USA/ POLITIQUE/ LEADERSHIP : discours et nouveau leadership estampillés Donald Trump

Publié le 3 mars, 2017 Commentaires fermés sur USA/ POLITIQUE/ LEADERSHIP : discours et nouveau leadership estampillés Donald Trump
USA/ POLITIQUE/ LEADERSHIP : discours et nouveau leadership estampillés Donald Trump

 

« Devant le Congrès, Trump affirme représenter les Etats-Unis, et non le monde : Donald Trump a prononcé sa première allocution face aux deux chambres du Congrès, rituel annuel obligatoire pour tout président des Etats-Unis. Il a promis plus de fermeté sur l’immigration, politique synonyme selon lui de sécurité et d’emploi. «Mon boulot ne consiste pas à représenter le monde. Mon boulot consiste à représenter les Etats-Unis», a lancé le président américain dans son premier discours face au Congrès dans la soirée du 28 février, six semaines après son investiture au Capitole. Evoquant sa ligne politique, le président a demandé à tous les Américains de partager sa vision et de contribuer à construire le futur. Retour ses déclarations les plus marquantes. »

 

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1 – Etats-Unis : Les cinq points essentiels du discours de Donald Trump face au Congrès

 

Plus présidentiel que jamais, Donald Trump a tenté de livrer mardi soir devant le Congrès un message d’espoir et d’optimisme. Sans pour autant lever les inquiétudes et l’imprécision autour de son agenda politique.

 

1) Son meilleur discours

«J’ai le sentiment que ce soir, Donald Trump est devenu président des Etats-Unis». La réaction de Chris Wallace, l’une des figures de la chaîne conservatrice Fox News, quelques minutes après le discours du président, illustre la performance réalisée par ce dernier devant le Congrès. Républicains comme démocrates, Donald Trump a pour une fois mis tout le monde d’accord : ce discours est sans conteste le meilleur de sa présidence. Sans doute aussi le meilleur depuis son entrée dans la course à la Maison Blanche, il y a près de deux ans.

 

Sur la forme d’abord : voix calme, regard déterminé mais apaisé, Donald Trump n’a que très rarement dévié du discours préparé et lu sur téléprompteur. Un discours très présidentiel, sans dérapage, expurgé de ses attaques récurrentes contre les médias et de ses fanfaronnades sur sa victoire contre Hillary Clinton. Sur le fond ensuite : le ton très sombre de son discours d’investiture, au cours de laquelle il avait dépeint une Amérique en plein «carnage», a laissé place à une vision plus optimiste. «Je suis ici ce soir pour délivrer un message d’unité et de force, et c’est un message délivré du fond du coeur. Un nouveau chapitre de la grandeur américaine débute. Une nouvelle fierté nationale déferle sur notre pays», a-t-il lancé dès les premières secondes de son intervention.

 

Avec un lyrisme très inhabituel, Donald Trump a prononcé quelques phrases que Barack Obama «l’intello» n’aurait pas reniées. A l’image de cette tirade de fin : «Nous avons besoin de trouver le courage de partager les rêves qui emplissent nos coeurs. La bravoure pour exprimer les espoirs qui agitent nos âmes. Et la confiance pour transformer ces espoirs et ces rêves en action. A partir de maintenant, l’Amérique sera portée par nos aspirations et non accablée par nos peurs. Inspirée par le futur et non soumise aux échecs du passé. Guidée par notre vision et non aveuglée par nos doutes».

 

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2) Main tendue… sans succès

A plusieurs reprises, Donald Trump a tendu la main vers les élus démocrates. «Pourquoi ne pas joindre nos forces ? Démocrates et républicains devraient travailler ensemble et s’unir pour le bien de notre pays, et pour le bien du peuple américain», a-t-il lancé. «Le temps des combats futiles est derrière nous», a-t-il ajouté un peu plus tard, dans une volonté de rassembler une nation profondément divisée, notamment sur sa personne. Dans la salle, les démocrates lui ont pourtant réservé un accueil glacial.

 

A quelques rares exceptions près, les élus du parti d’opposition sont restés assis, visages fermés, bras croisés, pendant que l’autre moitié de l’hémicycle, occupée par les élus républicains, applaudissait à tout rompre. Pour marquer leur désaccord profond avec le président, une quarantaine d’élues démocrates étaient vêtues de blanc, couleur symbolisant la défense des droits des femmes. Dans un ultime désaveu, la plupart des démocrates ont quitté les bancs du Congrès sans applaudir aussitôt après la fin du discours, laissant les républicains offrir au président une dernière «standing ovation». Cette rupture avec la tradition, symbole de la profondeur des divisions, n’a pas échappé à Donald Trump.

 

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3) Un moment poignant

Cela restera comme le moment fort de ce discours, le seul où démocrates et républicains ont affiché leur unité. Comme le veut le tradition, le président avait invité plusieurs personnes à assister à son discours. Parmi elles : Carry Owens, la veuve de Ryan Owens, soldat des forces spéciales tué fin janvier dans une opération américaine contre Al-Qaïda au Yémen. «Ryan est mort comme il a vécu : un guerrier et un héros, combattant le terrorisme et protégeant notre nation», a d’abord lancé Donald Trump. L’assistance s’est levée pour applaudir Carry Owens, assise à la droite d’Ivanka Trump, la fille du président.

 

Alors que le raid suscite la controverse en raison de la mort de Ryan Owens mais aussi de nombreux civils, dont des enfants, le président a assuré ensuite que l’opération avait été, selon le Pentagone, «une grande réussite ayant fourni de grandes quantités de renseignements vitaux». Puis Donald Trump a ajouté : «l’histoire de Ryan est gravée dans l’éternité». La salle s’est à nouveau levée pour rendre un hommage appuyé à Carryn Owens. Les yeux parfois levés vers le ciel, la jeune femme blonde a été submergée par l’émotion. L’ovation a duré près de deux minutes.

