MONDE/ TRANSPORT COLLECTIF/ TRANSPORT URBAIN : solutions, innovations, perspectives

Publié le 13 novembre, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ TRANSPORT COLLECTIF/ TRANSPORT URBAIN : solutions, innovations, perspectives

 

0.1 – « Egypte/ Le Caire choisit VINCI et Bouygues Construction pour réaliser l’extension de la ligne 3 de son réseau de métro : Les autorités égyptiennes ont renouvelé leur confiance au groupement piloté par VINCI Construction Grands Projets aux côtés de Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction, et de leurs partenaires égyptiens Orascom Construction et Arab Contractors, pour la réalisation d’une nouvelle phase de travaux de génie civil de la ligne 3 du métro du Caire entre les stations Haroun et El Nozha. Cette nouvelle phase de travaux (Phase 4A), dans la continuité de la phase 2 mise en service en mai 2014 avec plus de 6 mois d’avance, comprend 5,15 km de tunnel et 5 stations enterrées sur la ligne 3 qui traverse la capitale égyptienne d’Est en Ouest.

Le groupement s’est engagé sur un délai de conception/construction très court de 34 mois grâce, d’une part à son expérience acquise depuis plus de 30 ans sur ce projet de métro, doyen d’Afrique, et d’autre part à une innovation technique unique au monde. Le tunnelier de la phase précédente, Imhotep, à pression de terre, sera modifié pour opérer en mode pression de boue. Cette modification permettra au groupement de gagner en temps d’exécution et en budget. Ce chantier, d’un montant de 264 millions d’euros, va employer environ 3 200 collaborateurs, essentiellement égyptiens. »

 

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0.2 – « Nigeria/ Lagos/ un métro pour vaincre les embouteillages : La plus grande ville d’Afrique, avec ses 20 millions d’habitants, est paralysée par les bouchons. Une première ligne de métro va bientôt permettre de retirer 20 000 voitures de la circulation. Une société chinoise est chargée des travaux du futur métro : Le changement devrait intervenir en 2017, avec l’ouverture prévue d’une première ligne de métro, longue de 12,5 km. Ce sera le premier tronçon d’un système complet de transports collectifs en développement. Les travaux sont déjà bien avancés. Ils ont été confiés à une société chinoise.

Cette ligne, dite « bleue », va relier l’île d’Ikoyi au continent. « Elle devrait acheminer 400 000 passagers par jour », estime Kolawole Ojelabi, le porte-parole de Lamata (Lagos Metropolitan Area Transport Authority), l’agence de développement des transports publics de la ville. Lagos a déjà investi 1,9 milliard d’euros pour construire la voie. Lamata doit maintenant choisir un concessionnaire, qui équipera la ligne en matériel roulant et l’exploitera. Cette future ligne devrait voir passer un train toutes les trois minutes aux heures de pointe. »

 

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(Image d’illustration)

 

1 – Ubi Transports révolutionne le transport des voyageurs

 

Trois ans après sa création, Ubi Transports, éditeur et intégrateur de technologies destinées à la filière du transport de voyageurs, se lance à l’export. Un développement fulgurant pour cette jeune entreprise innovante qui a pu bénéficier de la force du réseau de MOV’EO.

L’entreprise Ubi Transports, basée à Mâcon, a mis au point 2School, solution de suivi et de gestion des transports scolaires. Associant aide à l’exploitation et billettique, elle permet aux collectivités ou à leurs partenaires, exploitants de transport privés, de connaître en temps réel le nombre de bus en circulation, leur localisation et leurs horaires de passage. Grâce au recueil de ces données stratégiques, les opérateurs de transport peuvent optimiser leurs flottes de véhicules et améliorer la qualité du service rendu aux usagers.

 

Ce type de service répondant également aux enjeux des transports urbains et interurbains, Ubi Transports a développé 2Place dont l’un des avantages est de favoriser l’intermodalité en permettant aux réseaux de petite et moyenne taille de se connecter aux réseaux plus importants.

 

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« En proposant des solutions techniquement et économiquement accessibles, nous offrons la possibilité à des territoires aux moyens financiers limités d’entrer dans l’ère du numérique », remarque Jean-Paul Medioni, dirigeant d’Ubi Transports. Cette stratégie de rupture a d’ores et déjà séduit le conseil général de Saône-et-Loire, la régie départementale des transports du Jura sur la commune de Saint-Claude et certains opérateurs privés comme Transdev ou Keolis.

 

Pour être au plus près des attentes de ses clients, Ubi Transports a imaginé des services complémentaires comme 2Stop pour le géo-référencement des points d’arrêts et la gestion des réseaux et 2Sms, informant l’usager en cas de travaux ou de déviations par exemple. Et d’autres solutions dédiées cette fois au transport de tourisme (autocars et bateaux de croisière) devraient prochainement être commercialisées.

