MONDE/ VATICAN/ PAPE FRANCOIS : le pape François canonise Mère Teresa (fondatrice des Missionnaires de la charité en Inde)

Publié le 5 septembre, 2016 0 Commentaire »
MONDE/ VATICAN/  PAPE FRANCOIS : le pape François canonise Mère Teresa (fondatrice des Missionnaires de la charité en Inde)

 

0.1 – « Canonisation : La canonisation est un processus établi par l’Église catholique et les Églises orthodoxes, conduisant à la reconnaissance officielle d’une personne comme ‘sainte’, et proposée alors comme modèle exemplaire de vie chrétienne. Le saint ou la sainte reçoit une place dans le calendrier liturgique de l’Église, date à laquelle il est liturgiquement commémoré et invoqué. »

 

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0.2 – « Mère Teresa canonisée par le pape François : Mère Teresa de Calcutta, qui a dédié sa vie aux plus déshérités en vivant dans une austérité totale, été déclarée sainte dimanche par le pape François lors d’une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre devant quelque 120.000 fidèles. Le pape a toutefois souligné dimanche qu’il sera “un peu difficile de l’appeler sainte Teresa”. “Sa sainteté nous est si proche, si tendre et si féconde que spontanément nous continuerons de lui dire +mère Teresa+”, a-t-il souligné lors d’une homélie.

Qu’elle “nous aide à comprendre toujours mieux que notre unique critère d’action est l’amour gratuit, libre de toute idéologie et de tout lien et offert à tous sans distinction de langue, de culture, de race ou de religion”, a espéré le souverain pontife. “C’est un jour de réjouissances, un jour de gratitude, un jour de bénédictions très nombreuses”, a dit depuis Calcutta, soeur Mary Lysa, Missionnaire de la Charité, la congrégation fondée par mère Teresa.

A l’issue de la cérémonie, le pape a offert un déjeuner à 1.500 personnes sans ressources, venues de toute l’Italie pour s’attabler au Vatican autour d’une pizza napolitaine. »

 

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1 – Mère Teresa canonisée par le pape François

 

Mère Teresa de Calcutta, qui a dédié sa vie aux plus déshérités en vivant dans une austérité totale, a été déclarée sainte dimanche par le pape François lors d’une messe de canonisation célébrée sur la place Saint-Pierre devant quelque 120.000 fidèles. Le pape a toutefois souligné dimanche qu’il sera “un peu difficile de l’appeler sainte Teresa”. “Sa sainteté nous est si proche, si tendre et si féconde que spontanément nous continuerons de lui dire +mère Teresa+”, a-t-il souligné lors d’une homélie.

 

Qu’elle “nous aide à comprendre toujours mieux que notre unique critère d’action est l’amour gratuit, libre de toute idéologie et de tout lien et offert à tous sans distinction de langue, de culture, de race ou de religion”, a espéré le souverain pontife. “C’est un jour de réjouissances, un jour de gratitude, un jour de bénédictions très nombreuses”, a dit depuis Calcutta, soeur Mary Lysa, Missionnaire de la Charité, la congrégation fondée par mère Teresa.

 

A l’issue de la cérémonie, le pape a offert un déjeuner à 1.500 personnes sans ressources, venues de toute l’Italie pour s’attabler au Vatican autour d’une pizza napolitaine. Sur la façade de la basilique Saint-Pierre, un portrait géant de Mère Teresa trônait dimanche, sous un ciel bleu et un soleil de plomb.

 

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“Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l’inscrivons parmi les saints, en décrétant qu’elle soit vénérée en tant que telle par toute l’Eglise”, a déclaré sous les applaudissements le pape François, en prononçant en latin la formule de canonisation rituelle au début d’une messe de deux heures. Mère Teresa sera inscrite au calendrier liturgique le 5 septembre, jour de sa mort.

 

Le pape François a été ovationné avec ferveur par une foule dense, en cheminant autour de la place Saint-Pierre à bord de la papamobile, peu après la célébration. Solangel Rojas et sa soeur Zorayda, venues tout spécialement de Cali en Colombie, ont réussi à obtenir à la volée des petits portraits imprimés de la religieuse portant la mention “Sainte Teresa”, qu’elles ont serrés sur leur coeur. “Sa canonisation est grandiose, elle est un exemple à suivre”, ont répété les Colombiennes ravies.

 

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“Nous sommes très heureux, mais nous savions déjà que mère Teresa était une mère pour tout le monde”, a confié le Polonais Wojtech Sikorski, en brandissant une banderole avec le nom de sa ville située près de Danzig. Son épouse Danuta vêtue de sa toque d’infirmière est venue avec une cinquantaine de collègues de son hôpital.

 

Les Indiens, nombreux sur la place Saint-Pierre dimanche, affichaient une immense fierté pour la petite religieuse albanaise devenue une icône mondiale en aidant les plus démunis de Calcutta. “Elle a vécu comme une femme simple, sans aucun luxe, au service des pauvres”, admire, Ancy Baby Thomas, une Indienne drapée d’un sari coloré.