 

Un moment touchant conclu par une étonnante remarque improvisée du président : «Ryan regarde depuis là-haut, vous le savez, et il est très content car je crois qu’un record vient d’être battu», a-t-il dit en référence à la longueur des applaudissements. Chez Donald Trump, l’ancien animateur de télé-réalité obsédé par la gagne et les audiences n’est jamais bien loin.

 

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4) Le diable se cache dans les détails

Quelques heures avant son discours, Donald Trump avait confié à des journalistes qu’il était prêt au «compromis» sur le sujet sensible de l’immigration. D’après CNN, le président américain aurait laissé entendre qu’il n’était pas opposé à la régularisation d’une partie des quelques onze millions de personnes vivant aux Etats-Unis en situation irrégulière. Cette apparente inflexion politique avait été accueillie avec scepticisme par les démocrates, avec attention par les républicains modérés et avec une certaine consternation chez les plus conservateurs, catégoriquement opposés à toute régularisation.

 

Ceux qui espéraient des détails lors du discours au Congrès ont été déçus. Certes, Donald Trump a esquissé les contours d’un système d’immigration «basé sur le mérite», prenant l’exemple du Canada et de l’Australie. Les Etats-Unis doivent «abandonner le système actuel d’une immigration peu-qualifiée», a-t-il lancé. Certes, il a dit croire qu’une «réelle réforme positive de l’immigration» était possible, à condition de se concentrer sur l’emploi des Américains, la sécurité et le respect des lois. Confiant, il a même appelé démocrates et républicains à «travailler ensemble» sur ce sujet. L’hypothèse semble toutefois très peu probable. Et hormis ses promesses répétées de construire «un grand mur» avec le Mexique et d’expulser les «membres de gangs, les trafiquants de drogue et les criminels», il a été plutôt avare en détails.

 

Pour le reste, Donald Trump a réitéré ses engagements de campagne : remplacer Obamacare par quelque chose de «moins cher» et «meilleur», réduire massivement les impôts, renforcer l’armée, éradiquer l’Etat islamique, investir 1000 milliards de dollars dans un vaste plan de rénovation des infrastructures. Tout cela a un coût et sur la question du financement, Donald Trump est toujours resté discret. La bataille s’annonce rude avec un Congrès républicain largement allergique à la dépense publique.

 

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5) Rassurer les alliés

Donald Trump a peu parlé de politique étrangère. Mais il a prévenu : sur la scène diplomatique, aussi, ce sera l’Amérique d’abord. «Mon travail, ce n’est pas de représenter le monde. Mon travail, c’est de représenter les Etats-Unis d’Amérique». Une phrase sortie tout droit du manuel nationaliste et protectionniste de son conseiller Steve Bannon. Alors qu’il avait qualifié l’Otan «d’obsolète», loué le Brexit et prédit la désintégration de l’Union européenne, Donald Trump a cherché à rassurer. «Nous soutenons fortement l’Otan», a-t-il dit, tout en répétant que les alliés des Etats-Unis «au sein de l’Otan, au Moyen-Orient ou dans le Pacifique» devaient «remplir leurs obligations financières» et «payer leur juste part du coût» des opérations militaires.

 

Après avoir soufflé le chaud et le froid ces derniers mois, critiquant l’interventionnisme militaire américain tout en s’entourant de militaires et en proposant une hausse historique de près de 10% du budget du Pentagone, Donald Trump a tenu à répéter qu’il n’était pas belliciste. «Nous savons que l’Amérique se porte mieux lorsqu’il y a moins de conflits», a-t-il insisté. «L’Amérique est disposée à trouver de nouveaux amis, à forger de nouveaux partenariats, lorsque nos intérêts partagés s’alignent. Nous voulons l’harmonie et la stabilité, pas la guerre et le conflit. Nous voulons la paix, partout où elle peut être trouvée», a conclu Donald Trump.

 

Par Frédéric Autran, correspondant à New York/ 1 mars 2017 à 08:06

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/03/01/les-cinq-points-essentiels-du-discours-de-donald-trump-face-au-congres_1551820

 

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2 – Devant le Congrès, Trump affirme représenter les Etats-Unis, et non le monde

 

Donald Trump a prononcé sa première allocution face aux deux chambres du Congrès, rituel annuel obligatoire pour tout président des Etats-Unis. Il a promis plus de fermeté sur l’immigration, politique synonyme selon lui de sécurité et d’emploi. «Mon boulot ne consiste pas à représenter le monde. Mon boulot consiste à représenter les Etats-Unis», a lancé le président américain dans son premier discours face au Congrès dans la soirée du 28 février, six semaines après son investiture au Capitole. Evoquant sa ligne politique, le président a demandé à tous les Américains de partager sa vision et de contribuer à construire le futur. Retour ses déclarations les plus marquantes.

 

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_ Sur la politique migratoire

Donald Trump a proposé ce 28 février devant le Congrès une nouvelle politique migratoire «basée sur le mérite», citant en exemple des pays comme le Canada et l’Australie et s’en prenant avec véhémence aux immigrés clandestins. «Nous devons abandonner l’actuel système d’une immigration peu qualifiée et adopter à la place un système basé sur le mérite qui permettra d’économiser énormément d’argent. […] Ceux qui veulent entrer dans un pays doivent être capables de subvenir financièrement à leurs besoins eux-mêmes», a déclaré le président américain. Il a également insisté sur sa détermination à lutter contre l’immigration clandestine, qu’il a associé à la criminalité aux Etats-Unis. A cet effet, il a indiqué avoir ordonné la création d’un bureau spécial pour les victimes de crimes lié immigration baptisé VOICE (Victims Of Immigration Crime Engagement).

 

Concernant la construction du mur à la frontière mexicaine, Donald Trump a assuré qu’elle serait entreprise «bientôt». «Nous devons rétablir l’application de la loi à nos frontières et assurer leur intégrité. Pour cette raison, nous allons bientôt commencer la construction d’un grand, grand mur le long de notre frontière sud», a-t-il assuré. «En appliquant finalement nos lois sur l’immigration, nous augmenterons les salaires, aiderons les chômeurs, économiserons des milliards de dollars et renforcerons la sécurité de nos communautés», a-t-il poursuivi.

