MONDE/ RUSSIE/ DEFENSE ET SECURITE/ PAIX INTERNATIONALE : consolider la fin des hostilités, la paix et la stabilité en Syrie

Publié le 15 mars, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ RUSSIE/ DEFENSE ET SECURITE/ PAIX INTERNATIONALE : consolider la fin des hostilités, la paix et la stabilité en Syrie

_ Forces russes en Syrie/ vers la fin de mission : merci à la Russie pour le soutien militaire décisif apporté à la Syrie

0.1 – « Vladimir Poutine annonce le début du retrait des troupes russes de Syrie : Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé, lundi 14 mars, qu’il avait ordonné le début du retrait de « la majeure partie » des forces russes présentes en Syrie. Ce mouvement devrait débuter dès mardi, a fait savoir le chef de l’Etat, qui a estimé que « les objectifs fixés au ministère de la défense ont été atteints ». Cette annonce intervient alors que viennent de reprendre, à Genève, les négociations entre les acteurs du conflit syrien, qui dure depuis cinq ans et a fait plus de deux cent cinquante mille morts. « J’espère que cette décision sera un bon signal envoyé à toutes les parties belligérantes », a souligné M. Poutine. « Je souhaite que cela soit aussi un moyen d’augmenter significativement le degré de confiance entre les participants au processus [de paix]. »

Les bases russes « poursuivront leur travail » : M. Poutine a d’ores et déjà annoncé que la base navale de Tartous et la base aérienne de Khmeymim « poursuivront leur travail habituel ». « Elles doivent être efficacement défendues, du sol, de la mer et des airs », a-t-il encore affirmé. Un communiqué du Kremlin précise qu’une présence aérienne serait maintenue pour contrôler l’application du cessez-le-feu. »

 

 

 

0.2 – « Syrie/ accord russo-américain pour une cessation des hostilités : Les États-Unis et la Russie sont parvenus à un accord sur une “cessation des hostilités” en Syrie dans la semaine à venir, pour relancer le processus de paix et stopper l’exode des civils. Ils ont également convenu d’accélérer l’aide humanitaire. À l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich, en Allemagne, les deux pays et leurs principaux alliés ont aussi décidé un accès accru et “immédiat” de l’aide humanitaire aux civils en détresse. Au gouvernement et à l’opposition de “prendre les mesures nécessaires” : “Nous avons convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine John Kerry à l’issue de la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG). Reste à savoir si les mesures décidées par les grandes puissances seront appliquées. “Les résultats seront mesurés par ce qui se passera sur le terrain (…) pas sur les mots qui sont sur un bout de papier ce soir”, a-t-il mis en garde. »

  

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 1 – Vladimir Poutine annonce le début du retrait des troupes russes de Syrie

 

Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé, lundi 14 mars, qu’il avait ordonné le début du retrait de « la majeure partie » des forces russes présentes en Syrie. Ce mouvement devrait débuter dès mardi, a fait savoir le chef de l’Etat, qui a estimé que « les objectifs fixés au ministère de la défense ont été atteints ». Cette annonce intervient alors que viennent de reprendre, à Genève, les négociations entre les acteurs du conflit syrien, qui dure depuis cinq ans et a fait plus de deux cent cinquante mille morts. « J’espère que cette décision sera un bon signal envoyé à toutes les parties belligérantes », a souligné M. Poutine. « Je souhaite que cela soit aussi un moyen d’augmenter significativement le degré de confiance entre les participants au processus [de paix]. »

 

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_ Les bases russes « poursuivront leur travail »

On ignore toutefois l’ampleur exacte de ce retrait, puisque la Russie n’a jamais détaillé ses effectifs présents en Syrie. M. Poutine a d’ores et déjà annoncé que la base navale de Tartous et la base aérienne de Khmeymim « poursuivront leur travail habituel ». « Elles doivent être efficacement défendues, du sol, de la mer et des airs », a-t-il encore affirmé. Un communiqué du Kremlin précise qu’une présence aérienne serait maintenue pour contrôler l’application du cessez-le-feu. La Maison Blanche a pour sa part fait savoir que le président américain, Barack Obama, et son homologue russe avait évoqué, lundi soir, « le retrait partiel » des forces russes de Syrie, ainsi que « les prochaines étapes nécessaires pour mettre pleinement en œuvre la cessation des hostilités ».

 

La Russie avait lancé sa campagne militaire en Syrie le 30 septembre 2015, dans le cadre d’une opération de lutte « contre le terrorisme international », en soutien au régime de Bachar Al-Assad, allié de Moscou. Depuis lors, plus de cinquante avions de combat russes ont visé des milliers de « cibles terroristes ». Cette force de frappe a permis à l’armée syrienne d’engranger des victoires alors qu’elle se trouvait en mauvaise posture à l’été 2015. Peu après l’annonce du retrait des troupes russes, le Kremlin a fait savoir que M. Poutine s’est entretenu par téléphone avec le dirigeant syrien, à l’initiative de Moscou. Cet entretien a permis de souligner que « les conditions actuelles permettent de commencer un processus de paix sous l’égide des Nations unies [ONU] », note le Kremlin dans un communiqué.

 

Selon Moscou, M. Al-Assad a « loué le professionnalisme et le courage » des militaires russes et « a exprimé sa profonde reconnaissance ». Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a ajouté ensuite que M. Poutine n’a « pas évoqué le sort de Bachar Al-Assad » lors de leur entretien au téléphone. La question du retrait des forces russes de Syrie « n’a pas été discutée avec d’autres dirigeants », mais seulement avec M. Al-Assad, a déclaré M. Peskov, mais « bien sûr le président aura d’une façon ou d’une autre des contacts avec d’autres collègues occidentaux ».