 

Le rituel catholique de la canonisation nécessite deux miracles attribués au futur saint. Un Brésilien, dont le témoignage a ouvert la voie à la canonisation de Mère Teresa, a raconté vendredi devant la presse conviée au Vatican (600 journalistes étaient accrédités pour la canonisation) comment il s’était, selon lui, brusquement remis de tumeurs au cerveau en 2008 grâce aux prières répétées adressées à la religieuse.

 

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– “Infatigable bienfaitrice” –

Elle était “une infatigable bienfaitrice de l’humanité”, avait lancé Jean Paul II lors de sa béatification en 2003. Ralenti sous Benoît XVI, le dossier de canonisation a été relancé sous François, qui voit dans Mère Teresa une incarnation de son idéal d’une “Eglise pauvre pour les pauvres”… même s’il a déclaré qu’il aurait eu “peur” si cette petite femme déterminée et empreinte d’absolu avait été sa supérieure.

 

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Mère Teresa -née en 1910 dans une famille albanaise à Skopje et décédée le 5 septembre 1997 dans la maison-mère de sa congrégation à Calcutta- a reçu le Prix Nobel de la paix en 1979. Elle avait alors jeté un froid en affirmant lors de la remise de son prix que l’avortement était la plus grande force de destruction de la paix aujourd’hui”. “Elle s’est dépensée dans la défense de la vie, en proclamant sans relâche que +celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable+”, a rappelé dimanche le pape François.

 

En 1950, elle avait fondé en Inde les Missionnaires de la Charité, qui comptent aujourd’hui 5.000 religieuses consacrant leur vie aux plus pauvres et vivant dans une grande austérité. Des écrits publiés après sa mort ont révélé en outre qu’elle s’est sentie rejetée par Dieu pendant la majeure partie de sa vie, allant jusqu’à douter de son existence.

 

Afp, le 04/09/2016 à 17h22

 

http://www.la-croix.com/Monde/Mere-Teresa-canonisee-par-le-pape-Francois-2016-09-04-1300786465

 

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2 – Mère Teresa est déclarée sainte par le pape François

 

Son portrait géant trône sur la façade de la basilique Saint-Pierre, à Rome, devant laquelle quelque 120 000 fidèles se sont réunis. Mère Teresa de Calcutta, la religieuse au sari blanc bordé de bleu devenue une icône mondiale, et controversée, de l’engagement en faveur des plus pauvres, a été canonisée par le pape François, dimanche 4 septembre, dix-neuf ans après sa mort. A l’issue de la cérémonie, le pape a offert un déjeuner de pizzas à 1 500 personnes sans ressources.

 

Qui mieux que cette religieuse – née Agnes Gonxha Bojaxhiu dans une famille albanaise, le 26 août 1910 à Skopje, et décédée le 5 septembre 1997 après avoir contribué à attirer le regard du monde sur les plus démunis – pouvait incarner l’Eglise rêvée par le pape argentin ? Ralenti sous Benoît XVI, le dossier de sa canonisation avait été relancé sous François, qui voit dans Mère Teresa une incarnation de son idéal d’une « Eglise pauvre pour les pauvres ».

 

Même s’il a déclaré qu’il aurait eu « peur » si cette petite femme tenace, déterminée et empreinte d’absolu, avait été sa supérieure. Elle fut, a-t-il déclaré, une « généreuse dispensatrice de la miséricorde divine » dans les « périphéries des villes et dans les périphéries existentielles », à travers « l’accueil et la défense de la vie humaine ».

 

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_ « Après cette goutte, la mer ne sera plus la même »

C’est elle que François avait citée en exemple pour justifier son « petit geste » de ramener avec lui de l’île grecque de Lesbos trois familles de réfugiés syriens, le 16 avril. « On a posé la même question à Mère Teresa : “Mais vous, tant d’effort, tant de travail, uniquement pour aider les gens à mourir… Ce que vous faites ne sert pas ! La mer est si grande !” Et elle a répondu : “C’est une goutte d’eau dans la mer, mais après cette goutte la mer ne sera plus la même.” »

 

Le chef de l’Eglise catholique a aussi donné à l’action de la religieuse, tenace et pragmatique, Prix Nobel de la paix en 1979, une portée politique : « Elle a fait entendre sa voix aux puissants de la Terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes. »

 

Une canonisation constitue la déclaration officielle qu’une personne décédée est au paradis. Pour cela, le futur saint doit avoir obtenu deux miracles, l’un pour la béatification, l’autre pour la canonisation, signes de sa proximité avec Dieu. Dans le cas de Mère Teresa, il s’est agi de la guérison en 1998 d’une Indienne qui souffrait d’un cancer, puis celle en 2008 d’un Brésilien atteint de tumeurs au cerveau.

 

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_ « Elle était comme nous »

Gonxhe Agnes Bojaxhiu est entrée dans les ordres à 18 ans chez les sœurs de Notre-Dame-de-Lorette à Dublin, choisissant son nom de religion en hommage à Thérèse de Lisieux, avant d’être envoyée à Calcutta pour enseigner la géographie à de jeunes filles aisées. En 1950, elle fonde les Missionnaires de la Charité, qui comptent aujourd’hui 5 000 religieuses consacrant leur vie, dans une austérité radicale, « aux plus pauvres d’entre les pauvres » à travers le monde.