 

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_ Sur la lutte contre le terrorisme

Pendant son allocution, le 45ème président des Etats-Unis a promis «se faire de nouveaux amis», y compris dans les pays musulmans, pour «démolir» et «éradiquer» Daesh. «Les Etats-Unis sont désireuses de se faire de nouveaux amis et de forger de nouvelles alliances, quand nous partageons les mêmes intérêts. […] Comme promis, j’ai demandé au ministère de la Défense de mettre en œuvre un plan pour démolir et détruire Daesh. Nous travaillerons avec nos alliés, notamment nos amis et alliés du monde musulman, pour éradiquer de la planète cet ennemi abominable», a-t-il ainsi affirmé.

 

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__ Sur la réforme fiscale

«Notre équipe économique est en train de préparer une réforme fiscale historique qui réduira le montant des impôts de nos entreprises pour qu’elles puissent concurrencer n’importe qui et prospérer n’importe où. En parallèle, nous réduirons de manière drastique les impôts pour la classe moyenne», a fait savoir le président des Etats-Unis, promettant en outre de consacrer mille milliards de dollars d’investissements publics et privés à la remise à niveau des infrastructures américaines.

 

«Pour lancer la reconstruction du pays, je vais demander au Congrès d’approuver une législation qui induira des investissements de mille milliards de dollars pour les infrastructures aux Etats-Unis, financés grâce à des capitaux à la fois publics et privés, et créera des millions d’emplois. Les Etats-Unis ont dépensé environ six mille milliards de dollars au Moyen-Orient alors que les infrastructures chez nous se délitent. Avec ces six mille milliards de dollars nous aurions pu reconstruire notre pays deux fois, et même trois fois si nous avions eu des dirigeants qui avaient la capacité de négocier», a-t-il ajouté, sans donner de détails sur les modalités de ce plan d’investissements.

 

rt.com / International/ 1 mars 2017

 

https://francais.rt.com/international/34616-trump-veut-defendre-interets-etats-unis

 

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3 – États-Unis : Donald Trump change de ton dans son discours devant le Congrès

 

Résolument optimiste, Donald Trump reste ferme sur ses priorités pour les États-Unis. Le premier discours au Congrès de Donald Trump, mardi soir, était à l’image de l’homme : ambitieux, porté sur les énormes chantiers que les États-Unis ont à entreprendre, mais peu généreux en matière de mesures concrètes. Dans l’hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole, où se trouvaient aussi les sénateurs et plusieurs juges de la Cour suprême, le nouveau président américain a adopté un ton résolument plus optimiste qu’à l’habitude.

 

À la convention républicaine, il avait décrit une nation ayant besoin d’être secourue ; le jour de son intronisation, il avait évoqué un carnage américain. Mais voilà que le président a abordé « une nouvelle fierté », « un renouveau de l’esprit américain ». Devant lui, les élus républicains se sont levés à plusieurs reprises pour l’applaudir ; les démocrates, dont la leader démocrate Nancy Pelosi et le sénateur Bernie Sanders, sont restés assis.

 

Donald Trump a réitéré son engagement à construire un mur à la frontière des États-Unis avec le Mexique, un projet dont le financement alimente encore les débats. « Nous devons rétablir l’intégrité et l’application de la loi à nos frontières. Pour cette raison, nous allons bientôt commencer la construction d’un grand, grand mur le long de notre frontière sud », a-t-il annoncé. Les immigrants qui se rendront aux États-Unis devront par ailleurs être autosuffisants financièrement, a souhaité Donald Trump, citant en exemple les modèles d’immigration canadien et australien, « basés sur le mérite ».

 

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Autre « grande, grande » promesse, celle de mettre en branle une réforme fiscale. « Nous réduirons le taux d’imposition des compagnies […] Ce sera une grosse, grosse réduction », a-t-il promis. Les membres de la classe moyenne y trouveront aussi leur compte, avec un « énorme » allégement fiscal. Aux familles, Donald Trump a aussi promis un congé parental payé — un souhait déjà formulé par le milliardaire new-yorkais, mais pas moins surprenant de la part d’un républicain. Il y avait aussi une constance dans le souhait d’abroger, puis de remplacer l’Affordable Care Act, ou Obamacare.

 

Donald Trump a répété qu’il souhaite donner des crédits d’impôt (plutôt que des subventions fiscales, comme le faisait le gouvernement précédent) pour aider les Américains à financer leurs assurances maladie. Et ces assurances pourront désormais être contractées n’importe où aux États-Unis. « Cela créera un réel marché concurrentiel et fera baisser les prix », a prédit le président, qui a aussi assuré que l’assurance maladie sera accessible pour les Américains ayant des problèmes de santé.

 

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En politique étrangère, celui qui a fait campagne en promettant d’attaquer de front la menace que représente le groupe armé État islamique (EI) n’a pas précisé ses intentions. Jusqu’ici, Donald Trump s’est gardé d’annoncer des modifications à la stratégie militaire américaine en Irak et en Syrie. « Nous prenons des mesures pour protéger notre nation contre l’islamisme radical. Les données du département de la Justice nous disent que les personnes reconnues coupables de terrorisme venaient de l’extérieur de notre pays », a lancé le président. Il a cité les exemples des attentats de Boston, de San Bernardino et du World Trade Center, tous perpétrés par des assaillants qui n’étaient pas originaires des sept pays ciblés par son premier décret présidentiel sur l’immigration. N’empêche : « nous allons démolir et détruire [le groupe] EI », a dit Donald Trump.

 

Autre chantier, celui de « développer une stratégie agressive pour détruire les cartels criminels », a lancé le président. D’ici à ce qu’il soumette — et ce sera bientôt — une proposition de budget au Congrès américain, qui devra l’approuver, Donald Trump semble donc réservé quant à l’annonce de mesures concrètes. Mais il n’y a pas de quoi l’empêcher de faire preuve d’envergure quand vient le temps d’aborder les défis qui l’attendent.

