MONDE/ RUSSIE/ COOPERATION/ ECONOMIE/ DEFENSE ET SECURITE : le Président Poutine en Chine pour renforcer la coopération stratégique entre deux alliés

Publié le 29 juin, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ RUSSIE/ COOPERATION/ ECONOMIE/ DEFENSE ET SECURITE : le Président Poutine en Chine pour renforcer la coopération stratégique entre deux alliés

  

0.1 – « Poutine/ la coopération russo-chinoise, gage de stabilité mondiale : Le chef d’Etat russe a salué la contribution apportée par son homologue chinois Xi Jinping dans le développement des relations entre les deux pays. Dans une interview accordée à l’agence Chine nouvelle, Vladimir Poutine a qualifié le président chinois de “bon ami” et de “partenaire fiable”. Il a rappelé que les deux pays coopéraient notamment dans les domaines de l’exploration spatiale, de l’aviation, de l’écologie, de l’énergie et du nucléaire civil.  “Nous estimons que la priorité dans notre interaction avec la Chine doit être la levée progressive de toute sorte d’obstacles entravant un travail commun et ouvert. Dans un premier temps, cela pourrait aboutir à la mise en place d’une zone de libre-échange”, a déclaré le dirigeant russe. Toujours selon lui, l’existence même de la coopération russo-chinoise au niveau international est un gage de stabilité mondiale. »

 

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0.2 – « La Chine et la Russie célèbrent leur rapprochement : La Chine et la Russie font front commun contre l’expansionnisme occidental et la course aux armements qu’elle entraîne à leurs yeux. Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont publié à l’issue de leur rencontre à Pékin, samedi 25 juin, un communiqué acerbe à l’égard de « certains pays et alliances politico-militaires ». Ceux-ci « cherchent des avantages décisifs dans les technologies militaires et associées à travers l’usage de la force et sa menace dans les affaires internationales ». Cette politique a ébranlé « le système de sécurité stratégique global ». »

  

Russian President Vladimir Putin, left, and President of the People's Republic of China Xi JinpingAfficher l'image d'origine

 

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1 – Vladimir Poutine en visite à Pékin, un « allié proche »

 

Vladimir Poutine est arrivé en Chine samedi 25 juin pour un sommet avec le président Xi Jinping placé sous le signe des convergences croissantes entre Moscou et Pékin. Dans une interview à l’agence Xinhua (Chine nouvelle) publiée le 17 juin, le président russe a même déclaré que les deux pays se considéraient comme « des alliés proches » – une expression inhabituelle, qui a quelque peu étonné en Chine puisque Pékin a toujours refusé toute politique d’alliance. « Vous voulez savoir si la Chine et la Russie vont s’engager sur la voie de devenir des alliés ? Je ne crois pas que cela va dans cette direction. La Chine a pour principe, avec la Russie, de devenir de bons amis, mais pas des frères d’armes », rectifie Li Ziguo, directeur du Centre d’études de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), qui rassemble Chine, Russie et les pays d’Asie centrale sur les questions de sécurité. La Chine mène une politique de « partenariat stratégique global » avec Moscou, comme avec de nombreux pays occidentaux.

 

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_ « Contexte favorable »

« Cela signifie-t-il que les Russes ont plus besoin de la Chine que la Chine de la Russie ? Peut-être », note Jean-Pierre Cabestan, de l’université baptiste à Hongkong, qui constate que la coopération militaire va désormais dans les deux sens : les Chinois, gros clients du complexe militaro-industriel russe, commencent à fournir des composants électroniques pour des fusées russes et devraient équiper des bateaux militaires russes de moteurs diesel, Moscou n’ayant pu se fournir en Allemagne.

 

« Il y a un contexte favorable pour les relations sino-russes : un rapprochement qui se fait contre l’Occident, une neutralité bienveillante de la Chine sur la question ukrainienne et, en retour, un soutien assez net des Russes sur les questions des mers de Chine du Sud. Les Russes reprennent exactement l’argumentaire chinois d’entretiens bilatéraux et de négociations pacifiques pour résoudre les différends territoriaux entre la Chine et ses voisins », poursuit le chercheur, auteur de La politique internationale de la Chine, Entre intégration et volonté de puissance (Presses de Sciences Po, 2015).

 

Le président chinois Xi Jinping et son homologue russe doivent ce week-end signer un certain nombre d’accords dans le domaine économique, notamment la suite de la coopération enclenchée avec le projet de train à grande vitesse Moscou-Kazan. La Chine s’est également engagée en avril à financer la construction d’une usine de gaz naturel liquéfié sur la péninsule arctique de Yamal pour près de 10 milliards d’euros.

 

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_ Obstacles économiques

Paradoxalement, ce sont les dossiers économiques qui aux yeux des Chinois posent le plus de problèmes : « C’est dans le domaine économique qu’il y a le plus de limites à la convergence entre Chine et Russie. Nos deux économies sont de taille différente. L’économie russe est en transition. C’est donc inévitable. De longues négociations sont nécessaires pour parvenir à une compréhension mutuelle », explique Jiang Yi, un chercheur de l’Institut d’études sur la Russie, l’Europe orientale et l’Asie centrale de l’Académie des sciences sociales. L’économie est « la partie la plus vulnérable des relations sino-russes », estime-t-il.

 

Ces divergences ont pour l’instant ralenti l’avancée des discussions autour d’une intégration des projets de zones économiques russes et chinoises – en l’occurrence l’Union économique eurasiatique et la Ceinture économique des routes de la soie – initiées en mai 2015. « Malgré une évaluation positive ce programme de la part des experts russes et chinois, les deux pays ne sont pas encore parvenus à trouver le moyen de le réaliser. Des obstacles sont apparus au cours de l’année écoulée », signalait le quotidien chinois Global Times le 23 juin.

 

Autre dossier, la poursuite de l’élargissement de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), dont le sommet à Tachkent, en Ouzbékistan, les 24 et 24 juin, a marqué le quinzième anniversaire. L’OCS est conçue par les deux géants comme un outil de stabilisation de l’Asie centrale sur les questions de sécurité. Xi Jinping et Vladimir Poutine y étaient tous deux présents. L’OCS a enclenché les procédures d’intégration de deux nouveaux membres de poids, l’Inde et le Pakistan.