 

Mère Teresa accueillait les mourants dont les hôpitaux ne veulent plus, fonda des maisons pour les orphelins, les lépreux, les malades mentaux, les mères célibataires, les malades du sida« Elle n’était pas une personne extraordinaire, elle était comme nous, mais elle était différente en cela qu’elle était en permanence en communion avec Dieu, quoi qu’elle fasse », explique une sœur, missionnaire de la Charité depuis cinquante ans.

 

Cependant, à mesure que sa notoriété augmentait, sa ferme opposition à la contraception et à l’avortement, ses méthodes rudimentaires ou ses sources de financement lui ont valu des critiques et parfois même des attaques acerbes. François a ainsi mentionné son engagement contre l’avortement, qu’elle avait qualifié, à Oslo, de « plus grande force de destruction de la paix aujourd’hui, un meurtre direct par la mère elle-même ». « Elle s’est dépensée dans la défense de la vie, en proclamant sans relâche que celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable », a rappelé dimanche le pape.

 

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_ « Une sainte des ténèbres »

Surtout, contrairement à François, elle ne cherchait pas à s’attaquer aux racines de la pauvreté, regrette Mary Johnson, une Américaine qui a été également missionnaire de la Charité pendant vingt ans. « Elle avait le capital politique, la bonne volonté de tant de gens à travers le monde, l’oreille des présidents, l’argent… Elle aurait pu user de son influence pour chercher des solutions plus durables », explique-t-elle. Son objectif « n’était pas d’éliminer la pauvreté mais de sauver des âmes », répond une sœur, missionnaire de la Charité.

 

Et même si elle-même, comme l’ont révélé des écrits poignants publiés après sa mort, s’est sentie rejetée par Dieu pendant la majeure partie de sa vie, allant jusqu’à douter de son existence, Mère Teresa entendait bien continuer ce travail dans l’au-delà. « Si jamais je deviens une sainte, ce sera sûrement une des ténèbres. Je serais en permanence absente du paradis, afin d’aller allumer une torche pour ceux plongés dans les ténèbres sur terre », écrivait-elle en 1959.

 

Le Monde.fr avec AFP/ 04.09.2016 à 10h53/ Mis à jour le 05.09.2016 à 11h27

 

http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/09/04/mere-teresa-est-declaree-sainte-par-le-pape-francois_4992262_1653130.html

 

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3 – Mère Teresa a été déclarée sainte par le pape François

 

VIDÉO/INTERVIEW – La messe de canonisation de la fondatrice des Missionnaires de la charité en Inde s’est tenue ce dimanche place Saint-Pierre à Rome. Mgr Francesco Follo, un prélat italien, l’a très bien connue. Il témoigne. 13 ans après avoir été proclamée bienheureuse, Mère Teresa a été proclamée sainte ce dimanche par le pape François. «Nous déclarons la bienheureuse Teresa de Calcutta sainte et nous l’inscrivons parmi les saints, en décrétant qu’elle soit vénérée en tant que telle par toute l’Eglise», a déclaré le pape François, en prononçant la «formule de canonisation» rituelle.

 

Connue à travers le monde par son sari blanc bordé de bleu, Agnès Gonxha Bojaxhiu est née dans l’actuelle Macédoine en 1910. A 18 ans, elle entre chez les religieuses de Notre-Dame-de-Lorette et prend le nom de Thérèse, en référence à sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897). Elle arrive à Calcutta (Inde) en 1929 où, religieuse, elle travaille dans une école comme enseignante.

 

C’est seulement en 1946 qu’elle reçoit un appel du Christ: servir les plus pauvres. Elle fonde alors la congrégation des Missionnaires de la charité qui accueille, soigne et accompagne les démunis, notamment les lépreux rejetés par leurs familles. «Ils ont vécu comme des bêtes, qu’ils meurent ici au moins comme des êtres humains», déclare-t-elle. Près de 5000 sœurs, réparties en plus de 400 centres sur les cinq continents, poursuivent sa tâche.

 

Mère Teresa meurt à Calcutta le 5 septembre 1997 à l’âge de 87 ans. Dix ans plus tard on apprendra que pendant un demi-siècle, la bienheureuse a traversé ce qu’elle nomma ses «ténèbres». Elle ne doutait pas de l’existence de Dieu mais elle ne ressentait absolument rien en elle-même. Une sorte de foi à l’état pur sans «consolations» comme disent les mystiques qui appellent cela, «la nuit de la foi», un phénomène connu chez les très grands saints. Ce sont 40 lettres de Mère Teresa, publiés en 2007 qui en attesteront.

 

Ecoutée par tous, Mère Teresa n’hésite pas à utiliser sa notoriété pour attirer l’attention du monde sur les questions morales et sociales. Elle qualifiera notamment l’avortement de «plus grand destructeur de la paix» lors de son discours de réception du prix Nobel de la Paix en 1979. Le 19 octobre 2003 Jean-Paul II (1978-2005) béatifie sa grande amie spirituelle. Le pape polonais n’aura pas attendu les cinq années nécessaires pour ouvrir la cause de béatification de la religieuse tant sa réputation de sainteté était déjà grande.