 

1 mars 2017/ Marie-Michèle Sioui/ Avec l’Agence France-Presse/ États-Unis

 

http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/492861/discours-de-trump

 

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4 – Trump propose une hausse “historique” des dépenses militaires

 

Donald Trump a proposé lundi “une hausse historique” des dépenses du Pentagone pour répondre aux menaces d’un monde “dangereux”, une augmentation de 54 milliards de dollars qui serait en particulier compensée par une réduction de l’aide internationale.

A la veille de son premier discours devant le Congrès, le président des Etats-Unis a affiché, lors d’une rencontre avec des gouverneurs, sa volonté de présenter un budget 2018 qui respecterait sa “promesse de protéger les Américains”. La Maison Blanche va suggérer une hausse de 54 milliards de dollars pour la Défense, soit une hausse d’environ 9% d’une année sur l’autre. Elle sera compensée par une baisse d’un montant équivalent pour les dépenses non-militaires, soit “la proposition de réduction la plus importante depuis les premières années de l’administration Reagan (1981-1989)”, selon Mick Mulvaney, directeur du Budget.

 

Evoquant une réduction de l’aide internationale, ce dernier a mis en avant les promesses de campagne du magnat de l’immobilier: “Nous dépenserons moins à l’étranger et plus chez nous”. L’exécutif a souligné que ce n’était que le début du processus de consultations, et refusé de rentrer dans le détail des baisses attendues pour le puissant département d’Etat, en charge de la diplomatie américaine, ou encore de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique.

La présentation détaillée du budget fédéral (d’un montant total de près de 4.000 milliards de dollars) n’est cependant pas attendue avant plusieurs mois. Et les discussions s’annoncent, comme à chaque fois, ardues avec le Congrès qui tient les cordons de la bourse.

 

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La défense représente environ la moitié des dépenses du budget de fonctionnement de l’Etat fédéral, qui elles-mêmes ne représentent qu’environ un tiers des toutes les dépenses fédérales (les deux autres tiers concernent les grands programmes sociaux de santé et de retraite). “Vous en saurez plus demain (mardi) soir”, a ajouté M. Trump. “Ce sera un événement majeur, un message au monde en ces temps dangereux, sur la force et la détermination de l’Amérique”, a encore dit le président septuagénaire qui avait évoqué il y a quelques jours “la plus grande montée en puissance de l’armée de l’histoire de l’Amérique”.

 

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– Inquiétudes sur la diplomatie –

Cette annonce a été immédiatement dénoncée avec force par les élus de l’opposition. Le chef des démocrates du Sénat, Chuck Schumer, a jugé que ce projet de budget reviendrait à faire des coupes sombres dans les programmes “qui bénéficient à la classe moyenne, protègent les consommateurs de Wall Street et assurent la qualité de l’air et de l’eau”.

 

Soulignant que le leadership américain dans le monde reposait sur une palette d’outils, son collègue Chris Coons a insisté sur l’impérieuse nécessité de continuer à investir dans la diplomatie et le développement. Et a rappelé les propos de 2013 du général Jim Mattis, aujourd’hui chef du Pentagone: “Si vous ne financez pas complètement le département d’Etat, je dois acheter plus de munitions”.

 

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Début février, des chefs militaires américains avaient décrit devant le Congrès une armée américaine affaiblie par des années de ressources budgétaires insuffisantes et près de deux décennies de conflits. S’ils ont déjà convaincu Donald Trump, c’est le Congrès qui tient in fine les cordons de la bourse. Profitant des retraits de troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan, son prédécesseur démocrate, Barack Obama, avait réduit les dépenses militaires.

 

A 3,3% du PIB, soit près de 600 milliards de dollars, elles restent toutefois de loin les plus importantes du monde. Elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, la deuxième puissance militaire mondiale, et plus de huit fois supérieures à celles de la Russie, selon les chiffres de l’institut de référence suédois Sipri. “Nous devons gagner, nous devons commencer à de nouveau gagner des guerres”, a lancé Donald Trump devant les gouverneurs, reprenant des propos de campagne. “Quand j’étais jeune, tout le monde disait que nous ne perdions jamais de guerre. Vous vous souvenez ? L’Amérique ne perdait jamais. Et maintenant, nous ne gagnons jamais de guerre”.

 

Par Jerome CARTILLIER© 2017 AFP / 27/02/2017 /

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/Politique/n/Contenus/Articles/2017/02/27/Trump-propose-une-hausse-historique-des-depenses-militaires-3015959

 

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5 – Les USA débloquent la bagatelle de 20 M USD pour le mur avec le Mexique

 

Washington commence à concrétiser l’idée du président Donald Trump de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Afin de réaliser le projet du président américain Donald Trump visant à construire un mur le long de la frontière avec le Mexique, Washington n’a débloqué pour le moment que 20 millions de dollars, annonce l’agence Reuters se référant au ministère américain de la Sécurité intérieure.

 

Cinq millions seront pris du projet de construction de la barrière États-Unis-Mexique, à Naco (État de l’Arizona), et 15 millions de dollars du projet d’installation de caméras de surveillance le long de la frontière. Selon l’agence, la construction du mur séparant les États-Unis et le Mexique devrait coûter au contribuable américain la somme de 21,6 milliards de dollars.

 

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Auparavant, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que les États-Unis voulaient adopter une loi obligeant le Mexique à rembourser la construction du mur. Le mur doit en principe limiter l’afflux d’immigrés clandestins aux États-Unis. Selon des informations préliminaires, il devrait voir le jour en 2019.