 

LE MONDE/ 25.06.2016/ Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/06/25/vladimir-poutine-en-visite-a-pekin-un-allie-proche_4958175_3216.html

 

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2 – Poutine : la coopération russo-chinoise, gage de stabilité mondiale

 

Le chef d’Etat russe a salué la contribution apportée par son homologue chinois Xi Jinping dans le développement des relations entre les deux pays. Dans une interview accordée à l’agence Chine nouvelle, Vladimir Poutine a qualifié le président chinois de “bon ami” et de “partenaire fiable”. Il a rappelé que les deux pays coopéraient notamment dans les domaines de l’exploration spatiale, de l’aviation, de l’écologie, de l’énergie et du nucléaire civil. “Nous estimons que la priorité dans notre interaction avec la Chine doit être la levée progressive de toute sorte d’obstacles entravant un travail commun et ouvert. Dans un premier temps, cela pourrait aboutir à la mise en place d’une zone de libre-échange”, a déclaré le dirigeant russe.

 

Toujours selon lui, l’existence même de la coopération russo-chinoise au niveau international est un gage de stabilité mondiale. M. Poutine a souligné que Moscou et Pékin plaidaient pour la résolution de toute question litigeuse par des moyens pacifiques, sur la base du droit international. Il a également tenu à noter que le président chinois figurait “parmi les rares dirigeants” à avoir exprimé son intention d’aider ceux qui sont dans la besoin et à avoir concrétisé ses propositions en la matière.

 

23.06.2016/ Mis à jour 23.06.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201606231026083139-russie-chine-cooperation-poutine/

 

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3 – La Chine et la Russie célèbrent leur rapprochement

 

La Chine et la Russie font front commun contre l’expansionnisme occidental et la course aux armements qu’elle entraîne à leurs yeux. Le président chinois, Xi Jinping, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont publié à l’issue de leur rencontre à Pékin, samedi 25 juin, un communiqué acerbe à l’égard de « certains pays et alliances politico-militaires ». Ceux-ci « cherchent des avantages décisifs dans les technologies militaires et associées à travers l’usage de la force et sa menace dans les affaires internationales ». Cette politique a ébranlé « le système de sécurité stratégique global ».

 

 

_ Contre les systèmes anti-missiles américains

Sont bien sûr visées, sans les nommer, les initiatives américaines dans la mer de Chine du Sud et le renforcement par les Américains de leurs alliances en Asie-Pacifique. En Europe, l’Ukraine a, selon Moscou, servi de prétexte à un front antirusse. Le communiqué s’en prend expressément aux projets américains de renforcement des systèmes de défense anti-balistiques en Europe (Aegis Ashore) et en Asie (Terminal High Altitude Area Defense, Thaad) dont la possible adoption par la Corée irrite au plus haut point la Chine.

 

Si ces récriminations ne sont pas nouvelles, elles confirment les convergences de vue croissantes entre Chine et Russie. Les deux géants ont en partage le souci de protéger leurs régimes autoritaires respectifs de l’infiltration occidentale. Ils se donnent un soutien géopolitique mutuel tacite – la Chine s’en tenant à une neutralité complice sur l’Ukraine et la Syrie, et la Russie soutenant la position de Pékin en mer de Chine du Sud.

« Pourquoi parler de convergence géopolitique ? Nous sommes voisins. La Chine et la Russie ont atteint un point où leur coopération leur apporte le plus de bénéfices mutuels depuis la fin de la guerre froide. Elles se parlent d’égal à égal. Cela n’était jamais apparu aussi nettement avant », estime la chercheuse Xu Qinhua, vice-directrice de l’Institut d’études sur la Russie, l’Europe orientale et l’Asie centrale de l’Université Renmin à Pékin.

 

Le sommet de Pékin s’est tenu au lendemain d’une nouvelle avancée pour l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) – qui regroupe, autour de la Chine et de la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan – : l’Inde et le Pakistan ont tous deux signé, le 24 juin à Tachkent, pour le quinzième anniversaire de l’OCS, le mémorandum enclenchant leur accession à ce forum de sécurité. Plus à l’ouest, la Grande-Bretagne votait pour le « Brexit ». L’OCS est née du souci, partagé par Russes et Chinois, de stabiliser l’Asie centrale. Ses pays ne constituent pas une zone de libre-échange.

 

Mais, si la Chine et la Russie y poursuivent des intérêts communs, il existe des divergences et une compétition entre les deux puissances, estime Jean-Pierre Cabestan, de l’Université baptiste de Hongkong. « L’OCS sert aux Chinois à faire avancer leurs intérêts en Asie centrale. Le Kirghizistan et le Tadjikistan sont passés dans l’orbite chinoise, par exemple. La Chine est donc réticente à élargir l’OCS : elle veut y garder le contrôle et un centrage sur l’Asie centrale », estime le spécialiste de la politique international chinoise. « La Russie a davantage pour stratégie de la diluer dans un ensemble plus vaste. Avec l’Inde et le Pakistan, c’est un peu une nouvelle version du triangle de Primakov [le concept d’une alliance eurasiatique entre Moscou, Pékin et Delhi formulée par le premier ministre russe en 1998] », poursuit-il.

 

 

_ Combiner les initiatives économiques

Russes et Chinois veulent également faire évoluer en bonne intelligence leurs initiatives économiques respectives : l’Union économique eurasiatique de M. Poutine, fondée par la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan en 2014, et la Ceinture des routes de la soie de Xi Jinping. Avec cette dernière, les Chinois poursuivent une stratégie d’expansion globale, non exclusive – plus de 60 pays sont concernés –, faite de flux d’investissements et d’échanges sinocentrés. Il s’agit pour les deux géants d’en combiner les avantages. « La Ceinture des routes de la soie n’est pas vue par les Russes comme une menace, mais le problème est pour eux d’en tirer les bons avantages : ils ne sont pas sûrs de ce que ça peut leur apporter. C’est là le défi », estime le chercheur chinois Jiang Yi, de l’Institut d’études sur la Russie, l’Europe orientale et l’Asie centrale à l’Académie chinoise des sciences sociales.

 

LE MONDE/ 27.06.2016/ Mis à jour le 27.06.2016 / Par Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)

 

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/06/27/la-chine-et-la-russie-celebrent-leur-rapprochement_4958837_3216.html

 

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4 – La Chine va intensifier les investissements agricoles dans l’Extrême-Orient russe

 

La Chine encourage davantage les entreprises à investir dans l’agriculture en Extrême-Orient russe, a déclaré lundi le ministre de l’Agriculture Han Changfu. Les investissements des entreprises dans la province du Heilongjiang, qui borde la Russie, ont donné des rendements élevés, a annoncé Han lors d’une conférence de presse en marge de la session annuelle du Parlement chinois. Le District fédéral de l’extrême orient de la Russie, une région faisant les deux tiers de la taille des Etats–Unis, est une vaste étendue de territoire entre la Sibérie et l’océan Pacifique. Le président Vladimir Poutine avait souligné que la Russie allait faire du développement de cette région une priorité.