 

Le 17 décembre 2015, le pape François a approuvé la reconnaissance d’un deuxième miracle nécessaire à la canonisation: la guérison inexplicable et totale d’un brésilien de 35 ans, Marcillio Andrino, atteint de multiples tumeurs au cerveau. Dans le coma et juste avant l’opération il s’est réveillé totalement guéri alors que sa femme venait de prier intensément Mère Teresa.

 

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LE FIGARO. – Quel est votre meilleur souvenir personnel avec Mère Teresa?

– Parfois, quand nous nous rencontrions, elle prenait mes mains dans les siennes et, touchant un doigt l’un après l’autre, elle disait: «I will (I), I want (II) to (3) be(4) holy(5)» (Je veux être saint) puis, sur l’autre main: «You (1) did(2) it (3) to (4) me (5)». (C’est toi qui a fait cela pour moi). Elle serrait ensuite mes mains jointes entre les siennes dans un geste de prière. Mère Teresa, c’était cela, une mère, une présence maternelle, qui me soutient encore et qui m’indique le chemin du Ciel en pratiquant l’Amour sur la terre.

  

– Aviez-vous l’intime conviction qu’elle était une sainte?

– Oui, parce que sa personne, d’une taille physique petite, et surtout son visage rayonnaient d’une paix et d’une tendresse que seulement la sainteté, c’est-à-dire l’union avec Dieu, peut donner.

  

– Comment pourriez-vous décrire ce qui était le trait spécifique de sa sainteté?

– Elle vivait le trois caractéristiques qu’elle demandait à ses soeurs pour être Missionnaires de la Charité: loving trust (amoureuse confiance), total surrender (abandon total), cheerfulness (joie, allégresse). Cette joyeuse union avec Dieu l’a toujours poussée à vivre la charité vers les autres, surtout les plus pauvres des pauvres. Elle a vécue cette phrase à elle: «Ne laissez jamais aucune tristesse vous envahir au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité”. Pour dire et vivre une telle phrase il faut une grande foi, source de la Charité dont M. Teresa de Calcutta en fut la Missionnaire.

 

– Avez-vous été surpris d’apprendre qu’elle avait traversé une nuit de la foi?

– Non, je n’ai été pas surpris parce que Dieu met à l’épreuve les saint(e)s en purifiant leur foi. Ils continuent, même en cette nuit qui les prive des consolations spirituelles humaines, à grandir dans la foi, à prêcher, à vivre la charité, à être des fenêtres ouvertes sur le ciel et des mains ouvertes sur les êtres humains, surtout sur le pauvres.

 

– Etait-il nécessaire de canoniser quelqu’un que l’on sait déjà saint?

– Avec la canonisation l’Eglise donne la garantie qu’une personne est sainte, que son chemin peut être imité, que la sainteté n’est pas une “chose” pour des êtres supérieurs, mais pour des personnes vraies, humbles et qu’en toutes les périodes de l’histoire, on peut (et doit) être saint(e)s.

 

– Quel est son apport à l’Eglise catholique ?

-Que dans l’amour de Dieu il y a l’amour du prochain. Cet amour divin a amené le Christ sur la Croix, où il cria «J’ai soif» (Jn 19, 28). La «soif» de Jésus crucifié est devenue la soif de Mère Teresa elle-même et l’inspiration de son chemin de sainteté. Le cri de Jésus sur la croix, qui exprime la profondeur du désir qui est en Dieu de l’homme, a pénétré dans l’âme de Mère Teresa et a trouvé un terrain fertile dans son cœur. Étancher la soif d’amour et des âmes, de Jésus, en union avec Marie, la Mère de Jésus, était devenu le seul but de l’existence de Mère Teresa et la force intérieure qui la faisait se dépasser et «aller en hâte» d’un bout à l’autre du monde afin de s’employer au salut et à la sanctification des plus pauvres parmi les pauvres.

 

– Quel est son apport au monde ?

– Que si l’on vit l’amour du Christ, on peut être femme albanaise, soeur catholique, citoyenne de l’Inde et du Monde qui – entre autres – lui a donné le Prix Nobel de la Paix. Sa manière de vivre a montré l’efficacité du dialogue de la vie qui propose la vérité dans la charité.

 

Par Jean-Marie Guénois / Mis à jour le 04/09/2016 à 21:55/ Publié le 04/09/2016 à 09:13

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/04/01016-20160904ARTFIG00018-mere-teresa-canonisee-ce-dimanche-par-le-pape-francois.php

 

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4 – Homélie du pape François pour la canonisation de Mère Teresa de Calcutta : “Mère Teresa a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine” certifie le pape François pour la canonisation de Mère Teresa.

