MONDE/ REGIME DIRIGISTE ET BONNE GOUVERNANCE/ ESSOR ET DEVELOPPEMENT : un régime dirigiste vertueux peut impulser une bonne gouvernance

Publié le 29 avril, 2015 0 Commentaire »
MONDE/ REGIME DIRIGISTE ET BONNE GOUVERNANCE/  ESSOR ET DEVELOPPEMENT : un régime dirigiste vertueux peut impulser une bonne gouvernance

 

0.1 – « Singapour ne serait peut-être pas la puissance économique actuelle, ni la plaque tournante du commerce international en Asie, sans Lee Kuan Yew. L’ancien Premier ministre de la cité-État est décédé dimanche 22 mars, après plus de trente ans de gouvernance autoritaire et de croissance économique. »

 

(Singapore Central Business District/ The Marina Bay Financial Centre)

 

0.2 –  « Mahathir bin Mohamad et la Malaisie/ Son action économique : Pendant son mandat, Mahathir a transformé la Malaisie en une région de fabrication de produit high-tech et en un hub financier et de télécommunications par ses politiques économiques fondées sur le nationalisme corporatif, connu sous le nom « Malaysia Plans ». Ces politiques ont été maintenues presque jusqu’à la fin de son mandat. Il a mis en place son programme économique « Wawasan 2020 » (Vision 2020) qui a permis la croissance économique du pays.

En 1997, lors de la terrible crise asiatique, il a traité l’Américain George Soros de « financier rapace ». Fermant le pays, il a appliqué une « potion nationaliste » à la malaisienne, chassant du pays, à peu près 2,2 millions de personnes dont 60 % de musulmans et tous les experts du FMI. Les taux de croissance du pays furent impressionnants : 8,1 % en 2000, 3,5 % en 2002, 5,5 % en 2003, taux alors bien supérieurs à ceux des autres « dragons » et « tigres » asiatiques qui s’étaient soumis aux demandes de la Banque mondiale. En 2002, la Malaisie a eu le taux de chômage le plus bas du monde et en 2001, le pays a accueilli plus de dix millions de touristes. Il est à l’origine de quelques projets économiques : le constructeur automobile Proton, circuit de Formule 1, les tours jumelles de Petronas, l’aéroport le plus moderne du monde construit en 1998 , la nouvelle capitale Putrajaya, la nouvelle capitale de l’informatique et du multimédia, Cyberjaya… »

 

 

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1 – Lee Kuan Yew, le père sévère de la croissance de Singapour, est mort

 

Singapour ne serait peut-être pas la puissance économique actuelle, ni la plaque tournante du commerce international en Asie, sans Lee Kuan Yew. L’ancien Premier ministre de la cité-État est décédé dimanche 22 mars, après plus de trente ans de gouvernance autoritaire et de croissance économique.

Il a hissé Singapour au rang d’économie développée en 50 ans à peine. Lee Kuan Yew, ex-Premier ministre, est décédé le 22 mars à 91 ans, laissant derrière lui l’un des pays  à l’indice de développement humain le plus élevé au monde. Stratégie de croissance très étudiée, gouvernance dirigiste, ambition… Quelques explications à la réussite controversée de Lee Kuan Yew.

 

 

Une philosophie du développement économique au détriment de la liberté

Qui est votre voisin, comment vivez-vous, faites-vous du bruit, est-ce que vous crachez, quel langage utilisez-vous… Nous décidons de ce qui est bien, sans s’occuper de ce que les gens pensent”, expliquait déjà le Premier ministre au quotidien de Singapour The Straits Times en 1987.

Contrôler les libertés des citoyens, c’est la condition sine qua non du développement économique, selon Lee Kuan Yew. Et il ne s’en cache pas. “Je suis souvent accusé d’interférer dans la vie privée des citoyens. Mais si je ne l’avais pas fait, nous n’en serions pas là aujourd’hui“, continue-t-il en référence à sa conception dirigiste du pouvoir. “Et je le dis sans le moindre remord”, ajoute-il.

 

 

Le pari sur la position géographique de Singapour

Premier ministre de 1959 à 1990, cet avocat de formation gouvernait ainsi comme on gère une entreprise. Mais cela a fonctionné. Parvenant à rattacher Singapour à la Malaisie pendant quelques années seulement, il décide de tirer parti de la position géographique de la cité État, son seul atout, estime-t-il. C’est ainsi que le port de Singapour devient une plaque tournante du commerce international.

La ville figure parmi les quatre “dragons asiatiques” – avec la Corée du Sud, Taïwan et Hong Kong – qui constituent dans les années 1960 la première vague des “nouveaux pays industrialisés d’Asie”. Et servirait même de modèle économique à la Chine.

 

 

La volonté d’éradiquer la corruption

Là encore, Lee Kuan Yew a réussi son pari. De la même manière qu’une entreprise augmente les salaires pour attirer et conserver les talents, le Premier ministre a instauré une politique de traitements élevés pour les membres du gouvernement. C’est ainsi que Lee Hsien Loong, le fils de Lee Kuan Yew nommé Premier ministre à son tour en 2004, recevait 1,3 millions d’euros de traitement annuel en 2012. Si bien que, aujourd’hui, le pays figure parmi les pays les moins corrompus au monde, selon Transparency International. Il est 7e du classement, loin par exemple devant la France (21e) ou les États-Unis (18e) ; un comble lorsqu’on songe aux critiques faites – parfois avec raison – sur le manque de caractère réellement démocratique du régime singapourien.