 

L’Extrême-Orient a une population de seulement 6,3 millions d’habitants et de larges étendues de terres fertiles non cultivées. Le ministre chinois de l’Agriculture a déclaré lundi qu’il s’attend à davantage de coopération sino-russe dans la recherche et le développement agricoles, ainsi que dans la formation professionnelle. Les deux parties ont eu des bases solides pour élargir la coopération agricole, un aspect important des relations bilatérales, a déclaré Han à Beijing. Les investissements chinois sont une bouée de sauvetage pour la population locale dans la région coupée de l’économie de la Russie tournée vers l’Occident. Selon l’ONU, la capacité de la Chine à nourrir un cinquième de la population mondiale va devenir plus difficile en raison de la dégradation des sols, l’urbanisation et la dépendance excessive vis-à-vis des combustibles fossiles et des engrais.

 

La demande croissante de la Chine pour les cultures, les produits et les projets agricoles en Extrême-Orient russe sont un ajustement naturel. En 2050, la Chine  importera  pour 150 milliards de dollars par an de poulets, de porcs et de bœufs, à cause de l’augmentation de la consommation de viande due à l’émergence et à l’accroissement de sa classe moyenne. Selon un rapport publié par le Service de recherche économique du Département américain de l’agriculture, la Chine devrait représenter 40 pour cent du commerce mondial en plein essor de blé au cours de la décennie à venir, et deviendra le premier importateur mondial de blé d’ici 2023.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé à des allégements fiscaux et des conditions d’investissement améliorées en Extrême-Orient russe. Un ministère de développement de l’Extrême-Orient a été créé en 2012. La Chine et d’autres marchés asiatiques d’énergie et agro-alimentaires avoisinants sont en train d’accroitre leurs liens économiques et commerciaux avec l’Extrême-Orient russe.

 

Les entreprises chinoises louent déjà ou contrôlent au moins 600 000 hectares de terres en Extrême-Orient. « Nous sommes intéressés à attirer les investissements chinois dans des projets agraires en Sibérie et en Extrême – Orient. En échange, en tant que plus grand pays du monde avec les plus grandes réserves de terres arables, nous pouvons approvisionner la Chine en produits alimentaires, notamment des produits agricoles,  » a déclaré le premier ministre russe Dmitri Medvedev à son homologue chinois Li Keqiang à Moscou en 2014. Le Fonds d’investissement Chine-Russie (RCIF) est le principal investisseur dans des projets communs dans la région.

 

Traduction : Avic– Réseau International/ 11 mars 2016/

 

http://reseauinternational.net/la-chine-va-intensifier-les-investissements-agricoles-dans-lextreme-orient-russe/

 

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5 – La Chine et la Russie augmentent leurs dépenses militaires

 

Le rapport annuel de l’Institut international pour les études stratégiques (IISS) souligne l’érosion de la supériorité technologique de l’Occident dans l’armement. Les budgets militaires de la Chine et de la Russie, et plus globalement de l’Asie, continuent à tirer les dépenses militaires vers le haut. Selon le rapport annuel de l’IISS sur l’équilibre des forces armées dans le monde, publié mardi 9 février, l’Inde a ainsi dépassé la France, respectivement en sixième et septième positions dans le « Top 15 » des budgets militaires en 2015, derrière les États-Unis, la Chine, l’Arabie saoudite, la Russie et le Royaume-Uni.

 

 

 _ La part de l’Europe dans les dépenses militaires mondiales continue à diminuer

La Chine concentre ses investissements dans la « dimension maritime de sa politique de défense », en particulier dans les bateaux et sous-marins. Pékin dispose maintenant de missiles balistiques anti-navire capables d’atteindre la base américaine de Guam dans le Pacifique. Et la Corée du Nord vient de tirer une fusée nettement plus puissante que les versions précédentes.

 

Le budget de la défense russe a connu une croissance à « deux chiffres » en 2015, tandis que l’Asie dépense « près de 100 milliards de dollars » de plus par an que les pays membres européens de l’Otan. La Russie a déployé dans ses districts militaires de l’ouest des capacités de nature à entraver l’accès et la liberté de manœuvre dans la région de la Baltique, en particulier des missiles anti-aériens à longue portée S400 et des intercepteurs Mig 31. Pendant ce temps, la part de l’Europe dans les dépenses militaires mondiales continue à diminuer en dépit d’une certaine stabilisation en 2015, une première depuis 2008.

 

 

_ Une nouvelle donne militaire au Moyen-Orient

Conséquence immédiate, soulignée par l’IISS, la supériorité technologique occidentale en matière d’armement « s’érode ». Le rapport souligne deux tendances fortes : la prolifération de nouvelles technologies aux mains d’un certain nombre de pays et d’acteurs non étatiques, et la décision de la Russie et de la Chine d’investir dans ces technologies. Les drones armés d’origine chinoise ont ainsi fait leur apparition en Irak et au Nigeria.

Toujours selon l’IISS, le financement des forces armées et de l’armement en Europe demeure « un défi ». En 2015, seulement 4 des 26 pays européens de l’Otan ont respecté leur engagement consistant à consacrer 2 % de leur PIB à la défense. Pour les 22 restants, les dépenses moyennes étaient de l’ordre de 1,1 % du PIB. Et ce sont surtout les nouveaux membres de l’Otan, Pologne et pays Baltes, qui font le plus d’efforts, suivis de la France et de la Grande-Bretagne.

 

Au Moyen-Orient, une nouvelle donne militaire se dessine dans le Golfe. Selon John Chipman, directeur de l’Institut, l’accord sur le nucléaire conclu à Vienne en juillet a permis de retarder de dix à quinze ans l’acquisition par Téhéran de l’arme atomique mais pourrait relancer la course aux armements conventionnels dans la région. La levée des sanctions donne à Téhéran la possibilité de moderniser un armement largement obsolète. Les pays du Golfe pourraient chercher à compenser leur infériorité en termes d’effectifs militaires par l’acquisition de moyens sophistiqués, comme les missiles de croisière.

