UNION AFRICAINE/ COMMISSION DE L’UA/ AFRIQUE DU SUD : Mme Dlamini-Zuma, nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine

Publié le 16 juillet, 2012 0 Commentaire »
UNION AFRICAINE/ COMMISSION DE L’UA/ AFRIQUE DU SUD : Mme Dlamini-Zuma, nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine

1 – Leadership continental : Mme Dlamini-Zuma de l’Afrique du Sud élue au poste-clé de présidente de la Commission de l’Union africaine

L’Afrique du Sud a imposé dimanche son candidat, Mme Dlamini-Zuma, au poste-clé de présidente de la Commission de l’Union africaine, lors d’un sommet marqué par un apaisement entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, ainsi qu’entre les Soudans.

Ancienne chef de la diplomatie sud-africaine, l’ex-épouse du président Jacob Zuma devient la première femme à occuper ce poste stratégique, mais aussi le premier responsable anglophone, à l’issue d’une bataille sans précédent.

La “Dame de fer” de Pretoria a poussé vers la sortie le président sortant de la Commission, Jean Ping, 69 ans, après six mois de lutte en coulisses et quatre nouveaux tours de scrutins dimanche à Addis Abeba.

Mme Dlamini-Zuma a arraché les voix de 37 délégations, soit trois de plus que la majorité requise des deux-tiers, après avoir devancé M. Ping lors des trois précédents tours.
Elle a ainsi renversé le rapport de forces d’un précédent sommet de l’UA en janvier dernier, qui n’avait pas réussi à départager les deux adversaires, mais qui avait placé M. Ping en tête.
“Il n’y a pas eu de perdant ni de gagnant. C’est l’Afrique toute entière qui a gagné”, a insisté le président béninois Thomas Boni Yayi, président en exercice de l’UA pour un an.
Mais la bataille a bel et bien opposé les Afriques anglophone et francophone, accru les rivalités entre les géants sud-africain et nigerian, et inquiété nombre de petits pays quant à une possible main-mise sud-africaine sur l’organisation.

“L’Afrique du Sud ne va pas déménager à Addis pour venir diriger l’Union africaine”, a assuré à ce sujet Mme Dlamini-Zuma.

Le sommet de l’UA a auparavant enregistré un “accord de principe” entre le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) pour déployer à leur frontière et dans l’est de la RDC une force internationale chargée de neutraliser les rebelles qui combattent l’armée congolaise sur son sol.
Cet accord a été obtenu à l’issue d’un tête-à-tête entre les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame, a indiqué ce dernier à l’AFP, le premier depuis le début de la crise.
L’ONU a accusé le Rwanda de soutenir les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), ce que Kigali dément. Ces soldats mutins ont retourné leurs armes ces derniers mois contre les forces régulières de RDC, auxquelles ils avaient été intégrés dans le cadre d’un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, et ils ont conquis depuis plusieurs localités.

“Nous avons accepté le principe de demander à d’autres de nous aider, mais les détails (…) seront pour plus tard”, a déclaré Paul Kagame, interrogé sur cette force à l’issue d’un sommet de l’organisation régionale de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) tenu en marge du sommet de l’Union africaine.

Un nouveau sommet de la CIRGL convoqué les 6 et 7 août à Kampala doit préciser la composition de cette force, et ses relations avec la mission de l’ONU, qui déploie déjà en RDC 17.000 soldats.

Poignée de mains Kiir-Béchir
Il s’agit de la deuxième avancée enregistrée au sommet semestriel de l’UA, qui avait vu auparavant, de façon plus symbolique, les présidents du Soudan du Sud et du Soudan se rencontrer et se serrer la main pour la première fois depuis que des combats frontaliers avaient mis leurs pays au bord d’une guerre ouverte en mars et avril derniers.

Salva Kiir et Omar el-Béchir se sont rencontrés samedi soir dans un hôtel de la capitale éthiopienne, sans qu’on connaisse la teneur de leurs discussions, et ils ont suscité les applaudissements de leurs pairs en se saluant chaleureusement dimanche matin à l’ouverture des débats du sommet.
La crise au Mali, qui menace (elle) de déstabiliser l’Afrique de l’Ouest, avait été évoquée dès samedi lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, l’instance consacrée à la prévention des crises sur le continent.