 

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Réussite économique, mais inégalités en hausse

Lee Kuan Yew est parvenu sans conteste à développer son pays. Lors de son indépendance en 1965, Singapour avait un PIB équivalent à celui d’une autre ancienne colonie britannique, la Jamaïque (devenue indépendante trois ans plus tôt). Cinquante ans plus tard, le territoire affiche un PIB plus de 20 fois supérieur. En terme de revenu national brut par habitant, la cité-État se classe à la 8e place, devant les États-Unis. Le chômage y est en outre extrêmement faible (2,8% de la population active) et des champions nationaux, comme Temasek dans l’investissement ou Singapore Airlines dans le transport aérien, se sont imposés depuis longtemps déjà comme références mondiales dans leurs secteurs respectifs.

 

Cependant, l’ex-Premier ministre laisse derrière lui un pays à la faible natalité, où les inégalités sociales augmentent et où la culture de l’innovation fait défaut, relèvent Les Echos. Le Parti d’action du peuple (PAP), au pouvoir depuis la prise de fonction de Lee Kuan Yew à la fin des années 1950, perd des électeurs. De fait, le parti d’opposition, longtemps écrasé par le PAP, a obtenu 40% des voix en 2011, lors des dernières élections nationales, date à laquelle Lee Kuan Yew (qui était conseiller du gouvernement depuis 1990), a définitivement quitté la politique.

 

latribune.fr  |  23/03/2015, 12:

 

http://www.latribune.fr/economie/international/lee-kuan-yew-le-pere-severe-de-la-croissance-de-singapour-est-mort-462999.html

 

 

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2 – L’Asie multiplie les “villes aéroports”

 

De gigantesques projets voient le jour en Inde, Chine, à Taïwan… Des zones aéroportuaires qui deviendront de véritables agglomérations. Mais pas sûr que Roissy ou Heathrow soient menacés pour autant.

L’idée vient d’un Américain et elle a pris le nom d’ « aerotropolis ». John Kasarda, directeur du Kenan Institute, à qui en revient la paternité, place les aéroports au coeur du développement économique et urbain afin de soutenir la compétitivité des entreprises et des territoires alentours. Un nouveau paradigme qui combine transports publics, infrastructures routières, fret, logistique, immobilier de bureaux, pépinières d’entreprise, centre de congrès, halls d’exposition, accès aux soins, enseignement universitaire, shopping, hébergement, immeubles d’habitation, loisirs, spectacles, etc. Le tout dans une logique de « développement durable » dont on ne sait pas très bien s’il s’agit d’un simple élément de langage ou si elle répond à une réelle volonté de promouvoir une croissance verte.

  

 

Pour John Kasarda, « un aéroport n’est jamais statique. Bien planifié, il devient rapidement un actif. Ce n’est pas qu’une question de fret ou de nombre de passagers transportés, cela dépend aussi d’éléments fonctionnels et spatiaux concernant aussi bien le logement que les activités économiques environnantes. Le concept d’aerotropolis est l’expression urbaine du lien physique entre le local et le monde, le prolongement de la connectivité numérique à travers des routes et des espaces physiques ».

 

Le professeur d’université, spécialiste du commerce international, poursuit : « Regardez le nombre d’entreprises implantées aux abords immédiats des aéroports, que ce soit à Schiphol (Pays-Bas), Los Angeles, Atlanta, Roissy ou Hong Kong. Aux États-Unis, les emplois se déplacent autour des grands aéroports. On en recense ainsi 3,1 millions situés à moins de 2,5 miles [4 km] des 25 premiers aéroports américains. Ce n’est pas un hasard si on rencontre la plus forte concentration d’hôtels des États-Unis autour de l’aéroport de Los Angeles. Les aerotropolis sont un concept dynamique, particulièrement en vogue en Asie et au Moyen-Orient, alors que les aéroports occidentaux sont considérés comme des nuisances. Ces aéroports de nouvelle génération sont pourtant un levier essentiel du développement économique, notamment dans les pays émergents. »

 

20 nouveaux aéroports vont ainsi être construits en Inde et 56 seront rénovés (dont celui de Bombay, à bout de souffle) dans les cinq ans qui viennent. En Chine, selon le Kenan Institute, pas moins de 240 milliards de dollars (plus de 175 milliards d’euros) doivent être investis dans l’aménagement et la création de nouveaux aéroports d’ici à 2018.

 

 

 

A shanghai, 2 nouvelles pistes depuis 1999 et 2 en prévision

En Chine encore, et toujours à cet horizon, plus d’une cinquantaine de nouveaux aéroports sont prévus dans l’intérieur du pays (jusqu’à 90 d’ici à 2020).

« Le trafic des petits aéroports chinois a quasiment doublé entre 2010 et 2012 », estime Carole Chen, directrice à Guangzhou du bureau de G&W Consulting, un cabinet de conseil américain spécialisé dans le transport aérien et les plateformes aéroportuaires. Difficile, vu de Paris, Londres ou Francfort, dont le trafic stagne, de soutenir la comparaison alors que celui de certains pays émergents connaît des croissances à deux chiffres (Djakarta, Dubaï, Bangkok, Singapour, Istanbul). « À Shenzhen [sixième aéroport chinois avec un peu moins de 30 millions de passagers transportés en 2012], c’est l’aéroport qui pilote le développement économique de la région », relève encore Carole Chen.