 

François d’Alançon, le 10/02/2016 à 15h17

 

http://www.la-croix.com/Monde/La-Chine-Russie-augmentent-leurs-depenses-militaires-2016-02-10-1200738979

 

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6 – La Chine importera 27 millions de tonnes de pétrole russe en 2016

 

Pour répondre à la demande croissante de la Chine, la Russie va augmenter la capacité de l’oléoduc Skovorodino – Mohe jusqu’à 30 millions de tonnes. Pékin a confirmé son intention d’importer en 2016 16,5 millions de tonnes de pétrole russe via l’oléoduc reliant Skovorodino (Russie) à Mohe (Chine). Le volume total du pétrole exporté de Russie vers la Chine devrait atteindre cette année 27 millions de tonnes, a annoncé Sergueï Andronov, vice-président de la compagnie pétrolière russe Transneft, à l’occasion de la conférence du secteur pétrolier et gazier Russia-China Oil&Gas. “En 2016, 16,5 millions de tonnes seront acheminées par l’oléoduc Skovorodino — Mohe, 7 millions de tonnes via le Kazakhstan et environ 3,5 millions de tonnes seront transportées depuis le port Kozmino, dans le cadre d’un accord intergouvernemental. Au total, environ 27 millions de tonnes”, a détaillé M. Andronov.

 

Selon le vice-président de Transneft, afin d’assurer les livraisons de pétrole en Chine, sa société a mis un œuvre un projet d’investissement visant à augmenter les capacités de transport de l’oléoduc jusqu’à 30 millions de tonnes. “À ce jour, le tronçon russe de cet oléoduc est capable de transporter jusqu’à 20 millions de tonnes de pétrole chaque année. Nous projetons de reconstruire deux stations de pompage à pétrole et de construire un parc de stockage dont la capacité sera de 150.000 mètres cube. Le volume d’investissement estimé est de 4,8 milliards de roubles (63 millions d’euros). Les travaux doivent être exécutés d’ici 2017”, a-t-il ajouté. Le tronçon russe de 63,7 km qui relie Skovorodino (région du fleuve Amour) à la ville frontalière chinoise de Mohe a été inauguré le 29 août 2010, les livraisons de pétrole ont débuté en 2011.

 

L’oléoduc Russie-Chine est une branche du système de transport de pétrole russe Sibérie orientale-Pacifique (VSTO) destiné à exporter le pétrole de la Sibérie occidentale et orientale vers la région Asie-Pacifique. La Russie a déjà construit le tronçon reliant Taïchet (Sibérie orientale) à Skovorodino, long de 2.694 km, et un terminal pétrolier à Kozmino (près de Vladivostok) d’une capacité de 30 millions de tonnes de pétrole par an. Le système a été mis en service fin décembre 2009.

 

Economie/ 31.03.2016/ Mis à jour 31.03.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/economie/201603311023836718-chine-petrole-russe-importations/

 

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7 – Vladimir Poutine en Chine pour renforcer la coopération économique

 

Vladimir Poutine et Xi Jinping ne se quittent plus. A peine sortis de leur rencontre à Tachkent dans le cadre d’un sommet asiatique, ils doivent se revoir ce samedi 25 juin, à l’occasion de la quatrième visite du président russe à Pékin depuis la prise de fonction du chef de l’Etat chinois 2013. Un voyage axé sur la coopération économique entre les deux pays. « Notre confiance mutuelle est sans précédent et constitue une base solide pour notre coopération dans des domaines comme les échanges commerciaux, l’énergie et l’infrastructure », a déclaré Vladimir Poutine à l’agence de presse officielle Chine Nouvelle, confiant que Pékin lui déroule à nouveau le tapis rouge et lui permet ainsi de contourner les sanctions de l’Union européenne contre son pays.

 

Les deux présidents devraient signer pas moins de 30 accords commerciaux. Parmi lesquels, un projet phare : la Chine devrait accorder un prêt de 6 milliards d’euros à la Russie pour la construction de 700 kilomètres de voies ferroviaires qui doivent relier Moscou à Kazan, au centre de la Russie en moins de quatre heures. Vladimir Poutine arrive à Pékin en quête de liquidités et d’investisseurs, car la dégringolade du rouble et du prix du pétrole ont affaibli la Russie. Le volume des échanges entre la Chine et la Russie est d’ailleurs en plein déclin, avec moins de 28% par rapport à 2014. Aujourd’hui, la Russie ne tient plus que le 16e rang parmi les partenaires commerciaux les plus importants de la Chine après s’être hissée au 9e rang en 2014.

 

  

_ Qu’attend le président russe de ses partenaires chinois ?

Eléments de réponse avec Alexander Gabuev du centre Carnegie : « Je pense qu’il (Vladimir Poutine) attend surtout un soutien symbolique de la Chine afin de montrer que la Russie n’est pas isolée et que le pays peut compter sur son partenaire chinois influent sur la scène internationale pour lui apporter de l’aide. Un partenaire qui ne soutient pas les sanctions occidentales.  Quant à l’aide apportée, le président russe reste toutefois pragmatique : il veut plus de prêts, plus d’investissements, plus de contrats pour exporter des commodités russes vers le marché chinois, en plus de quelques équipements militaires. Ce sont les deux axes forts de cette visite.

 Le projet le plus concret concerne un accord de prêt de 6 milliards de dollars pour construire une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Moscou et Kazan, un centre économique au centre de la Russie. La banque chinoise de développement devrait accorder ce prêt sans exiger des garanties. Il est probable que les travaux seront conduits par la Chine avec des ouvriers chinois. Ensemble, avec quelques autres accords signés pendant la visite, on arrivera toutefois à un volume assez important. »

 

Par RFI / Publié le 25-06-2016 / Modifié le 25-06-2016 / Avec notre correspondante à Pékin,  Heike Schmidt

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160625-vladimir-poutine-chine-renforcer-cooperation-economique-jinping

 

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8 – La Chine et la Russie discutent de la création d’une “route électronique”

 

Jack Ma et Vladimir Poutine se sont entretenus lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg à propos de la création d’une “route électronique” et d’un cercle eurasiatique de transport. Le fondateur du site de commerce en ligne chinois Alibaba Jack Ma a proposé au président russe Vladimir Poutine un projet de création d’une “Route électronique” par analogie à la Route de la soie. Cette proposition a été faite dans le cadre d’une rencontre entre des hommes d’affaires étrangers et le dirigeant russe lors du Forum économique mondial de Saint-Pétersbourg. Les entrepreneurs chinois, dont Jack Ma, y ont discuté du projet d’e-roads ou de “route électronique” par analogie à la route de la soie. “Jack Ma a proposé de construire un cercle électronique. Il a également évoqué l’idée d’un cercle eurasiatique de transport”, a raconté le chef de l’Union russe de l’industrie et des entrepreneurs Alexandre Chokhine.