 

International/ 02.03.2017/ Mis à jour 02.03.2017/

 

https://fr.sputniknews.com/international/201703021030294348-usa-mexique-mur/

 

BorderFenceNoFence2017-1.2

 

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6 – USA, première économie mondiale en 2020 selon Deloitte

 

Selon un récent rapport du cabinet Deloitte, d’ici 2020, les Etats-Unis passeront en tête devant la Chine dans le secteur de la fabrication et récupéreront leur statut de première économie mondiale. Ce succès est assuré par les nouvelles technologies telles que l’internet industriel, la robotique ou le big data. Rien d’étonnant quand on sait l‘intérêt que portent les Etats-Unis à l’égard des objets connectés. Récemment, ils ont lancé un appel mondial afin de développer leur écosystème IoT. Ce traitement de faveur de l’internet des objets leur a été bénéfique, en les faisant grimper en première place dans l’indice de compétitivité mondiale 2016.

 

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_ « Première économie mondiale », une course perdue pour la Chine

Cette étude s’est réalisée auprès des PDG et leurs prévisions pour les cinq prochaines années à venir. Dans leurs stratégies, les professionnels américains et leurs homologues chinois s’entendent pour placer en priorité le traitement analytique prédictif. Contrairement à l’Europe qui le situe en 4ème position. Le Big Data a effectivement un bel avenir devant lui en Corée du Sud, où il est considéré comme le « capital de l’économie créative », ou au Royaume-Unis où il fait office de partenaire favori aux campagnes politiques.

 

Quant à l’Internet des objets, les Etats-Unis la considèrent comme la deuxième technologie la plus importante alors qu’en Chine, elle n’arrive qu’en 7ème position. C’est sur la réalité augmentée qu’ils préfèrent se baser pour développer leur business.

 

 économie mondiale

 

L’indice de compétitivité mondiale dans la fabrication cible aussi bien les coûts de la main-d’oeuvre que les réseaux de distribution ou la politique gouvernementale. Et il s’avère que ces trois instances sont totalement réinventées par le numérique avec la robotisation (qui supprime des postes, et donc les coûts de la main-d’oeuvre), les objets connectés qui permettent de mieux gérer la distribution, le big data qui se fait de plus en plus nécessaire pour gérer les stocks ou encore les gouvernements qui appliquent des mesures promouvant l’usage des nouvelles technologies.

Selon Deloitte, l’équilibre des pouvoirs se retrouve alors inversé en laissant les pays développés comme les Etats-Unis reprendre la première place, au détriment du marché chinois qui se base sur une main-d’oeuvre à bas coût.

 

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_ L’Internet des objets, l’avenir de la fabrication

Les Etats-Unis l’ont bien compris : l’IoT est un secteur d’avenir pour l’économie mondiale. Grâce à l’expansion des données et l’interopérabilité des objets connectés, les entreprises se voient offrir un gain de coût, d’énergie et de temps. Et des liens plus étroits entre clients, fournisseurs et fabricants grâce à une communication renforcée par l’usage de ces objets.

 

Classement des 20 pays qui dominent actuellement le secteur de la fabrication et leur position projetée en 2020.

 

 économie mondiale

 

Avec des technologies de plus en plus sophistiquées, les pays qui dominaient traditionnellement la fabrication (Etats-Unis, Allemagne, Japon, Royaume-Unis) reviennent en haut du classement des dix nations les plus compétitives en 2016. Malgré ses fortes dépenses dans la recherche et le développement, la Chine ne pourra pas rivaliser avec eux, selon Deloitte.

 

Renaud / 28 avril 2016/

 

http://www.objetconnecte.com/usa-premiere-economie-mondiale-2020-selon-deloitte-280416/

 

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7 – Le FMI ne veut pas admettre que la Chine est la première économie mondiale

 

La Chine représente 17,3% de l’économie mondiale contre 15,8% pour les États-Unis, selon les chiffres établis par le FMI lui-même. Mais ce dernier continue dans ses analyses de présenter les États-Unis comme la première économie mondiale. Explication d’une contradiction de gros calibre. Chaque pays calcule le Produit intérieur brut (PIB) dans sa propre monnaie nationale, ce qui va de soi, mais ce qui pose évidemment un problème pour comparer les PIB nationaux entre eux. Car il est indispensable de disposer d’une unité monétaire commune. Or c’est là que les choses se compliquent quelque peu.

 

Deux solutions sont alors possibles. La première, la plus simple en apparence, consiste à prendre le taux de change tel que l’indique le marché des monnaies. Mais ce taux fluctue chaque jour, et surtout il n’exprime pas parfaitement les réalités concrètes. Les touristes peuvent ainsi constater qu’on achète beaucoup plus de choses avec un euro converti en yuans à Pékin qu’à Paris avec un euro. Exemple entre mille, une coupe de cheveux coûte moins cher en Chine qu’en France. Ce constat est banal en soi mais il soulève un énorme problème pour les économistes : les PIB convertis aux taux des marchés des monnaies expriment mal les rapports réels entre les économies nationales.

 

Pourquoi le travail du coiffeur chinois serait-il moins valorisé que son confrère de Paris ou de New York? C’est pourquoi il est devenu habituel de comparer les PIB en «parité de pouvoir d’achat» (PPA): les économistes calculent pour chaque pays un taux de change qui fait que le prix de la coupe de cheveux sera pratiquement le même à Pékin qu’à Paris. Et ce n’est que justice pour le coiffeur chinois dont le travail est ainsi reconnu à sa juste valeur. C’est ainsi que procède le Fonds monétaire international (FMI) dans toutes ses analyses.

 

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_ La Chine, 17,3% du PIB mondial

Selon ses propres données qui figurent dans le World Economic Outlook d’octobre 2016 (Perspectives mondiales) publié hier, on peut lire que le poids du PIB de la Chine (en «parité de pouvoir d’achat») représente 17,3% du PIB mondial, contre 15,8% pour celui des États-Unis, la zone euro pesant 12%, le Japon 4,2%, l’Allemagne 3,4%, la France 2,3% etc. Ces pondérations sont à juste titre fondamentales aux yeux des économistes du FMI car elles servent à établir la croissance de l’économie mondiale, qu’ils estiment à 3,1% en 2016 et 3,4% en 2017.