 

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« Bénéficier de l’appui d’un écosystème de l’innovation comme MOV’EO est très important pour une entreprise de notre taille » : Jean-Paul Medioni, Dirigeant d’Ubi Transports/

 

« Bénéficier de l’appui d’un écosystème de l’innovation comme MOV’EO est très important pour une entreprise de notre taille. Cela nous donne l’occasion de rencontrer des industriels et des laboratoires de recherche spécialisés dans notre domaine mais aussi d’accéder à une reconnaissance et d’augmenter notre crédibilité auprès de nos clients », se félicite Jean-Paul Medioni. Être présent à l’export – en Europe et en Amérique du Nord – s’est  alors imposé plus rapidement que prévu. C’est grâce à une mission aux États-Unis organisée en septembre 2014 par Business France et MOV’EO que la jeune entreprise innovante a pu évaluer le potentiel du marché américain.

 

Et dès le début de l’année 2015, elle a ouvert un bureau à Philadelphie afin de piloter son développement aux États-Unis et au Canada. Ubi Transports, PME de 12 salariés, commence un nouveau chapitre de son histoire.

 

10/06/2015

 

http://pole-moveo.org/success-story/ubi-transports-revolutionne-le-transport-des-voyageurs/

 

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2 – Le marché du Transport Public Urbain dominé par quelques sociétés : les MOLTS

 

Le tramway de Shenyang, le train urbain de Boston, le bus de Melbourne,… de nombreuses villes mondiales voient leurs réseaux urbains opérés par un cercle très fermé d’acteurs, spécialistes en la matière. Ces marchés, encore limités à des opérateurs locaux il y a une dizaine d’années, sont aujourd’hui le terrain de jeu de « global payers ».

 

Ces derniers sont souvent regroupés sous la dénomination « Multinational Operators for Local Transport Services » : les MOLTS. En effet, après avoir développé leurs compétences sur une échelle nationale, ces sociétés ont exporté leurs expertises dans le monde entier. Elles ont notamment profité de la libéralisation d’un bon nombre de marchés et de l’évolution des politiques de transport public de certains pays.(…)

 

01/06/2015

 

http://transport.sia-partners.com/le-marche-du-transport-public-urbain-domine-par-quelques-societes-les-molts

 

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3 – Téléphérique urbain : les cinq projets les plus avancés

 

Brest, Orléans, Toulouse, Grenoble et Créteil s’avèrent les projets de téléphérique les plus avancés. Les dernières évolutions réglementaires ont permis d’instaurer le câble comme un mode de transport en commun et de l’adapter au contexte urbain.

“Nous disposons désormais de l’arsenal réglementaire qui permet de gérer les projets de transport par câble, de faciliter leur inscription en ville, souligne Gaëtan Rioult, responsable de la division transports par câbles du service technique des remontées mécaniques et des transports guidés (STRMTG). Avec ces nouveaux outils, la concrétisation de ces projets dépend davantage d’éléments sur lesquels nous n’avons pas la main : l’acceptation sociale et leur adaptation aux besoins “.

 

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_ Un cadre réglementaire qui s’adapte

Fin d’année dernière, le Gouvernement publiait une ordonnance et un décret en Conseil d’Etat qui instaurent notamment les servitudes d’utilité publique (SUP) de libre survol. “Ces textes donnent la possibilité réglementaire d’imposer le survol des cabines, moyennant une indemnité, à la condition de passer à plus de 10 mètres du sol et des bâtiments, précise Yves Schneider, chargé de mission sûreté et développement durable au STRMTG. Il a été considéré qu’à moins de 10 mètres la contrainte sur le propriétaire est trop forte pour lui imposer une servitude”.

 

Ce premier pas réglementaire a été complété par un arrêté en mars dernier qui adapte les règles techniques au contexte urbain. Auparavant, les prescriptions suivies étaient celles qui s’appliquaient pour les téléphériques en montagne. Ainsi, les cabines d’une capacité supérieure à 40 personnes nécessitaient un cabinier pour accompagner les passagers. “Sous certaines conditions, le cabinier ne sera plus imposé : il pourra être remplacé par des caméras, de la phonie et la possibilité pour le personnel d’accéder à la cabine en cas de panne”, développe Gaëtan Rioult.

 

Parmi les autres évolutions : la gestion du risque incendie pour éviter la propagation du bâtiment au téléphérique. “Les valeurs forfaitaires que nous proposions n’étaient pas forcément adaptées à l’ensemble des infrastructures rencontrées en ville : bâtiments d’habitation, usines, stations essence, etc. Les mesures de recul nécessaires ne sont pas forcément les mêmes, explique-t-il. Nous avons réécrit l’arrêté de manière à avoir des dispositions par objectifs”. Les règles de maintenance ont été également revues au regard des différences de cadence et de fonctionnement entre un usage urbain – annuel et quotidien – et montagnard, saisonnier.

 

Des outils de financements accompagnent également ces évolutions réglementaires. Le troisième appel à projets transports collectifs et mobilité durable a ainsi retenu les projets de téléphérique urbain de Brest (29), Orléans (45) et Boulogne-sur-Mer (62) (ce dernier est en attente aujourd’hui).