 

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_ Prudence de l’opposition

Le régime syrien a affirmé lundi que la Russie continuerait à le soutenir dans sa lutte contre le « terrorisme ». « Les parties syrienne et russe ont convenu lors d’un entretien téléphonique entre les présidents Bachar Al-Assad et Vladimir Poutine de réduire le nombre des forces aériennes russes en Syrie avec la poursuite de la cessation des hostilités », a indiqué la présidence syrienne dans un communiqué sur sa page Facebook. « Les Russes (…) ont quasiment cessé de frapper les “insurgés” modérés », indique le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian. « Ils frappent un peu Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, EI]. C’est dans leur intérêt car l’EI compte de nombreux russophones », déclare M. Le Drian dans une interview au Figaro à paraître mardi.

 

L’opposition syrienne a accueilli avec prudence l’annonce de M. Poutine. « Nous devons vérifier la nature de cette décision et sa signification », a déclaré à la presse à Genève Salem Al-Meslet, porte-parole de la délégation du Haut Comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l’opposition. « S’il y a une décision de retirer les forces [russes], il s’agit d’une décision positive, et nous le verrons sur le terrain », a-t-il dit. Mais « cette décision signifie-t-elle un retrait des forces ou une simple réduction du nombre des avions, cela reste à vérifier », a poursuivi le porte-parole. Le retrait de l’essentiel des troupes russes de Syrie annoncé lundi par M. Poutine, s’il se concrétise, va contribuer à « augmenter la pression » sur le président Bachar Al-Assad, a pour sa part estimé le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters/ 14.03.2016/ Mis à jour le 15.03.2016 / Par Charlotte Chabas

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/03/14/vladimir-poutine-annonce-le-debut-du-retrait-des-troupes-russes-de-syrie_4882714_3210.html

 

 

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2 – Le sort de Bachar Al-Assad, « ligne rouge » des discussions intersyriennes

 

Le sort du président Bachar Al-Assad est une « ligne rouge ». C’est ce qu’a affirmé le régime de Damas, samedi 12 mars, excluant fermement d’aborder cette question avec l’opposition lors des négociations indirectes intersyriennes prévues à partir de lundi et jusqu’au 24 mars à Genève. Alors que la guerre dévastatrice dans le pays entre le 15 mars dans sa sixième année, le sort du dirigeant reste l’une des principales pommes de discorde entre les différentes parties engagées dans ce conflit. « Nous considérons que la période de transition doit débuter avec la chute ou la mort de Bachar Al-Assad », a fait valoir auprès de deux agences de presse, le négociateur en chef de l’opposition, le chef rebelle salafiste Mohamed Allouche. Cette transition « ne peut pas commencer avec la présence de ce régime ou avec le chef de ce régime encore en place ».

 

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_ M. Assad « n’a pas sa place »

Conformément au processus de paix adopté par les Nations unies, un gouvernement provisoire et une nouvelle Constitution doivent être mis en place dans les six mois, à partir de la reprise des discussions de paix, ce 14 mars en Suisse. Des élections législatives et présidentielle doivent ensuite être organisées dans les 12 mois suivants. Le Haut comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l’opposition et dont M. Allouche est le négociateur désigné, insiste sur la « constitution d’un corps transitoire doté de tous les pouvoirs exécutifs » dans lequel Bachar Al-Assad « n’a pas sa place ». Pour Damas, il est hors de question de discuter de la présidentielle ni du sort de l’actuel chef de l’Etat, réélu en 2014 en pleine guerre pour un nouveau septennat.

 

« Nous ne négocierons avec personne qui veut discuter de [ce sujet]. Si [les responsables de l’opposition] veulent continuer avec cette approche, ce serait mieux qu’ils ne viennent pas » à Genève, a prévenu le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem. Aux yeux du régime, l’autorité de transition ne serait rien d’autre qu’un « gouvernement d’unité » élargi à des opposants, mais toujours placé sous l’égide de M. Assad.

 

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_ Plus de 270 000 morts

Une cessation des hostilités dans le pays, négociée par les Etats-Unis et la Russie, est entrée en vigueur le 27 février entre le régime et les rebelles, à l’exception des groupes djihadistes de l’organisation Etat islamique et du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida. Malgré quelques incidents, elle tient bon et a permis que soit apportée de l’aide aux populations assiégées et d’organiser les discussions de paix sous de meilleurs auspices. En près de cinq ans de guerre, plus de 270 000 personnes ont été tuées. Le conflit a par ailleurs poussé à la fuite la moitié de la population et provoqué une catastrophe humanitaire avec notamment une crise migratoire qui a atteint les portes de l’Europe.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 13.03.2016/ Mis à jour le 13.03.2016 

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/03/13/le-sort-de-bachar-al-assad-ligne-rouge-des-discussions-intersyriennes-de-geneve_4881865_3218.html

 

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3 – Poutine ordonne aux forces russes d’entamer leur retrait de Syrie

 

Le président Vladimir Poutine a annoncé aujourd’hui qu’il avait ordonné le retrait, à partir de demain, du gros des forces russes actuellement en Syrie, estimant que les objectifs poursuivis lors de cette intervention avaient été largement atteints. Les bases navale et aérienne russes en Syrie continueront à opérer normalement, a-t-il précisé lors d’une réunion au Kremlin avec ses ministres de la Défense et des Affaires étrangères. Il a ajouté que la Russie allait intensifier ses efforts en vue de parvenir à un règlement négocié du conflit syrien, qui dure depuis cinq ans et a fait plus de 250.000 morts. Vladimir Poutine a téléphoné à son homologue syrien Bachar el-Assad pour l’informer de sa décision de retirer la majeure partie des soldats russes déployés en Syrie, a précisé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 

 

A Damas, la présidence syrienne a fait avoir que cette décision a été prise “conformément à la poursuite du cessez-le-feu et en tenant compte de la situation sur le terrain”, souligant que la Russie s’est engagée à poursuivre son soutien à la Syrie dans le combat contre le “terrorisme”. La décision du Kremlin intervient le jour même de la reprise des négociations de paix sur la Syrie à Genève, sous l’égide des Nations unies.