 

Il y a bien sûr une autre façon de calculer la croissance mondiale, en partant cette fois des PIB nationaux convertis dans une même monnaie, le dollar et au taux de change des marchés. Les États-Unis avaient ainsi un PIB «nominal» de 17947 milliards de dollars en 2015 et celui de la Chine était de 10 983 milliards de dollars. Dans la mesure où la Chine a d’année en année une croissance plus rapide (6,6% prévus en 2016 contre 1,6% pour les États-Unis), la croissance mondiale apparaît évidemment plus forte quand on retient la pondération des PIB en «parité de pouvoir d’achat» (PPA) que lorsqu’on part des PIB nominaux. C’est d’ailleurs ainsi que l’Organisation mondiale du commerce procède, et selon cette seconde méthode la croissance mondiale ne sera que de 2,2% cette année, selon l’OMC.

 

Il faut évidemment avoir à l’esprit ces différences de méthodes et de chiffrages quand on examine la croissance mondiale. Chacune des deux approches a ses avantages et ses inconvénients. Celle du FMI exprime mieux les réalités concrètes des économies telles que les vivent les habitants de chaque pays. Celle de l’OMC est plus financière et commerciale, car le commerce international se fait en monnaies courantes et pas en «parités de pouvoirs d’achats»!

 

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_ Les États-Unis, puissance dominatrice

Ce qui étonne en revanche est que le FMI n’applique pas ses propres chiffres lorsqu’il désigne les pays . Ainsi lors de sa conférence de presse de mardi dernier et dans ses textes imprimés, Maurice Obstfeld a qualifié à plusieurs reprises les États-Unis de «première économie mondiale» et la Chine de deuxième. Voilà une contradiction de gros calibre, car ce n’est pas la réalité économique telle que les experts du FMI la conçoivent et l’analysent eux-mêmes. En même temps on comprend assez bien qu’ils «refoulent» , au sens freudien du terme, la réalité de la Chine «première économie mondiale» en retenant comme mesure le PIB en «parité de pouvoir d’achat», le choix délibéré du FMI par ailleurs !

 

Dans toute l’organisation du FMI, qui remonte à sa création en 1944, les États Unis apparaissent comme la puissance dominante. Ils sont le premier actionnaire de l’organisation internationale, avec une «quote-part» du capital de 17,47%, et un droit de vote de 16,54%, ce qui leur donne du fait des textes fondateurs un droit de veto. De son côté la Chine détient 6,42% du capital et 6,09% des droits de vote au FMI.

 

De façon institutionnelle il est donc politiquement impossible pour les experts du Fonds de présenter la Chine comme la première économie mondiale par l’importance de son PIB (en «PPA»), même si c’est la réalité des choses dans les toutes leurs analyses économiques.

 

Par Jean-Pierre Robin / Mis à jour le 05/10/2016/ Publié le 05/10/2016

 

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/10/05/20002-20161005ARTFIG00181-le-fmi-ne-veut-pas-admettre-que-la-chine-est-la-premiere-economie-mondiale.php

 

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8 – Schneider voit les planètes UE, US et Chine s’aligner en 2017

 

Schneider table sur une amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis, en Europe et en Chine après une année 2016 marquée par des marchés difficiles, en particulier dans la construction en Amérique du Nord, et par des retards de projets en Chine. Au 4e trimestre, l’activité du spécialiste des équipements électriques basse et moyenne tension s’est contractée de 1% en données organiques en Europe de l’Ouest et de 4% en Amérique du Nord alors qu’elle est restée globalement stable en Asie, chacune de ces grandes régions représentant environ 27% du chiffre d’affaires du groupe.

“On voit les trois grandes géographies – Chine, Etats-Unis, Europe de l’Ouest – qui ont l’air au même moment orientées plus positivement, ce qui dessine une année 2017 qui pourrait se dérouler dans un environnement plus favorable”, a déclaré à Reuters le directeur financier du groupe, Emmanuel Babeau, lors de la présentation des résultats annuels.

 

En Amérique du Nord, une croissance modeste est attendue, avec une amélioration de l’activité industrielle, alors que l’impact des décisions politiques de l’administration Trump est pour le moment difficile à évaluer, selon Schneider. L’Europe de l’Ouest devrait pour sa part croître modérément, bénéficiant d’un euro plus faible et d’un prix du pétrole encore relativement bas, ajoute le groupe, pour qui les risques liés au Brexit subsistent. “Je ne sais pas si ce sera au 1er semestre, plus tard dans l’année ou en 2018 mais il nous semble qu’il y aura nécessairement à un moment un ajustement qui va se faire”, a ajouté le directeur financier au sujet du Brexit et de son impact sur l’économie britannique.

 

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La remontée des cours des matières premières, en particulier celles du cuivre, de l’argent, du plomb et de l’acier massivement utilisés pour la fabrication de ses produits, aura un impact négatif de l’ordre de 200 millions d’euros cette année sur la marge brute du groupe. Cette remontée des cours des matières premières devrait en revanche favoriser le redressement de certains marchés du groupe comme celui de l’industrie minière et, plus tardivement sans doute, de l’industrie pétrolière.

 

Compte tenu de cette conjoncture économique plus favorable, Schneider vise une croissance organique (hors activité Infrastructure) située entre +1% et +3% et une amélioration de sa marge, des objectifs jugés toutefois trop timides par les investisseurs, qui ont sanctionné le titre par une baisse de 4,44% à 11h03, la plus forte du CAC 40.