 

Dans le cadre du programme d’investissement d’avenir, l’action “Ville de demain” devrait accorder des financements au projet de Toulouse (31). Enfin, plusieurs projets de transport par câble sont en cours d’étude, notamment à Grenoble (38), Chambéry (73), Saint-Etienne (42) et Créteil (94) dans le cadre des contrats de plan Etat-Région 2015-2020 (CPER).

 

Si plusieurs collectivités envisagent de lancer ce type de transport en commun sur leurs territoires, seuls cinq projets semblent réellement engagés dans la démarche : Brest, Orléans, Toulouse, Grenoble et Créteil. Ces collectivités ont notamment participé au groupe de travail transport par câble du Groupement des autorités responsables de transport (Gart) et du STRMTG (rattaché au ministère de l’Environnement). Elles ont été force de propositions pour les évolutions réglementaires réalisées. “Notre premier objectif était de convaincre les collectivités que le câble pouvait être une solution de transport public urbain performante pour franchir les coupures urbaines, précise Victor Antonio, directeur mission tramway et téléphérique de Brest-métropole. Ensuite, le second axe était de construire un cadre réglementaire puis enfin de discuter les bonnes pratiques opérationnelles”.

 

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_ Mise en service du téléphérique de Brest fin 2016

Dans la liste des projets qui émergent, le téléphérique urbain de Brest s’avère le plus avancé : sa mise en service est prévue pour fin octobre 2016. Il vise le franchissement d’un fleuve, la Penfeld, pour rejoindre le nouveau quartier des Capucins, également en cours de construction. Selon Victor Antonio, le tracé du téléphérique a nécessité l’accord du ministère de la Défense pour le survol d’une base navale. Sa cabine vitrée a la capacité de s’opacifier “pour éviter les vues intrusives lors du survol de deux jardins privés”, explique-t-il.

Dans la pratique également, ce nouveau moyen de transport nécessitera des évolutions. Pour maîtriser les coûts d’exploitation du téléphérique, Brest-métropole a choisi de mutualiser son personnel sur plusieurs systèmes de transport : bus, tram, téléphérique.

 

Les opérateurs et exploitants disposent déjà d’une partie des connaissances nécessaires et bénéficieront de formations complémentaires dans des stations de ski. “Nous nous sommes rendus compte que la loi dite Mop, que nous pratiquons de façon assez régulière pour des lignes de bus et de métro, n’était pas la procédure la plus adaptée pour ces nouveaux outils. Le recours à des marché de conception réalisation serait plus adéquat, estime-t-il également. Je milite pour dire aux maîtres d’ouvrages, de ne pas être trop prescriptif sur la technologie, de se concentrer sur les besoins et les performances attendus du système pour éviter de louper les réponses de certains constructeurs”.

 

Second projet qui pourrait sortir de terre : celui d’Orléans. Il table quant à lui sur un démarrage du service à l’automne 2018. Le téléphérique urbain doit permettre lui aussi de relier, un quartier en devenir, Interives (réhabilitation d’une friche industrielle sur 110 ha) à la gare de Fleury, en franchissant un réseau ferré. “Nous travaillons avec SNCF réseau sur le survol des 400 mètres de voies ferrées existantes”, note Charles-Eric Lemaignen, président de la Communauté d’agglomération Orléans Val de Loire. Notre difficulté est que nous devons nous caler sur les quelques week-ends d’entretien des voies ferrées pour réaliser les travaux”.

 

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_ Des projets qui complètent le réseau de transport existant

Le projet de Toulouse vise quant à lui une inauguration courant 2020. Le tracé du téléphérique urbain projette le développement du réseau de transport en commun. Il prévoit de relier l’Oncopole à l’Université Paul Sabatier en franchissant la Garonne, une zone Natura 2000 et les hauteurs de la colline de Pech David. Il ambitionne dans un second temps d’étendre le projet à l’est et à l’ouest pour continuer à améliorer le maillage. “Sur les déclarations d’utilité publique, les choses vont aller plus vite, souligne Jean-Michel Lattes, adjoint au maire de Toulouse en charge des déplacements, également président du syndicat mixte de transports en commun (Tisséo SMTC) de l’agglomération toulousaine. Nous rencontrons désormais les mêmes difficultés que lorsque nous créons une ligne de bus en site propre”.

 

Dans le Val de Marne, un projet de téléphérique urbain prévoit de relier Créteil à Villeneuve Saint George en passant par Limeil Brévannes. Il permettrait le survol de différents obstacles (grande ceinture ferroviaire, gare de triage, RN 406 et RD 60, entrepôts logistiques, lignes à haute tension, etc.). Sa mise en service, aujourd’hui prévue en 2020, pourrait être toutefois retardée : un dialogue est en cours avec la brigade des sapeurs pompiers de Paris qui refuse le passage des cabines au dessus de son centre de formation. “Les négociations se passent bien, assure Yoann Rispal, conseiller transport. Le préfet de police nous a confirmé qu’il n’y avait pas de problème. Nous avançons aujourd’hui sur un tracé consensuel faisable qui survole l’emprise de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). Depuis le lancement du projet, nous dialoguons avec la BSPP, nous continuerons”.