 

Pas de quoi bouleverser la hiérarchie internationale pour autant. Orly (deuxième aéroport français) a lui aussi transporté 27,2 millions de passagers en 2012. Comme la plupart des aéroports chinois, à l’exception de ceux de Pudong (Shanghai), Tianjin et Zhengzhou, celui de Shenzhen est administré localement. Une autonomie à rapprocher du dynamisme industriel de cette ville nouvelle de 10 millions d’habitants spécialisée dans l’assemblage pour le compte des géants mondiaux de l’électronique, dont Apple, et emblématique du nouveau capitalisme chinois. Un pays où les aéroports jouent à l’évidence un rôle déterminant dans le développement de l’économie locale.

 

« Depuis l’ouverture de l’aéroport international de Pudong à Shanghai en 1999, le PIB du territoire a été multiplié par quatre », souligne Carole Chen qui observe une corrélation étroite entre cette progression du PIB et l’augmentation de un à trois du nombre de pistes entre 1999 et 2008 (deux nouvelles pistes sont prévues dans les années qui viennent). Un résultat spectaculaire pour le troisième aéroport chinois (près de 45 millions de passagers en 2012) qui ne pointe toutefois qu’à la 21e place mondiale.

 

Difficile de déterminer si le dynamisme de ces plateformes, souvent adossées à des zones franches sur fond d’aménagement du territoire, menace réellement leurs homologues occidentaux. Difficile aussi de mesurer ce que la dimension « développement durable », affichée autour de tous ces projets, implique concrètement. « Le développement durable est par définition éphémère, relativise Franck Vallérugo, professeur d’économie urbaine à l’Essec, puisque dans vingt ou trente ans les critères de durabilité ne seront plus les mêmes. »

 

Faut-il pour autant limiter le développement durable à une simple posture marketing, malgré une volonté légitime de se différencier et de promouvoir son territoire ? « Même s’il est logique de chercher à valoriser les territoires alentours, il ne faut pas oublier que la finalité première d’un aéroport, c’est d’accueillir dans de bonnes conditions ceux qui s’y rendent », répond un familier du transport aérien.

 

Une boutade qui pointe la principale lacune de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle : son accessibilité. Les efforts de promotion en faveur du développement d’un vaste écosystème autour du premier aéroport français (comme celui animé par Hubstart Paris Region, qui fédère une large palette d’interlocuteurs publics et privés) auront du mal à transformer l’essai tant que l’accès à Roissy sera aussi laborieux ; qu’il s’agisse des 85.000 collaborateurs directs de la plateforme ou de ceux qui viennent y prendre l’avion (plus de 250.000 personnes par jour). Une évidence que certains responsables d’Aéroports de Paris (ADP) – qui parlent de « promouvoir une mobilité durable pour une accessibilité optimale » (sic) – ont du mal à admettre publiquement alors que le Grand Paris Express, qui devrait contribuer à améliorer la situation, ne verra pas le jour, pour eux, avant 2025.

 

Henri Bessières/ 10/03/2014

 

http://www.latribune.fr/blogs/la-tribune-du-grand-paris/20140310trib000823450/l-asie-multiplie-les-villes-aeroports.html

 

 

 

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3 – Parti communiste chinois : gouvernance avancée en matière de développement économique et social

 

Le Parti communiste chinois est le parti dirigeant la République populaire de Chine (RPC) depuis 1949, ainsi que de facto le parti unique1. Le premier congrès eut lieu le 23 juillet 1921 dans la concession française de Shanghai dans une maison de briques grises sise rue Huangpi. Énorme structure sociale, le PCC dirige la politique en République populaire de Chine à tous les niveaux depuis son accession au pouvoir en 1949.

En 2011, le parti compte 80,6 millions de membres ce qui en fait le plus grand parti au monde.

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_chinois

 

BRAVO/ On peut vaincre le sous-développement et la pauvreté endémique…

 

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4 – Message du Nouvel An 2015 adressé par le Président chinois Xi Jinping

 

« D’une façon générale, notre peuple vit de mieux en mieux, mais nous devons à tout moment penser à ceux qui sont encore en difficulté. Nous devons mener à bien, avec enthousiasme, le travail pour le bien-être social, en particulier la lutte contre la pauvreté et les projets de développement ainsi que la garantie du minimum vital des habitants, pour que la vie des habitants ruraux défavorisés et des habitants urbains en difficulté soit garantie, et leur cœur, réchauffé.

 

Nous devons continuer à gérer le Parti avec tout le sérieux qui s’impose, et rester déterminés à améliorer le style de travail, à lever haut l’épée de la lutte anti-corruption et à bien serrer la cage institutionnelle pour mieux contenir le pouvoir. En Chine, pays socialiste dirigé par le Parti communiste chinois, tout élément corrompu, une fois repéré, sera puni, toute corruption finira par être condamnée et éliminée.

 

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Nous nous livrons actuellement à une grande œuvre, qui ne sera réussie qu’avec une volonté inébranlable. Nous n’aboutirons à rien si nous nous arrêtons à mi-chemin. Notre plan est grandiose, notre tâche sera ardue. Les membres de tout le Parti et le peuple multiethnique de tout le pays doivent s’unir comme un seul homme, mettre à contribution la sagesse collective en saisissant les opportunités, faire face ensemble aux défis, résoudre les problèmes épineux sans tarder et innover dans un esprit entreprenant, afin de développer le pays et d’améliorer la vie du peuple d’année en année.