 

Par Lefigaro.fr avec Reuters/ Mis à jour le 14/03/2016 / Publié le 14/03/2016 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/14/97001-20160314FILWWW00293-poutine-ordonne-le-retrait-de-forces-russes-en-syrie.php

 

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 4 – Poutine confirme la mort d’un cinquième militaire russe en Syrie

  

Quatre personnes figuraient jusqu’ici sur la liste des pertes humaines enregistrées par Moscou depuis le début de son opération antiterroriste en septembre 2015. Le président russe Vladimir Poutine a confirmé jeudi que cinq militaires avaient trouvé la mort en Syrie pendant l’opération antiterroriste russe, ressort-il d’un texte publié sur le site du Kremlin. Intervenant devant des militaires ayant reçu des décorations d’Etat suite à l’opération en Syrie, le président russe s’est adressé aux veuves des pilotes qui avaient péri dans la lutte contre les terroristes. Il a notamment évoqué le nom de Ioulia Jouravleva, veuve de Fedor Jouravlev, 27 ans, dont la mort avait été rapportée par l’agence Reuters en 2015.

 

Reuters a publié en novembre dernier des photos des funérailles de Jouravlev organisées à Paltso, dans la région russe de Briansk. Un correspondant de l’agence a affirmé, citant des habitants locaux, que Jouravlev avait été tué lors d’une mission dans le Caucase du Nord. Quatre personnes figuraient jusqu’ici sur la liste des pertes russes en Syrie: Oleg Pechkov, commandant du bombardier Su-24M abattu par un chasseur turc, Alexandre Pozynitch, commando tué lors de l’opération de recherche du corps de Pechkov, Vadim Kostenko, un engagé sous contrat qui se serait suicidé (son père a démenti cette hypothèse), et Ivan Tcheremissine, conseiller militaire mortellement blessé lors d’une attaque au mortier contre un centre d’entraînement syrien.

  

La Russie a commencé à retirer ses militaires de Syrie le 15 mars dernier sur décision du président russe Vladimir Poutine. Au cours de l’opération en Syrie, entamée le 30 septembre 2015, les avions russes ont effectué près de 9.000 sorties et détruit des dizaines de milliers de sites de Daech (Etat islamique) et d’autres groupes extrémistes. Grâce à l’assistance russe, les troupes gouvernementales syriennes ont réussi à reprendre aux terroristes plus de 10.000 kilomètres carrés de territoire, y compris des localités d’importance stratégique, et à réduire l’envergure du trafic de pétrole réalisé par Daech. 

  

17.03.2016/ Mis à jour 17.03.2016/

  

https://fr.sputniknews.com/russie/201603171023459479-cinq-militaires-russes-tues-en-syrie/

 

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5 – « Les forces spéciales russes opèrent en Syrie »

 

Le général de corps d’armée Alexandre Dvornikov, commandant du contingent russe en Syrie, a donné sa première interview à l’issue de l’opération des forces armées russes dans ce pays. RBTH publie des extraits de cet entretien accordé à Rossiyskaya Gazeta.

 

 

L’objectif

Le contingent de troupes russes que je commande est arrivé en Syrie en septembre dernier avec pour objectif d’évaluer l’environnement opérationnel et l’état de l’armée syrienne.

 

 

L’environnement opérationnel

Les terroristes qui étaient plus de 60 000 occupaient environ 70% du territoire syrien. Les bandes armées s’étaient emparées des grandes villes comme Idlib, Palmyre et Raqqa. Les troupes gouvernementales étaient épuisées par quatre ans de guerre et contenaient à grand mal l’offensive des terroristes. Les habitants fuyaient le pays en masse.  

 

 

Résultats de l’opération des forces russes

Durant l’opération militaire, les troupes syriennes, soutenues par les frappes des forces aérospatiales de Russie, ont libéré 400 localités. Le territoire contrôlé par les extrémistes s’est réduit de 10 000 kilomètres carrés. Environ 2 000 terroristes originaires de Russie dont 17 chefs de file ont été éliminés en Syrie. 

Outre l’opération des troupes aérospatiales avec les forces gouvernementales et patriotiques au sol, l’armée russe a livré aux soldats syriens des armes et des matériels sophistiqués, notamment des systèmes d’artillerie et des équipements de transmission et de renseignement. Les forces armées syriennes disposent désormais d’une structure de conseillers militaires avec à sa tête une direction. Elles ont parfaitement réglé le problème de la formation des troupes gouvernementales et des groupes patriotiques kurdes et autres. 

La guerre contre les terroristes prend une ampleur nationale. Les Syriens ont compris que Daech et le Front al-Nosra pouvaient être vaincus. La société a vu naître des brigades et des bataillons de volontaires qui comptent aujourd’hui plusieurs milliers d’hommes. Les Syriens ont réussi à déloger eux-mêmes les bandits du Front al-Nosra de plusieurs localités dans les provinces centrales et méridionales du pays.

 

 

Les forces spéciales

Il y a également en Syrie des unités de nos Forces d’opérations spéciales qui précisent notamment les données du renseignement pour les frappes de l’aviation russe et guident les appareils vers des cibles situées dans des régions éloignées. Toutefois, il ne faut pas oublier que différentes missions sont remplies également en Syrie par leurs « homologues » des Etats-Unis et d’autres pays de la coalition menée par ceux-ci.

 

 

Qui restera en Syrie

On maintiendra en Syrie des forces indispensables afin de garantir le contrôle de la cessation des hostilités, ainsi que la sécurité de notre base aérienne à Hmeimim et du centre matériel et technique des forces navales russes à Tartous.