 

Enfin, Grenoble souhaite voir la mise en service de son transport par câble à horizon 2021- 2022. Le projet du téléphérique urbain desservira Grenoble et trois villes proches (Sassenage, Saint-Martin-le-Vinoux et Fontaine) grâce à un survol de la rivière Isère et l’un de ses affluents (le Drac) ainsi que des infrastructures routières (A480, N481) et ferroviaires. Il répond également à un objectif de connexion aux trois lignes de tramway A, B et E. “Le projet est très en amont. Cela peut être perçu comme très positif pour la population mais également comme une source d’inquiétude : comment penser un mode de transport alors que la zone va évoluer d’ici 30 ans”, soulève Christophe Ferrari, président de Grenoble Alpes Métropole.

 

D’autres projets sont à l’état d’idées, comme par exemple, le projet de Roissy en France (95) pour désenclaver la zone de l’aéroport (franchissement d’un faisceau routier) ou encore ceux de l’île de La Réunion. “Le câble ne doit pas devenir une nouvelle marotte mais c’est un élément important pour faire le chainon manquant dans un réseau ou rejoindre un quartier lorsqu’il y a des coupures, obstacles”, pointe Gérard Chausset, élu référent pour les TCSP (métro, tramway, BHNS, câble) au Gart, adjoint au maire de Mérignac (33) et président de la Commission Transport de Bordeaux Métropole. “Désormais, ce qui va jouer ce sont des questions de financement : des prévisions de projet, implanter la station au bon endroit, réaliser des conceptions raisonnables, etc.”, assure Gaëtan Rioult.

 

Dorothée Laperche, journaliste (Rédactrice spécialisée)/ © Tous droits réservés//

 

http://www.actu-environnement.com/ae/news/telepherique-urbain-transport-cable-brest-orleans-26731.php4

 

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4 – Alstom reçoit le trophée de l’innovation énergie et environnement du transport public

 

Alstom a reçu le trophée de l’innovation du transport public dans la catégorie énergie et environnement pour sa dernière technologie d’alimentation électrique sans caténaire, SRS, au salon Transports Publics qui se tient à Paris du 14 au 16 juin 2016.

 

SRS, développé par les experts Alstom basés à Vitrolles (région PACA) et Saint-Ouen (région Île-de-France), sera mis en service sur les futures lignes 2 & 3 du tramway de Nice, à l’horizon 2018. Cette solution permet de recharger le système de stockage d’énergie embarqué (super-condensateurs) à bord du tramway pendant les arrêts en station voyageurs, en moins de 20 secondes, de façon automatique et sécurisée. La recharge s’effectue par l’intermédiaire de patins montés sous le tramway, en contact avec un rail conducteur au sol. 

 

SRS peut également être utilisé comme solution de recharge opportunistique, rapide et à forte puissance pour véhicules routiers (bus électriques ou camions électriques de distribution urbaine équipés de système de stockage d’énergie embarqué). L’alimentation est dans ce cas assurée par des plots de recharge installés au sol, aux arrêts passagers ou en terminus. SRS s’appuie sur les principes fonctionnels et sécuritaires de la solution éprouvée APS (adoptée notamment par les tramways de Bordeaux, Reims, Dubaï et Rio). Cette solution non-propriétaire est compatible avec tous types de tramways ou de bus. 

 

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Alstom est fier de recevoir ce trophée qui est une belle reconnaissance de la créativité et du savoir-faire unique de nos experts. Avec SRS, nous confirmons notre avance dans le domaine du tramway sans caténaires. Par ailleurs, nous accompagnons la transition vers la mobilité électrique en rendant nos solutions compatibles avec des applications routières pour un transport toujours plus écologique“, a déclaré Cristina Anderiz, Vice-Présidente Infrastructure chez Alstom.

 

Alstom a lancé, à l’occasion du salon européen de la mobilité à Paris, une application 3D interactive permettant de naviguer à bord des futures rames du métro sur pneus MP14, destinées à circuler en Ile-de-France à partir de 2019. Elle permet de découvrir, en immersion, le design des rames MP14 dont les aménagements intérieurs sont conçus pour améliorer l’expérience des passagers. 

Le design du métro MP14 avait été dévoilé le 30 mai dernier au siège d’Alstom à Saint-Ouen en présence d’Henri Poupart-Lafarge, Président-Directeur général d’Alstom, de Valérie Pécresse, Présidente du conseil régional d’Île-de-France et Présidente du Conseil du STIF et d’Elisabeth Borne, Présidente-directrice générale de la RATP.