 

Le peuple chinois est attaché à l’avenir de son propre pays, mais également à celui du monde. Nous avons fourni notre assistance à l’Afrique, quand elle est frappée par l’épidémie d’Ebola ; nous avons apporté notre appui à la capitale des Maldives, quand elle a souffert d’une coupure d’eau. De telles actions, très nombreuses, traduisent l’esprit des Chinois, qui restent intimement liés et solidaires avec les autres peuples du monde. Le monde d’aujourd’hui est loin d’être tranquille. Nous appelons de nos vœux la paix, et je souhaite sincèrement que les efforts conjugués des différents pays du monde permettent à tous les peuples d’être à l’abri de la faim et du froid, à toutes les familles de s’épargner le feu de guerre, et à tous les enfants de s’épanouir pleinement sous le soleil de la paix. »

 

2015/01/06

 

http://www.amb-chine.fr/fra/zgyw/t1225963.htm

 

 

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5 – Chine : le FMI annonce qu’elle est devenue la première puissance économique mondiale

 

ÉCONOMIE – Si la Chine a dépassé les Etats-Unis en termes de richesse nationale depuis 2011, voilà qu’un nouvel indicateur vient réaffirmer la puissance économique de Pékin. Selon les données du FMI, publiées en octobre mais dénichées il y a seulement quelques jours par le site spécialisé MarketWatch, le PIB chinois sera de 17.632 milliards de dollars en 2014, contre 17.416 milliards aux Etats-Unis. Pour effectuer cette comparaison, MarketWatch a pris en compte le PIB en “parité du pouvoir d’achat” (PPA).

 

Pourquoi ne pas avoir exprimé les PIB en bon vieux dollars? Tout simplement parce que le yuan n’était pas une monnaie convertible jusqu’en 2013 et que, depuis cette date, il ne l’est que partiellement. Les échanges de devises sont encore encadrées si bien qu’aujourd’hui encore comparer des chiffres en dollars et en yuans revient à comparer des pommes et des poires (attendu que l’on ne sait toujours pas très bien combien de pommes il faut pour obtenir un poire).

 

 

Afin de comparer ce qui est comparable, en tenant compte également des niveaux de vie, le FMI a donc pris le “PPA”. Un système de conversion basé sur le pouvoir d’achat dont l’exemple le plus célèbre est l’indice “Big Mac”. Le Big Mac étant composé dans tous les pays des mêmes ingrédients, son prix de vente permet d’établir un taux de conversion entre plusieurs monnaies. Le principe est ici le même, mais appliqué à 3000 biens et services. De fait, même en convertissant en une même devise, un dollar permettra d’acheter beaucoup plus de choses en Chine qu’aux Etats-Unis. Inversement, un yuan ne pèsera pas bien lourd aux Etats-Unis.

 

L’astuce du PPA consiste donc à mesurer le pouvoir d’achat des monnaies par rapport à un panier de produits. Sur 3000 biens et services retenus par le FMI, on réalise par exemple qu’une bouteille d’eau s’achète 4 dollars aux Etats-Unis et 2 yuans en Chine. En s’arrêtant là, on pourrait donc en déduire que 1 yuan est égal à 2 dollars. Mais en pratique seulement, car il faut agréger les 3000 références. Au bout du compte, l’ensemble des données offre ainsi un indicateur relativement concret.

 

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Cette situation devrait se pérenniser, et l’ex-puissance communiste prendra de plus en plus d’avance sur son ex-rivale capitaliste dans les cinq années à venir. Le FMI prévoit ainsi qu’en 2019, la Chine atteigne 27.000 milliards de dollars de PIB (classique), quand les Etats-Unis ne seront qu’à 22.000 milliards. Bien qu’étant le pays le plus puissant dans sa globalité, la Chine est toutefois loin d’avoir la population la plus aisée de la planète. En mesurant le PIB par habitant, elle est toujours classée 89ème, entre les Maldives et la Jordanie.

 

Le HuffPost / Publication: 08/12/2014 15h22 CET Mis à jour: 09/12/2014 01h17 CET

 

http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/08/chine-usa-richesse-puissance-pib_n_6287676.html

 

 

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6 – La gouvernance de la Chine selon Xi Jinping

 

J’ai voulu dans ce texte retenir, de manière structurée, l’architecture des convictions du Président Xi Jinping telles qu’il a tenu à les exprimer dans son livre, « La gouvernance de La Chine ». Ce livre est très instructif. En le lisant du début à la fin, j’ai tenté une contraction de texte, ambitieuse pour un livre de 550 pages, il y a donc beaucoup de réductions dans mon approche. Cependant plusieurs éléments me paraissent devoir être notés par ceux que les perspectives de la Chine et l’action de son Président interrogent :

 

1/ le régime est et veut rester communiste.
La Constitution, le Parti, l’Armée, sont construits dans cet objectif. La lutte contre la corruption entretient la popularité du pouvoir. Les évolutions politiques ne seront pas bouleversantes, malgré l’émergence politique de la société civile. En revanche sur le plan économique la « nouvelle normalité » provoquera de nombreux changements.

 

2/ l’Asie est la priorité géopolitique de La Chine.
Durant,au moins, la période de structuration de la solidarité asiatique, la stabilité dans les autres parties du Monde est la perspective. Dans la compétition avec les USA, l’enjeu principal est le leadership dans l’espace Asie-Pacific. La nouvelle route de la soie est l’axe fédérateur, la banque d’investissement des infrastructures sera le levier de ce leadership.

 

 

 

3/ le cap économique est celui de l’innovation.
Croissance qualitative, inclusive, internationalisation de la monnaie, investissement a l’étranger, développement durable, innovation autonome,…sur tous ces sujets la stratégie est celle de l’innovation, de l’intelligence ajoutée. Xi fait un appel pressant à la créativité chinoise. Le cap est clair: dans les 5 ans, pour atteindre les objectifs, il faut une croissance de 7%. Des efforts et des réformes seront nécessaires!