 

A l’heure actuelle, on discute en Russie de la création d’une plate-forme électronique pour la promotion des produits russes sur le marché européen. Le centre russe des exportations envisage de lancer une section russe sur la plate-forme d’Alibaba. La veille, le premier vice-premier russe Igor Chouvalov s’est entretenu avec Jack Ma. Lors de cette rencontre, ce dernier a proposé de créer une base pour les exportations de produits entre les deux pays.

 

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg est la plus importante conférence économique annuelle en Russie. Depuis 1997 il réunit des chefs d’Etat, des ministres des Finances, des chefs d’entreprises russes et étrangers, ainsi que des financiers et des chercheurs pour discuter des problèmes économiques qui se posent à la Russie et aux marchés des pays en développement. Le président russe participe aux travaux du forum depuis 2005.

 Alibaba est la plus grande société Internet en Chine. Elle a été fondée par Jack Ma en 1999 et se spécialise dans le domaine du commerce électronique. A titre indicatif, à l’échelle internationale, l’entreprise se situe sur un pied d’égalité avec les géants de l’industrie que sont Yahoo, Amazon, eBay et AOL.

 

18.06.2016/ Mis à jour : 18.06.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/economie/201606181025958921-alibaba-poutine-route-electronique/

 

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9 – Quels pays asiatiques investissent en Russie ?

 

Le Japon a dépassé la Chine en volume d’investissements directs cumulés dans l’économie russe : il s’agit principalement d’investissements dans les projets gaziers. Les compagnies sud-coréennes ont elles surtout investi dans l’assemblage de voitures, et les turques – dans des secteurs très variés dont la construction et l’agriculture. Selon le Centre d’études sur l’intégration de la Banque eurasiatique de développement (BEAD), le Japon est le plus grand investisseur asiatique en Russie ($14,4 milliards), la Turquie se classe en deuxième position ($5,7 milliards) et l’Inde en troisième ($3,5 milliards). La Chine n’arrive qu’à la quatrième place ($3,37 milliards).

 

La quasi-totalité des investissements directs japonais sont destinés à l’extraction de pétrole et de gaz naturel en Russie. Ainsi, les projets gaziers Sakhaline-1 et Sakhaline-2 en Extrême-Orient ont attiré 10,1 milliards de dollars d’investissements japonais. À titre de comparaison, les investissements des compagnies chinoises dans le combustible russe n’ont atteint que 1,2 milliard. Au cours des cinq dernières années, la Chine est devenue le plus grand investisseur asiatique dans les pays de l’ancien bloc soviétique. Le volume des investissements directs chinois est passé de 11 milliards fin 2008 à 27,1 milliards de dollars fin 2014, mais c’est le Kazakhstan qui a attiré l’essentiel de ces fonds (23,6 milliards) et non la Russie.

 L’analyste d’UFS IC Piotr Dachkevitch estime que malgré la rhétorique ouvertement prochinoise de la Russie, les accords réels ne sont pas si nombreux. En outre, dans certains secteurs, comme par exemple dans la construction mécanique, les compagnies chinoises créent une concurrence dangereuse pour les acteurs russes.

 

 

_ Données divergentes

Les calculs de la BEAD divergent considérablement des statistiques de la Banque centrale. Ainsi, selon les données officielles, le volume des investissements japonais est bien inférieur – 1,2 milliard de dollars seulement. La BEAD explique la différence des estimations par la méthode de calcul.

 « Nous disposons de beaucoup moins de données sur les investissements asiatiques, d’autant que ces investisseurs sont plus enclins à utiliser les offshores et autres bases de transbordement pour les investissements directs que les Européens », indique le rapport. Ainsi, les estimations de la BEAD sont réalisées sur la base d’informations concernant les transactions d’un montant supérieur à 10 millions de dollars et les rapports comptables des entreprises.

 

18 janvier 2016/ Alexeï Lossan

 

http://fr.rbth.com/economie/2016/01/18/quels-pays-asiatiques-investissent-en-russie_560243

 

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10 – La Russie casse le monopole de Wall Street sur la cotation du pétrole

 

La Russie a tout simplement pris d’importantes mesures qui, au moins pour une énorme partie du marché pétrolier mondial, briseront le monopole actuel de Wall Street sur la cotation du pétrole. Ces mesures font partie d’une stratégie à long terme visant en particulier à découpler le dollar US de la très importante exportation pétrolière russe, aujourd’hui talon d’Achille de l’économie russe. 

 

En novembre dernier, le ministère de l’Énergie russe a annoncé qu’il allait commencer à tester le négoce de son pétrole coté sous son nouveau standard. Bien que cela puisse sembler de la petite bière pour beaucoup, c’est capital. En cas de succès, et il n’y a aucune raison pour que ce n’en soit pas un, le prix standard du contrat à terme pour le pétrole brut russe sera négocié sur les marchés russes, et son prix sera fixé en roubles et non plus en dollars US. Cela fait partie de la démarche de dé-dollarisation discrètement lancée par la Russie, la Chine et un nombre croissant d’autres pays. 

 

La cotation standard du pétrole est au cœur de la méthode utilisée par les grandes banques de Wall Street pour contrôler les prix mondiaux du pétrole. Le pétrole est la plus importante matière première négociée en dollars dans le monde. Aujourd’hui, le prix du pétrole brut russe est référencé à ce qui est appelé le standard Brent. Le problème est que le gisement Brent, et d’autres grands champs pétrolifères de mer du Nord, étant en grand déclin, cela signifie que Wall Street peut utiliser un étalon dégressif pour tirer profit du contrôle de volumes de pétrole extrêmement plus grands. L’autre problème est que le contrat Brent est contrôlé essentiellement par Wall Street et les manipulations de dérivés des banques, comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP MorganChase et Citibank. 

 

_ La disparition du « pétrodollar » 
La vente de pétrole libellée en dollars est essentielle pour soutenir le dollar US. À son tour, le maintien de la demande de dollars des banques centrales du monde – afin d’alimenter les réserves de change servant à financer le commerce extérieur des pays comme la Chine, le Japon ou l’Allemagne – est essentiel pour que le dollar US garde le statut de première monnaie de réserve mondiale. Ce statut est l’un des deux piliers de l’hégémonie US depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, son deuxième pilier étant sa suprématie militaire mondiale. 