 

Le 4 septembre 2016, devant 120 000 fidèles rassemblés place Saint-Pierre à Rome, le pape François a canonisé Mère Teresa, fondatrice de la congrégation des Missionnaires de la Charité. La canonisation de cette grande figure de Calcutta aura été l’un des moments culminants de l’Année de la miséricorde. Dans son homélie, partant du livre de la Sagesse (9, 13), le pape François a notamment expliqué que toute authentification de l’appel de Dieu passe par la compréhension de ce qui lui plaît. Le message des prophètes en trouve une « admirable synthèse » dans l’expression : « C’est la miséricorde que je veux et non des sacrifices » (Os 6, 6 ; Mt 9, 13), a-t-il indiqué.

 

Pour le pape François, en effet, si toute œuvre de miséricorde plaît à Dieu, « nous sommes donc appelés à traduire dans le concret ce que nous invoquons dans la prière et professons dans la foi ». « Il n’y a pas d’alternative à la charité, a-t-il continué, ceux qui se mettent au service de leurs frères, même sans le savoir, sont ceux qui aiment Dieu. » Pour lui, Mère Teresa, tout au long de son existence, « a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine ». Elle s’est dépensée dans la défense de la vie…, a-t-il expliqué, « elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes (…), elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre (…) ». Aujourd’hui, a conclu le pape François, « je remets cette figure emblématique de femme et de consacrée au monde du volontariat : qu’elle soit votre modèle de sainteté ! »

 

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« Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13).

Cette interrogation du livre de la Sagesse, que nous avons écoutée dans la première lecture, nous présente notre vie comme un mystère, dont la clef d’interprétation n’est pas en notre possession. Les protagonistes de l’histoire sont toujours deux : Dieu d’une part et les hommes de l’autre. Nous avons la tâche de percevoir l’appel de Dieu et, ensuite, d’accueillir sa volonté. Mais pour l’accueillir sans hésitation, demandons-nous : quelle est la volonté de Dieu ?

 

Dans le même passage du livre de la Sagesse, nous trouvons la réponse : « C’est ainsi que les hommes ont appris ce qui te plaît » (v. 18). Pour authentifier l’appel de Dieu, nous devons nous demander et comprendre ce qui lui plaît. Bien souvent, les prophètes annoncent ce qui plaît au Seigneur. Leur message trouve une admirable synthèse dans l’expression : « C’est la miséricorde que je veux et non des sacrifices » (Os 6, 6 ; Mt 9, 13). Toute œuvre de miséricorde plaît à Dieu, parce que dans le frère que nous aidons nous reconnaissons le visage de Dieu que personne ne peut voir (cf. Jn 1, 18). Et chaque fois que nous nous penchons sur les besoins de nos frères, nous donnons à manger et à boire à Jésus ; nous vêtons, nous soutenons et nous visitons le Fils de Dieu (cf. Mt 25, 40). En somme, nous touchons la chair du Christ.

 

Nous sommes donc appelés à traduire dans le concret ce que nous invoquons dans la prière et professons dans la foi. Il n’y a pas d’alternative à la charité : ceux qui se mettent au service de leurs frères, même sans le savoir, sont ceux qui aiment Dieu (cf. 1Jn 3, 16-18 ; Jc 2, 14-18). La vie chrétienne, cependant, n’est pas une simple aide qui est fournie dans le temps du besoin. S’il en était ainsi, ce serait certes un beau sentiment de solidarité humaine qui suscite un bénéfice immédiat, mais qui serait stérile, parce que sans racines.

 

L’engagement que le Seigneur demande, au contraire, est l’engagement d’une vocation à la charité par laquelle tout disciple du Christ met sa propre vie à son service, pour grandir chaque jour dans l’amour. Nous avons écouté dans l’Évangile que « de grandes foules faisaient route avec Jésus » (Lc 14, 25). Aujourd’hui, ces « grandes foules » sont représentées par le vaste monde du volontariat, ici réuni à l’occasion du Jubilé de la miséricorde. Vous êtes cette foule qui suit le Maître et qui rend visible son amour concret pour chaque personne. Je vous répète les paroles de l’apôtre Paul : « Ta charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi…, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos » (Phm 7).

 

Que de cœurs les volontaires réconfortent ! Que de mains ils soutiennent ! Que de larmes ils essuient ! Que d’amour mis dans le service caché, humble et désintéressé ! Ce service louable manifeste la foi – manifeste la foi – et exprime la miséricorde du Père qui se fait proche de ceux qui sont dans le besoin. Suivre Jésus est un engagement sérieux et en même temps joyeux ; cela demande radicalité et courage pour reconnaître le divin Maître dans le plus pauvre ainsi que dans le marginalisé de la vie et pour se mettre à son service.

 

C’est pourquoi, les volontaires qui, par amour pour Jésus, servent les derniers et les démunis n’attendent aucune reconnaissance ni aucune gratification, mais renoncent à tout cela parce qu’ils ont découvert l’amour authentique. Et chacun de nous peut dire : « Comme le Seigneur est venu vers moi et s’est penché sur moi en temps de besoin, de la même manière moi aussi je vais vers lui et je me penche sur ceux qui ont perdu la foi ou vivent comme si Dieu n’existait pas, sur les jeunes sans valeurs et sans idéaux, sur les familles en crise, sur les malades et les détenus, sur les réfugiés et les migrants, sur les faibles et sur ceux qui sont sans défense corporellement et spirituellement, sur les mineurs abandonnés à eux-mêmes, ainsi que sur les personnes âgées laissées seules.