 

4/ pour éviter le tête a tête sino-américain la Chine compte sur l’Europe.
Elle ne souhaite pas un monde de confrontation. Le monde multipolaire a la chinoise recherche l’équilibre des pôles. De ce point de vue l’inquiétude de la Chine sur l’avenir de l’Europe est réelle. Ainsi les chinois se préoccupent beaucoup de la qualité de la relation franco-allemande, axe majeur d’un renforcement de l’Union européenne, à leur yeux.

 

Ce livre est une mine d’informations sur ce que souhaite le Président Xi Jinping. La collection de ses discours permet d’identifier les thèmes récurrents et les références constantes ce qui nous autorisent au fil des pages à faire la différence entre l’essentiel et le subalterne. Ce n’est pas si courant qu’un chef d’Etat en exercice écrive noir sur blanc ses ambitions et ses convictions, ses idées et ses projets. Au delà des commentaires il me semble important de lire le Xi Jinping dans le texte. Pour ce faire j’ai choisi quelques extraits parmi les plus significatifs.

 

21.04.2015

Jean-Pierre Raffarin/ Ancien Premier Ministre
Président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat

 

Source et infos : http://www.carnetjpr.com/2015/04/21/la-gouvernance-de-la-chine-selon-xi-jinping/

 

 

 

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7 – 21 ans après, le miracle rwandais ?

 

« Rwanda is clinically dead as a nation ». Tels étaient les mots du Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, en 1996, soit deux ans après le génocide rwandais, qualifié comme le plus rapide de l’histoire. Vingt-et-un ans plus tard, retour sur un pays qui a su se reconstruire dans la douleur. 

 

 

 

 Trois mois de terreur

Entre avril et juillet 1994, à l’apogée d’une discrimination et d’un rejet constants de la population ethnique tutsi par les Hutus au Rwanda, 800 000 personnes ont été assassinées et 250 000 femmes ont été violées par les acteurs du gouvernement hutu. Le Front Patriotique Rwandais (FPR), constitué au Ouganda par les exilés tutsis, avec à sa tête l’actuel Président du pays Paul Kagamé, avait lancé une offensive contre les forces gouvernementales dans le but d’un retour de la population tutsi au Rwanda. Le gouvernement a non seulement répliqué militairement, mais a également ordonné l’extermination de la population tutsi encore installée au Rwanda, ainsi que de tous les Hutus ne se ralliant pas à cet esprit génocidaire.

 

 

 

La douleur de la réconciliation

A l’été 1994, avec la fin du génocide et la défaite de l’armée nationale, le Rwanda se retrouvait psychologiquement, économiquement et politiquement anéanti. « 34% des ménages avaient pour chef de famille une femme et 21% une veuve », explique Benoît Guillou dans son ouvrage Le pardon est-il durable. C’est dans ce contexte, en Novembre 1996, que le nouveau gouvernement Rwandais décide de rapatrier les réfugiés Hutus, majoritairement installés à Zaïre. Progressivement, survivants et génocidaires étaient contraints de vivre dans les mêmes villages, au sein des mêmes communautés. Les efforts nationaux et internationaux entamés pour punir les acteurs du génocide n’ont évidemment pas suffi pour attiser la souffrance des survivants ayant perdu leur famille aux mains de leurs voisins. « Avant ce retour (des Hutus), nous commencions à oublier, mais maintenant, c’est comme si vous aviez une plaie qui était en train de guérir et quelqu’un venait vous la rouvrir ». Ces propos, recueillis par le journaliste Philip Gourevitch, montrent la difficulté d’une telle initiative. 

 

Afin de faire face aux nombreux procès en cours, des juridictions populaires, ou gacaca, ont été mises en place entre 2005 et 2012. Des juges, élus par la communauté, étaient chargés de juger les suspects, en laissant aux tribunaux nationaux la tâche de juger les inculpés ayant planifié et donné les ordres relatifs au génocide. Le but était de faire le premier pas vers une réconciliation entre des individus s’étant repentis et la communauté. Une personne reconnaissant ses crimes pouvait ainsi rester en liberté et exécuter des tâches communautaires ou subir d’autres peines légères.

 

Ces efforts, en parallèle d’autres initiatives et programmes favorisant l’éducation au sujet du génocide et promouvant la paix, ont connu un certain succès et ont partiellement apaisé les tensions. Le Rwanda a pu progressivement reconstruire une identité nationale. Paul Kagamé, ministre de la Défense au moment où cette politique de réconciliation a été mise en place, reconnaissait lui-même la difficulté de ce qu’il demandait aux survivants Tutsi. « Je suis persuadé que chaque individu, quelque-part dans ses intentions, aspire à la paix, au progrès », avait-il toutefois expliqué. « Nous n’avons pas d’autre alternative ».

 

 

Paul Kagamé, l’homme fort du Rwanda

En mettant l’intérêt général en avant et en fermant les yeux sur certains génocidaires afin de reconstruire une population rwandaise avec une économie qui se développe, Paul Kagamé a fait un pari risqué, projeté sur le long terme. Si les efforts de réconciliation ont porté leurs fruits et conduit à de belles histoires, à l’image des portraits publiés par le New York Times en 2014, beaucoup s’opposent encore à un pardon généralisé, qu’ils considèrent comme impossible. Mais on constate également que, au marché ou dans la rue, Tutsi et Hutus se croisent, se côtoient.