 

14/06/2016

 

http://www.alstom.com/fr/press-centre-francais/2016/6/alstom-recoit-le-trophee-de-linnovation-energie-et-environnement-du-transport-public/

 

 

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5 – L’Ethiopie inaugure son tramway

 

L’Ethiopie lance un service de transport ferroviaire urbain ce lundi à Addis Abeba. Financé par la Chine à 85%, ce projet de 470 M $ est le premier service de train entièrement électrifiée en Afrique sub-saharienne. Le tramway dénommé Addis Ababa Light Railway a couté plus de 470 million de dollars. Des centaines de personnes se sont rassemblées à l’embarcadère du train formant des files indiennes pour pouvoir monter dans le train, piloté par des conducteurs chinois.

 

Le train de couleurs blanc-bleu-vert va parcourir 34 kilomètres ralliant le nord et le sud de la capitale afin de convoyer 60 mille passagers par jour pour une somme de moins d’un demi-dollar. Selon les autorités éthiopiennes, le train va travailler 16 heures par jours. Ce qui pourra diminuer les embouteillages dans la capitale ou les transports publics desservent 5 millions d’habitants.

 

Le tarif des tickets, entre 2 et 6 biir selon la distance, a été subventionné par le gouvernement. Et pour faire face aux problèmes de coupure d’électricité très fréquentes dans la capitale, le tramway va fonctionner grâce a un système de ligne électrique dédiée, indépendante du réseau principal.

 

Pour ses débuts, seule la première ligne nord-sud, est ouverte. L’axe est-ouest doit débuter le mois prochain. Ce projet vient renforcer une fois de plus la présence économique chinoise sur le continent. Des ingénieurs chinois ont dirigé les travaux de construction financés par la banque chinoise Export Import.

 

21 septembre 2015/

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/09/150921_ethiopia_tram

 

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6 – Reportage : à la découverte du tramway d’Addis-Abeba, le premier du genre en Afrique subsaharienne

 

Addis-Abeba a inauguré le 20 septembre sa première ligne de tramway urbain, appelée parfois “tramway-métro” du fait de quelques tronçons souterrains. C’est le premier tramway moderne en Afrique subsaharienne. Huit mois après, le nouveau train rencontre les foules et la transition entre personnels chinois et éthiopiens s’organisent. Reportage de “Réussite”, l’émission co-produite par le Groupe Jeune Afrique, Canal + Afrique et Galaxie Presse.

 

Huit mois après son lancement, le tramway de la capitale éthiopienne est pris d’assaut, malgré les coupures électriques qui maintiennent à quai les rames flambant neuves. Moins cher que le taxi mais un peu plus coûteux que les bus, il attire les foules. Depuis son lancement en septembre 2015, les 17 kilomètres du nord au sud ont été doublés par un trajet est-ouest, qui porte le réseau à 34 kilomètres et 39 stations. Pour y arriver, trois ans de construction, 300 tonnes de béton, 6 tunnels, 150 ponts et ouvrages d’art ont été nécessaires. Coût du chantier : 475 millions de dollars qui ont été couverts à 85 % par un prêt de la banque chinoise d’import-export China EximBank.

 

C’est l’entreprise China Railway Engineering Corporation (CREC) qui a réalisé les infrastructures. Les rames sont elles aussi chinoises. Idem pour une bonne partie des machinistes et des gestionnaires : 290 salariés originaires de l’empire du Milieu sont pour l’heure impliqués dans le management du tramway d’Addis-Abeba. En réponse, Getachew Bertru, le directeur général de l’Ethiopian Railway Corporation, prône une « stratégie claire : ils s’en vont, et nous reprenons le contrôle », d’où une politique actuelle de recrutement et de formation tous azimuts.

 

Ainsi par exemple de Samuel Damesa, un étudiant-conducteur de train qui est encore en formation sous la supervision d’un tuteur chinois après 12 premiers mois de cours à l’étranger. Dans quelques mois, il sera seul aux manettes, comme 130 autres conducteurs en cours d’apprentissage. Et qui pourront à terme exercer sur la troisième ligne de 30 kilomètres que le gouvernement éthiopien compte lancer d’ici cinq ans.

 

17 mai 201/ Mis à jour le 17 mai 2016/ Par Jeune Afrique

 

http://www.jeuneafrique.com/326111/economie/reportage-le-tramway-daddis-abeba-le-premier-dafrique-subsaharienne/

 

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7 – Tramway d’Alger

 

SYSTRA fait partie d’un consortium en charge de la conception, de la construction et de la maintenance du tramway d’Alger. Ce contrat comprend la construction d’un atelier et d’un dépôt, ainsi que la maintenance des installations fixes et du matériel roulant. Il s’agit du premier système de tramway en Algérie. Il transporte entre 150 000 et 185 000 voyageurs par jour, avec une capacité de 6 800 voyageurs par heure dans chaque direction et 400 voyageurs par rame.

 

Les missions de SYSTRA ont porté sur :

. La revue et l’approbation du cahier des charges ;

. La finalisation de l’ingénierie préliminaire ;

. La revue et l’approbation de la conception complète,

. La supervision générale, la direction de l’ensemble et la coordination de la performance du projet ;

. Le suivi, le contrôle, l’approbation et la réception du travail ;

. L’assistance à l’achat de l’équipement, son installation et sa mise en service ;

. Le contrôle des essais en usine ;

. L’intégration des systèmes ;

. L’assistance avec la mise en service du système ;

. L’assistance jusqu’à la fin de la période de garantie.