 

_ Les USA financent leurs guerres avec l’argent des autres 
Comme toutes les autres nations ont besoin de dollars pour payer leurs importations pétrolières et de la plupart des autres matières premières, les pays comme la Russie ou la Chine investissent en général les dollars excédentaires gagnés par le commerce de leurs sociétés, sous la forme d’obligations et de titres similaires du régime US. Le seul autre candidat assez grand, l’euro, est considéré comme plus risqué depuis la crise grecque de 2010. 

 

Depuis août 1971, époque où le dollar US n’a plus été adossé à l’or, son rôle de première monnaie de réserve a essentiellement permis au régime US d’entretenir un déficit budgétaire apparemment infinis, sans avoir à se soucier de la montée des taux d’intérêt, comme s’il disposait d’un crédit par découvert permanent à sa banque.  En fait, cela a permis à Washington de créer sans grand souci une dette fédérale de 18.600 milliards de dollars. Aujourd’hui, la dette du régime US se monte à 111% de son PIB. En 2001, quand George W. Bush a pris ses fonctions et avant la dépense de milliards dans la « guerre contre le terrorisme » en Afghanistan et en Irak, la dette se montait à environ la moitié, soit 55% du PIB. À Washington, ils disent avec désinvolture que « la dette est sans importance », car ils supposent que le monde – Russie, Chine, Japon, Inde, Allemagne – achètera toujours de la dette US avec les dollars des excédents commerciaux.

 

La capacité de Washington à maintenir le dollar dans le rôle de première monnaie de réserve, une priorité stratégique pour Washington et Wall Street, est liée avant tout à la cotation des prix pétroliers mondiaux.  Dans la période allant jusqu’à la fin des années 1980, les prix du pétrole étaient largement déterminés par l’offre et la demande mondiale quotidienne réelle. C’était du ressort des acheteurs et des vendeurs de pétrole. Ensuite, Goldman Sachs décida d’acheter J. Aron, un petit courtage de matières premières de Wall Street, dans le but de transformer le négoce pétrolier sur les marchés mondiaux. 

 

Ce fut l’avènement du « pétrole papier », du pétrole négocié à terme, des contrats affranchis de la livraison physique du pétrole brut. C’était plus facile pour les grandes banques à manipuler sur la base de rumeurs et des magouilles du marché des instruments dérivés, car une poignée de banques de Wall Street dominaient le négoce pétrolier à terme et savaient précisément qui tiendrait telle ou telle position ; un rôle d’initié commode, rarement mentionné en bonne société. Ce fut le début de la transformation du négoce pétrolier en un casino dans lequel Goldman Sachs, Morgan Stanley, JP MorganChase et quelques autres banques géantes de Wall Street font marcher des tables de saloperies. 

En 1973, suite au bond du prix du pétrole de l’OPEP d’environ 400% en quelques mois, après la guerre du Kippour d’octobre 1973, le Trésor US envoya un émissaire de haut vol à Riyad, en Saoudie. En 1975, Jack F. Bennett, Secrétaire adjoint au Trésor US, fut envoyé rencontrer la monarchie saoudienne pour fixer un accord selon lequel tout le pétrole saoudien et de l’OPEP sera négocié uniquement en dollars US, pas en yen japonais ni en mark allemand, avec aucune autre devise. Bennett obtint ensuite un poste privilégié chez Exxon. En retour et depuis ce moment, les Saoudiens ont obtenu d’importantes garanties et des équipements militaires.

 

Depuis ce jour, en dépit de grands efforts des pays importateurs, le pétrole est vendu sur les marchés mondiaux en dollars et sa cotation est du ressort de Wall Street par le biais du contrôle des dérivés ou des marchés à terme comme Intercontinental Exchange ou ICE de Londres, la bourse de marchandises NYMEX de New York, ou Dubai Mercantile Exchange, qui fixe les prix standards du brut arabe. Tous appartiennent à un groupe très soudé de banques de Wall Street – Goldman Sachs, JP MorganChase, Citigroup et d’autres. À l’époque, le Secrétaire d’État Henry Kissinger aurait déclaré : « Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez toutes les nations. » Le pétrole est au cœur du Système Dollar depuis 1945. 

 

_ L’importance du standard pétrolier russe 
Le prix du pétrole russe exporté est fixé de nos jours par le standard Brent négocié à Londres et à New York. Avec le lancement du standard commercial russe, cette situation est censée changer, sans doute très dramatiquement. La nouvelle transaction de brut russe en roubles, et non en dollars, se négociera au St. Petersburg International Mercantile Exchange (SPIMEX). 

Actuellement, le standard Brent ne sert pas seulement à fixer le prix du pétrole brut russe. Il sert d’étalon à plus des deux tiers de toutes les exportations pétrolières mondiales. Le problème est que la production en mer du Nord diminue au point de ne produire aujourd’hui qu’à peine un million de barils de mélange Brent, et qu’il fixe le prix de 67% de la totalité du pétrole négocié à l’international. Une fois qu’il sera accepté, il se pourrait que le négoce en rouble russe amenuise grandement la demande de pétrole en dollars. 

 

La Russie étant le plus grand producteur pétrolier mondial, la création d’un standard pétrolier russe indépendant du dollar est importante, pour ne pas en dire plus. En 2013, la Russie a produit 10,5 millions de barils par jour, soit légèrement plus que la Saoudie. Comme le gaz naturel est principalement utilisé en Russie, 75% de son pétrole peut être entièrement exporté. Achetant 3,5 millions de barils par jour, soit 80% du total des exportations de pétrole russe, l’Europe est de loin le principal client de la Russie. Le mélange Oural, un mélange de divers pétroles russes, est la principale qualité de pétrole exporté par la Russie.

 

Les principaux clients européens sont l’Allemagne, les Pays-Bas et la Pologne. Pour mettre en perspective le standard pétrolier russe, la production des autres grands fournisseurs de pétrole brut de l’Europe – Saoudie (890.000 barils par jour), Nigeria (810.000 bpj), Kazakhstan (580.000 bpj) et Libye (560.000 bpj) – reste à un niveau très inférieur à celui de la Russie. En outre, la production intérieure de pétrole brut décline rapidement en Europe. La production pétrolière européenne est tombée juste sous les 3 millions de barils par jour en 2013, à la suite de la baisse constante en mer du Nord, qui est la base dustandard Brent

 

_ La fin de l’hégémonie du dollar serait bonne pour les USA 
La démarche des Russes visant à coter en roubles, au St. Petersburg International Mercantile Exchange, le prix des grandes exportations de pétrole vers les marchés mondiaux, en particulier vers l’Europe occidentale, et de plus en plus vers la Chine et l’Asie via l’oléoduc ESPO et d’autres itinéraires, n’est pas la seule mesure visant à réduire la dépendance du pétrole au dollar. Un jour ou l’autre au début de l’an prochain, la Chine, deuxième plus grand importateur de pétrole du monde, prévoit de lancer son propre standard pour ses transactions pétrolières. Comme le russe, le standard chinois ne sera pas libellé en dollars, mais en yuans chinois. Il sera coté au Shanghai International Energy Exchange

 

Étape après étape, la Russie, la Chine et d’autres économies émergentes prennent des mesures pour réduire leur dépendance au dollar US, pour se « dé-dollariser ». Le pétrole est la plus importante matière première négociée dans le monde et son prix est presque entièrement fixé en dollars. Si cela cessait, le complexe militaro-industriel étasunien aurait un grave problème, il serait dans l’incapacité de faire ses guerres sans fin. 