 

Sur le plan économique, le Rwanda a connu un succès impressionnant. Le taux de pauvreté a baissé d’environ 25%, les exportations de matières premières ont augmenté. Le PIB a également connu une croissance considérable. Si le taux de pauvreté reste à 45% et que la croissance a freiné à partir de 2012 en raison d’une diminution de l’aide étrangère, il reste que, deux décennies plus tard, le pays est transformé.

Si Paul Kagamé a fortement contribué au développement de son pays, il n’en est aujourd’hui pas moins critiqué pour ses atteintes à certaines libertés, notamment au travers d’une politique de surveillance ressentie comme omniprésente, et pour l’instauration d’un monopartisme masqué sur la scène politique rwandaise. La diminution récente de la croissance économique du Rwanda est d’ailleurs fortement liée à la mauvaise image que renvoie parfois le Président et qui a donné lieu à une baisse des contributions financières de la part de la communauté internationale. 

 

 

21 ans après

Le nouveau Rwanda atteint bientôt sa majorité. Après de tels drames humains, on aime toujours espérer que l’humanité apprend, qu’elle ne reproduit pas ses erreurs. Les tribunaux de Nuremberg, de l’ex-Yougoslavie, puis le TPI pour le Rwanda, ont tous été le fruit d’une communauté internationale qui se veut justicière et qui veut montrer que l’impunité n’existe plus. Mais ce qui se passe au Rwanda est un phénomène qui va plus loin et qu’il est donc difficile de saisir.

 

La nécessité de se reconstruire, d’aller de l’avant, a puisé au plus profond des ressources intérieures humaines des Rwandais. Il est vrai que sur place, les avis restent mitigés et le pardon une notion subjective, manipulable. Bien sûr, les politiques publiques, adaptées au contexte, et l’aide internationale ont également contribué de manière considérable aux différents aspects du développement. Mais il y a autre chose, qui échappe à la rationalité humaine. Cela s’élève au-delà de la justice, de la souffrance, de toute forme de rancœur et même de pardon.

 

Mercredi 8 avril 2015 – 13H19

 

http://www.opinion-internationale.com/2015/04/08/21-ans-apres-le-miracle-rwandais_34178.html

 

 

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8 – Développement de la Malaisie :

 

Je me suis récemment rendu en Malaisie, un pays à la fois porté par de forts taux de croissance mais également en proie à quelques problèmes grandissants. La Malaisie bénéficie des fondamentaux favorables des pays d’Asie du Sud-Est et des 10 États membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui comptent une population jeune et une classe moyenne en expansion. Durant ses 22 années en fonction, l’ancien Premier ministre Dr. Mahathir Mohamad a favorisé la diversification de l’économie malaisienne pour réduire sa dépendance aux exportations de matières premières, ce qui lui a valu le surnom de « Père de la modernisation ».

 

Le Premier ministre en poste, Dato’ Sri Mohd Najib Bin Tun Haji Abdul Razak, a maintenu les politiques favorables aux entreprises et initié des réformes civiles. Selon nous, le potentiel d’investissement de la Malaisie devrait se développer à mesure que le gouvernement poursuivra ses efforts de réforme. D’ailleurs, sachant que la Réserve fédérale américaine a mis fin à son long programme d’assouplissement quantitatif et qu’elle envisage de relever les taux, nous sommes convaincus que les liquidités injectées par la Banque du Japon et la Banque populaire de Chine (qui a abaissé son taux directeur pour la première fois en plus de deux ans) devraient contribuer à soutenir l’économie du pays et de ses voisins.

 

 

Objectifs ambitieux

La Malaisie s’est fixé un objectif ambitieux : devenir un pays « à haut revenu » d’ici 2020, un statut que la Banque mondiale utilise pour désigner les marchés développés.[1]

Beaucoup a changé depuis que nous avons commencé à investir en Malaisie à la fin des années 1980. Le pays s’est ouvert à davantage d’investissements étrangers, le nombre de sociétés cotées s’est envolé et les marchés sont bien plus liquides, ce qui offre aux investisseurs un éventail élargi d’opportunités. Réputée comme l’un des principaux pays producteurs de caoutchouc, la Malaisie est parvenue à diversifier son économie dans des secteurs comme le tourisme, l’électronique, la pharmaceutique et la fabrication d’instruments médicaux, et c’est même aujourd’hui une plaque tournante de la finance islamique. Récemment, nous avons vu la Malaisie s’engager dans des réformes qui nous semblent nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux qu’elle s’est fixé, non seulement pour atteindre le statut de pays développé, mais également pour devenir un haut lieu stratégique dans la région en matière d’échanges commerciaux, d’enseignement et d’industrie. Pour nous, la Malaisie entretient une relation particulièrement symbiotique avec sa voisine Singapour : la première propose une main d’œuvre moins chère et la seconde des prouesses technologiques.

 

 

 

Suppression des aides publiques

Bien qu’il rencontre un franc succès auprès de la population, le système séculaire de subventions de la Malaisie a asséché les ressources publiques. Le pays pâtit d’un déficit budgétaire et les observateurs craignent que sa balance courante ne devienne elle aussi déficitaire. Le gouvernement s’est efforcé d’éviter ce scénario de « déficits jumeaux », ce qui a notamment consisté à supprimer certaines aides surannées. Depuis le 1er décembre donc, les carburants ne sont plus subventionnés et les prix à la pompe sont désormais fondés sur un système de fluctuations encadrées. Le marché actions malaisien (qui a sous-performé certains homologues de la région cette année) a bien accueilli cette annonce, car d’après certaines études, le retrait progressif de ces aides pourrait se traduire par une économie annuelle de près de 20 milliards de ringgit (soit 6 milliards USD) pour le gouvernement.