 

PARIS (Reuters)/ (Jean-Michel Bélot, édité par Benjamin Mallet)/ © Thomson Reuters 2017 Tous droits réservés./ jeudi 16 février 2017/

 

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN15V13V

 

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9 – Prenez garde à vos désirs : la Russie est prête à faire face à une guerre

 

Les néoconservateurs du Congrès américain affirment ne pas vouloir de guerre avec la Russie mais pourquoi alors l’OTAN poursuit-elle son expansion dans plusieurs pays européens qui bordent la Russie? L’écrivain Pepe Escobar analyse. Pepe Escobar est un analyste indépendant en géopolitique. Il écrit pour RT, Sputnik et TomDispatch et contribue fréquemment à des sites web et émissions de télévision et radio des Etats-Unis jusqu’en Asie orientale. Il a été reporter pour le compte d’Asia Times Online.

 

Né au Brésil, il est correspondant à l’étranger depuis 1985 et a habité à Londres, Paris, Milan, Los Angeles, Washington, Bangkok et Hong-Kong. Son dernier livre, 2030, publié par Nimble Books, est sorti en décembre 2015. Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays-membres de l’OTAN se sont rencontrés à Bruxelles pour un sommet de deux jours, et la grande puissance militaire qu’est le Monténégro a été incorporée dans l’organisation.

 

Le Robocop mondial, l’OTAN, a comme prévu discuté de l’Afghanistan (guerre que l’OTAN a honteusement perdu) ; de l’Irak (guerre que le Pentagon a honteusement perdu) ; de la Libye (nation que l’OTAN a transformé en Etat en déliquescence dévasté par diverses milices)  et de la Syrie (nation que l’OTAN, à travers la Turquie, aimerait beaucoup envahir et qui est déjà un Etat dévasté par des milices). Les Afghans doivent maintenant être rassurés par le fait que la mission d’aide de l’OTAN – et le «soutien financier aux forces afghanes» – va enfin assurer le succès de l’Opération Liberté Immuable. 

 

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_ Ce ne sont pas ces quelques bataillons rachitiques [de l’OTAN] qui vont empêcher les planificateurs russes de dormir

Les Libyens doivent maintenant être rassurés, s’ils en croient les propos du secrétaire général de l’organisation Jens Stoltenberg, que les membres de l’OTAN soient «prêts à soutenir le nouveau gouvernement d’union national en Libye». Et puis il y a la cerise sur le gâteau otanien : les «mesures contre la Russie». Jens Stoltenberg l’a confirmé : «nous avons déjà décidé de renforcer notre présence dans la partie orientale de notre alliance. Nos planificateurs militaires ont proposé d’installer plusieurs bataillons dans différents pays de la région. Nous n’avons pas encore décidé des chiffres et des emplacements.»

 

Ce ne sont pas ces quelques bataillons rachitiques qui vont empêcher les planificateurs russes de dormir. La véritable «mesure» est le déploiement du système de défense balistique Aegis en Roumanie la semaine dernière – qui doit être suivie par la Pologne en 2018. Moscou s’y est fortement opposée depuis les années 2000. L’argument de l’OTAN selon lequel l’Aegis représente une protection contre la menace de missiles balistiques iraniens ne relève même pas de l’enfantillage

 

Tous les planificateurs militaires russes savent très bien que l’Aegis n’est pas un système de protection. Ce système change la donne en délocalisant les capacités nucléaires des Etats-Unis en Europe de l’Est. Il n’est pas surprenant que le président Vladimir Poutine ait dû préciser que la Russie répondrait à toute menace à sa sécurité «en conséquence».

 

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_ Les actions du Pentagon [visent à] saigner à mort l’économie russe en réduisant au maximum les recettes de l’Etat issues des exportations de gaz et de pétrole

Comme prévu, l’enfer de la Guerre Froide 2.0 a éclaté de nouveau. Un ancien commandant adjoint de l’OTAN s’est emporté, alors que d’autres têtes plus saines se sont demandé si Moscou, tôt ou tard, en aurait assez de toutes ces manigances et se préparerait à la guerre.

 

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_ Ce Patriot qui ne vaut rien

Tant les néoconservateurs que les néolibéraux-conservateurs ne veulent pas d’une guerre avec la Russie. Ce qu’ils veulent, à part racler un peu plus d’argent pour le Pentagon, c’est faire monter la mise à un tel niveau que Moscou sera mis au tapis – si l’on se base sur une analyse des coûts rationnels. Mais les prix du pétrole finiront par remonter en 2016 et, dans ce scénario, Washington est le perdant. On peut donc s’attendre à voir une augmentation des taux d’intérêts de la banque fédérale des Etats-Unis (tout l’argent revenant à Wall Street) pour essayer d’inverser le scénario.

On ne peut pas comparer l’expansion actuelle de l’OTAN à l’essor des dépenses militaires en Europe avant la Seconde Guerre mondiale ou à l’OTAN face au Pacte de Varsovie. Les systèmes THAAD et Patriot ne valent rien – d’après les Forces de Défenses Israéliennes (IDF) – et c’est pourquoi ils ont essayé de les améliorer avec l’Iron Dome.

 

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_ La Russie l’emporterait sur l’OTAN en à peine 60 heures – voire moins – si une guerre éclatait entre les deux puissances

Ces nouveaux «bataillons» de l’armée de l’OTAN sont sans importance. La principale impulsion derrière les actions du Pentagon sous le néoconservateur Ash Carter est toujours d’entraîner la Russie plus loin en Syrie et en Ukraine (comme si Moscou était réellement impliquée, ou voulait être impliquée dans un bourbier ukrainien) ; de piéger la Russie dans une guerre de proxy ; et de saigner à mort l’économie russe en réduisant au maximum les recettes de l’Etat issues des exportations de gaz et de pétrole. La Russie ne veut pas – et n’a pas besoin – d’une guerre. Pourtant, le récit de l’«agression russe» ne s’arrête jamais. C’est pourquoi il est toujours révélateur d’y revenir.