Peut-être que cela ouvrirait la porte à des idées plus pacifiques, du genre dépenser l’argent du contribuable pour reconstruire l’infrastructure économique de base horriblement détériorée aux USA. En 2013, l’American Society of Civil Engineers a estimé à 3.600 milliards de dollars l’investissement dont aura besoin l’infrastructure de base au cours des cinq prochaines années. Son rapport indique qu’un pont sur neuf, plus de 70.000 dans tout le pays, est déficient. Près d’un tiers des routes principales sont en mauvais état. Seulement deux des quatorze principaux ports de la côte Est seront adaptés aux cargos de très gros tonnage qui viendront bientôt en passant à travers le canal de Panama nouvellement élargi. Il existe plus de 22.530 kilomètres de lignes ferroviaires à grande vitesse en fonctionnement dans le monde, mais aucune aux USA

 

Les dépenses dans l’infrastructure de base seraient une source de bénéfice économique bien plus conséquente en matière de vrais emplois et de vraies recettes fiscales que les autres guerres sans fin de John McCain. L’investissement dans les infrastructures, comme je l’ai déjà écrit, a un effet multiplicateur de création de nouveaux marchés. L’infrastructure crée l’efficacité économique et des recettes fiscales rapportant environ onze fois chaque dollar investi, parce que l’économie tourne mieux. 

 

Avec un très grand déclin du rôle de monnaie de réserve mondiale du dollar, si comme l’ont fait les Russes, les USA se recentraient sur la reconstruction de l’économie intérieure, au lieu de tout externaliser, cela pourrait rééquilibrer de façon importante un monde devenu fou de guerres.Paradoxalement, en privant Washington de la capacité de financer ses guerres futures par l’investissement dans la dette du Trésor US des Chinois, des Russes et des autres acheteurs d’obligations étrangères, la dé-dollarisation pourrait constituer une précieuse contribution à la véritable paix dans le monde. Ne serait-ce pas un agréable changement ?

 

Source : Publié par wikistrike.com sur 12 Janvier 2016/

 

http://www.wikistrike.com/2016/01/la-russie-casse-le-monopole-de-wall-street-sur-la-cotation-du-petrole.html

 

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11 – Des trains de nouvelle génération pour relier la Chine à la Russie

 

Destinés à terme à desservir la ligne Moscou-Pékin, les trains chinois seront dotés d’une nouvelle technologie permettant de changer automatiquement l’écartement des essieux. La Chine crée une nouvelle génération de trains capables de développer une vitesse de 400 km/heure. Ces trains seront également en mesure de se déplacer tant sur la voie ferrée étroite chinoise que sur le réseau russe, plus large, lit-on dans le journal China Daily. 

 

“Le train, qui devrait être mis en service dans le cadre du 13e plan quinquennal (2016-2020) sera doté d’un système permettant de changer automatiquement l’écartement des essieux pour les rendre conformes aux normes d’autres pays, contrairement aux trains modernes dont les roues doivent être remplacées à la frontière”, a déclaré un responsable du programme chinois innovant de création de trains à grande vitesse.

 

Selon lui, “lorsque le train sera prêt, il sera utilisable sur les voies ferrées chinoises, ainsi que sur la ligne à grande vitesse reliant Moscou à la ville russe de Kazan où les trains seront capable de développer une vitesse de 400 km/h”. Auparavant, Alexandre Micharine, vice-président des Chemins de fer russes a déclaré que la Chine était prête à allouer 400 milliards de roubles (5,4 milliards d’euros) de crédits sur 20 ans pour la création d’une ligne à grande vitesse Moscou-Kazan. 

La ligne Moscou-Kazan pourra à terme être intégrée à la ligne à grande vitesse Moscou-Pékin et au projet “Route de la soie” qui liera la Chine aux marchés d’Europe et du Proche-Orient.

 

06.06.2016 / Mis à jour 06.06.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201606061025616876-chine-russie-nouveau-train/

 

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12 – S-400 : les missiles russes convoités par plusieurs pays

 

L’opération réussie en Syrie a augmenté l’intérêt pour les armes produites par le complexe militaro-industriel russe, l’armée russe restant toutefois le client prioritaire, selon un conseiller du président Poutine. La Chine et l’Inde souhaitant acheter le système de missiles sol-air S-400 Triumph, des négociations sont en cours avec des représentants de ces pays, a annoncé le conseiller du président russe pour la coopération militaire et technique Vladimir Kojine dans une interview accordée au quotidien Izvestia. “Il y a énormément de clients qui voudraient acquérir les S-400. Mais nous ne pouvons pas les vendre à tous, donc on les livrera avant tout à l’armée russe qui constitue notre priorité, quoique des négociations soient en cours avec la Chine et l’Inde”, a déclaré le conseiller.

 

Selon le quotidien, l’opération russe en Syrie a augmenté l’intérêt de l’Inde pour les S-400. Les experts assurent que ce pays pourrait persuader les représentants russes de faire une exception et de lui vendre les missiles S-400. Le déploiement des S-400 à la base aérienne russe de Hmeimim en Syrie a été officiellement annoncé à la suite de l’attaque du bombardier russe Su-24 par un chasseur de l’armée de l’air turque. Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi dernier lors de la “ligne directe” avec les téléspectateurs russes que l’intérêt envers les armes russes était monté en flèche après l’opération des Forces aérospatiales russes en Syrie.