 

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé que la fin des subventions sur les carburants contribuerait à ramener le déficit attendu de la Malaisie à moins de 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2015, contre 3,9 % en 2013.[2] Le FMI a également salué l’introduction d’une taxe sur les biens et services et le renforcement des filets de sécurité sociaux, qu’il considère comme des efforts décisifs pour garantir la viabilité des finances publiques et réorienter les dépenses pour favoriser une croissance durable et équitable à moyen terme. Nous partageons cet avis ! La banque centrale Bank Negara Malaysia s’est également employée à réduire l’endettement des ménages et à contenir les pressions inflationnistes.

 

La Malaisie présidera l’ASEAN en 2015 et a pour mission de piloter la communauté économique de l’ASEAN (AEC), dont le démarrage est attendu cette même année. L’AEC représentera un marché commun d’environ 600 millions d’individus totalisant un PIB de presque 2 000 milliards de dollars.[3] La Malaisie formulera une feuille de route à 10 ans pour la communauté (2016-2025) et a choisi le thème d’une « ASEAN centrée sur le peuple », qui convient à l’esprit coopératif de l’ASEAN, notamment compte tenu de son objectif de devenir un centre névralgique en matière d’éducation pour les étudiants de la région et au-delà.

 

L’agence privée Education Malaysia Global Services a été créée sous la houlette du ministère malaisien afin d’aider le pays à devenir une destination pour les étudiants étrangers. Dans le cadre de son programme Wawasan 2020 (qui signifie Vision 2020) initié en 1991, la Malaisie s’est fixée de recruter un total 200 000 étudiants étrangers.[4] Nous estimons que les investissements dans l’éducation sont essentiels pour que la Malaisie accède au statut de pays développé, et le gouvernement malaisien s’est fixé un objectif ambitieux : que d’ici 2020, au moins une des universités du pays figure dans le top 50 mondial et trois dans le top 200.

 

 

Investir en Malaisie : l’importance de la sélection de valeurs

 Nous avons récemment rencontré une société malaisienne de services pétroliers présente non seulement en Malaisie, mais également en Asie du Sud-Est, au Brésil, en Australie et en Afrique. La baisse des cours pétroliers pourrait avoir un impact substantiel sur son activité, et il nous semble que certaines mesures de maîtrise des coûts seront nécessaires. Malgré cela, avec des coûts de fonctionnement nettement inférieurs à 50 USD le baril, certains champs de Malaisie sont très économiques, de sorte que la détente des cours pétroliers ne signifiera pas nécessairement que les acteurs du secteur ne seront plus rentables.

 

Nous avons également rencontré un distributeur de composants automobiles qui cherche à se diversifier dans l’assemblage de véhicules japonais. La direction est convaincue que le marché malaisien de l’automobile est en expansion et que les consommateurs s’intéressent à des marques et des modèles plus haut de gamme.

Quant à l’huile de palme, qui figure parmi les produits les plus exportés par la Malaisie, notre visite d’une plantation a révélé que les prix sont temporairement sous pression mais ses exploitants tablent sur une accélération de la demande mondiale à long terme. Ils sont donc en train de remplacer les palmiers vieillissants par de nouvelles espèces au rendement supérieur, et d’agrandir la superficie de la plantation.

 

Comme les investisseurs de Malaisie, il nous paraît important d’être sélectifs, d’autant plus que les valorisations dépassent celles d’autres marchés asiatiques malgré des performances quelque peu décevantes. Nous privilégions entre autres les entreprises de petite taille qui nous paraissent avoir un potentiel de croissance mais que les investisseurs ont globalement négligées. Les services aux collectivités sont un secteur prometteur du fait de la suppression des subventions qui pourrait stimuler la rentabilité des différents acteurs. Nous apprécions également les entreprises orientées sur la consommation, qui sont susceptibles d’être portées par les efforts de la Malaisie pour devenir un pays à haut revenu et par l’élargissement potentiel de la classe moyenne.

 

Cette vision pourra bien entendu être voilée par quelques obstacles, et certaines politiques ne seront pas particulièrement bien accueillies par les Malaisiens, comme la suppression des subventions mais également l’entrée en vigueur en avril 2015 de la taxe sur les biens et services (la taxe de 10 % sur les ventes et celle de 6 % sur les services seront remplacées par un taux forfaitaire de 6 % applicable à la quasi-totalité des biens et services à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement).

En tant qu’investisseurs, nous devons garder une vision à long terme et cibler les entreprises que nous jugeons en mesure de survivre et de prospérer quel que soit le contexte, et qui figurent dans une niche intéressante. Nous recherchons également des entreprises au service des consommateurs, avec un rayon d’action aussi bien national que régional, voire mondial.

La Malaisie est à notre sens en phase de transition, car les politiques surannées doivent évoluer pour atteindre les objectifs futurs. Je dirais que nous affichons un optimisme prudent à l’égard de la Malaisie : nous espérons évidemment qu’elle atteigne ses objectifs ambitieux, et nous avons l’intention d’être là au cours de ce processus.

 

Décembre 8, 2014

 

Source et infos : http://mobius.blog.franklintempleton.com/fr/2014/12/08/developpement-de-la-malaisie/

 

 

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9 – Mahathir bin Mohamad et la Malaisie : bonne gouvernance et source d’inspiration

 

Mahathir bin Mohamad est un homme politique malaisien né le 20 décembre 1925 à Alor Setar, capitale de l’État de Kedah, dans le nord-ouest du pays. Mahathir a été le 4e Premier ministre malais de 1981 à 2003.