 

 

Le processus de paix

Malgré certaines violations, la cessation des hostilités en Syrie est globalement respectée. La réconciliation est particulièrement visible dans les provinces de Hama et de Homs.  Au moment de mon départ de Syrie, les modalités de la cessation des hostilités étaient acceptées par 43 groupes armés, tandis que l’accord sur la réconciliation était signé par les doyens de 51 localités. Et ce nombre va croissant.

 

Droits réservés// 24 mars 2016 Nikolaï Litovkine

 

http://fr.rbth.com/international/2016/03/24/les-forces-speciales-russes-operent-en-syrie_578707

 

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6 – Le régime syrien reprend à l’EI la cité antique de Palmyre

 

L’armée syrienne, appuyée par l’allié russe, a repris dimanche le contrôle total de la cité antique de Palmyre après en avoir chassé les jihadistes du groupe Etat islamique, une victoire symbolique et stratégique pour le régime de Bachar al-Assad.

  

_ Le régime syrien reprend à l’EI la cité antique de Palmyre

L’armée syrienne, appuyée par l’allié russe, a repris dimanche le contrôle total de la cité antique de Palmyre après en avoir chassé les jihadistes du groupe Etat islamique, une victoire symbolique et stratégique pour le régime de Bachar al-Assad. «Après de violents combats nocturnes, l’armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Ils (les jihadistes) s’en sont retirés», a dit une source militaire au correspondant de l’AFP sur place dans cette ville du centre de la Syrie.

 

L’armée, soutenue par l’aviation et les forces spéciales russes ainsi que par le Hezbollah libanais, a lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l’EI qui s’était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Il s’agit de la victoire la plus importante du régime face à l’EI depuis l’intervention fin septembre 2015 dans le conflit de la Russie, allié indéfectible du régime Assad. «Si nous gagnons, ce serait la première grande défaite infligée par l’armée à Daech», avait indiqué la veille une source militaire, en utilisant un acronyme en arabe du groupe jihadiste qui contrôle toujours de vastes régions de la Syrie et de l’Irak voisin.

 

 

_ 400 jihadistes tués

D’après la source militaire, les combattants de l’EI «se sont repliés vers Sokhné (à l’est de Palmyre), Raqa et Deir Ezzor», leurs fiefs dans le nord et l’est de la Syrie. «Les unités d’ingénierie de l’armée sont en train de désamorcer des dizaines de bombes et de mines à l’intérieur de la cité antique» qui contient des trésors détruits en partie par le groupe extrémiste, a-t-elle ajouté. Le secteur des ruines antiques était totalement désert la veille car personne n’ose s’y aventurer à cause des mines posées par les jihadistes et parce que le terrain est totalement à découvert et donc exposé à des tirs de snipers, selon le journaliste de l’AFP.

 

D’après l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), «au moins 400 jihadistes de l’EI ont été tués depuis le début de l’offensive». «Il s’agit du bilan le plus lourd pour l’EI dans une seule bataille depuis son émergence» en plein conflit syrien en 2013, a affirmé à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire qui dispose d’un large réseau de sources à travers le pays. «C’est une défaite symbolique pour l’EI semblable à celle de Kobané», la ville kurde d’où les jihadistes ont été chassés par les forces kurdes appuyées par l’aviation de la coalition menée par Washington.

 

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_ «Perdre le grand désert»

Selon Abdel Rahmane, en perdant Palmyre, «l’EI perd automatiquement le grand désert syrien», et le régime Assad pourra avancer vers la frontière avec l’Irak, contrôlée en grande partie par les jihadistes. En Irak, l’EI est aussi la cible d’une large offensive de l’armée irakienne qui cherche à reprendre son fief de Mossoul, la deuxième ville du pays située dans le Nord. Les grandes puissances sont déterminées à en finir avec l’EI, un groupe ultraradical qui vient de revendiquer les attentats de Bruxelles qui ont fait mardi 31 morts et 340 blessés, quatre mois après avoir revendiqué ceux de Paris.

 

Responsable en outre d’atrocités dans les régions sous son contrôle et de vastes destructions du patrimoine, le groupe jihadiste a amputé Palmyre de ses plus beaux temples, ceux de Bêl et Baalshamin, détruits à coups d’explosifs. Et en septembre, il a détruit plusieurs des tours funéraires de la cité, avant de réduire en poussière le célèbre Arc de triomphe, symbole de l’essor de cette ville vieille de plus de 2.000 ans.

Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient cette oasis du désert située à 210 km au nord-est de Damas, aux 1.000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes. La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, avait salué l’offensive de l’armée. «Depuis un an, le saccage de Palmyre est le symbole du nettoyage culturel qui sévit au Moyen-Orient».

 

Par AFP/ 27 mars 2016 / Mis à jour : 27 mars 2016   

 

http://www.liberation.fr/planete/2016/03/27/le-regime-syrien-reprend-a-l-ei-la-cite-antique-de-palmyre_1442303

 

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7 – Syrie : reste-il un espoir de paix ?

 

Les promesses de trêve de l’accord de Munich signé la semaine dernière ne sont-elles qu’une illusion ? C’est pourtant l’unique voie pour relancer le processus de paix. Sur le terrain, le conflit se poursuit. La Turquie a engagé hier ses deuxièmes bombardements sur des positions kurdes en Syrie. C’est sans doute la seule issue possible, l’unique voie pour tenter de relancer le processus de paix dans cette partie du monde. L’accord sur une cessation des hostilités en Syrie qui est intervenu à Munich dans la nuit de jeudi à vendredi apparaît pourtant bien fragile face à la détermination du président syrien, face aussi aux frappes de la Turquie contre les forces kurdes. Sur le terrain, on ne voit dans cette trêve qu’une illusion, une de plus…

 

Bachar-el-Assad reste droit dans ses bottes, comme l’indiquent ses dernières déclarations. Le régime syrien se dit prêt à reprendre le contrôle de tout le pays, quitte à engager contre les rebelles des combats «longs». Pas question pour lui de céder une partie du territoire, a-t-il indiqué récemment dans une interview à l’AFP, la première depuis l’échec de Genève et le lancement de l’offensive sur Alep avec le soutien russe.