Le CPS a enjoint les autorités maliennes d’accélérer le processus de transition politique consécutif au coup d’Etat militaire de mars, pour présenter un front uni face aux rébellions, principalement islamistes, ayant conquis le nord du pays.

“L’unité nationale et l’intégrité territoriale du Mali ne peuvent faire l’objet d’aucune discussion ou négociation”, a prévenu le CPS, soulignant la “détermination de l’Afrique de n’épargner aucun effort pour leur préservation”.

http://www.lepoint.fr/monde/l-afrique-du-sud-s-impose-a-la-tete-de-l-ua-apaisement-en-rdc-et-aux-soudans-16-07-2012-1485865_24.php

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2 – La Sud-Africaine Dlamini-Zuma élue présidente de la Commission de l’Union Africaine

La Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma a été élue dimanche présidente de la Commission de l’Union africaine, lors d’un sommet à Addis Abeba et à l’issue d’une bataille sans précédent contre le sortant gabonais Jean Ping, pour ce poste clé de l’institution continentale.

“Maintenant nous avons le président de la Commission de l’UA, Mme Zuma, qui va prendre les destinées de cette institution qui est notre bras opérationnel”, a déclaré à la presse le chef d’Etat béninois Thomas Boni Yayiu, qui assure pour sa part pour un an la présidence tournante de l’UA.
La ministre sud-africaine de l’Intérieur, ancienne ministre des Affaires étrangères et ex épouse du chef de l’Etat Jacob Zuma, a été élue au quatrième tour de scrutin par les chefs d’Etat, au détriment du président sortant Jean Ping.

“Elle a eu 37 voix soit trois de plus que la majorité requise”, a indiqué à l’AFP un haut responsable de l’UA s’exprimant sous couvert d’anonymat, un score confirmé par d’autres sources au sein de l’organisation.

Un précédent sommet de l’UA en janvier dernier avait échoué à départager M. Ping et Mme Dlamini-Zuma, ouvrant de profondes divisions au sein de l’institution continentale, notamment entre pays francophones et anglophones. M. Ping avait alors été reconduit à titre provisoire dans ses fonctions.
Mme Dlamini-Zuma, 63 ans, est la première femme et le premier responsable anglophone à diriger la principale institution de l’UA depuis que cette organisation a succédé en 2002 à l’Organisation de l’unité africaine (OUA).

La ministre sud-africaine est arrivée en tête aux trois premiers tours de scrutin dimanche soir devant M. Ping, sans toutefois réunir la majorité requise de deux-tiers des voix. Seule candidate en lice au quatrième tour, elle a alors obtenu 37 voix, soit trois de plus que la majorité des deux-tiers des délégations, qui était de 34 voix.

“L’Afrique a parlé d’une seule voix. Il n’y a pas eu de perdant ni de gagnant. C’est l’Afrique toute entière qui a gagné”, a assuré à la presse M. Boni Yayi.
Les présidents anglophones étaient cependant particulièrement enthousiastes en sortant de la salle de réunion. “Cela signifie énormément pour l’Afrique (…) pour le continent, pour l’unité, et pour le pouvoir des femmes”, a affirmé M. Zuma à la presse.

Mme Dlamini-Zuma “est une combattante de la liberté, pas une bureaucrate ni un diplomate”, a assuré, rayonnant, le président ougandais Yoweri Museveni.
“C’est une bonne chose pour l’Afrique australe. Nous (en Afrique australe) n’avions jamais eu ce poste”, se félicitait, tout sourire, un membre de la délégation du Zimbabwe auprès de l’AFP.
S’exprimant avant son élection, Mme Dlamini-Zuma avait minimisé les risques de division, estimant que “le continent est suffisamment fort pour ne pas être fissuré par une élection entre deux personnes”.
Elle s’était également efforcée d’apaiser les craintes d’une main-mise de l’Afrique du Sud, la locomotive économique du continent, sur l’organisation. “L’Afrique du Sud ne va pas déménager à Addis pour venir diriger l’Union africaine, ce sera Nkosazana Dlamini-Zuma, si je gagne, qui viendra ici, pas l’Afrique du Sud”, a-t-elle déclaré.