 

Partout où il y a une main tendue qui demande une aide pour se remettre debout, doit se percevoir notre présence ainsi que la présence de l’Église qui soutient et donne espérance ». Et cela, il faut le faire avec la mémoire vivante de la main du Seigneur tendue sur moi quand j’étais à terre.

 

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Mère Teresa, tout au long de son existence, a été une généreuse dispensatrice de la miséricorde divine, en se rendant disponible à travers l’accueil et la défense de la vie humaine, la vie dans le sein maternel comme la vie abandonnée et rejetée. Elle s’est dépensée dans la défense de la vie, en proclamant sans relâche que « celui qui n’est pas encore né est le plus faible, le plus petit, le plus misérable ». Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes – de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes. La miséricorde a été pour elle le « sel » qui donnait de la saveur à chacune de ses œuvres, et la « lumière » qui éclairait les ténèbres de ceux qui n’avaient même plus de larmes pour pleurer leur pauvreté et leur souffrance.

 

Sa mission dans les périphéries des villes et dans les périphéries existentielles perdure de nos jours comme un témoignage éloquent de la proximité de Dieu aux pauvres parmi les pauvres. Aujourd’hui, je remets cette figure emblématique de femme et de consacrée au monde du volontariat : qu’elle soit votre modèle de sainteté ! Je crois qu’il nous sera un peu difficile de l’appeler sainte Teresa ; sa sainteté nous est si proche, si tendre et si féconde que spontanément nous continuerons de lui dire : « Mère Teresa ».

 

Que cet infatigable artisan de miséricorde nous aide à comprendre toujours mieux que notre unique critère d’action est l’amour gratuit, libre de toute idéologie et de tout lien et offert à tous sans distinction de langue, de culture, de race ou de religion. Mère Teresa aimait dire : « Je ne parle peut-être pas leur langue, mais je peux sourire ». Portons son sourire dans le cœur et offrons-le à ceux que nous rencontrons sur notre chemin, surtout à ceux qui souffrent. Nous ouvrirons ainsi des horizons de joie et d’espérance à tant de personnes découragées, qui ont besoin aussi bien de compréhension que de tendresse.

 

4 septembre 2016/

 

http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/Pape/Mere-Teresa-a-ete-une-genereuse-dispensatrice-de-la-misericorde-divine-certifie-le-pape-Francois-pour-la-canonisation-de-Mere-Teresa-2016-09-04-1200786492

 

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5 – Canonisation

 

La canonisation est un processus établi par l’Église catholique et les Églises orthodoxes, conduisant à la reconnaissance officielle d’une personne comme ‘sainte’, et proposée alors comme modèle exemplaire de vie chrétienne. Le saint ou la sainte reçoit une place dans le calendrier liturgique de l’Église, date à laquelle il est liturgiquement commémoré et invoqué.

 

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_ Procédure de l’Église catholique

Ce rituel suit des règles et des cérémonies définies par l’Église catholique. On parle de procès en canonisation. Ce procès est instruit par la Congrégation pour les causes des saints, l’une des congrégations romaines du Vatican, sise place Pie XII à Rome. La procédure est actuellement (2010) régie par la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister du 25 janvier 198312, complétée par les Normae servandae in inquisitionibus ab episcopis faciendis in causis sanctorum du 7 février 1983 publiées par cette Congrégation13.

 

Aujourd’hui, pour être reconnue comme sainte une personne doit remplir plusieurs conditions. La procédure commune repose sur trois critères : le candidat, Serviteur de Dieu laïc ou religieux, doit être mort en odeur de sainteté ; il doit avoir un rayonnement spirituel après sa mort (notion de réputation de sainteté, la fama sanctitatis qui doit être spontanée, durable, croissant continuellement et généralisée) avec des témoignages humains qui attestent de son martyre ou de sa vertu héroïque (en) (vertus théologales et vertus cardinales ou vertus religieuses) ; il doit avoir accompli au moins deux miracles14.

 

Outre cette canonisation formelle, la canonisation équipollente (appelée aussi canonisation équivalente) permet au pape d’étendre à l’Église universelle le culte d’un bienheureux et de l’inscrire au calendrier des saints en l’absence d’un procès en canonisation dans des conditions précises15.

 

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_ Introduction de la cause

Le procès en canonisation commence par la déclaration reconnaissant « vénérable » la personne défunte. Celle-ci est alors reconnue digne de recevoir une vénération locale. Elle peut ensuite être béatifiée à la suite d’une béatification. Elle atteint alors le rang des « bienheureux » et peut faire l’objet d’un culte plus généralisé. Enfin, le « saint » fait, lui, l’objet d’un culte universel.

 

Tout baptisé ou groupe de baptisés peut demander l’ouverture d’un procès en canonisation. Pour cela, un postulateur de la cause doit être choisi. Il s’agit d’une personne (prêtre ou religieux ou laïc ou laïque) chargée premièrement d’assurer l’instruction préalable du dossier, et deuxièmement de porter la cause à Rome. À la suite de l’instruction préalable, le postulateur doit adresser une requête écrite à l’évêque du diocèse où est mort le candidat à la sainteté. Cette requête doit comprendre une biographie du candidat, une copie de l’ensemble de son œuvre le cas échéant et une liste de témoins pour les causes dites récentes (c’est-à-dire pour lesquelles des témoins directs sont encore en vie).