 

La semaine dernière, les États-Unis, la Russie et leurs principaux alliés ont plaidé en faveur d’une trêve comme un premier pas concret pour stopper ce conflit aux 260 000 morts ! Depuis l’attaque d’Alep, des dizaines de milliers de Syriens fuient les combats en tentant de se réfugier en Turquie. Pour Bachar, ces bombardements visent à «couper la route» entre Alep et la Turquie, la «voie principale de ravitaillement des terroristes», selon lui. À Munich, où il participe à la conférence sur la sécurité, le secrétaire d’État américain John Kerry a averti que le dossier syrien était à un «moment charnière» entre guerre et paix».

 

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_ Migrants : la ligne de fermeté

En attendant le début d’un hypothétique cessez-le-feu, les combats continuent. Samedi, le Premier ministre turc a exécuté ses menaces, bombardant des secteurs du nord du pays contrôlés par les Kurdes. Ces frappes, qui ont été condamnées hier par le gouvernement syrien et par la France, rendent aléatoires un dénouement de la crise. L’artillerie turque a attaqué des secteurs que les Unités de protection du peuple kurde (YPG) avaient récemment repris aux islamistes.

 

Par ailleurs, Turquie et Arabie Saoudite ont annoncé qu’elles s’apprêtaient à mener une opération terrestre contre l’État islamique. Les Saoudiens, qui prédisaient hier encore «l’échec» des efforts de la Russie pour «sauver» Bachar al-Assad, ont envoyé leurs avions à Incirlik, la base turque au sud du pays. L’offensive d’Alep, lancée le 1er février, provoque l’exode de milliers de personnes qui restent bloquées au nord d’Azaz, près de la frontière turque, espérant que les autorités turques les laisseront entrer. L’arrivée massive de migrants oblige certains pays à tracer une ligne de fermeté. Samedi, en marge de sa visite à Munich, le Premier ministre Manuel Valls a bien dit que la France «ne pouvait accueillir plus de réfugiés.» La question de l’afflux des migrants sans précédent en Europe depuis 1945 sera au cœur du sommet européen qui s’ouvre jeudi à Bruxelles.

 

J.-M.D./ Publié le 15/02/2016/ Mis à jour le 15/02/2016

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/15/2277522-syrie-reste-il-un-espoir-de-paix.html

 

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8 – Syrie : accord russo-américain pour une cessation des hostilités

 

Les États-Unis et la Russie sont parvenus à un accord sur une “cessation des hostilités” en Syrie dans la semaine à venir, pour relancer le processus de paix et stopper l’exode des civils. Ils ont également convenu d’accélérer l’aide humanitaire. Vers un cessez-le-feu en Syrie ? Les États-Unis et la Russie sont tombés d’accord, dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 février, sur une “cessation des hostilités” en Syrie qui doit intervenir dans un délai d’une semaine, afin de relancer le processus de paix et de stopper l’exode de civilsÀ l’issue de cinq heures d’intenses négociations à Munich, en Allemagne, les deux pays et leurs principaux alliés ont aussi décidé un accès accru et “immédiat” de l’aide humanitaire aux civils en détresse.

 

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_ Au gouvernement et à l’opposition de “prendre les mesures nécessaires”

“Nous avons convenu d’une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d’une semaine”, a déclaré le chef de la diplomatie américaine John Kerry à l’issue de la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG). Reste à savoir si les mesures décidées par les grandes puissances seront appliquées. “Les résultats seront mesurés par ce qui se passera sur le terrain (…) pas sur les mots qui sont sur un bout de papier ce soir”, a-t-il mis en garde.

 

Son homologue russe Sergueï Lavrov a jugé que c’était au gouvernement et à l’opposition syrienne “de prendre les mesures nécessaires”. “Nous devrons probablement user de notre influence sur les parties”, a-t-il commenté. Les États-Unis et la Russie vont piloter les “modalités” de mise en œuvre de cette cessation des hostilités, a précisé Sergueï Lavrov, en notant que c’était le “premier pas” vers un cessez-le-feu plus permanent.

Les Occidentaux demandaient instamment l’arrêt de la campagne de raids aériens russes qui accompagnent depuis dix jours une vaste offensive du régime contre les rebelles dans la province d’Alep dans le nord du pays. L’arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit, à l’exception des “groupes terroristes Daech [autre nom du groupe État islamique (EI) en arabe] et Al-Nosra [affilié à Al-Qaïda]”, ont précisé les ministres.

 

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_ Reprendre le processus de paix

“Nous avons aussi convenu d’accélérer et d’élargir la fourniture d’aide humanitaire dès à présent” à une série de villes assiégées, a ajouté John Kerry, en citant entre autres Deir Ezzor, dans l’est du pays, où les forces loyalistes sont assiégées par l’EI. Un groupe de travail piloté par l’ONU va se réunir dès vendredi à Genève pour mettre en œuvre ce volet humanitaire et fera des “comptes-rendus hebdomadaires”, a-t-il précisé. Les négociations intersyriennes, suspendues début février en raison d’une offensive du régime appuyée par l’aviation russe sur les rebelles, doivent par ailleurs “reprendre dès que possible”, a dit le chef de la diplomatie américaine.

 

Ces négociations doivent avoir lieu “sans ultimatum et préconditions”, a souligné Sergueï Lavrov. Moscou refuse notamment de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable, alors que les Occidentaux continuent d’affirmer qu’avec lui une solution durable en Syrie est impossible. L’opposition syrienne réclamait quant à elle des signes concrets humanitaires et l’arrêt des bombardements avant de reprendre ces négociations, reportées pour le moment au 25 février.

