, pour la première fois, d’associer l’impact de la météorite à un modèle de simulation du climat. Leur étude, publiée dans les Geophysical Research Letters et repérée par Le Monde, décrit particulièrement les différents “aérosols” propulsés dans l’atmosphère à l’occasion de cette mauvaise rencontre orbitale. Elle apporte un éclairage nouveau sur ses effets à long terme. Les chercheurs expliquent qu’en plus des poussières catapultées dans l’atmosphère, 100 gigatonnes de soufre ont provoqué une sorte de “bouclier réflecteur” durable. Cela a empêché, dans un premier temps, plus de 98 % des rayons du Soleil d’atteindre le sol.

 

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-8 à -15°C pendant 3 à 16 ans

Résultat: une chute impressionnante de la température moyenne à la surface de la Terre. À l’époque, elle était de 18,9°C -elle est de 14,84°C aujourd’hui-, rappellent les scientifiques allemands du Potsdam Institute for Climate Impact Research, à l’origine de l’étude. Après l’impact, le mercure a chuté “d’au moins 26°C” voire jusqu’à “34°C” -passant de 18,9°C à -7 voire -15°C- et ce “pendant 3 à 16 ans”, selon les différents scénarios établis par les chercheurs.  

 

Dans le scénario le plus “doux”, la surface -blanche et réfléchissante- de la banquise est tout de même multipliée par six, augmentant au passage sa capacité de réfléchir les rayons solaires vers l’espace. Bref, même dans le meilleur des cas, un cercle vicieux s’est mis en place, contribuant à la congélation la planète pendant plusieurs années, et “une période de récupération totale de plus de 30 ans”, précise l’étude.

 

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La faune et la flore, sur Terre et dans les océans, impactée

Quoi qu’il en soit, cet hiver façon Game of Thronesa fait mourir de faim et de froid les dinosaures non-aviens -quelques petits mammifères et oiseaux, ainsi que les dinosaures aviens, ont survécu. Mais il a aussi probablement bouleversé l’ensemble de l’écosystème des océans. “Le refroidissement de la surface a provoqué un vif mélange des océans, ce qui pourrait avoir engendré un boom de la population de planctons”, indique l’étude. Les eaux de surfaces, refroidies, auraient plongé au fond de l’océan, faisant remonter les couches plus profondes… Chargées de nutriments. Une aubaine pour les planctons. Ils auraient consommé l’oxygène sous-marin, éméttant des toxines néfastes au reste de l’écosystème aquatique.

 

Que faut-il en conclure? Que le refroidissement de la surface de la planète a sans doute eu des conséquences dramatiques sur terre et dans les océans. Et que toute modification du climat, que ce soit un refroidissement ou un réchauffement, impacte globalement l’ensemble de la planète.

 

Source : L’Express/ Crédit : NASA/JPL-Caltech/ 24/01/17

 

http://www.planet-terre-inconnue.fr/actualites/terre/lasteroide-qui-tue-les-dinosaures-provoque-une-chu/

 

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