 

Si la requête est acceptée, c’est ensuite l’évêque, ou un délégué, qui est chargé d’instruire le dossier. Les règles de cette enquête diocésaine ont été redéfinies en 200716. Au terme de cette seconde enquête diocésaine (après celle de la béatification), si l’évêque le juge pertinent, il transmet la cause à la Congrégation pour les causes des saints, qui mène l’instruction finale. Si la Congrégation accepte le dossier, elle nomme un rapporteur (ou relateur) chargé de faire une synthèse (appelée la « Positio ») de toute la documentation (biographie, vertus, les deux miracles)17.

 

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_ Déroulement du procès

Lors du procès romain, un collège de cardinaux et d’évêques étudie alors la positio. De la même façon que dans un procès criminel, l’accusation et la défense s’affrontent, dans un procès en canonisation, le postulateur de la cause tente de montrer que le bienheureux est digne d’être canonisé, tandis que le promoteur de justice (anciennement surnommé « Avocat du diable ») tente de prouver le contraire. De plus, un comité scientifique est chargé d’examiner le second miracle. Au terme de ce procès, les cardinaux et les évêques constituant la Congrégation rendent leur verdict à la suite d’un vote.

 

La relation des travaux de la congrégation ainsi que le verdict sont ensuite remis au pape, qui décrète ou non la canonisation lors d’un consistoire. Elle peut ensuite être proclamée au peuple catholique.

 

Au total, la procédure est longue. Elle peut prendre plusieurs dizaines d’années. Par ailleurs, certains saints bien connus ont attendu parfois plusieurs siècles leur consécration. C’est le cas de Jeanne d’Arc, morte en 1431 et canonisée en 1920. La longueur de chaque procès est toujours l’objet de commentaires. On a pu dire de Jean-Paul II, dont le règne a vu un grand nombre de canonisations, qu’il canonisait beaucoup plus rapidement que ses prédécesseurs. Néanmoins, au Moyen Âge, l’Église catholique romaine a également connu des canonisations très rapides. Parmi les records figurent Thomas Becket, canonisé en trois ans, Pierre de Vérone et Antoine de Padoue canonisés en un an. Dans les derniers siècles, la canonisation la plus rapide fut celle de Mère Teresa (sainte teresa de calcutta) en 19 ans le 4 septembre 2016. Il y a ensuite Josemaria Escriva de Balaguer (27 ans), juste avant celle de Thérèse de Lisieux (28 ans).

 

Le coût de la procédure, financée par les fonds diocésains et les dons de la communauté, est estimé entre 15 000 et 3 millions euros18. En 2014, le pape François annonce l’instauration d’une grille tarifaire pour limiter le montant allouable aux procédures de béatification et de canonisation et diminuer les inégalités entre les 5 000 diocèses catholiques. Depuis 2003, sur 66 canonisations prononcées, 54 concernaient des Européens, dont une grande part d’Italiens alors que l’Occident ne pèse plus que pour un quart des fidèles. Cette nouvelle grille doit permettre ainsi à des diocèses de pays pauvres de proposer, eux aussi, des candidats19.

 

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_ Rite de canonisation

Le rite de canonisation a lieu au tout début de la cérémonie solennelle de la canonisation. Le préfet de la Congrégation pour les causes des saints accompagné du postulateur de la cause de canonisation du bienheureux, s’avance et demande par trois fois en latin20 au pape de procéder à la canonisation.

 

À la première demande (en latin petitio) Beatissime Pater, instanter postulat Sancta Mater Ecclesia per Sanctitatem Vestram Catalogo Sanctorum adscribi, et tamquam Sanctos ab omnibus Christi fidelibus pronunciari Beatos (« Très Saint-Père, la sainte Église notre Mère vous demande instamment d’inscrire le bienheureux au catalogue des saints et ce faisant, qu’ils soient invoqués par tous les chrétiens »), le pape répond par une invitation collective à la prière Fratres carissimi, Deo Patri omnipotenti preces nostras per Iesum Christum levemus, ut, Beatae Mariae Virginis et omnium Sanctorum suorum intercessione, sua gratia sustineat id quod solemniter acturi sumus (« Chers frères, élevons nos prières vers Dieu le Père tout-puissant par Jésus Christ, afin que, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, il soutienne de sa grâce ce que nous allons maintenant accomplir ») ;

 

à la deuxième demande Unanima precatione roborata, Beatissime Pater, Sancta Ecclesia instantius flagitat ut Sanctitas Vestra filios hos ipsius electos in Sanctorum Catalogo annumeret (« Très Saint-Père, forts de cette prière unanime, la sainte Église vous demande instamment de nouveau de bien vouloir inscrire ce fils qui a été élu au catalogue des saints »), le pape répond par Spiritum vivificantem, igitur, invocemus, ut mentem nostram illuminet atque Christus Dominus ne permittat errare Ecclesiam suam in tanto negotio (« Invoquons l’Esprit qui vivifie pour qu’il illumine notre esprit et que le Christ notre Seigneur ne permette pas que son Église se trompe pour un événement d’une si grande importance » ) ;