Depuis le 1er février, Damas, appuyé par les bombardiers russes, mène une offensive contre la deuxième ville du pays, Alep, qui a pris en étau les rebelles cantonnés dans les quartiers est. Quelque 60 000 personnes ont été déplacées par les combats dans la région, selon John Kerry, pour beaucoup vers la frontière turque, tandis que 350 000 civils restent coincés au côté des rebelles.

 

Avec AFP/ Première publication : 12/02/2016/ Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter / Dernière modification : 12/02/2016

 

http://www.france24.com/fr/20160212-syrie-accord-russie-etats-unis-cessez-le-feu-semaine

 

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9 – La Russie et l’Occident sont entrés dans une « nouvelle guerre froide », selon Medvedev

 

Lors d’une intervention au sommet sur la sécurité organisé à Munich, en Allemagne, samedi 13 février, Dmitri Medvedev, le premier ministre de la Russie, a estimé que les relations russo-occidentales étaient entrées dans une « période de nouvelle guerre froide ». « Les politiques européens ont cru que créer une soi-disant ceinture d’amis aux frontières de l’Union européenne serait une garantie de sécurité. Quel est le résultat ? Pas une ceinture d’amis, mais une ceinture d’exclusion. » Il a critiqué « une politique inamicale et fermée de l’OTAN vis-à-vis de la Russie », et a estimé que les positions « ne diffèrent pas autant qu’il y a quarante ans, quand en Europe il y avait un mur ».

Manuel Valls, le premier ministre de la France a quant à lui affirmé à Munich que « la France respecte la Russie et ses intérêts, mais les bombardements des populations civiles doivent cesser » en Syrie.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 13.02.2016

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2016/02/13/la-russie-et-l-occident-sont-entres-dans-une-nouvelle-guerre-froide-selon-medvedev_4864904_3210.html

 

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10 – Le monde face au drame des réfugiés syriens

 

Va-t-on vivre à Alep le scénario de Madaya, à la puissance 10 ? A Madaya, 50 000 habitants, des centaines de personnes sont mortes de faim après avoir été isolées du reste du monde par l’étau déployé par l’armée de Bachar et les bombardiers russes. Ce n’est qu’à la toute dernière extrémité que l’aide humanitaire a pu nourrir une population prise en otage. À Alep, c’est toujours les civils qui risquent de payer au prix fort les combats acharnés qui se déroulent actuellement. Alep, c’est la deuxième ville de Syrie, presque aussi peuplée que Damas, avec 1, 7 millions d’habitants, avant le début de la guerre. Une cité industrielle et commerçante prospère, proche de la Turquie voisine.

Alep est également une des plus vieilles villes du monde, habitée depuis au moins 5000 ans, et mentionnée sur les tablettes cunéiformes ; on se demande ce qui restera de la citadelle d’Alep, impressionnante bâtisse construite au XIIe siècle, après le déluge de feu que subit la ville.

 

Depuis le début du mois, l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a lancé une vaste opération sur la ville, tenue en partie par des rebelles. Pour Bachar, reprendre Alep, c’est récupérer ainsi la capitale économique, un argument de poids pour de futures négociations internationales. «Mais en attendant, il y a sur place de très nombreuses victimes, assure Jean-François Dubost, responsable du programme «Personnes déracinées » à Amnesty International. Les zones civiles sont clairement ciblées dans ce conflit, avec des bombardements qui touchent volontairement les marchés, les hôpitaux, les rassemblements… On savait que le gouvernement syrien employait ces méthodes, on soupçonne aujourd’hui l’aviation russe d’en faire autant. On sait en tout cas que des bombes à fragmentation ou des bombes à sous-munitions explosent sur des zones à très forte densité d’habitants.»

 

Dans ces conditions, la population d’Alep est en tenaille. Certains vont tenter de fuir, ce qui n’est pas la solution la plus confortable, car à tout moment, on peut être atteint par les projectiles des belligérants. À l’intérieur de la ville, la fuite organisée est tombée aux mains d’organisations spécialisées, pilotées par telle ou telle faction de rebelles ou de jihadistes, dont certaines monnayent leur aide, comme des passeurs patentés… On se retrouve avec 40 000 à 70 000 personnes à la frontière turque, et ce chiffre est considérable et donne la mesure de l’enfer que doivent vivre les habitants d’Alep. Mais hélas pour ces évadés, la Turquie a fermé sa frontière, ne laissant passer, en théorie, que les blessés.

 

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_ Des civils coincés entre deux périls

«C’est la pire des situations que l’on puisse imaginer, poursuit Jean-François Dubost. Ces réfugiés se retrouvent dans une précarité totale, coincés entre deux périls : d’un côté, une frontière fermée, avec des militaires qui peuvent éventuellement faire usage de violence vis-à-vis de ceux qui tenteraient leur chance, d’autre part, la zone des combats, où l’on risque de se faire tuer. On s’achemine vers une catastrophe humanitaire…»

 

D’autant que dans cette tenaille, l’aide humanitaire va s’avérer extrêmement périlleuse, alors qu’on se trouve avec des fuyards affamés, souvent blessés, toujours traumatisés, après des mois d’affrontements sanglants à Alep, et une vie quotidienne rythmée par la peur et les bombes. Pour Jean-François Dubost, «il est urgent que la communauté internationale fasse pression sur les autorités turques pour qu’elles ouvrent immédiatement leurs frontières, mais en même temps, que cette même communauté internationale apporte à la Turquie toute l’aide dont elle va avoir besoin pour faire face à cet afflux de réfugiés.». Sinon, l’avenir serait bien sombre pour les réfugiés d’Alep abandonnés à leur sort ?