 

https://www.systra.com/fr-projet/tramway-d-alger

 

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8 – SYSTRA remporte un nouveau contrat pour le tramway de Casablanca

 

SYSTRA remporte en consortium avec CID et AREP le contrat de maîtrise d’œuvre pour la réalisation de la ligne 2 et l’extension de la ligne 1 du tramway de Casablanca pour un linéaire total de 18 km. Avec plus de quatre millions d’habitants, Casablanca est la plus grande ville du Maroc et l’une des cinq villes les plus peuplées d’Afrique. L’obligation d’y développer le réseau de transport en commun, représentant actuellement moins de 15% des modes de déplacements urbain, est un constat partagé par tous.

 

Inscrite dans le Plan de Déplacements Urbains (PDU) de la région du Grand Casablanca, la ligne T2 du tramway et l’extension de la ligne T1 garantiront une meilleure desserte de la ville. Elles contribueront à l’amélioration de l’environnement urbain en termes de sécurité, de santé publique, d’efficacité énergétique, de réduction des gaz à effet de serre et de maîtrise de la congestion urbaine.

 

Avec une mise en service prévue dans un délai de 39 mois, ce contrat témoigne de la relation de confiance nouée entre SYSTRA et CASA Transport depuis le lancement de la première ligne de tramway. C’est en effet à SYSTRA qu’avait été confiée la maîtrise d’œuvre de cette ligne de 31 km, réalisée dans le délai record de 30 mois et mise en service en décembre 2012. C’est encore à SYSTRA qu’avaient été attribués le contrat pour l’actualisation du plan de transport de Casablanca ainsi que celui pour la réalisation des études d’avant-projet de la ligne 2. Le consortium est en charge de la maîtrise d’œuvre complète de ce projet.

 

« Nous sommes très fiers et heureux d’avoir remporté ce contrat. C’est un projet important qui permettra de mettre en valeur la formidable expérience acquise par SYSTRA dans le domaine du tramway. Ce projet va nous permettre de renforcer notre position dans le transport urbain au Maroc et pérenniser notre présence comme ingénierie de référence en Afrique du Nord », a déclaré Nicolas Kaeser, Directeur de la Région Europe Méditerranée chez SYSTRA.

 

17 juillet 2015

 

https://www.systra.com/fr/newsroom/article/systra-remporte-un-nouveau-contrat-pour-le-tramway-de-casablanca

 

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9 – Le Caire choisit VINCI et Bouygues Construction pour réaliser l’extension de la ligne 3 de son réseau de métro

 

_ Une confiance renouvelée depuis 1981 de la part des autorités égyptiennes.
_ Une innovation technique mondiale pour des délais très courts de réalisation.
_ Un contrat de 264 millions d’euros.

 

Les autorités égyptiennes ont renouvelé leur confiance au groupement piloté par VINCI Construction Grands Projets aux côtés de Bouygues Travaux Publics, filiale de Bouygues Construction, et de leurs partenaires égyptiens Orascom Construction et Arab Contractors, pour la réalisation d’une nouvelle phase de travaux de génie civil de la ligne 3 du métro du Caire entre les stations Haroun et El Nozha. Cette nouvelle phase de travaux (Phase 4A), dans la continuité de la phase 2 mise en service en mai 2014 avec plus de 6 mois d’avance, comprend 5,15 km de tunnel et 5 stations enterrées sur la ligne 3 qui traverse la capitale égyptienne d’Est en Ouest.

 

Le groupement s’est engagé sur un délai de conception/construction très court de 34 mois grâce, d’une part à son expérience acquise depuis plus de 30 ans sur ce projet de métro, doyen d’Afrique, et d’autre part à une innovation technique unique au monde . Le tunnelier de la phase précédente, Imhotep, à pression de terre, sera modifié pour opérer en mode pression de boue. Cette modification permettra au groupement de gagner en temps d’exécution et en budget.

Ce chantier, d’un montant de 264 millions d’euros, va employer environ 3 200 collaborateurs, essentiellement égyptiens.

 

 

_ A propos de Bouygues Construction
Acteur global de la construction et des services, Bouygues Construction conçoit, réalise et exploite des ouvrages qui améliorent au quotidien le cadre de vie et de travail : bâtiments publics et privés, infrastructures de transport, réseaux d’énergie et de communication. Leader de la construction durable, le Groupe et ses 53 500 collaborateurs s’engagent ainsi sur le long terme auprès de leurs clients pour les aider à bâtir une vie meilleure.
En 2014, Bouygues Construction a réalisé un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros.