 

Une étude de la RAND Corporation examine ce qu’il se passerait si une guerre éclatait vraiment. La RAND en est arrivée à une conclusion «ambigüe» après une série d’exercices militaires en 2015 ; la Russie l’emporterait sur l’OTAN en à peine 60 heures – voire moins – si une guerre éclatait entre les deux puissances sur le sol européen. La RAND Corporation est avant tout une succursale de la CIA – et donc une machine de propagande. Pourtant, affirmer que les pays Baltes et l’Ukraine seraient écrasés par l’armée russe en moins de trois jours ne relève pas de la propagande. Suggérer que des renforts aériens de l’OTAN et des divisions blindées feraient une différence est bidon.  

 

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_ Des missiles américains à 30 minutes de Moscou [représentent] une réelle menace pour la nation russe

L’Aegis change la donne car il représente une zone d’envoi pour les missiles américains. Représentez-vous des missiles américains à une portée minimum – environ 30 minutes – de Moscou ; cela représente une réelle menace pour la nation russe. L’armée russe s’est elle aussi montrée «ambiguë» ; si les intentions de l’OTAN – via le Pentagon – sont incertaines, une frappe préventive des systèmes Iskander-M depuis la Transnistrie – pour détruire les missiles américains avec des armes de précisions est nécessaire.

 

Pendant ce temps, Moscou a connu un succès fracassant – même si c’est loin d’être terminé – en Syrie. Par conséquent, il ne reste au Pentagon – via l’OTAN – qu’à sortir la carte des tactiques alarmistes. Ils savent que la Russie est prête à faire face à la guerre – qu’elle y est certainement bien mieux préparée que l’OTAN. Ils savent que ni Vadimir Poutine ni l’armée russe ne cèderont à l’alarmisme auquel jouent les Américains. En ce qui concerne le ton bien trop conciliant du Kremlin envers Washington, cela pourrait bien changer dans un avenir proche.

 

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_ Dites bonjour à mon S-500

L’armée russe est sur le point de tester les premiers prototypes du système de défense aérien S-500 Prometheus, aussi connu sous le nom de 55R6M Triumfator M – capable de détruire les missiles et les avions hypersoniques à missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) à une vitesse de 5 Mach et de détecter et attaquer simultanément jusqu’à dix têtes de missiles balistiques. Cela signifie que le S-500 peut pulvériser les missiles balistiques avant que leurs têtes ne ré-entrent dans l’atmosphère.

 

[Le Pentagon et l’OTAN] savent que la Russie est prête à faire face à la guerre [et] qu’elle y est certainement bien mieux préparée que l’OTAN. Par conséquent, dans le cas des tergiversations de l’OTAN à la RAND, le S-500 éliminerait toute force aérienne de l’OTAN dans les pays baltes – pendant que le missile Kornet détruirait tous les véhicules blindés de l’OTAN sur le terrain. Et je ne parle même pas des armes conventionnelles.

 

Si on en vient aux missiles nucléaires, les missiles anti-missiles S-400 et S-500 bloqueraient tout missile américain de type ICBM, missile de croisière et avion furtif. Les drones d’attaque seraient bloqués par les drones de défense. Le S-500 réduit à néant des avions de guerre furtifs tels que le F-22, F-35 et B-2. Enfin, en termes de développement de missiles hypersoniques, la Russie devance les Etats-Unis de quatre générations, si l’on se fie aux systèmes S-300, S-400 et S-500. Les Russes travaillent déjà sur le prochain système, le S-600. Cela prendrait au moins dix ans aux Américains pour développer et sortir un nouveau système, ce qui, dans l’armée, équivaut à une génération. Tous les planificateurs du Pentagon qui accordent un peu de valeur à leur retraite devraient le savoir.

 

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_ En termes de développement de missiles hypersoniques, la Russie devance les Etats-Unis de quatre générations

Les Russes – et les Chinois – sont déjà capables d’éliminer les systèmes de navigation par satellite pour les missiles nucléaires américains de type ICBM et les missiles de croisière. Ils pourraient également éliminer les premières alertes que les constellations de satellites lanceraient. La durée de vol d’un missile hypersonique russe, lancé depuis un sous-marin nucléaire russe jusqu’à la côte est des Etats-Unis, est de moins de 20 minutes. Par conséquent un système d’alerte précoce est essentiel. Ne comptez pas sur les systèmes THAAD et Patriot pour faire leur travail, ils sont inutiles. Encore une fois, la technologie hypersonique russe a déjà rendu tout le système de défense anti-missile aux Etats-Unis et en Europe complètement obsolète.

 

Pourquoi alors la mise en place du système Aegis par le Pentagon près des frontières russes inquiète autant Moscou ? La réponse la plus crédible est que Moscou s’inquiète toujours que l’industrie militaire américaine puisse développer des missiles anti-missiles efficaces même si les Américains ont maintenant quatre générations de retard.

 

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_ La Russie doit accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN

En même temps, les planificateurs du Pentagon ont raison de s’inquiéter de ce qu’ils savent ou de ce qu’ils soupçonnent. L’armée russe – d’une façon très asiatique – ne montre jamais complètement son jeu. Le facteur clé dans tout cela : l’impénétrabilité du S-500 qui permet à la Russie pour la première fois dans l’histoire de lancer une attaque nucléaire, si elle choisit de la faire un jour, et d’être immunisée contre toutes représailles. Le reste n’a aucune importance. Mais ne vous attendez pas à ce que le récit officiel de l’OTAN/du Pentagon change. Après tout, l’industrie militaire est un panier sans fond, et un ennemi puissant est nécessaire (le «califat» bidon de Daesh ne compte pas).

 

Selon le récit de la menace, la Russie doit accepter docilement d’être encerclée par l’OTAN. La Russie n’a pas le droit de répondre ; toute réponse sera cataloguée «agression russe». Si la Russie se défend, cela sera «montré du doigt» comme une provocation inacceptable. Et pourrait même fournir le prétexte pour une attaque préventive de l’OTAN contre la Russie. Maintenant laissons ces planificateurs du Pentagon/de l’OTAN retourner jouer dans leur somptueux jardin d’enfants. 

 

1 juin 2016

 

https://francais.rt.com/opinions/21483-garde-vos-desirs-russie

 

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