 

18.04.2016/ Mis à jour : 18.04.2016/

 

https://fr.sputniknews.com/defense/201604181024327009-russie-missiles-clients/

 

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13 – Accord Russie-Chine pour des centrales nucléaires flottantes

 

Une filiale de Rosatom, Rusatom Overseas, a diffusé un communiqué le 29 juillet 2014, dans lequel elle affirme avoir signé un mémorandum avec l’entreprise publique chinoise CNNC (Compagnie nucléaire nationale chinoise) en vue de construire 6 réacteurs nucléaires flottants. Ce partenariat fait suite à un autre accord de principe quant à une collaboration dans le domaine de l’énergie datant de mars 2014.

 D’après le directeur de Rusatom, Dzhomart Aliev, « les réacteurs nucléaires flottants disposent d’un potentiel important ». Il rappelle également que ceux-ci prennent « deux formes, les réacteurs flottants et les fixes ». L’objectif est de proposer des solutions énergétiques dans des lieux difficiles d’accès comme par exemple, le cercle Arctique ou les infrastructures pétrolières offshore.

 

Dans le même sens, un accord de 400 milliards de dollars avait déjà été signé fin mai 2014 concernant à un contrat d’approvisionnement en gaz. Le but pour la Russie est de diversifier ses partenaires énergétiques, qu’il s’agisse de recherches de débouchés ou d’ententes technologiques. Cette quête de nouveaux partenaires semble logique au vu des sanctions économiques prises par les États-Unis et l’UE envers Moscou. Ainsi, le mémorandum entre les deux pays fait date, à l’heure où l’Empire du Milieu est le premier consommateur mondial en matière d’énergie. La Chine et la Russie devraient commencer à développer ce nouveau type de centrales atomiques pour 2019, après le lancement en 2018 de la première centrale nucléaire flottante, à Chukhotka en Sibérie. Cette centrale-test de petite capacité devrait permettre de résoudre les problèmes d’approvisionnement des régions russes isolées.

 

De fait, l’idée de construire des centrales nucléaires sur l’eau est loin d’être absurde car les avantages sont multiples. Tout d’abord, en cas d’arrêt de la centrale, il suffirait de « remorquer » le complexe nucléaire dans un lieu choisi pour procéder au démantèlement. De plus, le béton utilisé jusqu’ici pour bâtir des réacteurs pourrait être remplacé par de l’acier, plus économique et plus facilement transportable. Enfin, un système d’urgence de refroidissement du réacteur pour éviter sa fusion pourrait être installé. Ce mécanisme utiliserait l’eau sur place, qu’il n’aurait qu’à déverser sur le réacteur, situé en dessous du niveau de l’eau. Si on ajoute à ce dispositif une distance de 10km de sécurité autour de la centrale, le danger deviendrait quasi nul pour les populations avoisinantes.

 

Le rapprochement entre les deux pays sur ce projet est également en phase avec les axes d’expansion de Rosatom en Asie Pacifique, marché considéré par le géant russe comme stratégique. Pour rappel, toujours dans le cadre de cette dynamique d’internationalisation, l’acteur nucléaire russe collabore depuis peu avec les géants américains des nouvelles technologies comme par exemple IBM, dans le but de développer des logiciels et des technologies adaptés aux centrales nucléaires de demain. Toujours est-il que ce rapprochement, au-delà de l’enjeu technologique qu’il soulève pour l’ensemble de la filière nucléaire, est symptomatique des nouveaux rapports de force internationaux relatifs à la recherche dans le domaine de l’énergie. Un axe Pekin-Moscou qui ne devrait pas tarder à refaire parler de lui.

 

Thomas Perard/ Source

 

http://radioprotection.unblog.fr/2014/08/12/accord-russie-chine-pour-des-centrales-nucleaires-flottantes/

 

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14 – La Russie et la Chine disposent d’armes hypersoniques nucléaires contrairement aux Etats-Unis

 

La Russie procède aux essais d’une arme hypersonique qui pourrait équiper à l’avenir les dernières générations d’avions et de sous-marins. Les Etats-Unis sont inquiets, car ils ne possèdent aucun système de cette classe. Les informations des médias selon lesquelles la Russie a effectué un test réussi d’un prototype de véhicule hypersonique n’ont pas tardé à provoquer une vive inquiétude chez les experts américains, constate le magazine en ligne Washington Free Beacon.

 

Selon le magazine, il s’agit du deuxième test connu aux Etats-Unis d’un prototype de planeur hypersonique russe conçu pour équiper des missiles balistiques intercontinentaux. L’arme hypersonique a pour mission de percer les défenses antiaériennes qui se font de plus en plus sophistiquées. Cette arme est en mesure de frapper rapidement une cible située dans n’importe quel point du globe.

 

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La Russie attache une grande importance à ces systèmes, souligne le magazine américain, rappelant la déclaration faite en 2013 par le vice-premier ministre Dmitri Rogozine selon laquelle celui qui posséderait des armes hypersoniques « renverserait les principes » de conduite de la guerre. Les Etats-Unis et la Chine œuvrent également à la création de véhicules hypersoniques. La Chine a déjà effectué six tests de son engin DF-ZF. Quant au missile hypersonique américain, il a explosé en l’air peu après son lancement en août 2014.

 

« Je suis préoccupé par le fait que la Russie et la Chine dépassent toujours les Etats-Unis lorsqu’il s’agit des capacités nécessaires pour effectuer une frappe planétaire rapide », a déclaré Mike Rogers, président de la sous-commission des forces stratégiques à la Chambre des représentants du Congrès américain. Cet avis est partagé par un ancien analyste du Pentagone, Mark Schneider, persuadé que le programme américain de développement d’une arme hypersonique n’est pas en mesure de rivaliser avec le programme similaire russe en termes d’ampleur et de caractéristiques technologiques.

 

« Le programme américain relatif aux véhicules hypersoniques est fort modeste. Je serais surpris si nous parvenions à en déployer un. Et même si nous y parvenons, il sera probablement conventionnel. Par contre, tout porte à croire que les appareils hypersoniques russes seront capables de porter une charge nucléaire, car c’est une norme en Russie », a indiqué Mark Schneider. La Russie développe en outre des missiles hypersoniques pour ses forces navales, notamment pour les sous-marins nucléaires ultramodernes de classe Husky.

 

Selon les médias russes, les missiles de croisière hypersoniques Zircon seront mis en service dès 2018. D’après les informations provenant de sources ouvertes, le bombardier stratégique de cinquième génération PAK DA sera également doté de missiles hypersoniques.

 

28 avril 2016

 

Source :  https://resistanceauthentique.wordpress.com/2016/04/28/echec-et-mat-la-russie-et-la-chine-disposent-darmes-hypersoniques-nucleaires-contrairement-aux-etats-unis/

 

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