 

 

_ À propos de VINCI
VINCI est un acteur mondial des métiers des concessions et de la construction, employant plus de 185 000 collaborateurs dans une centaine de pays. Sa mission est de concevoir, financer, construire et gérer des infrastructures et des équipements qui contribuent à l’amélioration de la vie quotidienne et à la mobilité de chacun. Parce que sa vision de la réussite est globale et va au-delà de ses résultats économiques, VINCI s’engage sur la performance environnementale, sociale et sociétale de ses activités. Parce que ses réalisations sont d’utilité publique, VINCI considère l’écoute et le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes de ses projets comme une condition nécessaire à l’exercice de ses métiers. L’ambition de VINCI est ainsi de créer de la valeur à long terme pour ses clients, ses actionnaires, ses salariés, ses partenaires et pour la société en général.

 

Rueil-Malmaison/ 29 avril 2015

 

https://www.vinci.com/vinci.nsf/fr/communiques/pages/20150429-1745.htm

 

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10 – Les premiers taxis sans chauffeur roulent à Singapour

 

Après ce premier test grandeur nature, la start-up nuTonomy, prépare le déploiement d’une flotte de véhicules autonomes en 2018. Uber et Google en rêvaient, nuTonomy l’a fait. Les premiers taxis sans chauffeur ont commencé à circuler jeudi 25 août, à Singapour, lors d’un essai dans une zone limitée, ce qui constitue une première mondiale et une avancée importante dans la course au transport de personnes par véhicule autonome.

 

Les six taxis – des voitures électriques Renault Zoe et Mitsubishi i-MiEV – roulent dans un espace de quatre kilomètres carrés, avec des endroits désignés pour prendre et déposer des passagers. Les courses doivent être réservées sur un smartphone via l’application de cette société américaine fondée par deux ingénieurs, spécialistes en robotique, anciens du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

 

_ Sous contrôle d’un ingénieur

Ainsi, le patron et cofondateur de la start-up, Karl Iagnemma, a déclaré : « L’essai représente une opportunité extraordinaire pour recueillir des avis de passagers dans un environnement réel. Ces avis vont donner un avantage unique à nuTonomy, dans la mesure où nous préparons le déploiement d’une flotte de véhicules autonomes en 2018. » Si la conduite de ces voitures high-tech se fait de manière autonome, un ingénieur de nuTonomy se trouve cependant à bord pour chaque course, afin d’observer le fonctionnement du véhicule et de pouvoir intervenir en cas de problème, a précisé la société.

  

_ Vital pour Uber

D’autres initiatives dans cette nouvelle technologie sont annoncées. Le service américain de réservation de véhicules par téléphone mobile Uber avait ainsi indiqué la semaine dernière qu’il mettrait en service des voitures sans conducteur dans la ville américaine de Pittsburgh (Pennsylvanie) d’ici à la fin août. Son concurrent Lyft s’est de son côté associé à General Motors afin de créer en commun une voiture sans conducteur.

 

Cette technologie est vitale pour ces sociétés de taxi par Internet. Uber est confronté au risque de devoir réintégrer en tant que salariés tous ses chauffeurs, aux Etats-Unis comme en Europe, ce qui menacerait son existence même. De son côté, la société Alphabet, maison mère de Google, avait annoncé en mai un partenariat avec le constructeur automobile Fiat Chrysler pour développer sa flotte de voitures autonomes, qu’elle espère mettre en service d’ici à fin 2016.

 

Le Monde/ 25.08.2016/ Par Éric Béziat (avec AFP) /

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/08/25/les-premiers-taxis-sans-chauffeur-roulent-a-singapour_4988089_3234.html

 

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11 – A Lagos, un métro pour vaincre les embouteillages

 

SE DÉPLACER AUTREMENT – La plus grande ville d’Afrique, avec ses 20 millions d’habitants, est paralysée par les bouchons. Une première ligne de métro va bientôt permettre de retirer 20 000 voitures de la circulation.

C’est le plus long pont de la ville. À Lagos, au Nigeria, le Third Mainland fait la fierté des habitants, avec ses 10,5 km. Il avance au ras de l’eau, au niveau des barques de pêcheurs qui vont jeter leurs filets dans la lagune. Mais dès le petit matin, le pont est entièrement congestionné : des milliers de véhicules y sont à l’arrêt, voitures, minibus, ou camions crachant une épaisse fumée noire, tandis que se frayant un chemin le long des portières, des adolescents vendent des bouteilles d’eau ou des noix de cajou.

 

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_ Pour relier les îles au Mainland, il n’existe que trois ponts

 « À la mauvaise heure, il faut plus de quatre heures pour traverser. Alors, je me lève tous les jours à 5 heures du matin », explique Femi, qui doit emprunter le pont pour rejoindre son travail. « Et le soir, j’attends 21 heures pour rentrer chez moi… » Dans la journée, il tâche de dormir un peu dans sa voiture. Mais il passe très peu de temps chez lui, avec sa femme et ses trois jeunes enfants. Ainsi vivent les habitants de Lagos, plus grande ville d’Afrique, avec ses 20 millions de personnes. C’est une mégapole vibrante d’énergie, chaotique et tentaculaire. Le quotidien y est marqué par les coupures d’électricité et l’insécurité. Pourtant, l’argent du pétrole en a fait une grande place commerciale. Une partie de la population, aisée, tire le développement économique.