Les précédents présidents de la Commission ont été l’Ivoirien Amara Essy (2002-2003) puis le Malien Alpha Oumar Konaré (2003-2008), avant l’élection de M. Ping en 2008.

http://actu.orange.fr/une/la-sud-africaine-dlamini-zuma-elue-presidente-de-la-commission-de-l-union-africaine-afp_711802.html

3 – Nouvelle gouvernance à la Commission de l’Union Africaine : quelle solution à la crise malienne ?

L’Afrique est confrontée à une sérieuse menace émanant d’Al Qaïda et de ses alliés qui tentent d’établir un sanctuaire dans le nord du Mali, ont déclaré samedi les dirigeants africains réunis en sommet à Addis-Abeba afin de réfléchir à des stratégies politiques et militaires pour réunir les Etats divisés de l’Ouest africain.

Les chefs d’Etat présents au sommet de l’Union africaine (UA) dans la capitale éthiopienne tentent d’apporter des solutions aux conséquences désastreuses des coups d’Etat qui ont eu lieu cette année au Mali et en Guinée-Bissau et ont porté une ombre à la crédibilité démocratique du continent après les avances réalisées ces dernières années en termes de stabilité et de gouvernance.

La réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine de samedi a surtout porté sur le Mali, les chefs d’Etat s’efforçant d’étoffer un plan de sortie de crise pour ce pays où les islamistes d’Ansar Dine et des djihadistes étrangers, liés à Al Qaïda, ont pris le contrôle d’une grande partie du désert du nord après avoir détourné une rébellion engagée plus tôt cette année par des séparatistes touaregs laïques.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui dirige le Conseil de sécurité, a condamné ce qu’il a qualifié d’”intention des groupes terroristes de créer un sanctuaire dans le nord du Mali”.
Dénonçant les liens supposément entretenus entre Al Qaïda dans le Sahel et d’autres groupes islamistes radicaux violents, tels que Boko Haram au Nigeria ou la milice des Chabaab en Somalie, il a souligné que ce mélange constituait “une menace sérieuse pour la sécurité de la région”.

Les dirigeants africains ont demandé au Conseil de sécurité des Nations unies son soutien pour une intervention militaire afin de mettre un terme à la rébellion dans le nord du Mali et réunir l’Etat du Sahel, divisé après un coup d’état militaire survenu le 22 mars dans la capitale, Bamako.

HOLLANDE: “AUX AFRICAINS DE DÉCIDER”
Le Conseil de sécurité a appuyé les efforts de l’Afrique de l’Ouest pour stopper les troubles au Mali mais n’est pas allé jusqu’à soutenir une intervention militaire, exigeant que les dirigeants africains déterminent au préalable clairement leurs objectifs et les moyens de les atteindre.
“Pour le moment, rien n’est prêt”, a commenté un diplomate européen qui suit de près la situation de la région.

“C’est aux Africains de décider ce qu’ils ont à faire”, a déclaré samedi François Hollande, rappelant que le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté début juillet une résolution exprimant “son plein soutien aux efforts que déploient la Cédéao et l’Union africaine au Mali.”

Pressant l’Union africaine d’élaborer de toute urgence une stratégie claire pour le Mali, le président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping, voit dans la situation malienne “l’une des plus graves crises qu’affronte le continent”.

Ramtane Lamamra, membre du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, a annoncé vendredi que l’organisation africaine recherchait en priorité une issue politique pacifique à la crise malienne, mais se préparait à une intervention militaire “en dernier recours”.

Les négociations se sont concentrées sur la remise totale du pouvoir aux mains d’un gouvernement civil dans le sud du Mali, bien qu’Alassane Ouattara ait indiqué qu’un tel transfert était toujours “perturbé” par les mêmes éléments militaires qui ont mené le coup d’état du 22 mars.

Il a répété la position de l’Union africaine selon laquelle il n’y aurait aucune négociation avec des “groupes terroristes” dans le nord du Mali, quoique des contacts aient eu lieu avec les séparatistes touareg et les dirigeants d’Ansar Dine.

Juliette Rabat pour le service français

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120714.REU1190/le-mali-du-nord-menace-l-afrique-aux-yeux-de-l-ua.html

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