 

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_ Daech utilise des armes chimiques

Dans ce conflit, c’est quotidiennement que les droits les plus élémentaires des civils sont bafoués, au mépris de toutes les règles internationales. Ainsi, on se doutait déjà depuis quelques mois que daech avait à sa disposition des armes chimiques de type gaz moutarde. Or, selon une récente déclaration du directeur de la CIA, John Brennan, «Il y a un certain nombre de fois où le groupe État islamique a utilisé des armes chimiques sur le champ de bataille.

 

La CIA pense que l’EI a la capacité de fabriquer des petites quantités de chlorine et de gaz moutarde», assure-t-il. Un autre responsable du renseignement américain assure que l’EI «utilisé des produits chimiques toxiques en Irak et en Syrie, y compris» le gaz moutarde», une première depuis l’attentat au sarin dans le métro de Tokyo en 1995. Les sources US peuvent sembler fiables car elles recoupent d’autres renseignements. Mais on sait aussi qu’elles ne reculent pas non plus devant l’intox, comme en 2003, sur les armes de Saddam.

 

Dominique Delpiroux/ Publié le 15/02/2016/

 

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/15/2277517-le-monde-face-au-drame-des-refugies-syriens.html

 

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Iraqi Prime Minister Haider Al-Abadi looks on during a joint news conference with Italian Prime Minister Matteo Renzi at the end of a meeting at Chigi Palace in Rome, Italy February 10, 2016. REUTERS/Tony Gentile  

  

11 – Analyse de la situation politique et militaire en Irak – Janvier 2016

 

_ Situation militaire

Le fait du mois est la décision de Washington d’accroitre son engagement militaire en Irak. Face au succès de l’intervention Russe en Syrie (les forces d’Assad sont sur le point de prendre Alep) et le déploiement de troupes turques au Kurdistan, Washington [1] a décidé à d’accroitre son effort terrestre en Irak par l’envoi d’éléments de la 101ème division aéroportée pour aider les forces irakiennes et les peshmergas à reprendre Mossoul et Raqqa. Des détachements précurseurs des 17 000 hommes de la 101ème division aéroportée sont en cours de déploiement sur la base aérienne d’Ain Al Assad [2].

 

Selon le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, 500 soldats du quartier général de la 101e division aéroportée se joindront aux combats en Irak fin février. 1.300 soldats supplémentaires de la 2e brigade vont se déployer en Irak à la fin du printemps pour former et appuyer l’armée irakienne et les peshmergas kurdes. Cette décision a aussi pour but de couper l’herbe sous les pieds de la Turquie qui, sous prétexte de lutter contre Daesh, veut éviter la création d’un Etat Kurde et positionner des forces armées au Kurdistan syrien et irakien.

 

Ashton Carter [3] dans un discours aux soldats de la 101e Division aéroportée sur le point d’être déployée en Irak, a nommé les deux plus grandes zones urbaines contrôlées par l’EI, Mossoul dans le nord de l’Irak, troisième plus grande ville du pays, et Raqqa, la capitale de fait de l’EI, dans l’est de la Syrie, comme les principales cibles, pour la prochaine période, d’opérations coordonnées aériennes, terrestres et spéciales. Il a ainsi précisé la stratégie d’Obama dans la guerre contre Daesh dans les termes suivants: « Je sais que la 101e a pris Mossoul autrefois et vous pourriez le refaire ». « Nous pourrions déployer de nombreuses brigades sur le terrain et arriver en force, mais cela deviendrait probablement notre combat et seulement notre combat ».

 

Un tel effort « américaniserait le conflit, permettant à l’EI d’appeler ceci une occupation étrangère ». « Plus problématique encore seraient les efforts pour tenir des villes comme Mossoul et Raqqa si elles étaient vaincues par une force d’invasion plutôt que par des alliés locaux de Washington, tels que les forces kurdes et les troupes gouvernementales irakiennes ». Au lieu de cela, a-t-il expliqué, « nous allons permettre à des forces locales motivées et une coalition internationale au plan de campagne clair, avec le leadership américain et toutes nos capacités impressionnantes de frappes aériennes, forces spéciales, outils informatiques, renseignement, équipement, mobilité et logistique; de formation, conseil et assistance de la part de ceux sur le terrain, dont vous, de réussir ».

 

Cet engagement accru américain suit le succès des forces irakiennes à Ramadi. Avant la libération de Ramadi, peu de monde aurait parié en Irak sur un succès de l’armée irakienne. Mais mieux équipées notamment de missiles antichar Kornet et 4AT, les forces irakiennes ont pu neutraliser à distance les voitures piégées conduites par des kamikazes au cours de ses attaques. Daesh ne peut obtenir des gains de terrain dans ses attaques qu’en lançant simultanément 60-70 voitures piégées à la fois pour comme c’était le cas, ce mois-ci, lors des batailles de Tharthar et de l’est d’Amiria Faluja.

 

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_ Situation Politique

Malgré le succès de l’Armée Irakienne à Ramadi qui a amélioré l’image internationale de l’Irak, le Premier ministre Haider Al Abadi est toujours dans une situation politique délicate sur le plan intérieur tant vis à vis des Kurdes que des sunnites, communautés qui représentent chacune environ 20% de la population irakienne.

Avec le Kurdistan les rapports continuent de se détériorer pour trois raisons, politique, militaire et économique. Bien que les grands acteurs régionaux, Turquie et Iran, ne soient pas du tout favorables à l’émergence d’un Etat Kurde, les incessantes revendications kurdes d’autodétermination et d’indépendance ne sont pas de nature à détendre les rapports entre Erbil et Bagdad. D’autant plus que des centaines de conseillers et experts américains au Kurdistan ont établi directement des postes de commandement communs avec les Kurdes pour gérer ensemble les opérations et le renseignement contre Daesh.