 

Le centre des affaires se trouve sur deux vastes îles, Victoria et Ikoyi. Les quartiers d’habitations sont sur le « Mainland », la terre ferme, et poussent de plus en plus loin. Pour relier les îles au Mainland, il n’existe que trois ponts. Et toute la circulation est canalisée vers quelques bretelles d’autoroute, vite saturées.

 

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_ « Ici, la voiture est le signe d’un statut »

Dès le matin, Lagos est donc congestionnée. Des dizaines de milliers de moteurs tournent en continu, tandis que les voitures sont à l’arrêt, climatisation en marche.  « Ici, la voiture est le signe d’un statut. Prendre le bus est vécu comme quelque chose d’humiliant. Alors les gens continuent à vouloir circuler en voiture individuelle », regrette Abiodun Dina, conseiller du gouverneur de Lagos. « Pourtant, les mentalités changent… Les gens commencent à comprendre que les transports collectifs peuvent être une bonne chose, que cela évite de la fatigue. » 

Ces transports en commun, durant longtemps, n’ont été que d’antiques minibus se noyant par milliers dans le trafic. Depuis deux ans, une ligne de bus rapides a été créée. Elle circule sur une voie réservée, longue de 22 km, protégée du reste de la chaussée par un muret. Mais cela n’a pas suffi à diminuer les embouteillages.

 

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_ Une société chinoise est chargée des travaux du futur métro

Le changement devrait intervenir en 2017, avec l’ouverture prévue d’une première ligne de métro, longue de 12,5 km. Ce sera le premier tronçon d’un système complet de transports collectifs en développement. Les travaux sont déjà bien avancés. Ils ont été confiés à une société chinoise. Cette ligne, dite « bleue », va relier l’île d’Ikoyi au continent. « Elle devrait acheminer 400 000 passagers par jour », estime Kolawole Ojelabi, le porte-parole de Lamata (Lagos Metropolitan Area Transport Authority), l’agence de développement des transports publics de la ville.

Lagos a déjà investi 1,9 milliard d’euros pour construire la voie. Lamata doit maintenant choisir un concessionnaire, qui équipera la ligne en matériel roulant et l’exploitera. Cette future ligne devrait voir passer un train toutes les trois minutes aux heures de pointe.

 

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_ « Tous les jours, 250 000 voitures circulent dans Lagos »

Les rames devraient compter huit wagons et être longues de 200 mètres. « Tous les jours, 250 000 voitures circulent dans Lagos ; 60 % d’entre elles passent sur un des trois ponts. Le métro devrait permettre de convaincre 20 000 automobilistes de renoncer à leur voiture », calcule Kolawole Ojelabi.  « Ce projet est une bonne chose, mais il faudrait aller beaucoup plus vite », s’impatiente Desmond Majekodunmi, militant écologiste connu au Nigeria et créateur d’un parc naturel, à Lagos, qui est un des rares îlots de verdure. Lui voudrait que son pays accélère ses investissements dans les transports collectifs.

 

Il estime que les élus manquent à leur devoir en abandonnant la ville aux voitures. Il rêve de voir bientôt rouler des voitures 100 % électriques dans les rues de Lagos. « Ici, nous ne contrôlons pas le niveau de pollution des véhicules. Or nous avons beaucoup de voitures d’occasion, qui émettent beaucoup plus de polluants que des neuves », regrette-t-il.

 

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_ « Le métro, cela fait trop longtemps que nous l’attendons… »

Les habitants, de leur côté, ont encore du mal à imaginer ce que le métro va changer dans leur quotidien. Oli, par exemple, fait six heures de trajet chaque jour pour venir à Victoria, travailler dans un magasin, puis rentrer chez elle. Elle doit prendre plusieurs minibus, puis terminer sur un Okada, un taxi moto. Chaque trajet lui coûte près de 3 euros…

Son rêve, ce serait plutôt de quitter la maison de ses parents pour louer un appartement avec une amie, plus près du centre. « Le métro, cela fait trop longtemps que nous l’attendons… », dit-elle.

 

Le projet a été déjà retardé plusieurs fois. Alors elle n’y croira que lorsqu’elle le verra rouler. Les travaux traînent en longueur à cause des financements. Ils n’avancent que par tranches : une nouvelle est lancée dès que les fonds sont débloqués par le gouvernement. La municipalité a dans ses cartons tout un schéma de développement, qui prévoit sept lignes de métro au total pour mailler la ville. « Si le premier tronçon marche bien, les investissements vont affluer pour la suite des travaux », veut croire le porte-parole de Lamata. En attendant, avec cette ligne bleue, il sait qu’il n’a pas le droit de décevoir.

 

Alain Guillemoles (envoyé spécial à Lagos, au Nigeria)/ 28/10/2015/

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/A-Lagos-un-metro-pour-vaincre-les-embouteillages-2015-10-28-1373760

 

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