  

Carrière politique

Il est élu pour la première fois au Parlement en 1964 mais perd son siège lors des élections suivantes, en mai 1969. Avant d’occuper le poste de premier ministre il fut successivement ministre de l’Éducation, vice-Premier ministre (1976), ministre du Commerce et de l’Industrie (1978), et dirigea plusieurs missions à l’étranger pour attirer les investisseurs. Peu connu dans le reste du monde, il a une forte influence politique en Asie.

 

 

Son action politique

C’est le premier chef de gouvernement non aristocrate. Il est à l’origine de la modernisation de la Malaisie. Surnommé Docteur M., il était un partisan des « valeurs asiatiques » et encore plus, des « valeurs islamiques ». Mahathir s’est lancé durant son mandat dans une politique d’islamisation. Il a créé la Banque islamique de Malaisie en 1982 et l’Université islamique internationale en 1983. Il a prôné le respect des règles religieuses et a mis en œuvres des programmes télévisés islamiques. Il veut un islam modéré et, surtout, modernisé[réf. nécessaire], capable de permettre l’essor économique du pays. La Malaisie, contrairement à son voisin indonésien, est donc un État musulman non séculaire. En septembre 1998, il fit arrêter son vice-premier ministre Anwar Ibrahim qui contestait ses méthodes, le fit emprisonner et condamner pour « abus de pouvoir » et « sodomie ».

 

Mahathir a toujours souhaité limiter l’influence britannique en Malaisie, qui reste cependant membre du Commonwealth, mais il a donc cherché à promouvoir une Communauté des pays asiatiques (EAEG, East Asia Economic Group) autour du JaponIl a lutté contre les réseaux d’Al-Qaida, établis en Malaisie, tirant parti des attentats du 11 septembre 2001 pour reprendre la main contre son principal opposant, le Parti islamique malaisien (PAS) qui s’est alors déconsidéré en approuvant hystériquement les attentats. Contre lui et pour le réduire, il a usé de lois liberticides, de mesures policières et d’une censure brutale des médias, tout en expulsant des milliers de travailleurs indonésiens.

 

Il conteste également l’hégémonie américaine, car il estime1 que « les Américains ne s’intéressent pas aux raisons d’être des organisations terroristes, déployant des mesures de prévention et de sécurité extraordinaires qui provoquent la colère, le malheur de peuples entiers qui ne demanderaient pas mieux que de coopérer contre le terrorisme ». L’ex président cubain Fidel Castro l’a appelé « l’autre rebelle non conformiste. »

Lors de la fin de son mandat, 16 octobre 2003, il fit un discours enflammé à l’Organisation de la conférence islamique à Putrajaya, où il accusa les Juifs de dominer le monde « par procuration »2. Cela augmenta sa réputation d’antisémitisme et il fut critiqué dans la presse occidentale. Mahathir répliqua en défendant son discours en disant qu’il n’était pas antisémite mais contre les juifs qui tuent des musulmans et les juifs qui les soutiennent3.

 

Dans un entretien publié le 29 juin 2013 avec Vitaly Naoumkine (ambassadeur de bonne volonté auprès de l’Alliance des civilisations), il déclare: « il n’y a aucune sécularisation possible dans l’islam, car, comme vous le savez, l’islam est un modèle qui englobe tous les aspects de la vie. D’un côté il explique tout ce qui se passe dans notre société, parce qu’il y a dans le Coran un code de la façon de se comporter dans chaque aspect de la vie, ce qui diffère de la Bible ou de la Torah. Mais d’un autre côté les choses que nous devons faire sont tout-à-fait en concordance avec la démocratie et cela ne contredit en aucune façon la foi islamique. Il y avait de la démocratie dès le début de l’histoire musulmane4 ».

 

 

Son action économique

Pendant son mandat, Mahathir a transformé la Malaisie en une région de fabrication de produit high-tech et en un hub financier et de télécommunications par ses politiques économiques fondées sur le nationalisme corporatif, connu sous le nom « Malaysia Plans ». Ces politiques ont été maintenues presque jusqu’à la fin de son mandat. Il a mis en place son programme économique « Wawasan 2020 » (Vision 2020) qui a permis la croissance économique du pays.

 

En 1997, lors de la terrible crise asiatique, il a traité l’Américain George Soros de « financier rapace ». Fermant le pays, il a appliqué une « potion nationaliste » à la malaisienne, chassant du pays, à peu près 2,2 millions de personnes dont 60 % de musulmans et tous les experts du FMI. Les taux de croissance du pays furent impressionnants : 8,1 % en 2000, 3,5 % en 2002, 5,5 % en 2003, taux alors bien supérieurs à ceux des autres « dragons » et « tigres » asiatiques qui s’étaient soumis aux demandes de la Banque mondialeEn 2002, la Malaisie a eu le taux de chômage le plus bas du monde et en 2001, le pays a accueilli plus de dix millions de touristes.

 

 

Il est à l’origine de quelques projets économiques :

_ Le constructeur automobile Proton ;

_ Circuit de Formule 1 ;

_ Les tours jumelles de Petronas, les tours jumelles les plus grandes au monde (452 m, 200 ascenseurs), et le bâtiment le plus grand du monde de 1997 à 2003, qui sont devenus les symboles de la Malaisie moderne. Les tours Petronas peuvent résister à une séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter ;

_ L’aéroport le plus moderne du monde construit en 1998 ;

_ La nouvelle capitale Putrajaya ;

_ La nouvelle capitale de l’informatique et du multimédia, Cyberjaya.

 

Source et infos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahathir_ibn_Mohamad

  

 

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Avis des internautes

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