 

à la troisième demande Beatissime Pater, Sancta Ecclesia, Domini promisso nixa Spiritum Veritatis in se mittendi, qui omni tempore supremum Magisterium erroris expertem reddit, instantissime supplicat Sanctitatem Vestram ut hos ipsius electos in Sanctorum Catalogum referat (« Très Saint-Père, la sainte Église, confiante en la promesse que lui a faite le Seigneur de lui envoyer l’Esprit de vérité et qui à chaque époque garde le Magistère suprême exempt de toute erreur, vous supplie instamment de bien vouloir inscrire ce fils qui a été élu au catalogue des saints »), le souverain pontife conclut par la formule Ad honorem Sanctæ et Individuæ Trinitatis, ad exaltationem fidei catholicæ et vitæ christianæ incrementum, auctoritate Domini nostri Iesu Christi, beatorum Apostolorum Petri et Pauli ac Nostra, matura deliberatione præhabita et divina ope sæpius implorata, ac de plurimorum Fratrum Nostrorum consilio, Beatos. Sanctos esse decernimus et definimus, ac Sanctorum Catalogo adscribimus, statuentes eos in universa Ecclesia inter Sanctos pia devotione recoli debere.

 

In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti (« En l’honneur de la Très Sainte Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la vie chrétienne, avec l’autorité de Notre Seigneur Jésus-Christ, des Saints Apôtres Pierre et Paul, et la Nôtre, après avoir longuement réfléchi et invoqué à plusieurs reprises l’aide divine et écouté l’avis de beaucoup de Nos Frères dans l’Épiscopat, nous déclarons et nous définissons Saint, le Bienheureux . Et nous l’inscrivons dans le Livre des Saints et nous décrétons qu’il doit être vénéré avec dévotion dans toute l’Église. Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit »)21.

Après ce rite, la messe ordinaire du calendrier liturgique romain débute.

 

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_ Canonisation équipollente

Une canonisation équipollente est une canonisation décidée par un simple décret du pape sans que la reconnaissance d’un miracle ne soit nécessaire. Cette forme de canonisation, codifiée par Benoît XIV au XVIIIe siècle, nécessite trois éléments : la possession ancienne d’un culte lié à la personne à canoniser, l’attestation constante et répandue de ses vertus ou de son martyre par des historiens dignes de foi et la réputation ininterrompue d’accomplissement de prodiges22. Lorsque ces conditions sont remplies le pape peut, de sa propre autorité, sans procès ni cérémonie de canonisation, procéder à une canonisation équipollente, c’est-à-dire étendre à l’Église universelle le culte liturgique en l’honneur du bienheureux.

 

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_ Utilisations de la canonisation équipollente

Codifiée par Benoît XIV, la canonisation équipollente existait de fait avant son pontificat. Il dresse lui-même dans son ouvrage De servorum Dei beatificatione et beatorum canonizatione une liste de 12 saints proclamés avant son pontificat, sur de tels critères. Il s’agit de Romuald de Ravenne canonisé en 1595, Norbert de Xanten en 1582, Bruno le Chartreux en 1623, Pierre Nolasque en 1655, Raymond Nonnat en 1681, Étienne de Hongrie en 1686, Marguerite d’Écosse en 1691, Jean de Matha et Félix de Valois en 1694, Grégoire VII en 1728, Wenceslas de Bohême en 1729 et Gertrude de Helfta en 1738.

 

Depuis Benoît XIV, cette règle a été utilisée à quelques reprises : pour la canonisation de Pierre Damien et Boniface en 1828 ; Cyrille et Méthode en 1880 ; Cyrille d’Alexandrie, Cyrille de Jérusalem, Justin de Naplouse et Augustin de Cantorbéry en 1882, Jean Damascène et Sylvestre Guzzolini en 1890 ; Bède le vénérable en 1899 ; Éphrem le Syrien en 1920 ; Albert le Grand en 1931 ; Marguerite de Hongrie en 1943 ; Grégoire Barbarigo 1960 ; Jean d’Avila ainsi que Nicolas Tavelic et ses trois compagnons martyrs en 1970. Jean-Paul II y a eu recours une fois, en 1995, pour la canonisation d’Étienne Pongrácz et de ses compagnons Marc de Križevci et Melchior Grodziecki. Benoît XVI l’a également utilisée une fois en 2012 pour Hildegarde de Bingen, proclamée sainte le 10 mai 2012.

 

Le Pape François l’a utilisé avec moins de modération pour Angèle de Foligno le 9 octobre 2013, pour le jésuite Pierre Favre le 17 décembre suivant puis pour José de Anchieta, sœur Marie Guyart et Mgr François de Montmorency-Laval le 2 avril 2014. De même Jean XXIII a été canonisé le 27 avril 2014, sans nouveau miracle, ce qui n’est pas une canonisation équipollente.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Canonisation

 

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