 

L’attitude des américains qui arment et appuient les Kurdes, et dont ils ont besoin pour reprendre Mossoul, fait craindre à Bagdad qu’il existe une certaine entente américano-kurde sur le statut ultérieur des territoires libérés par les Kurdes et notamment sur la ville de Mossoul. Enfin la chute des cours du pétrole sur le marché mondial a aggravé les difficultés économiques de la province du Kurdistan, notamment parce que Bagdad ne verse plus sa part de budget à la province kurde en représailles aux exportations de pétrole qu’Erbil effectue directement, le Kurdistan ayant augmenté de façon indépendante ses exportations pétrolières en 2015 à plus de 600 000 b/j.

 

Avec les sunnites ce sont les graves incidents qui ont eu lieu après l’explosion de voitures piégées conduites par des kamikazes à Bakuba, Mugdadyia et Jadidat Al-Shatt, faisant des dizaines de morts et de blessés shiites et provoquant la colère des milices shiites de la région. Des miliciens shiites ont immédiatement attaqué les habitants sunnites de la ville de Mugdadyia, massacrant les populations sunnites et incendiant 10 mosquées sunnites. Suite à ces exactions, L’Union des Forces sunnites qui est la principale formation représentative des sunnites, a décidé de boycotter les séances du parlement et les réunions du gouvernement irakien. 190 députés sur les 328 étant absents, le parlement irakien n’a pu poursuivre ses travaux.

 

L’Union des Forces Sunnites a renouvelé sa demande d’application de la Charte d’Entente Politique en tant garantie de la réconciliation nationale et notamment ses exigences de dissolution des milices shiites, du retrait de toutes leurs armes lourdes, moyennes et légères et de réserver le port d’armes aux seuls agents de l’Etat et à l’armée irakienne auquel il faut ajouter l’aide au retour les expulsés et les déplacés de guerre chez eux et leur dédommagement.

 

Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Irak a été tenu informé de ces exigences sunnites lors d’une réunion tenue avec l’Union des Forces Sunnites. A l’issue de cette réunion, le représentant du secrétaire général de l’ONU a publié un communiqué de presse appelant tout le monde à éviter les violences, les actes de vengeance et le discorde communautariste et à ne pas attaquer les lieux saints pour ne pas provoquer, de nouveau, une guerre communautariste.

 

De leur côté, les partis shiites accueillent sans enthousiasme le déploiement de forces de la 101ème division aéroportée américaine. L’Alliance Nationale, shiite, a déclaré qu’elle attendait une explication du premier ministre. La Coalition de l’Etat de droit de l’ex-premier ministre Nourri Al Maliki s’est, étonnée du mutisme gouvernemental à l’égard du déploiement de nouvelles troupes américaines en Irak et de la nature de cette nouvelle présence dans le pays. En revanche, le Conseil Islamique Suprême, a déclaré que ce renforcement entrait dans le cadre de l’accord stratégique signé entre l’Irak et les Etats-Unis.

 

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_ Situation sécuritaire

Dans 12 des gouvernorats du Nord et du Sud, la situation sécuritaire est toujours calme et sous contrôle, et s’est légèrement amélioré dans l’ensemble des 6 gouvernorats dans lesquels Daesh réalise des attentats puisque l’on ne déplore que 397 morts en janvier contre 545 en décembre (-28%).  Ainsi dans le gouvernorat d’Al Anbar on déplore 106 morts contre 182 en décembre ; à Nineveh 86 contre132 ; à Salahuldein 74 contre 86, à Kirkuk 43 contre 73 ; à Diyala 32 stable et à Bagdad 56/contre 60.

 

En revanche à Bagdad on doit souligner aussi l’augmentation considérable des cas d’enlèvement. Environ une vingtaine de personnes sont enlevées chaque jour auxquels s’ajoutent des cambriolages, d’assassinats, de vols à main armée et de chantages. Dans la plupart des cas, les groupes des malfaiteurs portent des uniformes militaires. Il y a deux semaines, cinq policiers ont été enlevés au centre de Bagdad, à la rue Sadoune où se trouve l’ambassade française. Pendant la même période, trois soldats américains se trouvant dans un appartement situé au sud de Bagdad ont été, eux aussi, enlevés. Même un vice-ministre de la justice a été enlevé.

 

A noter qu’une partie de ces actes criminels ont un caractère sectaire. Ils visent les Kurdes habitant dans les quartiers de Bagdad à majorité shiite. Les Kurdes de Bagdad sont menacés de mort par des hommes cagoulés se présentant à leur domicile comme des membres des milices shiites connues. Ils leur demandent de quitter Bagdad. Le président irakien Fouad Massoum qui est lui-même kurde a accueilli plusieurs chefs de tribus kurdes résidant à Bagdad venus pour se plaindre de cette situation. Il s’est engagé à punir les coupables mais le gouvernement irakien semble dans l’incapacité totale d’y faire face.

 

Général (2S) Jean-Bernard PINATEL

 

[1] Actuellement 200 membres des forces d’opérations spéciales qu’il avait envoyés en Irak en décembre 2015 sont sur le terrain et engagés dans des actions secrètes contre l’EI. Ceci n’inclut pas les 50 membres des opérations spéciales collaborant actuellement dans le nord-ouest de la Syrie avec des forces insurgées, en particulier le PYD kurde. Cette « Force expéditionnaire de ciblage spécialisée » va « commencer la chasse aux combattants et aux chefs de l’EI, les tuer ou les capturer où qu’ils soient, eux et d’autres cibles clés ».

[2] La base aérienne Al-Asad est une base aérienne irakienne, située à environ 180 kilomètres à l’ouest de Bagdad, dans la province d’Al-Anbar.

[3] World Socialist Web Site.

 

Publié par Jean-Bernard PINATEL, le 9 Fév 2016, dans Analyses, Irak

 

http://www.geopolitique-geostrategie.fr/analyse-de-la-situation-politique-et-militaire-en-irak-janvier-2016

 

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